Tag Archives: espace Schengen

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Franxit ? OUI !

14/03/2016 – FRANCE (Présent 8566)

La possibilité accordée aux Britanniques de se prononcer pour ou contre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne fait des envieux. Ceux qui voudraient en bénéficier en Europe, ce sont d’abord les Français. C’est ce qui résulte d’une enquête de l’université d’Édimbourg effectuée le mois dernier auprès de 8 000 électeurs dans six pays : Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède.
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53 % de nos compatriotes souhaitent qu’on leur demande s’ils veulent continuer la folle course vers « une union toujours plus étroite », selon la formule des traités européens. Les Français sont les seuls à être majoritairement partisans d’une telle consultation pour leur pays (45 % en Allemagne, 47 % en Espagne, 49 % en Suède, 39 % en Pologne…) Cette étude, publiée le 10 mars, est la première à interroger les opinions publiques européennes à l’occasion de la consultation au Royaume-Uni.

Si les Français sont majoritairement en faveur d’un référendum au sujet du Franxit, ils sont aussi les plus favorables à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Comme si, faute de bénéficier du même droit, ils se réjouissaient de celui de leur voisin. Fort logiquement, c’est en France que l’on souhaite le plus mettre fin à la liberté de circulation en Europe.
C’est aussi chez nous que 53 % de nos concitoyens veulent réduire l’accès aux aides sociales des étrangers. Au moins que l’on obtienne le peu que les Britanniques ont arraché au Conseil européen, à savoir un délai de quatre ans avant que ces étrangers aient les mêmes prestations que les nationaux !

La classe politique française ne s’émeut guère du vœu des Français. Quoique les dirigeants des partis n’aient que les mots « démocratie », « concertation », « respect » à la bouche, aucun ne songe à interroger les électeurs pour savoir ce qu’ils veulent, sauf le Front national qui annonce un référendum sur l’euro, lié à l’UE. Ces mêmes partis s’étonnent ensuite de la montée en puissance des souverainistes, des nationalistes, qu’ils appellent « populistes » de façon péjorative. En l’absence de consultation directe, ceux qui veulent exprimer leur refus de cette Europe-là votent pour les formations qui la récusent.

Mais il est vrai que cette même enquête révèle aussi qu’en cas de référendum, 45 % des Français voteraient pour rester dans l’UE, 33 % pour quitter (22 % sans opinion). Que les eurocrates ne s’en réjouissent pas trop vite ! Ils ont la mémoire courte. Rappelons que, lors du référendum sur la Constitution européenne, selon les sondages le oui l’emportait massivement en octobre 2004, à 69 % contre 31 % pour le non.
Six mois plus tard, en avril 2005, c’est le non qui faisait la course en tête 54 % contre 46 % pour le oui, ce qui correspondra au verdict final le mois suivant. Pour ce qui est du traité de Maastricht, le oui ne l’emporta que sur le fil, alors qu’au début de la campagne il était massivement plébiscité.
Il est sûr que l’annonce officielle d’un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne, en faisant renaître l’espoir, susciterait un élan vers l’émancipation de la tutelle bruxelloise. À ceux qui en doutent, socialistes, centristes, républicains, nous disons « chiche ! ». Hélas, ils ne se risqueront pas à proposer un référendum…

Guy Rouvrais

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« Frexit », migrants : les sondages nous donnent raison

Source : Boulevard Voltaire

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple.

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple. La première, menée par l’université d’Édimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part, traite du rapport qu’entretiennent les Européens avec l’Union européenne. La seconde, rendue par l’IFOP, étudie l’opinion des Français par rapport à l’immigration. Dans ces deux enquêtes, les Français interrogés donnent raison aux eurosceptiques et aux opposants à l’immigration de masse.
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La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

La conquête de l’Europe commence – Par Guillaume Faye

12/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

En Allemagne, à cause du laxisme – ou plutôt de la volonté complice de la catastrophique Mme Merkel – plus d’un million de ”réfugiés” se sont entassés depuis 2015. Avec tous les problèmes que cela pose. Du jamais vu. C’est l’accélération exponentielle d’un mouvement invasif qui débuta voici plus de trente ans. On passe du goutte-à-goutte au robinet ouvert. La Grèce est submergée. L’Europe est (volontairement) impuissante et ses élites complices, en proie à une logique masochiste d’autodestruction. « Nous n’avons encore rien vu en matière de poussée migratoire » dit Serge Michaïlov, chercheur à l’Iris (Le Figaro, 01/02/2016).

Un mouvement d’invasion programmé

Et il en arrive de partout, profitant de la guerre civile syrienne : de l’Afghanistan à l’Afrique subsaharienne en passant par toute l’Afrique du Nord. Ce n’est plus une immigration massive à jets continu mais bel et bien un mouvement d’invasion. Il risque d’être le début de la disparition par submersion des peuples et de la civilisation européenne millénaire, qui entre dans le projet de génocide (voir autre article de ce blog) des autorités qui gouvernent l’Europe contre ses peuples. La mort, la disparition des peuples européens est un projet qui, pour des raisons différentes, fédère plusieurs acteurs : une partie de la classe dirigeante politique en Europe (surtout à gauche mais pas seulement, voir Mme Merkel), la majorité de l’intelligentsia européenne de gauche ethnomasochiste, certains cercles politiques et économiques américains dirigeants qui veulent se débarrasser du concurrent européen et, évidemment, l’islam lui–même et ses différentes autorités gouvernementales et religieuses.

Je pèse mes mots : ce phénomène historique est beaucoup plus important et plus grave que les deux guerres mondiales de 1914–1918 et de 1939–1945 et que le communisme soviétique (1917–1991), et aura des conséquences beaucoup plus dévastatrices.

Ils arrivent par millions

En 2015, 1,2 millions de migrants sont arrivés en Europe, dont 270.000 mineurs. Rien que sur les îles de Lesbos et de Keos, en mer Égée, on recense 3.000 arrivées par jour selon l’OIM (Office international pour les migrations). Ils sont recueillis, nourris, aidés, aux frais de l’Union européenne ; bien mieux traités que les populations locales paupérisées et au chômage ! Préférence étrangère… En Grèce, salle d’attente pour les prétendus réfugiés, 70.000 d’entre eux sont escomptés fin mars, bloqués en Grèce. 50.000 places d’hébergement provisoires sont prévues. Cet été, avec une météo clémente, les arrivées vont exploser. Depuis le début de janvier 2016, plus de 350.000 migrants sont déjà parvenus en Croatie, Slovénie, Serbie et Macédoine. Ce raz-de-marée humain de populations dépasse tout ce que l’Europe a connu dans son histoire.

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Erdogan sacré sultan avec le consentement de Merkel et Hollande

Source : Boulevard Voltaire
Les Turcs cherchent à conquérir l’Europe depuis 500 ans. Vont-ils y arriver sans livrer bataille ?

Les Turcs cherchent à conquérir l’Europe depuis 500 ans. Vont-ils y arriver sans livrer bataille ? Ils viennent d’obtenir de nous plus que jamais auparavant dans leur histoire. Erdogan tient nos marches orientales. Il garde une des frontières stratégiques du continent. Nous paierons prochainement le prix fort pour cette soumission, en espèces sonnantes et trébuchantes tout autant que politiquement. Nul besoin d’être un grand géopoliticien pour comprendre que l’Union européenne signe en ce moment son arrêt de mort, et peut-être le nôtre par la même occasion.

Erdogan est un grand dirigeant. Il connaît son histoire et se fait une haute idée du rôle que doit jouer la Turquie dans le bassin méditerranéen, et dans le monde. Il se joue de nos représentants, ainsi que le ferait un élève plus âgé avec une petite classe. Il nous a mis à genoux. Cela fait des années qu’il laisse les migrants transiter par la Turquie puis rentrer dans l’espace Schengen. Sans oublier les millions de ressortissants turcs installés en Europe, pour la plupart peu ou pas assimilés. Le tout avec la complicité active de madame Merkel et de la Commission européenne, qui appliquent sans broncher les recommandations de l’ONU, c’est-à-dire encourager une immigration de peuplement massive venue des pays du Sud à destination du Vieux Continent.
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71 % des Français contre Schengen, 59 % contre l’accueil de nouveaux « migrants »

07/03/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La soupe immigrationniste et libre-échangiste est décidément une soupe à la grimace pour les Français, qui sont toujours plus nombreux à être hostiles à Schengen et à l’arrivée de nouveaux « migrants ».

Le réel finit toujours par s’imposer, même face au rouleau compresseur politico-médiatique. L’invasion migratoire, facilitée par les accords de Schengen, passe de moins en moins auprès des Français, selon un sondage IFOP réalisé pour Ouest France.
Selon ce sondage, 71% des personnes interrogées se disent favorables à « la suppression des accords de Schengen » et « au rétablissement, au moins provisoire, des contrôles fixes aux frontières entre la France et les autres pays de l’Union européenne », un chiffre en évolution de quatre points par rapport à juin 2015 (67%).

Nos compatriotes sont toujours majoritairement hostiles à de nouvelles vagues d’immigration décidées par Bruxelles : 59 % restent opposée à la répartition dans les différents pays d’Europe des « migrants qui arrivent par dizaines de milliers sur les côtes grecques et italiennes » et « à ce que la France en accueille une partie ».

Ils sont 77 %/à craindre de la venue de « terroristes potentiels » et 73 % à redouter de « créer un appel d’air ». Notons toutefois que la population sondée compte encore un petit tiers de naïfs ou d’aveugles, puisque 29 % estiment que la France « a les moyens économiques et financiers d’accueillir les migrants » et 27 % que « l’accueil de migrants est une opportunité à saisir pour notre pays, car cela permettra de stimuler notre économie ».

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Les immigrés ont une place d’importance dans la partie d’échecs entre la France et l’Angleterre

04/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier se tenait le sommet franco-britannique annuel réunissant François Hollande et David Cameron. Bien sûr, la question brûlante de cette rencontre portait sur le Brexit qui risque de bouleverser le visage de l’Union européenne. La veille, Emmanuel Macron avait fait planer une menace en affirmant que si la relation entre l’Angleterre et le reste de l’UE se rompait, « les migrants ne seraient plus retenus à Calais ».
De plus, le ministre de l’Économie a subodoré qu’en cas de Brexit, le Royaume-Uni n’aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait inciter les services financiers à quitter le Royaume-Uni pour la France. Dans une telle situation, les immigrés sont une masse bien utile pour le gouvernement français et le Brexit un bon moyen pour s’en débarrasser.
François Hollande a cependant affirmé que ce n’était pas à la France de faire pression sur les Britanniques pour dicter leurs choix.

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De Calais à Athènes, la crise migratoire s’amplifie chaque jour

03/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Depuis début 2016, 130 000 « migrants » sont arrivés en Europe depuis la Méditerranée, selon le haut-commissariat aux réfugiés. Soit davantage que lors des six premiers mois de 2015.

Après l’Autriche, la Slovénie, la Hongrie, la Croatie et la Macédoine, c’était au tour de la Belgique, il y a dix jours, de rétablir le contrôle aux frontières pour empêcher un éventuel afflux de clandestins lié au démantèlement de la « jungle » de Calais. Depuis, 619 personnes ont été refoulées.

Où en est-on du démantèlement à Calais ?
Après les échauffourées de ces derniers jours, il se poursuit dans la partie sud et devrait durer un mois. Mais un quart des clandestins transférés dans les centres d’accueil seraient déjà retournés dans la « jungle », rejoignant la partie nord, pas encore concernée par le démantèlement.

À Athènes, la situation est autrement plus préoccupante
La fermeture des frontières sur la route des Balkans aggrave l’engorgement en Grèce. Actuellement, plus de 20 000 migrants y sont coincés. Et la Commission européenne évalue à 100 000 le nombre de réfugiés qui risquent d’être bloqués en Grèce sachant qu’il en arrive entre 1 000 et 3 000 par jour.

Dans le même temps, l’Europe entend réaffirmer le principe de libre-circulation dans l’espace Schengen, mis à mal par ces fermetures de frontières. Hier, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé qu’un retour à Schengen « est une condition préalable à la solution européenne à la crise des migrants ».

Après la crise financière, c’est une crise migratoire que vit la Grèce
Un nouveau plan d’aide pour la Grèce, c’est ce qu’a annoncé hier la Commission européenne. Mais ce n’est plus pour pallier la crise économique, c’est un fonds « humanitaire » d’urgence de 300 millions d’euros.

Le sommet UE-Turquie consacré à la crise des migrants le 7 mars va-t-il arranger la situation ?
En novembre, Ankara s’était engagé à ralentir le flux migratoire qui traverse la mer Égée depuis ses côtes jusqu’en Grèce, en échange d’une aide de 3 milliards d’euros et d’une accélération de sa procédure de candidature à l’Union européenne. Vu le flux incessant de populations et l’impatience manifestée par Bruxelles, force est de constater que cet accord tarde à produire ses effets.

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De la crise migratoire au Brexit : l’Union européenne en voie d’atomisation

Source : Boulevard Voltaire
Schengen n’est déjà qu’un vague souvenir. L’Euro s’effondre progressivement. Les nations libres s’imposent comme la solution d’avenir, la solution logique.

Le premier coup dur porté à la construction européenne fut le référendum volé de 2005. Une large majorité de Français avaient refusé le traité établissant une Constitution pour l’Europe, avant d’être trahie, peu de temps après, par Nicolas Sarkozy. Échaudés, les télégraphistes de Bruxelles (pardon, les gouvernants français) n’ont, depuis lors, plus présenté de référendum au peuple. Quand le peuple vote mal, on ne le fait plus voter.

L’Allemagne porte la responsabilité du démantèlement prévisible de l’Union européenne. En cause, sa politique égoïste et irresponsable dans tous les domaines : immigration, économie, défense et énergie. Quant à la France, elle est coupable de faiblesse. Soumis, les dirigeants français n’ont eu de cesse de faire des cadeaux à Berlin. Tout s’est accéléré sous la présidence de François Mitterrand, lequel, européiste acharné, craignait que l’Allemagne réunifiée ne se tourne irrémédiablement vers l’Est.
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La situation en Grèce sur le front de l’immigration clandestine se tend

29/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)

Le ministre grec de la Politique migratoire, Yiannis Mouzalas, affirme que 22 000 « réfugiés et migrants » se trouvent actuellement en Grèce.

Un chiffre qui devrait selon lui tripler au mois de mars
Toujours selon le ministre ils devraient en effet être en 50 000 et 70 000 d’ici un mois. Plusieurs facteurs expliqueraient cette hausse. Sous le double effet des contrôles aux frontières et des quotas mis en place unilatéralement par les pays des Balkans, la Grèce se retrouve une impasse pour bon nombre des migrants qui cherchent à rejoindre les pays européens les plus accueillants. Six pays de l’espace Schengen ont rétabli provisoirement — mais pour combien de temps ? — les contrôles à leurs frontières. L’Autriche a décidé la semaine dernière de limiter l’accès à son territoire. Elle ne laisse plus rentrer que 80 demandeurs d’asile par jour et laisse transiter 3 200 personnes. La Macédoine refuse depuis une semaine l’accès aux Afghans et renforce les contrôles pour les Syriens et les Irakiens.

Quatre autres pays ont emboîté le pas des quotas vendredi
La Slovénie et la Croatie, membres de l’U.E. ainsi que la Macédoine et la Serbie ne laissent désormais plus transiter désormais que 580 personnes par jour. Athènes se sent de plus en plus isolée face à ces mesures prises unilatéralement par ses voisins. Le gouvernement grec compte sur la communication en Turquie sur la fermeture du poste-frontière d’Idomeni avec la Macédoine ainsi que sur le déploiement de navires de l’OTAN en mer Égée pour diminuer l’afflux de ces masses migratoires. L’Italie craint à son tour un effet ricochet et une recrudescence de flux, bloqués sur la route grecque. L’espace Schengen semble se craqueler de plus en plus face au poids sans précédent de l’immigration clandestine.

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Brexit pour les dupes

22/02/2016 – EUROPE (Présent 8551)

David Cameron était allé à Bruxelles pour participer au Conseil européen, avec mission de défendre les intérêts des Britanniques en secouant la tutelle bruxelloise, il en est revenu en petit télégraphiste de ses pairs pour convaincre ses compatriotes de rester au sein de l’Union européenne en votant oui au référendum. Pour cela, il faut qu’il ait lui-même l’air convaincu. Il a donc essayé, dès son retour, de démontrer qu’il avait gagné sur toute la ligne… ou presque, et la face de l’Union allait en être changée, comme celle des îles britanniques.
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Le Premier ministre a assuré aux sujets de Sa Majesté que l’accord « nous donne le meilleur des deux mondes », le beurre et l’argent du beurre, les avantages de l’UE sans les inconvénients : « Le Royaume-Uni ne fera jamais partie d’un super État de l’Union européenne, le pays n’adoptera jamais l’euro, nous ne participerons pas aux parties de l’Union qui ne fonctionnent pas. » Il peut donc faire campagne pour le oui, ses revendications ont été satisfaites. Mais cela, c’est un discours à usage interne…

Tout est changé, dit-il. Rien n’est changé, répondent ses homologues. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a certes déclaré que l’accord « renforce le statut spécial de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Pas glamour, mais sans concession sur les valeurs fondamentales de l’Europe ».
Et sans « dérogation aux règles » européennes, s’est empressé d’ajouter François Hollande, qui a précisé : « Il n’y a pas de révision prévue des traités et de droit de veto du Royaume-Uni sur la zone euro, ce qui pour la France était très important. » Est-ce donc l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein ? Non, il s’agit d’un marché de dupes : en échange d’un engagement ferme du Premier ministre britannique de soutenir le oui, il n’a reçu que des promesses conditionnelles, à l’accomplissement lointain ou hypothétique.

Parmi ses revendications, il y avait l’abrogation, ou au moins la réduction, du versement des allocations familiales pour les travailleurs européens dont les enfants sont restés au pays. Accordé ! Mais l’adoption définitive dépend du vote du Parlement européen qui n’interviendra qu’après le référendum du 23 juin ! Quant au veto des parlements nationaux sur les projets européens, il se traduit par ceci : quand 16 de ces 28 parlements nationaux s’accorderont pour contester un texte de la Commission contraire au principe de subsidiarité, à ce moment-là, figurez-vous que l’accord prévoit de déclencher… « une discussion approfondie » (sic) au Conseil.
C’est tout !

David Cameron demandait d’échapper à l’engagement vers une « Union toujours plus étroite », l’un des piliers de la construction européenne. Il a obtenu cette exemption. Laquelle sera effective quand elle sera intégrée au traité européen lors d’une prochaine révision à une date inconnue… si révision il y a. Ce qui signifie que la Grande-Bretagne est toujours soumise à cette clause. David Cameron voulait un délai de quatre ans pour les ressortissants de l’UE au Royaume-Uni avant de bénéficier des aides sociales, il n’a obtenu qu’une limitation de ces aides.

Il est douteux qu’avec un tel bilan, Cameron convainque ses concitoyens de dire oui à cette Europe-là, alors que le non a le vent en poupe. Le Brexit est pour bientôt.

Guy Rouvrais

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Jacques Sapir alerte à nouveau sur les conséquences de l’euro pour la France

22/02/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Selon l’économiste Jacques Sapir, il est plus que temps de tirer le bilan de l’impact de l’euro sur l’économie française. En effet, approuvée à une très courte majorité lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, entrée en service en 1999 pour les transactions bancaires puis en 2002 de manière concrète pour la population des pays de la zone euro, cette monnaie est censée avoir amélioré la situation globale de la France, selon le discours officiel.

Sur qui se base le discours officiel ?

Selon des économistes comme Mundell, McKinnon ou encore Kennen, plus l’économie d’un pays est ouverte sur l’extérieur, moins le taux de change est important ; et si l’économie d’un pays est diversifiée, cela réduit l’impact de ce que l’on appelle des « chocs exogènes » permettant à ce pays d’être lié à d’autres par des taux de change fixes. En conséquence de quoi, un pays aurait tout intérêt à se lier à d’autres, tant que le capital et le travail sont parfaitement flexibles, et que son économie est diversifiée.
Ces travaux sont basés, selon Jacques Sapir, sur des visions fausses des processus économiques. Ils ne prendraient pas en compte le phénomène de persistance du commerce international, et négligeraient l’influence de facteurs endogènes sur le développement du commerce qui redonnent toute leur importance aux dévaluations pour redonner de la compétitivité aux pays.

Quelles seraient alors les conséquences réelles de l’euro ?

Toujours selon Jacques Sapir, l’euro a favorisé l’Allemagne, qui, sans lui, aurait eu à affronter une forte hausse de son taux de change. Cela s’est fait au détriment de pays comme la France ou l’Italie, qui, par exemple, ont vu leur industrie s’effondrer en raison d’un trop important déficit commercial corrélé à une trop grande différence de compétitivité-coût.
De surcroît, le coût économique de l’euro s’accompagne d’un coût social propre à désagréger la société française.
En effet, l’euro pousse l’économie réelle à réduire ses coûts et les états à mettre en œuvre une politique d’austérité, entraînant l’augmentation incontrôlée du chômage de masse, et la captation de la richesse par un petit nombre au détriment de la majorité.

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Nouvelle compagnie méditerranéenne de ferries : Frontex

19/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Un bateau de la mission de « surveillance des frontières » de Frontex a recueilli hier 900 clandestins. En raison du mauvais temps, c’est maintenant tous les migrants qui sont pris à bord des navires de Frontex.

Hier, le bateau bulgare « Obzor », en mission au large de l’île grecque de Lesbos pour le compte de Frontex, a recueilli en mer quelque 900 migrants. Ce n’est plus une mission de douane, c’est un véritable service de ferry qu’a organisé l’agence de surveillances des frontières européennes. En effet, l’Obzor a fait trois tournées ce jeudi entre le port de Mytilène, dans l’île de Lesbos, et la côte turque, distante de quelque 8 km. Ce navire de 43 mètres peut embarquer beaucoup plus de migrants que les vedettes de patrouille de Frontex, d’une capacité maximale de 50 personnes.

En raison du mauvais temps et du froid, nous embarquons maintenant tous les migrants que nous trouvons, car les risques sont beaucoup plus grands qu’en été

explique Ewa Moncure, porte-parole de l’agence européenne des frontières.

Et plutôt que de faire courir des risques aux migrants sur les premiers kilomètres de leur parcours, pourquoi ne pas aller directement les chercher à quai, en Turquie ? S’il n’est évidemment pas question de laisser mourir de froid des naufragés, la seule solution pour décourager les passages clandestins et dangereux serait des les ramener à leur point de départ, non de destination.


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Europe centrale : durcissement des mesures contre l’immigration

17/02/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que la Commission européenne prévoit l’arrivée d’au moins 3 millions d’immigrés supplémentaires dans l’Union européenne, d’ici 2017, les pays d’Europe centrale se montrent de plus en plus réticents à l’idée d’en accueillir chez eux.

Dernièrement, l’Autriche s’est ajoutée à la liste…
Hier, le ministre de l’Intérieur autrichien conservateur, Johanna Mikl-Leitner, a, en effet, annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières avec la Slovénie, la Hongrie et l’Italie ainsi que l’instauration de diverses mesures. Parmi ces dernières, la mise en place de grillages dans le but d’endiguer l’arrivée de clandestins. Toutefois, pour le moment, il est difficile de dire si ces annonces relèvent d’un coup de communication ou d’une volonté politique de mettre fin à l’immigration.

Les pays du groupe de Visegrád se montrent quant à eux de plus en plus offensifs…
Ils envisagent, en effet, de fermer leurs frontières dans les Balkans. Le groupe de Visegrád regroupe 4 pays, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie. Lundi, ses dirigeants se sont réunis, à Prague, pour notamment examiner la crise migratoire. La Bulgarie et la Macédoine étaient également invitées pour la première fois à cette rencontre. La réunion avait pour but d’appuyer une fermeture des frontières dans les Balkans pour afin de bloquer l’arrivée de clandestins venant de Grèce en direction vers l’Allemagne ou la Suède. Viktor Orbán a annoncé que la Hongrie était prête « à fournir des gardes-frontières et d’autres ressources humaines et matérielles aux pays qui seraient prêts à bâtir une deuxième ligne de défense au sud de la Hongrie ».

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Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

Medvedev craint un califat mondial d’ici 20 ans

15/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
‪À la conférence sur la sécurité de Munich, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a averti ses collègues « si rien n’est fait maintenant, on vivra tous d’ici 20 ans dans un Califat mondial‬ ». Il a exhorté les États qui mènent le monde à mettre de côté leurs différends qui mènent « vers une nouvelle guerre froide » et coopérer pour lutter contre le terrorisme international.
Des propos qui donnent un relief particulier à d’autres déclarations du même Medvedev à la presse allemande : « C’est juste stupide d’ouvrir les portes européennes et d’inviter tout le monde à y entrer. […] Certains de ses réfugiés, et pas seulement quelques individus, mais probablement des milliers entrent en Europe en tant que bombes humaines pouvant exploser à n’importe quel moment »

Publié le
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‪Manif pour défendre les libertés publiques‬ : les discours

13/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Retrouvez les principaux discours des intervenants à la manifestation pour défendre les libertés publiques, à Paris le jeudi 11 février 2016.
‪Béatrice Bourges,‬ Jean-Yves Le Gallou, Christine Tasin, Frédéric Pichon, Karim Ouchikh et Robert Ménard on évoqué le Général Piquemal, envoyé au ballon et qui se déballonne (peut-être sous pression), le recul des libertés publiques, le totalitarisme mou de la clique de Hollande… laissons conclure Jean-Yves Le Gallou, citant Hélie de Saint Marc : « un homme doit garder la capacité de résister, de s’opposer, de dire non. Ensuite il n’a pas à s’excuser. »