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Aude de Kerros : « Il faut aimer être libre ! »

15/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Sous la chape de plomb de l’Art Contemporain, art officiel et financier, bouillonne le monde de l’art véritable. Ils vivent difficilement et font partie de la résistance à l’AC, tout comme nous tous, pour peu que nous nous en donnions la peine.

NOVO : L’AC existe par la médiatisation, le scandale dont le blasphème anti-chrétien fait partie. L’Église pourtant insultée, collabore activement à la « sacralisation » de l’AC dans ses lieux de culte : Comment expliquez-vous cela ?
A. de Kerros : Il y a au départ une raison historique et juridique, la loi de 1905 prévoit pour les églises construites avant cette date l’appartenance des murs à l’État qui doit les restaurer. Cela a été la porte d’entrée pour l’installation de vitraux aux contenus non religieux ou blasphématoires dans les lieux sacrés dès la fin des années 70. Le clergé aurait pu protester où refuser s’il n’avait été pris dès les années 80 dans une opération de séduction de la part du clergé d’État. Colloques, rencontres ont été organisées. Les fonctionnaires ont habillé leur discours nihiliste des atours de la théologie apophatique et cela a convaincu. Le clergé catholique, devenu très hostile aux images, a été gentiment subverti. La supercherie fonctionne encore malgré une escalade dans l’outrance.

NOVO : — Ou sont et comment vivent les artistes que vous appelez « invisibles » qui ont une conception autonome de leur création ?
A. de Kerros : C’est un monde infiniment divers que celui des artistes non labélisés par l’État…
Certains arrivent à vivre de leur art, grâce à des galeries situées à l’étranger, peu ont en France des collectionneurs qui achètent encore par goût personnel, à un prix conséquent, sans se préoccuper du marché. Ces cas sont devenus exceptionnels depuis vingt ans environ.
De façon générale, peu d’artistes vivent de leur art. 33 % d’artistes vivant et travaillant en France sont au RSA. Beaucoup quittent Paris, connaissent un exil urbain et trouvent refuge dans des villes en crise industrielle qui accueillent des artistes dans les vieux quartiers abandonnés, les friches industrielles, et sont censés « animer » les quartiers difficiles par leur présence. Depuis peu, ce sont les villages qui les accueillent pour compenser le vieillissement de la population toutes sortes d’initiatives, de collectifs, de marchés sauvages s’ouvrent… ce monde est devenu effervescent. Par ailleurs, un système de vente par Internet, y compris aux enchères, à des prix très bas, mais sans intermédiaires, instaure un bas marché aventureux et sans frontières.
C’est la grande débrouille ! Les intermédiaires du milieu de l’art disparaissent : les galeries qui ne louent pas leurs murs ne peuvent pas résister à la double concurrence de l’État et d’Internet. De même, les critiques d’Art non institutionnels n’ont plus de journaux comme support et donc d’émoluments. L’artiste devient son propre promoteur.
Le monde de l’art, d’État ou non, est en pleine métamorphose.

NOVO : — Alors que faire ? Comment réintroduire une alternative à un art unique ? Comment défendre une pluralité de courants, une liberté artistique ?
A. de Kerros : Il faut aimer être libre !
Il faut distinguer sémantiquement Art et AC, choisir sa pratique. Si l’on est amateur. Exclure celui qui ne fait pas le même choix est une pratique totalitaire, il faut restaurer une concurrence.
Ainsi se reconstituera un milieu de l’art libre, où les relations individuelles sont privilégiées, évoluent hors de la médiation des institutions monolithiques d’Etat et du marché financier. Il s’agit de ne plus pratiquer le principe d’exécration qui a prévalu pendant plus d’un demi-siècle dans ce pays, il a détruit le milieu de l’art, isolé l’artiste face à l’État. Il faut accepter la concurrence et s’affronter aux autres courants. Il reste aussi à reconquérir le public en le respectant. Tant que l’artiste conserve l’arme des formes, rythmes et couleurs, pour donner du sens, il peut résister et même vaincre, l’excès de mal, la mort, le diable.
Frédéric Martel note au tournant de l’an 2000 : « Nous avons assisté à une alliance historique passée entre les intellectuels et les marchands ». En effet, elle est plus dangereuse que celle jadis passée entre le Prince et l’artiste, car elle a exclu « l’Art ». La seule activité humaine, avec la pensée, qui dépasse les contingences de l’économie et de la politique.
C’est le moment opportun où tout est possible !

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Aude de Kerros : « l’AC est devenu un dogme quasi religieux »

Aude de Kerros 11/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Suite de l’entretien avec le graveur et essayiste Aude de Kerros. Son ouvrage, « L’imposture de l’Art Contemporain », dénonce les méfaits d’une forme d’expression qui n’a plus d’artistique que le nom. Elle revient aujourd’hui sur la soumission de l’État français à cette supercherie et sur la toute-puissance totalitaire qu’a acquise le discours autour de « l’art contemporain ».

NOVO : Votre livre décrit les diverses fonctions remplies par l’AC : Est-ce une expression de l’ultralibéralisme global ou un de ses outils ? Pourquoi l’État français participe-t-il à ce choix culturel depuis un tiers de siècle ?
A. de Kerros : L’AC a été d’abord entre 60 et la chute du système soviétique en 1991 une stratégie de la guerre froide culturelle servant à destituer Paris, capitale des arts, au profit de New York. Puis l’AC a porté les couleurs de l’idéologie fondatrice de l’hégémonie américaine, le multiculturalisme, qui a remplacé le marxisme soviétique.
L’administration culturelle française quand elle se dote en 1983 d’institutions à même de diriger l’art s’est curieusement alignée sur les diktats de New York. L’AC est devenu alors l’art officiel de la République. Ses « inspecteurs de la création » décident de ce qui est de l’art ou ne l’est pas. L’art official français a adopté les critères du marché américain.
NOVO : L’AC en France est étatisé, dirigé par un corps de fonctionnaires, les « inspecteurs de la création ». Pourquoi n’y a-t-il pas de débat public ? Pourquoi les élus n’abordent-ils pas ou peu le sujet ?
A. de Kerros : L’art d’État en France est une nouveauté en France, elle date de 1983, il intervient après un siècle de désengagement de l’État dans ce domaine, une liberté exceptionnelle dans l’Histoire qui a fait de Paris la ville de référence pour le monde, car y coexistaient tous les courants, de l’académisme aux plus folles avant-gardes. On accourait de la planète entière pour cela.
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Aude de Kerros : l’Art contemporain, « un double hold-up sémantique »

11/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Le graveur et essayiste Aude de Kerros a bien voulu partager avec NOVOpress quelques réflexions issues de son dernier ouvrage « L’imposture de l’Art Contemporain ». Un entretien d’une grande richesse que nous publions en trois parties.

NOVO : votre dernier livre « L’imposture de l’Art Contemporain » semble dénoncer une tromperie, ou réside l’imposture ? De quel ordre est-elle ?
A. de Kerros : Le mot « imposture » signifie tromperie, ce qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas — et le mot « utopie » veut dire : construction imaginaire ou conception qui paraît irréalisable — si l’on en croit le « Larousse »
L’appellation « Art contemporain » est le résultat d’un double hold-up sémantique : il ne désigne pas « l’Art », c’est-à-dire le langage non verbal, délivrant un sens au-delà des mots par l’accomplissement de la forme, de la matière, de la couleur. Il désigne une procédure conceptuelle dont le but est la critique ou la déconstruction d’une œuvre déjà existante ou d’un contexte. Par ailleurs, I’AC n’est pas comme son nom l’indique « tout l’art d’aujourd’hui », mais uniquement un de ses courants : le conceptualisme.

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L’imposture de l’Art contemporain – Une utopie financière
Editions Eyrolles

Il n’y a rien de commun entre les deux pratiques. L’Art s’évalue d’après des critères esthétiques et de correspondance de la forme et du fond. L’AC se juge selon des critères moraux, d’efficacité, d’utilité. En effet, la très morale finalité de l’AC est de tendre un piège au « regardeur » afin de le déstabiliser et le remettre en question, pour son bien. En détruisant toute certitude, il se veut facteur de paix et de renouvellement permanent. L’humanitarisme de ce dogme, enseigné dans les écoles dès le jardin d’enfants, cache les autres « applications » et utilités financières, monétaires plus triviales.
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"L’univers esthétique des Européens" - Colloque de l’Institut ILIADE le 25 avril. Présenté par Jean-Yves Le Gallou

« L’univers esthétique des Européens » – Colloque de l’Institut ILIADE le 25 avril. Présenté par Jean-Yves Le Gallou

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou, un des co-fondateurs de l’Institut Iliade.

« Il peut y avoir choc de civilisations : la charia n’est pas compatible avec les valeurs européennes et la burka peut difficilement cohabiter avec la minijupe ».


"L’univers esthétique des Européens" - Colloque de l’Institut ILIADE le25 avril. Présenté par Jean-Yves Le Gallou

Institut Iliade

L’ILIADE organise son deuxième colloque samedi 25 avril 2015 à Paris sur le thème de « L’univers esthétique des Européens ». Vous êtes avec Bernard Lugan et Philippe Conrad le co-fondateur de cet Institut pour la longue mémoire européenne, pourquoi ?

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Alain de Benoist

Cet institut de formation et de transmission de la mémoire européenne a été voulu par Dominique Venner. L’écrivain au cœur rebelle nous a chargés de sa création avant d’accomplir son geste sacrificiel en mai 2013 : créer cet Institut était pour nous un engagement d’honneur. Le 21 juin 2014 l’ILIADE a été fondé au sommet du mont Olympe. Notre analyse est la suivante : le Grand Remplacement (de population) est rendu possible par le grand effacement (de notre mémoire) ; nous devons y faire face par le grand ressourcement (dans notre culture et nos traditions).

Le thème de ce deuxième colloque « L’univers esthétique des Européens » n’est-il pas excessivement intellectuel ?

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Slobodan Despot

Je ne crois pas. Bien sûr on se bat contre ce qui nous menace. Mais on se bat mieux quand on a une claire conscience de son identité, une vue du monde, et quoi de plus fort que l’esthétique pour la traduire ? Notre colloque sera « total » : des communications fortes, bien sûr, mais aussi des images de hauts lieux européens (Brocéliande, le Mont Palatin, la Tour de Belem, le Château de la Wartbourg), bref, une évocation des univers celte, latin et germanique. Et une salle décorée notamment d’une grande tenture représentant Diane, la gardienne de la nature. Il s’agit d’un grand panneau décoratif réalisé en Anjou par des artistes françaises. Nous avons aussi fait appel à des peintres et des graphistes pour réaliser des affiches illustrant le thème du colloque. Elles seront en vente sur place. Ce colloque est une pièce majeure dans le dispositif de reconquête culturelle, donc également artistique, qu’il nous faut bâtir.

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[Tribune Libre] Droit au casse PIP - Par Diane Fischer

[Tribune Libre] Droit au casse PIP – Par Diane Fischer

PIP : Poly  implant prothese.

Ma maman m’a toujours dit : «  mieux une jolie petite paires d’abricots bien à toi qu’une grosse paire de melons en plastock ». A croire qu’elle avait encore raison…

Par où commencer ? Passer sur le billard pour une paire de gros nibards c’est tout simplement nul. Non passer sur le billard et dépenser 4000 euros pour une paire de gros nibards ça rime à quoi ? Non, pardon, passer sur le billard , dépenser 4000 euros  et se retrouver avec une paire de prothèses contenant un additif pour carburants ( le Baysilone), ainsi que du Silopren et du Rhodorsil, utilisés dans l’industrie du caoutchouc  fallait-il s’y attendre ? Oui, en partie. En réalité, les produits provenaient d’entreprises de composants industriels et chimiques qui n’avaient jamais été testés cliniquement pour leur éventuelle nocivité sur l’organisme. Cela dit,  les femmes ayant eu recours à la pose de ces prothèses n’étaient pas censées le savoir, c’est un fait.

Donc deux coups de gueule : le premier contre tous ces produits soi-disant inoffensifs ou réputés bon pour la santé qui ne sont en réalité que du poison. Ces produits bien souvent peu ou pas contrôlés envahissent de plus en plus nos hôpitaux, des médecins de mèche avec de grands laboratoires pharmaceutiques  jouent avec  la santé de leurs patients. De plus, il est à noter que  les ratés de la chirurgie esthétique se multiplient  en même temps que sa pratique se banalise. Des femmes mal informées  se retrouvent bien souvent face à des médecins peu scrupuleux, les résultats en sont désastreux.

Le deuxième coup de gueule contre tous ces artifices. C’est moche, bien souvent on ne voit que ça et surtout ça n’est pas nous. Et comme ce qui va sans dire va encore mieux en le disant : n’oublions pas mesdames, que les canons de beauté du 21ième siècle sont dictés respectivement par des homosexuels  en quête perpétuelle d’androgynie,  ou par des fans de porno avec des actrices hongroises de 19 ans. N’oubliez pas non plus que même de sublimes actrices sont aidées par le dieu Photoshop. Simplement restons belles, rebelles… et naturelles.

Diane Fischer

[box class= »info »] Source : le webzine féminin Belle et Rebelle. [/box]

Femme fantasmée ? Une superbe brune de race blanche !

Femme fantasmée ? Une superbe brune de race blanche !

Femme fantasmée ? Une superbe brune de race blanche !11/01/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – La femme fantasmée a un visage. Et même un corps de rêve ! Le site internet Feelunique.com vient de sonder 9 350 internautes sur le physique de la femme parfaite. Les temps changent. L’image américaine de la blonde pulpeuse, façon Marilyn Monroe, ne fait plus chavirer les cœurs. Les internautes de Feelunique.com craquent plutôt pour une superbe brune de race blanche.

Des lèvres pulpeuses, des yeux de biche, de longs cheveux sur une poitrine généreuse… ce portrait robot du canon féminin, imaginé par les internautes, s’avère de type européen, style italien ou espagnol (voir photo). Un esthétisme populaire bien éloigné d’une image métissée véhiculée par la publicité et le marketing des sociétés occidentales.

Crédit photo : DR.