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Et si Hillary Clinton préparait déjà 2020 ?

29/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, hypothèses et théories qui pourraient empêcher le milliardaire de siéger dans le bureau ovale et y précipiter Hillary Clinton se bousculent. Il y eut d’abord la possibilité que les grands électeurs ne respectent pas la coutume et ne votent pas in fine pour Donald Trump. Une pétition avait vu le jour demandant à ceux-ci de choisir Clinton plutôt que Trump. Puis est apparue la mise en cause du décompte des voix dans certains Etats.

Mais Jill Stein – la candidate du Parti Vert – fait‑elle vraiment cela pour revenir sur le résultat de l’élection ? Il semble assez évident que non. Il y a en effet très peu de chance pour que ce processus – à présent soutenu par Hillary Clinton — débouche sur une modification des résultats électoraux. En revanche, il paraît assez probable que Jill Stein fasse cela pour lever de gros fonds pour son Green Party ; elle a déjà levé plusieurs millions de dollars.

Mais pourquoi Hillary Clinton soutient‑elle alors, un tel recompte ? Le journaliste Ron Fournier du National Journal pense qu’il s’agit pour la candidate démocrate… de garder ses options ouvertes pour 2020 ! Il soutient avoir eu des confidences venant de l’entourage de Hillary Clinton qui vont dans ce sens.

Les donations à la Clinton Foundation ont brusquement chuté depuis sa défaite et elle n’a d’ailleurs aucune chance de la revendre si elle conserve le statut de candidate perdante. Gardez donc l’œil ouvert donc pour un Clinton comeback, son ego pourrait encore une fois la mener vers de nouveaux tréfonds.

faye

Trump, révolution ou simulacre ? Risque d’échec ou d’explosion (partie 3)

28/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Voici le troisième et dernier article du triptyque sur l’élection surprise de Donald Trump. Elle peut provoquer un séisme américain et mondial, ou se dégonfler comme une baudruche, décevant profondément le peuple qui l’avait élu en ultime sauveur. Analyse en trois parties, dont les deux précédentes s’intitulaient La rébellion du peuple et Un programme de choc. Cette troisième et dernière partie, Risque d’échec ou d’explosion, analyse les causes et les conséquences d’un éventuel échec de Trump, en espérant qu’il n’aura pas lieu.

Sera-t-il à la hauteur de la tempête qu’il a provoquée ?

Le personnage de Trump est fantasque, extravagant, imprévisible ; son comportement ”mal élevé” n’entre pas dans les codes des classes dirigeantes de la plupart des pays. Et pourtant il a été élu parce qu’il représente une rupture populaire (bien qu’étant milliardaire) dans le style et le langage, par rapport à l’oligarchie politicienne et prétentieuse. Homme d’affaires, il a un sens élevé de la négociation et du compromis (deal), ce qui est à la fois positif et négatif, car cela peut conduire à un affadissement de son programme de campagne, voire à un irrespect de ses engagements.

Trump se déclare anti–Système et a présenté le couple Clinton comme un (contre) modèle des combinards et magouilleurs d’un establishment auquel, lui, n’appartiendrait pas. Néanmoins il a fréquenté les Clinton et les a même invités à son mariage…

D’autre part, la mise en œuvre du programme de Trump, dans un pays très judiciarisé, devra affronter d’inévitables et très nombreux recours devant les tribunaux et la Cour suprême pour inconstitutionnalité, notamment les mesures sur l’immigration. Trump devra batailler, adopter une position de résistance farouche. Le pourra-t-il, le voudra–t–il ? Le problème central n’est pas son inexpérience politique, car il suffit de bien s’entourer pour balayer cette difficulté. L’essentiel, c’est d’avoir le courage d’affronter le Système. La volonté importe plus que la prétendue compétence. Trump a été élu par des ”faibles”. Mais il va se heurter à l’hostilité des puissants. Voire à des émeutes organisées, des sabotages, des grèves, des manifestations géantes. Deux Amérique(s) risquent de s’affronter. Saura-t-il résister ?

Est-ce que le président Trump suivra le candidat Donald ?

Après une campagne tonitruante, provocatrice, polémique et de rupture, Trump a fait des déclarations très apaisantes dès le soir de son élection au Hilton de New-York, puis après son entretien avec Obama à la Maison Blanche – ils s’étaient quasiment injurié mutuellement quinze jours auparavant–, tenant aussi des propos flatteurs et aimables pour sa rivale qu’il voulait pourtant « faire mettre en prison ». Ce revirement n’augure pas une stricte application de son programme dès le 20 janvier prochain… Espérons que nous n’assisterons pas à un ”effet Sarkozy”, hyperclassique en politique : ”grande gueule” pendant la campagne et ”petit bras” après ; le candidat, une fois élu fait machine arrière toute et oublie ses engagements. Trop risqué. On critique le Système en paroles avant mais on ne l’affronte pas dans les faits, après. Ce qui est normal après tout puisqu’on en fait partie.

On note déjà des reculades inquiétantes. Dès le 13 novembre, Trump est revenu sur sa détermination d’ « abroger complètement » l’Omabacare, le système de sécurité sociale mis au point par l’actuel président. Néanmoins, il a expliqué sur CBS qu’il ferait expulser deux à trois millions d’immigrés clandestins. C’est déjà nettement moins que les chiffres promis durant sa campagne… En réalité, il faudrait en expulser entre 11 et 15 millions et pas seulement ”latinos” comme on dit là–bas, mais aussi d’origine arabe, africaine, asiatique. Trump oserait-il faire ce qu’il proclamait sur les estrades ?

Quatre jours après son élection, Trump a nommé ses lieutenants en ménageant la chèvre et le chou : Priebus, le conservateur républicain et Bannon, dit d’ ”extrême droite” vont devoir cohabiter. Il joue l’équilibre, ou plutôt le compromis, entre l’élite des notables républicains et la base populaire. Il ne peut pas faire autrement. Mais il n’est pas sûr que ces alliances de la carpe et du lapin fonctionnent longtemps une fois Trump aux commandes.

Les bizarreries des trumponomics

Dans son programme économique, on note un mélange étonnant et hétérodoxe de libéralisme intérieur et de protectionnisme, d’économies drastiques et de dépenses budgétaires alourdissant la dette. Un mixte (apparemment contradictoire ?) de thatchéro-reaganisme et de keynésianisme à la Roosevelt ! C’est un peu le grand écart. Souvent excellentes pour certaines, plusieurs autres mesures s’avéreront impraticables ou carrément nocives – notamment sur l’environnement et l’endettement.

Le programme économique de l’équipe Trump est hybride, ”libéral–protectionniste” ce qui est parfaitement nouveau en Amérique. Intéressant : voilà qui ressemble beaucoup à ce que voulait être l’Europe du Traité de Rome (idéal trahi depuis) : libéralisme intérieur et protection douanière du grand espace économique. Alors qu’aujourd’hui, on fait l’inverse, parfaitement suicidaire, surtout en France : socialo–étatisme intérieur et libre-échangisme extérieur.

Les ”trumponomics ” apparaissent néanmoins bizarres : relance budgétaire (dépenses) de 2% du PIB, baisses très importantes d’impôts pour les particuliers (y compris les plus riches) et surtout pour les entreprises, guerre monétaire et commerciale revendiquée avec les pays d’Asie, notamment la Chine. Le risque d’augmenter les déficits et la dette peut créer un conflit majeur avec la banque centrale, la Fed, qui est une puissance indépendante capable de défier la Maison Blanche. Quant à la guerre commerciale avec l’Asie, bien qu’annoncée, elle semble extrêmement dangereuse et difficilement praticable.

Ces ”trumponomics ” risquent d’achopper sévèrement sur une sortie brutale du libre–échange et sur les réactions des marchés financiers, volatils et acculés à affronter l’inconnu. Notons aussi qu’il est irresponsable, dans le programme de Trump, qui est ”climatosceptique”, de vouloir relancer le charbon et de dénoncer tous les accords de limitation des émissions de gaz à effet de serre.

Ces promesses sur l’exploitation pétrolière charbonnière risquent de faire renier à terme les engagements américains en matière de réduction d’émissions de carbone.

Trump veut supprimer l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA) dotée d’un budget de 8 milliards de dollars. Ben Carson, un de ses soutiens, neurochirurgien, climatosceptique lui aussi, est par ailleurs un créationniste pur jus, dans la ligne des sectes protestantes et…des musulmans. Comme Mike Pence, le futur vice–président… Tout cela fait désordre et n’est pas très positif. Trump aurait dû se déclarer partisan du nucléaire, seule énergie vraiment écologique… que combattent les écologistes. Sur ce chapitre énergétique, Trump a tout faux.

Un protectionnisme mal pensé

Le protectionnisme, dont le principe n’est pas critiquable, est très risqué dans un monde globalisé, s’il est appliqué brutalement. Le directeur général de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), Roberto Azevedo, semble paniqué par le futur programme protectionniste et anti libre–échangiste de la première puissance économique mondiale. Cela pourrait créer une crise récessive planétaire .

Il est vrai que ce programme protectionniste – voire semi–autarcique – serait plus performant s’il était appliqué par l’ensemble Europe–Russie, beaucoup plus vaste que les USA. Pour Trump, le déficit commercial avec la Chine est inacceptable. Depuis l’entrée de la Chine dans l’OMC, 50.000 usines ont fermé aux USA d’après lui. Il envisage des droits de douane de 35% sur les produits mexicains, de 45% pour la Chine ( !) et 10% pour le reste du monde, dont l’Europe. Énorme. Du jamais vu. Oui mais…il n’a pas évoqué les mesures de rétorsion. Ni la crise mondiale qui suivrait de telles mesures brutales initiées par la première économie de la planète.

Les accords de libre échange ont du plomb dans l’aile : l’accord TPP transpacifique et l’accord Tafta ou TTIP, avec l’ UE, sont morts pour les experts. Après la violence de ses propos contre le TPP et le TTIP, on voit mal comment il pourrait les ratifier. Sauf si ce roi du deal et de la négociation manœuvre et change son fusil d’épaule…Nul doute qu’on l’y poussera.

Pour imposer son protectionnisme, il va devoir batailler avec les défenseurs du libre–échange, élus ou puissants lobbies, avec le complexe militaro–industriel qui vit des exportations et ne craint rien tant que les rétorsions commerciales, mais aussi avec la puissante US Chamber of Commerce, organisme patronal pro-républicain.

La stratégie chinoise du jeu de go : l’étouffement

La Chine se frotte les mains des aspects trop agressifs et donc maladroits du protectionnisme de Trump, qui a lourdement gaffé en parlant d’une « guerre économique » qu’il voulait engager contre elle, en dévoilant toutes ses cartes. Les USA peuvent être bêtement perdants, à cause des mesures de rétorsion. Quand les USA auront dénoncé les accords commerciaux avec l’Asie, les Chinois espèrent ainsi les piéger et créer une vaste zone de libre–échange asiatique, autour d’eux, incluant l’Océanie et l’Australie, attirant le Japon et la Corée du Sud, qui sont par ailleurs inquiets d’un retrait de la protection militaire américaine. Mais une zone excluant totalement les USA.

Les exportations américaines en Asie, zone de croissance la plus dynamique dans le monde, seraient asséchées. Trump doit être plus subtil et bien réfléchir : son programme ne va-t-il pas être contre productif, renforcer la Chine au lieu de l’affaiblir, et affaiblir les États–Unis au lieu de les renforcer ? Le discours chinois est le suivant : vous voulez être isolationnistes ? Chiche. Isolez–vous, nous allons vous étouffer.

Pourtant, après l’élection de Trump, ni les marchés ni les bourses n’ont paniqué. Pour certains, c’est la preuve qu’ils croient à son programme de relance, mais pas du tout à ses velléités protectionnistes jugés comme un blabla électoral impraticable.

Le mélange du meilleur et du pire

L’élimination de l’Obamacare est techniquement difficile : elle laisserait des millions d’Américains sans couverture santé. L’alternative – privatisation généralisée– n’est pas claire et peu travaillée par l’équipe Trump.

Le moratoire sur les nouvelles réglementations et l’abrogation de tous les décrets chers à Obama sur l’environnement (principe de précaution) et le droit du travail, afin de simplifier la vie des entreprises, de ne pas entrer dans une économie réglementée, socialo-étatiste et paralysante à la française, sont des points très positifs. Là, il y a nettement plus de chances que Trump passe aux actes.

Les provocations de Trump n’augurent rien de bon. Les provocateurs sont souvent des mous qui s’amusent. Ses propos de campagne sympathiques envers le dictateur psychopathe nord-coréen Kim Jong–un sont déplorables. En parallèle, sa remise en cause (verbale) de la protection américaine de la Corée du Sud et du Japon, jugée trop coûteuse, pourrait pousser ces pays à acquérir l’arme atomique, ce qui serait très dangereux.

Mais Trump est imprévisible. Son programme peut s’avérer irréalisable pour des raisons techniques, politiques ou humaines. En politique étrangères, ses promesses, qui remettent en cause des équilibres internationaux complexes seront difficiles, voire impossible à tenir. Il y a toujours un fossé entre les déclarations électorales et les décisions prises. Le principe de réalité ne doit pas être oublié.

Un programme géostratégique difficile à suivre

Dire de l’Otan qu’elle est une « organisation obsolète et coûteuse » est une formule explosive de la part d’un futur président américain, et à ce titre fort sympathique, comme une divine surprise, aux yeux de maints mouvements européens anti–atlantistes. Mais trop de forces s’opposerait à un démantèlement de l’Otan par les USA, leur créateur et leur leader depuis 1949. En revanche, cette position de campagne électorale de Trump devrait être utilisée par la France qui dirait ”chiche !” et s’éloignerait de l’Otan. Mais la droite pseudo-gaulienne revenue au pouvoir en 2017 oserait-elle le faire ? Très peu probable. Elle est trop timorée.

Pourtant le mal est fait (tant mieux) : en remettant en cause, même verbalement, l’article 5 de l’Otan – l’engagement absolu de protection mutuelle en cas d’agression d’un des membres – au nom du ”défendez-vous vous-mêmes et payez”, Trump a affaibli la crédibilité de l’Alliance auprès de ses alliés comme de ses adversaires. Poutine est ravi. C’est une brèche de plus dans le système de sécurité d’après 1945. L’Otan est déstabilisée. Même si Trump revient en arrière, met de l’eau dans son vin – ce qui est plus que probable – les Européens, ne pourront plus compter à 100% sur le protecteur–suzerain américain. Cela les pousserait peut-être à consentir un réel effort pour leur défense. Et de redevenir souverains et indépendants.

D’autre part, remettre en cause le traité (bancal et dangereux, c’est vrai) sur le nucléaire iranien, comme il l’a promis, sera très difficile pour Trump : cinq autres puissances sont partie prenante. Et puis, relevons cette contradiction : Trump veut coopérer avec les Russes et Bachar el-Assad ; or l’Iran soutient ce dernier et s’est rapproché de la Russie. On ne peut pas à la fois être pour et contre l’Iran…

Les ambiguïtés de Trump concernant la Russie

Pour Trump, « l’EI est une bien plus grande menace contre nous qu’Assad ». Il rompt en cela avec les positions stupides de la diplomatie européenne anti–Assad et rejoint les positions du Kremlin. Ce dernier est partagé entre soulagement (l’élection d’Hillary Clinton aurait été une catastrophe peut-être synonyme d’un affrontement armé) et perplexité. Pour Trump, Poutine est « un leader plus fort qu’ Obama ». Il est allé loin dans la rupture avec l’idéologie officielle, soulignant l’adhésion populaire russe à l’annexion de la Crimée et démentant que Moscou intervienne militairement dans le Donbass. Ce retournement idéologique pro-russe, du jamais vu, a horrifié les gouvernements européens et l’establishment américain.

Oui, mais… le futur vice-président, Mike Pence, a dit exactement le contraire de Trump (ça commence bien…). Il a traité le président russe de « leader petit et brutal » à la tête d’un « système capitaliste corrompu et de connivence », dénonçant les attaques « barbares » de l’aviation russe à Alep. De plus, le parti républicain veut pousser Trump à livrer des armes aux Ukrainiens. Le Kremlin se méfie donc de ce Trump ” imprévisible ” et craint sa versatilité. Konstantin Kossatchev, sénateur du parti pro–Poutine Russie Unie a déclaré : « il est clair qu’il ne faut pas surévaluer l’Amérique de Trump ». Il s’attend à ce que le nouveau Congrès conservateur où siège John McCain, bête noire du Kremlin, neutralise les velléités pro–russes du nouveau président Trump.

Un échec de Trump n’est pas à souhaiter

Si Trump échoue, ce sera très grave, car il a cristallisé une énorme énergie d’espérance. Trump devra se méfier de ne pas provoquer une immense déception après les attentes considérables qu’il a suscitées, non seulement dans le peuple américain autochtone mais aussi en Europe. En cas d’échec par reculade et manque de volonté, les idées souverainistes, populistes, identitaires seraient découragées et discréditées. Trump est un mélange d’excellentes choses, très visionnaires, et d’errements délirants, le tout chez un personnage manifestement inconstant mais par ailleurs doué d’une forte personnalité dominante. Nous sommes dans l’incertitude.

L’ambassadeur de France aux États–Unis, Gérard Araud, a posté ce tweet après l’élection de Trump : « après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige. » Le monde qui s’effondre, c’est le sien et celui de ses maîtres… Lourde faute professionnelle, manquement au devoir de réserve de la part de l’ambassadeur de France ; ces propos sont insultants pour le futur président des États–Unis, qui s’en souviendra. Insultants aussi pour le peuple américain qui n’a pas voté comme le voulaient ses élites. Normalement ce diplomate de pacotille aurait dû être immédiatement rappelé en France, remplacé et mis à la retraite d’office. Mais ces propos impunis sont intéressants car ils indiquent à quel point l’oligarchie internationale est désarçonnée face à Trump et à quel point aussi elle va tout faire pour vider son programme de sa substance surtout, évidemment, sur l’immigration.

Ce qui peut démentir un affadissement du programme de Trump dès le début de son mandat, c’est qu’il a nommé trois ”durs” pour son Administration : Michael Flynn, comme conseiller à la sécurité nationale, partisan d’une guerre totale contre l’islamisme, farouche adversaire de Téhéran et de l’accord sur le nucléaire iranien ; deuxième dur, Mike Pompeo, sera directeur de la CIA ; et Jeff Sessions sera attorney general (ministre de la Justice), un anti–immigrationniste absolu. Cela peut rassurer ceux qui ont porté Trump au pouvoir. Mais on reste sur des sables mouvants.

En tout cas, la défaite magistrale de Hillary Clinton, favorite de l’oligarchie américaine et occidentale, est un signal fort. Si elle avait été élue à la Maison Blanche, une catastrophe en aurait résulté, pour les États–Unis comme pour le monde. Adepte de l’idéologie des néo-conservateurs (bellicisme interventionniste), partisane de l’immigration sans contrôle et de la nouvelle guerre froide avec la Russie, fanatique dissimulée, elle aurait été un désastre. L’avantage de l’élection de Donald Trump, même s’il déçoit, c’est au moins qu’il aura évité la présidence de Mme Clinton. Souhaitons qu’il ne déçoive pas et qu’il joue le rôle d’entraîneur du réveil des peuples d’origine européenne en Amérique et, par entrainement, ici. Good luck, Mister President.

faye

Trump, révolution ou simulacre ? Un programme de choc (partie 2)

27/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Voici le second article du triptyque sur l’élection surprise de Donald Trump Son accès à la présidence des États–Unis peut donner lieu à un séisme américain et mondial, comme ne s’avérer qu’une baudruche vite dégonflée, décevant profondément le peuple qui l’avait élu en ultime sauveur. Analyse en trois parties, dont la première (article précédent) s’intitulait La rébellion du peuple. Voici la deuxième partie, Un programme de choc. La troisième s’intitulera Risque d’échec ou d’explosion.

Le premier projet révolutionnaire porté au pouvoir dans l’histoire américaine

Dans ses trois premiers mois à la Maison Blanche, Donald Trump a promis de prendre des mesures proprement révolutionnaires dans tous les domaines : gel des embauches de fonctionnaires civils, augmentation des budgets de l’armée et de la police, remise en cause des accords de libre–échange nord-américain, asiatique et européen (politique néo–protectionniste), abrogation des réglementations fédérales notamment sur l’environnement, liberté totale d’exploitation des énergies fossiles, annulation de tous les décrets présidentiels pris par Barack Obama, début des expulsions de millions de clandestins, surtout mexicains, construction d’un mur frontalier financé par Mexico, suspension ou durcissement des visas pour tout pays à forte présence musulmane (attention pour les Français musulmans…), préférence nationale américaine pour le travail, abrogation de l’assurance-maladie d’Obama (Obamacare), baisses d’impôts massives pour les particuliers et les entreprises, réforme de l’éducation fondée sur le libre choix scolaire et la décentralisation, tarifs douaniers pour les entreprises américaines qui délocalisent leur production, plan de 1.000 milliards de dollars sur dix ans pour rénover les infrastructures, aides fédérales à l’éducation des enfants pauvres et aux personnes âgées., etc.

Sans parler d’une réorientation complète de la politique étrangère américaine, avec cet incroyable désengagement de l’Otan, le rapprochement avec la Russie, une politique durcie envers la Chine. Jamais un président américain n’avait réussi à être élu sur un programme aussi radical, pour tout dire révolutionnaire.

Une révolution conservatrice américaine

Trump veut entamer un bouleversement politique, proposant une révolution conservatrice, et d’abord une rupture isolationniste, qui ressemble au Brexit. On retrouve une similarité – mais dans un autre registre idéologique – avec l’alliance Thatcher-Reagan. Le Brexit et l’élection de Trump sont liés ; et c’est très paradoxal : les Anglo-Saxons, initiateurs de la mondialisation, se révoltent contre leur propre créature devenue folle !

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Trump, révolution ou simulacre ? La rébellion du peuple (partie 1)

26/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

L’élection de Donald Trump à la présidence des États–Unis peut être un séisme américain et mondial, du jamais vu. Ou un énorme flop et une immense déception pour les populations qui l’ont élu. Analyse en trois parties, dont voici la première.

Victoire du populisme

L’élection de Trump a été une surprise mondiale, tout comme le référendum du Brexit. Un milliardaire new-yorkais fantasque, défendant le peuple, la lower middle class des campagnes et des petites villes enclavées qui votent victorieusement pour lui, voici un paradoxe inexplicable pour les politologues et intellectuels officiels. C’est pourtant explicable. La rébellion du peuple de souche contre l’oligarchie cosmopolite et les politiciens, la défaite du ”politiquement correct” englué dans ses mensonges, la baisse d’efficacité de la propagande de l’idéologie dominante (mais minoritaire) –notamment grâce aux réseaux sociaux– face à une éclatante réalité, par exemple la nocivité vécue de l’immigration de masse, expliquent en partie la victoire imprévue de Donald Trump. N’y a–t-il pas une certaine parenté avec la situation française ? Le réel contre l’idéologie.

Ivan Rioufol écrit : « Le peuple américain a envoyé paître les mandarins de Washington […] La caste croyait régner sur un pays anesthésié. Elle avait avec elle les médias, le show–biz, Wall Street, le Vatican, l’Union européenne et tout ce que l’Occident culpabilisé produit d’esprits clonés. […] La majorité des médias s’est comportée comme le valet d’un Système à bout de souffle. […] L’évacuation du défi posé par l’islamisation de la France est venue mettre en scène la légèreté des partis, unis pour dénoncer le ”populisme”. Mais le voilà victorieux au nom du peuple contre les people […] Trump, en dénonçant le politiquement correct, la haine de soi et la tyrannie de minorités, s’est placé en premier adversaire de ce monde médiatique acquis à la flagellation du monde libre et à la promotion de la culture musulmane. […] Poutine en Russie, Trump aux États–Unis : ce qui se dessine à rebours des codes académiques, est le produit d’une frustration populaire. La droite française peut y répondre si elle se décide à poser les bonnes questions sur l’immigration, l’islam, le communautarisme, les délocalisations ». (Le Figaro, 11/11/2016)

Le peuple contre les people

Cette expression d’Ivan Rioufol est particulièrement pertinente. Cette élection participe de la même lame de fond que le Brexit, la percée du FN en France, la montée des partis ”populistes” dans toute l’Europe. C’est-à-dire la révolte des populations autochtones des classes moyennes et pauvres contre des oligarchies mondialistes et l’immigration imposée.

Trump a, sans surprise, remporté la majorité de ses suffrages chez les Blancs, les hommes, les ruraux et les petites villes et même chez les femmes blanches ; et Hillary Clinton chez les minorités raciales (de moins en moins minoritaires), les femmes latinos et noires, la bourgeoisie urbaine des côtes est et ouest, les diplômés. Les politologues ont noté un bouleversement électoral jamais encore vu : le Parti républicain devient celui pour lequel votent majoritairement la classe ouvrière et le prolétariat blancs, qui votaient jadis démocrate. Même sociologie électorale qu’en France où le FN est le premier parti ouvrier.

Trump est vécu par les oligarchies politiques, culturelles, intellectuelles, etc. de tout l’Occident –USA, Europe– comme le Mal, le ”populisme”, l’extrême droite, l’expression du ”petit blanc” inculte, raciste, sexiste, islamophobe. Il a cristallisé sur lui un capital de haine puissant qui s’est manifesté dans les interventions acharnées de la planète culturelle américaine, Hollywood en tête – sauf Clint Eastwood, pro–Trump et donc maintenant détesté – mais aussi la Silicon Valley. Paranoïaques, des milliers de ”cultureux”, d’intellectuels, d’artistes, d’écrivains (dont Stephen King), de membres du show-biz, envisagent de s’installer au Canada, pour ne pas vivre dans des États–Unis ”trumpisés”, donc fascisés…

Le Pape François a déclaré à des journalistes, juste avant l’élection, à destination des catholiques américains que Donald Trump « n’était pas chrétien », notamment à cause de son programme d’expulsion des millions de clandestins. Comme Hollywood et la bourgeoisie de la Côte Est, le Vatican diabolise le milliardaire populiste. Mais ces gens là, charitables, humanitaires, protégés dans leurs palais ou leurs résidences sécurisées des quartiers tranquilles, vivent-ils l’angoisse, l’insécurité de ce peuple qui vote mal, incorrectement ?

Rejet des politiciens, hostilité de la Silicon Valley

C’est la première fois depuis 228 ans d’indépendance américaine que le 45e président de la première puissance mondiale vient du monde des affaires sans aucune expérience politique. Ce n’est pas forcément un handicap ! C’est d’ailleurs en partie pour cela qu’on l’a élu : à cause d’un rejet dégoûté de la classe politique professionnelle, exactement comme en Europe. Et puis, pour faire une bonne politique, il n’est pas nécessaire d’être un politicien professionnel ; des non–politiciens bien entourés, courageux, travailleurs et déterminés peuvent être beaucoup plus performants que les dinosaures ”expérimentés”.

Hillary Clinton, arrogante candidate de l’establishment a subi une gifle magistrale – ainsi que le couple Obama qui l’avait soutenue avec emphase et agressivité pendant sa campagne. L’élite a sous–estimé la détestation populaire à son égard. Hillary Clinton disposait de huit fois plus de moyens que Trump, en financements et en personnel de campagne. Et elle a perdu ! Là encore, tous les pronostics ont été démentis, malgré l’insistance de 95% des médias sur l’impossibilité du Brexit et de la victoire de Trump. Hillary Clinton a levé plus de 15 millions de dollars dans la Silicon Valley, Trump 706.000. Il désire à juste titre réguler le numérique, notamment Internet – dont il veut fermer des pans entiers– qui est devenu un réseau anarchique hébergeur d’innombrables sites délinquants ou criminels. Selon les gourous de la Silicon Valley, qui ont publié une lettre ouverte anti–Trump de 150 personnalités, ce serait un « désastre pour la tech et l’innovation ». Ils s’affolent aussi de l’anti–immigrationnisme de Trump, rappelant que le secteur de la nouvelle économie numérique s’appuie à 40% sur des créateurs étrangers immigrés. Argument spécieux : ce ne sont pas ceux–là, ces cadres étrangers, assez peu nombreux d’ailleurs et très souvent européens, que Trump veut interdire d’accès ou expulser !

Trump et la droite française

Après avoir méprisé Trump et préféré Mme Clinton, l’imposteur et girouette professionnelle Sarkozy, depuis l’élection du milliardaire, se réjouit de « sa victoire contre la pensée unique » et se rêve en un petit Trump français créant la surprise…Il essaie de profiter d’un ”effet Trump” pour battre Juppé qu’il présente – à juste titre d’ailleurs– comme un centriste mou qui avait soutenu Hillary Clinton.

Marine Le Pen , de son côté, voyant l’élection de Trump comme une préfiguration de la sienne, une preuve supplémentaire d’une dynamique populaire contre les élites mondialiste, comme « la fin d’un monde », a demandé à Ludovic de Danne, son conseiller aux affaires européennes, d’aller transmettre directement ses félicitations au futur président. Pour l’instant, la crédibilité électorale de Marine Le Pen sort renforcée de cet événement sismique. Néanmoins, sur l’immigration illégale, les projets de Marine Le Pen sont nettement moins audacieux que ceux de Trump : elle ne prévoit aucune expulsion massive –pourtant légale– de clandestins. Globalement, son programme est très modéré comparé à celui du nouveau président américain.

Elle se félicite de sa volonté de rapprochement avec la Russie, de son refus des ingérences belliqueuses au nom de la morale, de sa volonté de stopper les vagues migratoires. Elle voit dans l’effet Trump une parenté avec son slogan « pour le peuple et au nom du peuple ». Pour elle, l’élection de Trump est la preuve que le plafond de verre entretenu par une oligarchie arrogante peut être brisé par la mobilisation et la révolte du peuple. Oui mais….Trump sera-t-il un exemple ? S’il déçoit, cet ”effet Trump” se retournera contre tous ses soutiens en Europe.

Trump et les gouvernements européens

Le gouvernement français et la gauche sont sortis foudroyés par ce ”scénario catastrophe”. Trump donne des « haut-le–cœur » à Hollande. Il faut dire que le président français ne met pas, en proférant cette insulte irresponsable, la diplomatie française en péril face au nouveau dirigeant de la première puissance mondiale, puisqu’il est internationalement discrédité (petit Narcisse vaniteux, incompétent, indécis et ridicule, qui révèle des secrets d’État) et entrera dans les poubelles de l’histoire en mai 2017. Valls, indécrottable démagogue, dit ” comprendre” ceux qui ont voté pour Trump, tout en condamnant ce dernier. Il essaie de se construire un futur électorat. On peut toujours rêver.

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La Cour pénale internationale soupçonne la CIA de crimes de guerre

22/11/2016 – PAYS-BAS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio CourtoisieLe bureau du procureur gambien Fatou Bensouda a annoncé disposer d’indices de crimes de guerre commis par la CIA, entre 2003 et 2004, contre des prisonniers afghans. Dans l’enquête préliminaire, il y est dit que les forces américaines auraient perpétré des actes de torture, traitements cruels et atteintes à la dignité sur des détenus afghans.

Fatou Bensouda estime « qu’il existe des motifs raisonnables pour croire que ces crimes ont été commis en application d’une ou plusieurs politiques visant à obtenir des renseignements au travers de techniques d’interrogatoire s’appuyant sur des méthodes cruelles ou violentes destinées à servir les objectifs américains dans le conflit en Afghanistan ». Les faits se seraient déroulés non seulement sur le territoire afghan mais aussi dans des centres secrets de détention en Pologne, en Roumanie et en Lituanie. Les procédures en cours doivent déterminer la demande d’autorisation d’ouverture d’une enquête ou non.

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Le président syrien Assad reste méfiant à l’égard de Donald Trump

17/11/2016 – SYRIE (NOVOpress) : Le président syrien Bachar el-Assad est prêt à coopérer avec Donald Trump mais il reste très méfiant. Interrogé mardi par la RTP, la télévision publique portugaise, il a estimé que l’élection de Donald Trump était certes « prometteuse », mais qu’il restait « dubitatif » : « S’il veut lutter contre le terrorisme, bien sûr, nous allons être alliés, des alliés naturels de la même manière que nous le sommes avec les Russes, les Iraniens et beaucoup d’autres pays qui veulent défaire le terrorisme. » Mais il n’en est par certain.

« Nos attentes ne sont pas immenses, a-t-il expliqué, parce que l’administration des États-Unis ne se limite pas au Président. Il y a différents pouvoirs au sein de cette administration, différents “lobbies“ qui influencent tout président. Nous devons donc attendre de voir […] Mais nous espérons toujours que les États-Unis ne sont pas partiaux, qu’ils respecteront le droit international, […] et bien sûr qu’ils arrêteront de soutenir les terroristes en Syrie. »

Questionné sur le rôle de la Turquie, le président syrien s’est montré intraitable à l’égard du président turc Erdogan :

« Vous parlez d’un homme malade. C’est un président mégalomaniaque. Il vit à l’époque ottomane, pas au temps présent. Il est déconnecté de la réalité. »

Et de rappeler que « les terroristes qui sont venus en Syrie l’ont fait à travers la Turquie avec le soutien de M. Erdogan ».

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Donald Trump veut expulser près de trois millions d’immigrés clandestins

14/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Donald Trump est revenu dimanche sur son engagement de construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’immigration illégale, lors de sa première interview télévisée depuis son élection.

Interrogé par la chaîne CBS, il a expliqué que, sur certaines parties, le mur pourrait en réalité être une clôture. Il a aussi abordé le sujet de l’expulsion des clandestins.

Ce que nous allons faire, c’est renvoyer les criminels, les personnes ayant des casiers judiciaires, les membres de gangs, les trafiquants de drogue, sans doute deux millions de personnes mais peut-être même trois. Nous allons les faire sortir de notre pays ou les incarcérer. Ils sont ici illégalement.


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Les six victoires de Donald Trump

Magnifique victoire de Donald Trump qui, à 2 h 56 du matin, mercredi, avait dépassé le chiffre fatidique de 270 grands électeurs et donc pris une option décisive sur la Maison Blanche où il entrera officiellement le 20 janvier prochain. Le New Yorkais a obtenu plus de voix populaires et raflé bien davantage d’Etats que sa rivale Hillary Clinton. C’est une superbe victoire semblable à celle de Ronald Reagan en 1980. Tout le pays est recouvert de couleur rouge, celle des républicains, et ne laisse aux démocrates et à leur couleur bleue que quelques taches périphériques.

Trump avait l’habitude de dire que ce qu’il avait entrepris n’était pas une campagne électorale « classique » mais un véritable mouvement politique avec ce que cela impliquait de nouveau et de percutant. Ceux qui ne l’ont pas pris au sérieux ont eu tort : ce mouvement fut un tsunami à l’américaine, c’est-à-dire qu’il a tout emporté sur son passage. Il ne reste presque rien du paysage qui existait encore la veille de cette élection. Il y aura désormais un avant et un après 8 novembre.

La victoire de Trump a provoqué six défaites. Et c’est même dans ces six défaites que l’événement de ce 8 novembre prend toute sa signification. Première défaite, celle, bien sûr, d’Hillary Clinton. Personnage flou, ambigu, arriviste qui a payé en une journée à la fois son amateurisme, sa corruption et son arrogance. La deuxième victime est le président Barack Obama lui-même. Il comptait bien sur l’ex-First lady pour récupérer le flambeau du gaucho-libéralisme, assurer la gestion du legs de ses deux mandats et pousser jusqu’aux extrêmes le démantèlement de l’Amérique. C’est raté. Troisième défaite : celle de l’establishment qui a commis, dès le début de cette course présidentielle, l’impardonnable erreur de considérer le milliardaire comme un marginal avant de s’apercevoir, mais trop tard, qu’il pouvait aller loin.

La quatrième défaite, c’est chez les caciques, les notables du parti républicain, que l’on en trouve les traces les plus caractéristiques. Des gens comme l’ancien président George Bush, le sénateur John McCain, l’ancien candidat à la présidence Mitt Romney et bien d’autres n’ont rien compris. Ils n’ont rien compris au personnage de Trump, à ce qu’il avait d’imprévisible et de novateur. Ils n’ont rien compris à la dynamique qu’il a réussi à intégrer aux primaires républicaines. Et ils n’ont rien compris au souffle destructeur qui menaçait d’emporter l’idéologie et les structures d’un conservatisme sclérosé.

Cinquième défaite : celle du globalisme. En fait, ce n’est pas exactement une défaite mais un coup d’arrêt. Avec Trump dans le Bureau ovale, les manipulateurs seront bien obligés de marquer le coup, de geler, pour un temps au moins, leurs opérations visant à corroder l’indépendance nationale américaine. Sixième victime du 8 novembre : les médias. C’est sans doute le naufrage le plus spectaculaire de cette histoire. Une sorte de Titanic journalistique. Entre ceux qui affirmaient que Trump n’avait aucune chance de gagner seulement deux primaires et ceux qui claironnaient 48 heures avant l’élection qu’Hillary allait la remporter triomphalement, on obtient une galerie de portraits où la suffisance le dispute à l’hypocrisie.

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Hillary Clinton réfute de reconnaître sa défaite !

09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Rebondissement insensé dans l’élection présidentielle américaine : Hillary Clinton refuse de reconnaître sa défaite ! Le directeur de campagne de la candidate démocrate vient d’annoncer que celle-ci ne prendrait pas la parole cette nuit [heure des Etats-Unis], invitant ses supporters à « aller se coucher » en attendant que demain soit un autre jour ! Hillary Clinton s’apprête-t-elle à contester le résultat des urnes ?

Les Etats-Unis revivraient alors l’élection présidentielle de 2000, où le démocrate Al Gore avait contesté la victoire de George W. Bush, qui l’avait finalement emporté, au terme d’une bataille juridique homérique, de 537 voix ! Al Gore était alors conseillé… par Hillary Clinton.

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Donald Trump sera le 45e Président des Etats-Unis

09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : C’est désormais une certitude : Donald Trump sera le 45e Président des Etats-Unis. Le « Brexit puissance 3 » qu’avait annoncé le milliardaire a eu lieu. Trump a balayé Hillary Clinton, symbole de cette classe politique usée dont les Américains ne veulent plus, et fait mentir – une fois de plus ! – les sondages qui assuraient, hier encore, que l’épouse de l’ancien Président Bill Cinton disposait d’une avance confortable.

En juin 2015, lorsque Donald Trump avait annoncé sa candidature à la primaire des Républicains avec le slogan « Make America Great Again ! » (« Rendons sa grandeur à l’Amérique ! »), il était crédité de moins de 5 % des intentions de vote ! Le séisme électoral, immense, est semblable à celui qui, en 1980, avait porté Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis.

Donald Trump entrera à la Maison Blanche le 20 janvier prochain.


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Pour la romancière Patricia MacDonald, « le slogan de Trump a un sens raciste! »

07/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
La romancière américaine Patricia MacDonald considère que derrière le slogan du candidat républicain à la présidence des Etats-Unis Donald Trump MAKE AMERICA GREAT AGAIN, se cache en fait le souhait d’une Amérique blanche.

Patricia MacDonald qui dit ne plus reconnaître son pays, déclare également :

Si Trump est élu, j’entre en résistance !



Patricia MacDonald : « Le slogan de Trump a un… par leparisien


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Clinton, Trump : pourquoi l’élection américaine n’est jouée nulle part

05/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Avec la réouverture de l’enquête du FBI, Clinton voit son avance fondre dans les sondages. Pour Jean-Eric Braana, Trump a eu l’habileté d’entendre l’inquiétude profonde du peuple américain.

Ce spécialiste de la société et de la politique américaines s’interroge sur la fiabilité des sondages aux États-Unis :

C’est l’éternelle question qui se pose dans toutes les sociétés démocratiques aujourd’hui. Aux États-Unis, c’est assez particulier parce que l’élection se joue à deux bandes. C’est un vote indirect puisque ce sont les grands électeurs qui élisent directement le président des États-Unis. On a donc d’abord des sondages qui révèlent une photographie nationale: que penseraient les Américains à un moment X? En réalité, ce qu’il faut regarder surtout, ce n’est pas ce que pensent les Américains dans leur ensemble, mais ce que pensent les électeurs dans chacun des États. Quand on regarde les choses ainsi, on n’a pas forcément les mêmes résultats. En revanche, il est clair qu’il y a actuellement une vraie tendance au resserrement entre les deux candidats. Hillary Clinton et Donald Trump ne sont plus effectivement que dans une fourchette entre 0 et 2 points, autrement dit dans la marge d’erreur. N’importe lequel des deux pourrait être le gagnant le 9 novembre.

Par ailleurs, Wikileaks peut-il peser sur l’élection américaine. Est-ce que Julian Assange pourrait révéler de nouveaux secrets explosifs d’ici le 8 novembre ?

C’est ce que craint l’État-major démocrate. Un scandale supplémentaire du côté d’Hillary Clinton dans une campagne hystérisée et si catastrophique pour elle dans cette séquence la ferait très certainement chuter définitivement. Si Julian Assange a encore quelque chose, il est certain qu’il va décider du sort de cette élection. Maintenant, a-t-il encore quelque chose? Cela fait de longs mois qu’on nous parle des révélations possibles de Wikileaks.


Cyberattaque sans précédent aux États-Unis

26/10/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :

Vendredi dernier a eu lieu une cyberattaque sans précédent

Les États-Unis ont été victimes d’une cyberattaque d’une ampleur sans précédent qui a paralysé une partie de l’Internet étatsunien pendant plusieurs heures. Le mode opératoire était une attaque par déni de service, ou DDoS, qui sature un site Internet de requêtes afin de mettre à mal sa capacité de réponse et d’en interdire l’accès aux autres utilisateurs. Néanmoins, plutôt que de cibler un site Internet en particulier, les assaillants s’en sont pris à la société Dys, une des plus grosses sociétés de gestion de système de nom de domaines. Cette société s’occupe de rediriger les utilisateurs vers les sites qu’ils cherchent à rejoindre et compte parmi ses clients des géants de l’Internet comme Twitter, Netflix, Ebay ou encore Amazon. En ciblant Dys, les assaillants ont donc mis hors ligne la quasi totalité des géants de l’Internet étatsunien pendant plusieurs heures.

Mais cette attaque présentait aussi d’autres particularités

En effet, pour mener à bien une attaque par déni de service de cette ampleur, le pirate informatique doit disposer d’un nombre conséquent de relais pour ses requêtes. Traditionnellement, les assaillants utilisaient un réseau d’ordinateurs personnels d’utilisateurs innocents d’Internet dont ils prennent le contrôle grâce à un logiciel malveillant. Ce réseau zombi, appelé botnet, sert ensuite de relais massif pour les requêtes de l’attaque par déni de service. Or, avec l’avènement de la domotique et des objets connectés, il est désormais possible pour les pirates de créer des botnets à partir de télévisions, de réfrigérateurs ou encore de caméras de surveillance. Dans le cas de l’attaque contre Dyn, qui fait écho à l’attaque contre l’hébergeur français OVH le mois dernier, les assaillants ont créé un botnet à partir de caméras de surveillance chinoises infectées par le logiciel malveillant Mirai. Ces attaques par objets connectés changent la donne en termes de cyber sécurité et laissent présager la multiplication et l’amplification de ces attaques.

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Hillary Clinton accuse Trump d’être la « marionnette » de Poutine

20/10/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le 20 octobre lors du dernier débat entre hillary Clinton et Donald Trump, la démocrate a accusé son rival républicain Donald Trump d’être la « marionnette » du président russe Vladimir Poutine dans l’élection présidentielle américaine, lors du troisième et dernier débat entre les deux prétendants à la Maison Blanche.



Clinton accuse Trump d'être la "marionnette" de… par lemondefr

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Le mur de l’ouest n’est pas tombé [Livre]

24/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
L’économiste Hervé Juvin publie un essai-choc aux éditions Pierre Guillaume de Roux dans lequel il observe que l’Europe soumise d’aujourd’hui n’est pas loin de l’Europe occupée de naguère, celle que la chute du Mur de l’Est a libérée.

Le mur de l'ouest n'est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Le mur de l’ouest n’est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Les États-Unis ont donné l’ordre à l’Est européen d’empêcher le passage du gazoduc Southstream, abandonné en décembre 2014. Des appels quotidiens du département d’État à l’ambassade de France à Washington ont donné l’ordre à la France de bloquer la livraison des deux navires « Mistral » à la Russie. Les lobbyistes américains ont donné l’ordre à leurs collaborateurs de la Commission et du Parlement européens d’autoriser la culture des plantes OGM sur les terres de l’Union européenne, et l’ont obtenue (sauf décision contraire des États, depuis décembre 2014). Le 18 février 2015, le secrétaire d’État américain aux Finances, Jacob Lew, a donné l’ordre au ministre grec de l’Économie de trouver un accord avec l’Union européenne et le FMI. Le spectacle que donne l’Europe n’est pas celui d’une Europe libre.
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séance du parlement européen durant laquelle le vote sur le TAFTA a été reporté

Report du vote sur le TAFTA / TTIP : les peuples ont gagné une bataille, pas la guerre

10/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le vote sur le traité de libre-échange transatlantique au Parlement européen est reporté. La mobilisation des peuples a payé, mais doit se poursuivre.

Le projet de résolution sur le traité transatlantique (TAFTA) devait être voté en séance plénière ce mercredi 10 juin, mais le président social-démocrate du Parlement, Martin Schultz, a décidé de reporter ce vote, en raison du « grand nombre des amendements à examiner ». Le Parlement européen a aussi repoussé le débat qui devrait avoir lieu sur le TAFTA.

Si ce vote n’était pas indispensable à la poursuite des négociations avec les États-Unis, il était considéré comme indispensable pour donner une légitimité « démocratique » au traité et assurer le succès de l’opération. Le Parlement européen n’a en effet aucun rôle dans les négociations, si ce n’est que la Commission européenne est tenue d’informer les eurodéputés de leurs avancées.
Le Parlement européen ne sera autorisé à se prononcer sur le TAFTA que lorsque les négociations auront été achevées, et que l’accord aura été formellement signé par les négociateurs européens et américains. Comme pour tout accord commercial signé par l’UE, le Parlement européen aura alors le choix d’approuver ou de rejeter le texte négocié, sans possibilité d’en rediscuter les termes.
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L’Ukraine, bientôt 51e État des USA ?

02/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Une très intéressante tribune de Nicolas Gauthier sur Boulevard Voltaire, qui met en lumière les liens entre le gouvernement ukrainien et les États-Unis.

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