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L’Etat islamique pourrait passer aux attentats à la voiture piégée en Europe

05/12/2016 – EUROPE (NOVOpress) : Selon Europol, l’office européen de police, l’Etat islamique pourrait passer aux attentats à la voiture piégée en Europe, comme elle le fait en Irak et en Syrie. Selon un rapport actualisant l’état de la menace du terrorisme islamiste, il ne fait aucun doute que « d’autres attaques dans l’UE, tant par des acteurs isolés que par des groupes, sont susceptibles d’être tentées. Les estimations de certains services de renseignement indiquent que plusieurs dizaines de personnes envoyées par l’Etat islamique sont présentes en Europe avec la capacité de commettre des attaques terroristes ».

Europol alerte particulièrement sur les conséquences d’une défaite militaire de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, qui va entraîner « un taux accru de retour des combattants étrangers et de leurs familles de la région vers l’UE ou vers d’autres zones de conflit » : « Les experts en matière de lutte contre le terrorisme s’attendent à ce que l’Etat islamique commence à planifier et à distribuer des attaques en provenance de Libye. »

« Les éléments de la diaspora syrienne de réfugiés, ajoute Europol, peuvent être vulnérables à la radicalisation une fois en Europe et peuvent être ciblés par des recruteurs extrémistes. […] Une certaine infiltration des camps de réfugiés et d’autres groupes de réfugiés/migrants est probable. »

L’office européen se montre particulièrement alarmiste sur les connections entre les terroristes et les criminels : « Les contacts entre terroristes et criminels de carrière sont généralement d’un caractère très pragmatique et opportuniste, et à des fins très spécifiques seulement. Cependant, l’incidence relative des cas où il y a des connexions semble avoir augmenté. »

Et de conclure que la menace terroriste en Europe ne se limite pas à l’Etat islamique :

« L’Etat islamique n’est pas la seule organisation terroriste ayant l’intention et la capacité de mener des attaques contre l’Occident ou d’inciter les individus et les groupes résidant dans les États membres de l’UE à le faire. Les groupes et les individus affiliés ou inspirés par Al-Qaïda et/ou Al-Nosra continuent de constituer une grave menace pour les États membres de l’UE et les intérêts occidentaux en général. »

Joyeux Noël !

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Ces « revenants » du djihad qui vont submerger la France

02/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le journaliste David Thomson vient de sortir un livre sur les jeunes « Français » partis rejoindre des groupes djihadistes en Syrie, et qui rentrent ces derniers mois en France.

Ce livre s’intitule Les Revenants. Ils étaient partis faire le jihad, ils sont de retour en France. Selon les chiffres officiels, environ 1 100 « Français » sont partis en Syrie depuis 2012, souvent en famille. Un bilan largement sous-évalué selon l’auteur. David Thompson s’est intéressé aux candidats au retour. Pour quels raisons souhaitent-ils revenir sur notre territoire ? Une série de portraits, parmi lesquels, naturellement, quelques jeunes gens idéalistes qui avaient cru trouver un sens à leur vie, qui rentrent désillusionnés et plus ou moins désireux de se refaire une virginité.
Ces jeunes gens, pour la plupart Français de souche, sont la preuve de la faillite de l’éducation nationale, et de l’incapacité de cette République post soixante-huitarde à donner du sens à la jeunesse de France.

Mais il y a les autres…

Les autres, ce sont ces djihadistes mal débarbouillés, qui reviennent chez nous avec la haine de la France. Ainsi, Abou, ancien dealer du 9-3, revenu de Syrie et dont les héros sont tous ceux qui sont passés à l’action en France, notamment Rachid Kassim, recruteur de l’Etat islamique et inspirateur de plusieurs attentats en France. Abou affirme ne pas en vouloir aux Français, tout en appelant à les tuer. Pour le journaliste, la France risque d’être « submergée » : « Les autorités tâtonnent, expérimentent sans savoir comment gérer cette population potentiellement très dangereuse ». Comme les premiers, ces « déséquilibrés » (guillemets) ironisent sur les programmes de « déradicalisation » mis en place par nos autorités

Mais il y en a encore d’autres…

Ceux qui ne se sont évidemment pas confiés à un koufar de journaliste, et qui sont bien décidés à mettre en application les techniques de meurtres de masse apprises, grandeur nature, sur le terrain, en Iraq ou en Syrie. Ceux-là passent totalement inaperçus des écrans radar de nos services de protection, bénéficiant largement de l’afflux de clandestins sur notre territoire. Ils y forment des réseaux dormants, apparemment bien intégrés à notre société, comme l’étaient d’ailleurs tous les islamo-terroristes qui ont fait preuve de leur savoir-faire en 2015. Ce sont, très vraisemblablement, les auteurs des prochains attentats.


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L’Espagne sous la menace du terrorisme islamique

Deux nouvelles vidéos publiées sur internet ces derniers jours sont venues rappeler que l’Espagne, déjà ciblée 43 fois depuis le début de l’année par la propagande djihadiste, vit, elle aussi, en permanence sous la menace d’attaques contre sa population civile. Comme dans le cas de la France, l’Etat islamique appelle les musulmans résidant sur le territoire de la mythique Al-Andalus à frapper avec des bombes, des armes automatiques, leur voiture, du poison versé dans l’eau et la nourriture, etc. Car indépendamment de la politique extérieure de Madrid, les islamistes ne peuvent accepter que « là où il y avait des mosquées, il n’y a maintenant plus que des églises, et les minarets ont été remplacés par des cloches et des croix ».

En réalité, avec une population musulmane qui dépasse désormais le 1,8 million, l’Espagne compte déjà plus de 1 300 lieux de prière musulmans, dont une centaine où l’on note des prêches clairement radicaux hostiles au pays d’accueil, mais seulement 12 mosquées construites en tant que telles. Sur ce 1,8 million de musulmans (300 000 de plus qu’il y a cinq ans), près de 800 000 ont la nationalité espagnole et près de 23 000 sont des convertis.

Mais depuis les attentats meurtriers de Madrid le 11 mars 2004, qui avaient fait 190 morts et 1857 blessés, les services de sécurité espagnols sont parvenus à prévenir toutes les nouvelles attaques. La dernière opération datant du 19 novembre a conduit à l’arrestation à Madrid et Barcelone de deux Marocains qui recrutaient pour l’EI. Depuis 2004, plus de 650 djihadistes ont été arrêtés par les services espagnols avant d’avoir pu commettre des attentats. Rien que depuis 2015, année où le ministère de l’Intérieur a porté l’alerte au niveau 4 (sur cinq niveaux d’alerte en tout), 163 terroristes musulmans ont été arrêtés.

On ne peut bien sûr exclure qu’une cellule terroriste ne parvienne un jour à ses fins, mais l’Espagne semble malgré tout bénéficier de l’expérience accumulée pendant des décennies de lutte contre le terrorisme de l’extrême gauche basque (ETA) et de sa très bonne coopération avec le Maroc. Depuis les attentats de 2004, Madrid a revu ses méthodes en créant des cellules spécialisées dans la lutte contre le terrorisme pour coordonner l’action de ses différents services, en investissant dans les technologies de surveillance et en mettant en place des stratégies préventives adaptées.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2016

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Toujours plus de terroristes parmi les migrants

Selon l’édition de dimanche du quotidien allemand Die Welt, le renseignement allemand (BND) a rendu un rapport confidentiel confirmant que l’Etat islamique entraîne ses terroristes à se fondre dans la masse des demandeurs d’asile et à répondre aux questions des autorités de manière à ne pas éveiller les soupçons. 

Le média public pro-immigration Deutsche Welle (DW) semble lui-même reconnaître ses erreurs et cite une experte en terrorisme islamique, Susanne Schröter qui affirme : « On le savait depuis le début. […] L’EI avait annoncé qu’il enverrait des combattants en Europe par la route que prenaient les réfugiés. A ce moment-là, les politiciens niaient cette éventualité. […] Nos leaders pensaient que si nous admettions qu’il pouvait y avoir des terroristes parmi les réfugiés, cela ferait le jeu des populistes de droite et aggraverait les sentiments anti-migrants. Ils ont donc choisi de bagatelliser, ce qui n’était pas la bonne solution. »

Mais pour ne pas reconnaître s’être trompé sur toute la ligne en harmonie avec le gouvernement allemand, DW cherche à s’en sortir en expliquant à ses lecteurs que la masse des « réfugiés » musulmans accueillis, c’est autant de gens dont la radicalisation sera rendue plus difficile que s’ils étaient restés au Moyen-Orient ! Ceci ne l’empêche pas d’avouer, pour justifier l’intensification du contrôle des communications des simples citoyens par les services allemands, que « la sécurité de l’Allemagne et de ses citoyens ne va plus de soi ». Car ce qui inquiète le BND, outre la présence de djihadistes venus spécialement avec les « migrants » en profitant de l’ouverture des frontières à l’automne 2015, c’est le recrutement de nouveaux djihadistes dans ces mêmes milieux par les musulmans radicaux déjà présents en Allemagne.

C’est ainsi que la police allemande a conduit mardi 200 perquisitions dans tout le pays, pour fouiller les bureaux de l’organisation salafiste « Vraie religion » qui se spécialise dans la distribution gratuite d’exemplaires du Coran et, accessoirement, dans le recrutement de partisans de l’Etat islamique sur le territoire allemand. Le ministère de l’Intérieur a donc annoncé l’interdiction de cette organisation en expliquant que sa traduction du Coran servait à « diffuser des messages de haine et des idéologies contraires à la constitution ».

Mais si c’était un simple problème de traduction du Coran, le BND ne serait pas aussi inquiet de ces centaines de milliers de demandeurs d’asile musulmans arrivés l’année dernière.

Olivier Bault

Article et dessins paru dans Présent daté du 17 novembre 2016

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La « déradicalisation » : ça ne sert à rien mais ça peut rapporter gros

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le business de la déradicalisation, qui peut rapporter gros en argent public, est de plus en plus mis en cause pour son inefficacité et son amateurisme, et France Inter vient de publier une enquête tout à fait édifiante sur ce business « pas très sérieux » auquel Manuel Valls a promis d’affecter « plus de 100 millions d’euros, sur trois ans », soit « l’équivalent du budget annuel de l’Elysée ».

« Aujourd’hui, près de 80 structures travaillent sur ce nouveau marché », et la sénatrice écologiste Esther Benbassa s’est indignée auprès de France Inter de ce qu’elle a vu dans le cadre d’une mission parlementaire :

« Plus on avançait, plus on se rendait compte qu’il y avait des associations qui s’étaient engouffrées dans le créneau parce que ça rapporte de l’argent, et que ces associations faisaient n’importe quoi. Je n’aime pas utiliser les mots d’ »escroc » ou de « charlatan », mais je parlerais de gens totalement incompétents ! Qui ne connaissaient pas le sujet du tout ! »

L’élue ajoute :

« Tout le monde peut s’engouffrer parce que ce n’est pas difficile, on donne trois cours d’islam et on fait de la palabre ! On fait d’abord de l’effet auprès de la préfecture ou du département, on se fait ensuite quelques interviews et après on devient la personnalité du coin ! Les médias vous tombent dessus et vous devenez des vedettes. »

On pense ainsi à la Maison de la prévention de la radicalisation, crée en 2014 en Seine-Saint-Denis et « subventionnée par le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la déradicalisation (CIPDR) et par la préfecture de police de Paris ». Sa fondatrice, Sonia Imloul, a été depuis mise en examen pour détournements de fonds public. Julien Revial, qui était le numéro deux de cette structure, vient de publier un livre, Cellule de déradicalisation, chronique d’une désillusion (éd. Michalon) et explique :

« Quand je voyais certains articles de presse, je me demandais vraiment si c’était la structure dans laquelle je travaillais ! On parlait de juristes, de “victimologues-criminologues“, de gens avec des compétences très solides, alors que, dans la réalité, il y avait Sonia (Imloul), moi qui n’avait aucune compétence sur ce sujet et la personne chargée du pôle psychologie qui était stagiaire. »

Pour Jean Maillard, vice-président du tribunal de grande instance de Créteil et représentant du syndicat FO Magistrats, les pouvoirs publics ont voulu aller trop vite, l’action a précédé la réflexion.

« Comme on ne sait pas ce qu’est la radicalisation, on sait encore moins ce qu’est la déradicalisation. Donc on est dans l’invention d’un concept dans lequel on cherche à mettre en place des dispositifs avant d’avoir défini ce sur quoi on allait agir. Et quiconque se présente aujourd’hui comme expert en radicalité ou « déradicalisateur en chef » peut se voir attribuer des crédits qui ne vont ni à la police ni à la justice. »

Et c’est ainsi, comme disait Alexandre Vialatte, qu’Allah est grand.

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Officiel : le « flux de migrants » permet bien d’infiltrer des terroristes islamistes

07/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : C’est RTL qui l’affirme ce matin, dans le cadre de révélations sur les attentats de novembre 2015 à Paris, dont celui du Bataclan : « Un homme répondant au nom de Abou Ahmed aurait piloté les attaques depuis la Syrie, en envoyant en France des djihadistes cachés dans les flux de réfugiés. » Avant le 13 novembre, cet Abou Ahmed « aurait envoyé vers la France plusieurs terroristes dans le flux de migrants syriens ».

S’appuyant sur les déclarations d’un terroriste islamiste arrêté en Autriche, la radio ajoute : « Au moment de son départ de Raqqa, le fief syrien de Daesh, ce terroriste a reçu un téléphone, de faux papiers, de l’argent et des instructions par SMS, en langage codé. Où se trouve ce donneur d’ordre aujourd’hui ? En Syrie ? En Irak ? A-t-il lui aussi rejoint l’Europe ? Les enquêteurs l’ignorent précisément. »

Les commandos islamistes ayant opéré à Paris et à Bruxelles avaient d’autres projets : « activer d’autres cellules en France, ou même kidnapper des personnalités contre la libération de certains membres de Daesh, comme Mehdi Nemmouche, l’auteur de l’attentat contre le musée juif de Bruxelles.

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Julien, témoin des crimes de Daech (reportage vidéo)

04/11/2016 – MOSSOUL (NOVOpress) : Pour le deuxième épisode de Julien, témoin des crimes de Daech, TV Libertés est partie pour Mossoul : « Nous verrons le martyr des Yazidis ; un des plus anciens peuples d’origine indoeuropéenne. Considérés comme des mécréants par les djihadistes de l’Etat islamique, les Yazidis, dont les croyances sont antérieures à l’Islam, sont massacrés en Irak. »

Ce reportage montre aussi « comment un prêtre a réussi, seul et sans aucun moyen, à sauver des textes antiques chrétiens », ou « comment des compagnies pétrolières peu scrupuleuses s’approvisionnent auprès de l’Etat islamique ».

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« Bienvenue à l’Etat islamique d’Allemagne ! »

03/11/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Une vidéo décrivant une Allemagne islamiste fait le buzz : elle a été publiée aux États-Unis à quelques jours de la présidentielle du 8 novembre et provoque l’indignation. Sur des images montrant une Allemagne conquise par l’Etat islamique et soumise, une voix off affirme : « Les djihadistes courageux ont réussi à s’emparer de l’Allemagne et à élargir le territoire du califat. Attention, les Américains, il ne faut pas que votre pays emprunte la voie de l’Allemagne. »

Une vidéo « absurde et populiste », s’indigne le quotidien Bild, qui attribue ce douteux montage de propagande au camp de Donald Trump. Celle-ci est l’œuvre de Secure America Now, une organisation ultra-conservatrice qui enchaîne les vidéos farcesques pour peser sur la présidentielle. Elle avait déjà réalisé, le mois dernier, une vidéo encore plus fine : « Préparez votre voyage vers l’Etat islamique de France »…

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L’offensive de Mossoul : les enjeux de l’après conflit

18/10/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une bataille décisive qui s’est ouverte hier matin dans les faubourgs de Mossoul à l’initiative de la coalition internationale. Cette opération militaire intervient dans un contexte très défavorable pour l’organisation jihadiste, qui voit son territoire et son influence diminuer à un rythme soutenu. Daesh compterait à l’heure actuelle entre 3 000 et 5 000 combattants dans et autour de Mossoul, mais souffre de la perte de nombre de ses cadres, traqués et ciblés par les forces aériennes de la coalition. Celle ci rassemble l’armée irakienne, les opposants du régime Hachd Al Chaabi, les peshmergas kurdes ainsi que les forces turques, iraniennes, américaines et françaises.

Les forces en présence, si elles ont un ennemi commun en la personne de Daesh, ont néanmoins des intérêts difficilement conciliables

C’est même ces dissensions qui avaient jusqu’alors empêché la naissance de cette opération militaire d’envergure, plusieurs fois annoncée puis retardée depuis mars 2016. A l’éternelle opposition entre forces chiites et sunnites répondant à des logiques géopolitiques antagonistes, il faut évidement mentionner la querelle opposant turcs et irakiens, soucieux de leur souveraineté territoriale, aux Kurdes, plus proches que jamais de réaliser leur rêve de Kurdistan. La libération de Mossoul pourrait donc ouvrir de nombreux foyers de tension et de conflit ultérieurs entre les forces en présence.

Jaak Raes

« Depuis 2011, la dynamique de Daech reste plus ou moins la même »

04/05/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Selon le patron de la Sûreté de l’Etat belge, le seul organisme civil de renseignement et de sécurité de Belgique, « la dynamique » de l’Etat islamique restée inchangée depuis 2011. Ces propos, qui contrastent avec les annonces répétées de reculs territoriaux et militaires de Daech, font craindre à Jaak Raes de nouveaux attentats sur le sol européen : « Il est question d’une dynamique permanente. Je sais que le ministre de l’Intérieur Jan Jambon a déclaré dans les médias que la tendance était en recul, mais je dois le décevoir. Si nous nous penchons à plus long terme, depuis 2011 à ce jour, la dynamique reste plus ou moins la même».

S’exprimant mardi devant un parterre universitaire, Jaak Raes a également insisté sur les collusions entre les terroristes islamistes et le grand banditisme : « Les trafiquants d’êtres humains, les fournisseurs de faux papiers et d’armes semblent avoir trouvé un avenir dans le djihadisme et la machine de guerre qui y est associée. » Une raison supplémentaire de rester plus que jamais sur ses gardes… et de traquer les criminels de droit commun.

Molenbeek français certifié

Les Identitaires décernent à Trappes le label « Molenbeek français »

03/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : Le mouvement Génération identitaire Paris, jusqu’alors connu sous le nom de Projet Apache, vient de créer le label « Molenbeek français », dont le logo fait référence, par la couleur verte et le graphisme, à la certification halal. Inspiré par le ministre de la Ville Patrick Kanner, qui avait affirmé en mars dernier qu’« il y a aujourd’hui, on le sait, une centaine de quartiers en France qui présentent des similitudes potentielles avec ce qui s’est passé à Molenbeek », « le label “Molenbeek Français“ est la garantie d’un islamisme local », expliquent les identitaires parisiens qui ajoutent :

« Surtout, il est la garantie d’un terrorisme d’origine contrôlée : de sa première prière à sa mort en martyr, en passant par sa radicalisation et son départ en Syrie, vous saurez que le terroriste aura été cultivé localement ! »

Premier lauréat de ce nouveau label, la commune de Trappes, dans les Yvelines : « Trappes est connue pour être un bastion de l’islamisme hexagonal : deux de ses habitants ont agressé des militaires en faction Vigipirate (à Nice et La Défense), au moins quatre-vingt trappistes ont tenté de partir en Syrie faire le Djihad, et le communautarisme islamique est largement toléré par la mairie.
 Trappes méritait donc largement d’être la première ville à recevoir la certification “Molenbeek Français“ ! »

D’autres villes, « tout aussi méritantes », recevront prochainement ce label, qui,

« gage d’un terrorisme de qualité made in Issu-de-l’immigration, ouvre la voie à un jumelage avec une ville sous domination de l’Etat islamique ».

Pas sûr que Guy Malandin, le maire (PS)  de cette commune de plus de 30 000 habitants qui s’honore d’être la ville natale de Jamel Debbouze, Omar Sy ou Nicolas Anelka, apprécie cette labellisation…

Molenbeek français

Drapeau Suède

Menace d’attentat en Suède à l’approche du concours de l’Eurovision

La police suédoise a confirmé mardi avoir reçu des informations sur l’existence de menaces concrètes à Stockholm à l’approche du concours de l’Eurovision qui se déroulera dans la capitale suédoise du 12 au 14 mai. Des menaces si concrètes que l’ambassade des Etats-Unis conseille officiellement aux citoyens américains d’éviter les attroupements de foule en Suède par crainte d’attentats.

D’après plusieurs médias suédois cités par l’agence Reuters et les sites Breitbart et The Local se, les services de sécurité du pays seraient à la recherche d’un groupe d’au moins six à huit terroristes de l’Etat islamique signalés par le renseignement irakien. Ces terroristes auraient quitté l’Irak en février 2015 et seraient arrivés en Suède via la Turquie en se faisant passer pour des réfugiés. Leur objectif serait d’organiser plusieurs attaques terroristes pour forcer la Suède à se retirer de la coalition internationale contre l’Etat islamique.

D’après la télévision publique norvégienne NRK, citée par Reuters, la famille royale norvégienne envisagerait d’annuler son voyage à Stockholm prévu ce week-end pour les célébrations de l’anniversaire du roi de Suède. Les festivités, qui doivent durer cinq jours, pourraient elles aussi être ciblées par le commando de terroristes islamiques déguisés en réfugiés. […]

Pour le directeur du renseignement national américain, James Clapper, le problème, c’est l’incompatibilité fondamentale entre la politique des frontières ouvertes de l’Europe et la sécurité des citoyens. Discutant lundi dernier avec des journalistes lors d’un petit-déjeuner organisé par le Christian Science Monitor, James Clapper, dont les propos ont été repris par le New York Times puis par de nombreux journaux anglo-saxons, a confirmé la présence de cellules terroristes clandestines de l’Etat islamique qui ont profité de la liberté de circulation pour s’infiltrer dans plusieurs pays européens. Outre la Suède, les cibles prochaines pourraient être la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie.

Olivier Bault

Article paru dans Présent n° 8599 daté du 30 avril 2016

Khaled Kelkal

Alain Bauer rappelle que Khaled Kelkal avait eu une enfance privilégiée

23/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Pour en finir avec l’explication sociale, chère à la gauche, de toutes les dérives, le criminologue Alain Bauer a pris l’exemple de Khaled Kelkal, ce terroriste islamiste qui, en 1995 déjà – il y a plus de vingt ans ! –, avait semé la terreur en France, de l’attentat du RER Saint-Michel (8 morts) à celui contre une école juive de Villeurbanne, avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

Or, a rappelé Alain Bauer dans une conférence donnée le 21 avril au Conservatoire national de arts et métiers (Cnam), où il est titulaire de la chaire de criminologie appliquée, Kelkal a raconté sa vie dans un long entretien et cet entretien, « c’est le drame du système » car « on n’est pas dans une analyse sociolâtre », c’est lui qui s’exprime.

Et que dit-il ? Il dit en substance, ironise Bauer : « Ma famille était heureuse, je vivais dans un endroit très sympa, mon collège était super-génial, mes enseignants étaient exceptionnels, j’étais heureux. » Alors ? Alors c’est lui, Khaled Kelkal, qui n’avait jamais été discriminé, à qui s’offrait même un excellent lycée, qui a décidé, avec son libre arbitre, de verser dans la délinquance, comme l’avait fait son frère, puis dans le terrorisme. Il était à ce point doué qu’il ne lui a fallu qu’une semaine pour apprendre à lire l’arabe. En prison.

Au cours de cette même conférence, Alain Bauer a développé la notion de « terroristes honteux », basée sur les exemples des attentats du Thalys, de Saint-Quentin-Fallavier et de Villejuif, et du tandem Abdeslam-Abrini, version islamiste du « C’est un fâcheux malentendu, Monsieur le président ».

Le film de décapitations de masse de l’Etat Islamique a été tourné en 6h et a nécessité plusieurs prises

Ces documents qui en disent plus sur le combattant-type de l’État islamique

21/04/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Des spécialistes américains ont pu consulter des formulaires remplis par des candidats au djihad souhaitant rejoindre l’État islamique.

Ces formulaires remplis en arabe par 4 600 volontaires, datent d’une période comprise entre le début de l’année 2013 et fin 2014. Ils révèlent notamment que les candidats au djihad viennent principalement de 70 pays. La nationalité la plus représentée dans cet échantillon est saoudienne, avec 579 personnes, puis viennent les Tunisiens (559), Marocains (240), Turcs (212), Egyptiens (151) et Russes (141). La liste compte notamment 49 Français, 38 Allemands, 30 Libanais, 26 Britanniques, 11 Australiens, 7 Canadiens, mais aucun Américain.

Les notes des « fonctionnaires » constituent parfois des évaluations. « A menti », « s’il revient, sera emprisonné », « esprit confus », « ne sait pas faire preuve de patience » sont autant de mentions relevées par les spécialistes qui ont épluché ces formulaires.


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Nîmes : enquête sur ces jeunes « Français » qui partent faire le djihad en Syrie

20/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
En France près de 2000 personnes seraient impliquées dans les filières djihadistes. Parmi elles, beaucoup sont parties en Syrie, attirées par la propagande sur internet ou par le discours des recruteurs islamistes.

Dans les cités de Nîmes, de nombreux jeunes ont rejoint les rangs de l’État islamique. Une équipe de France 2 a rencontré deux mères qui n’ont rien pu faire contre le départ de leur fils vers la Syrie.


Bruxelles Métro Attentat

L’Etat islamique aurait infiltré de nouvelles cellules terroristes en Europe

19/04/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : L’Etat islamique aurait fait entrer de nouveaux « combattants » en Europe : c’est ce qu’a affirmé Paul Van Tigchelt, patron de l’Ocam, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace, lors d’une conférence de presse tenue ce matin. L’Ocam a pour mission, sous l’autorité du ministère belge de la Défense, « d’effectuer des évaluations stratégiques et ponctuelles sur les menaces terroristes et extrémistes à l’encontre de la Belgique ».

Le fait que cette information soit donnée par un organisme belge ne signifie pas que les commandos de Daech aient pour mission de perpétrer des actes terroristes en Belgique comme l’ont montré les attentats de Paris, commis par des islamistes partis de Molenbeek.

Un responsable belge de l’antiterrorisme évoque une menace permanente sur les « sites sensibles » de divers pays européens, dont la France, ainsi que sur les « soft targets », ces lieux quasiment impossibles à sécuriser qui se caractérisent par une forte densité de population à un moment donné, comme les centres commerciaux.

Les attentats commis à Bruxelles le 22 mars dernier ont fait 32 morts. A ce jour, 44 personnes sont toujours hospitalisées, dont 24 en soins intensifs.

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Une trentaine d’anciens soldats de la Bundeswehr dans les rangs de Daech

Il fallait s’y attendre. A son tour, l’armée allemande fait face à de plus en plus de cas de radicalisation. D’après une enquête, le Militärische Abschirmdienst (MAD), l’équivalent allemand de la DPSD, a identifié 29 anciens militaires s’étant rendus en Irak ou en Syrie pour rejoindre l’Etat islamique.

Une fois leur contrat terminé ou après avoir été renvoyés, justement pour des problèmes d’extrémisme religieux, ces anciens de la Bundeswehr, dont plusieurs sous-officiers, ont profité de leur formation aux armes pour aller renforcer Daech. Ainsi, depuis 2007, 320 soldats soupçonnés de radicalisation ont été mis sous surveillance par le MAD. Parmi eux, 65 font toujours l’objet d’une enquête et 22 ont été classés comme « islamistes radicaux ». 17 d’entre-eux ont d’ores et déjà été renvoyés, les 5 restants sont arrivés au terme de leur contrat.

Outre ces cas d’anciens militaires reconvertis dans le jihadisme, la Bundeswehr craint également que les islamistes radicaux qui sont encore sous l’uniforme ne servent de recruteurs pour l’organisation terroriste, ce qui permettrait à Daech d’infiltrer l’armée allemande. Pour Hans-Peter Bartels, commissaire parlementaire pour les forces armées, « la Bundeswehr peut être attrayante pour les islamistes cherchant à se former au maniement des armes ».

Si l’état-major considère que ces cas de radicalisation ne sont pas le problème principal, ils demeurent malgré tout « un danger réel qui doit être pris au sérieux ». Pour y faire face, dans un premier temps, la Bundeswehr entend mettre en place des « filtres » permettant de vérifier l’identité de ses recrues. Un système qui existait déjà mais ne concernait que les militaires ayant accès à des documents confidentiels.

Christopher Lings

Extrait d’un article publié dans Présent n° 8590 daté du 19 avril 2016

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Pour lutter contre l’État islamique, l’Union européenne propose d’engager des djihadistes « repentis »

18/04/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Comment lutter contre l’État islamique ? le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, y est allé de sa petite idée. Dans un entretien accordé au journal The Guardian, Gilles de Kerchove propose tout simplement d’engager des djihadistes « repentis » (sic).

Selon lui :

Certains rapatriés n’ont pas de sang sur les mains. Ils peuvent expliquer ce qu’ils ont vécu, qu’ils pensaient rejoindre un califat envers lequel ils avaient une opinion positive, mais qu’ils ont rencontré des personnes qui ont abusé sexuellement ou violenté d’autres personnes.