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Clash au Parlement des Pays-Bas : « Retournez en Turquie ! »

18/11/2016 – PAYS-BAS (NOVOpress) : « Si vous aimez tant votre pays, retournez y vivre, retournez en Turquie ! » : tels sont les aimables propos que Louis Bontes a lancé à Selçuk Öztürk dans l’enceinte du Parlement néerlandais, où ils siègent tous deux comme députés, ce qui est bien leur point commun !

Selçuk Öztürk, un musulman né en Turquie en 1972, est un ancien du PvdA, le Parti travailliste, qu’il a quitté pour fonder sa propre formation avec un autre élu également né en Turquie et tout aussi musulman, Tunahan Kuzu.

Louis Bontes est député lui aussi mais il n’est ni turc ni musulman. Elu sous l’étiquette du Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, dont il s’est éloigné depuis tout en continuant à défendre les mêmes convictions, il est même farouchement hostile à l’islamisation de son pays.

Alors quand Selçuk Öztürk a commencé à prôner la suppression de l’armée des Pays-Bas, le sang de Louis Bontes n’a fait qu’un tour. Et il est allé lui parler du pays…

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Erdogan marche sans mystère vers un totalitarisme islamiste

Poignée de main glaciale ce 15 novembre à Ankara où les deux ministres des Affaires étrangères, l’Allemand Steinmeier et le Turc Cavusoglu, se rencontraient. Leur échange public est clairement sorti des ronds de jambes habituels aux diplomates, même au bord de la guerre. Voici comment le conservateur Die Welt résume la situation :

« Jamais une visite allemande en Turquie n’a jamais été aussi froide. Pour la crise des réfugiés ou pour combattre l’État Islamique : l’Europe aurait besoin d’Ankara. Mais les négociations sont maintenant très difficiles. La visite en Turquie de Frank-Walter Steinmeier, qui était censé calmer les choses le démontre. Le gouvernement turc a servi des allégations mensongères à Steinmeier. Le ministre turc des Affaires étrangères Cavusoglu prétend que l’Allemagne est un refuge pour les terroristes du PKK. Steinmeier récuse ces allégations et exhorte la Turquie à respecter le droit. »

Walter Steinmeier sait qu’il joue serré. La pauvre petite Mogherini propulsée responsable de ce qui tient lieu de diplomatie de l’Union européenne ne fait à l’évidence pas le poids. Et les fautes répétées de François Hollande ont sérieusement mis à mal l’entente franco-allemande.

De la sorte, c’est bien à Berlin que se joue, pour le meilleur et pour le pire, le destin de l’Europe. Or, actuellement ministre, Herr Steinmeier, membre du parti social-démocrate, est officiellement candidat à la succession du pasteur Gauck comme président de la république fédérale. Ceci déplaît à toute une partie de la droite, et sans doute aussi à l’énigmatique chancelière.

L’élection présidentielle allemande aura lieu au printemps et les élections législatives à l’automne 2017. Toute [nouvelle] faute dans un dossier aussi sensible que le dossier turc risque fort de compromettre le fragile équilibre de la Grande coalition socialo-conservatrice et de conduire à une alliance à gauche « rot-rot-grüne » incluant les nostalgiques de l’Allemagne de l’est de Die Linke. On passerait de la Große Koalition à une Große Katastrophe.

Dans une telle partie, les régimes autoritaires comme celui d’Erdogan tirent facilement, au début, leur épingle du jeu. Mais Walter Steinmeier semble tenir bon. Souhaitons qu’il ne cède pas. Non la Turquie des islamistes ne doit pas entrer en Europe.

Rien de cela n’étonnera vraiment ceux qui ont pris le soin de lire mon petit livre sur « La Question turque et l’Europe »publié en 2009, à une époque où pourtant le totalitarisme rampant de l’AKP ne se dessinait qu’en demi-teinte. Les docteurs Tant Mieux ne voulaient pas l’admettre. Et pourtant nous y sommes.

J’avançai accessoirement alors une certitude : la diplomatie turque saurait reprendre la route de Moscou. C’est ce qui s’est produit – en dépit des désaccords profonds sur de nombreux dossiers, y compris en Syrie. Et plus encore, sur le dossier kurde où Erdogan a fait délibérément le choix de plonger les Kurdes de Turquie dans une guerre que l’on croyait finie.

Le directeur de l’Obs, Matthieu Croissandeau, parmi tant d’autres qui avaient cru en la Turquie européenne, se lamentait le 10 novembre à propos de cette « fragile démocratie ».

Depuis l’étrange tentative coup d’État de juillet, Erdogan a mis en place une répression sans précédent, totalement arbitraire, frappant tous ceux qui lui déplaisent, les dénonçant comme des « comploteurs » : plus de 35 000 personnes ont été jetées en prison, appartenant à l’armée, à l’administration, à l’enseignement, à la magistrature, aux médias… Il a dû vider les prisons des voyous pour les remplir des honnêtes gens.

En vain, les hauts magistrats internationaux ont-ils demandé à visiter leur collègue diplomate et juriste Aydin Sefa Akay qui fut arrêté le 21 septembre. Juge des Tribunaux criminels internationaux des Nations Unies, il travaillait en particulier sur les crimes au Rwanda. On ne sait rien sur son sort – présent et à venir – ni sur celui des autres prisonniers.

Personne ne peut plus fermer les yeux.

Jean-Gilles Malliarakis

Texte repris du site de L’Insolent

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Le Turc Erdogan menace l’Europe de chaos migratoire avant Noël

05/11/2016 – TURQUIE (NOVOpress) : Le président turc Recep Tayyip Erdogan menace d’ouvrir les vannes migratoires vers l’Europe si les 80 millions de Turcs n’obtiennent pas le droit de circuler librement à travers toute l’Union européenne ! Il a même fixé un ultimatum : avant Noël ! « Notre patience approche de ses limites, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Nous n’allons pas attendre jusqu’à la fin de l’année. »

Aux termes de l’accord conclu au printemps 2016 avec l’Union européenne, il avait été prévu que la Turquie contrôle – enfin ! – ses frontières et reprenne les migrants ayant réussi à passer vers l’UE, moyennant 6 milliards d’euros ! Moyennant aussi la suppression des visas pour les Turcs désirant se rendre en Europe, mais sous réserve que la Turquie remplisse un certain nombre de critères démocratique – on ne voit d’ailleurs pas le rapport –, ce qui n’est évidemment – et heureusement – pas le cas avec le renforcement de la répression dans toutes les strates de la société turque.

Depuis cet accord, le nombre de migrants arrivant en Grèce a chuté de façon spectaculaire, avec 2 970 migrants ayant traversé la mer Égée en octobre contre 211 663 au cours du même mois de l’année dernière. Un geste d’Erdogan et la digue s’ouvrira… Et Joyeux Noël les infidèles !

Eric Zemmour et les Panama Papers : « Les élites ont fait sécession »

05/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a réagi à la publication des « Panama Papers ». D’abord avec amusement : « La vie est cruelle. On fait des efforts pour sortir du lot. Pour être riche et célèbre. Pour réussir sa vie, selon les canons de l’époque. Et puis un jour, on s’aperçoit qu’on n’est qu’un raté, qu’un zozo, qu’un minable, un moins que rien. On n’ose pas rentrer chez soi. On a peur du regard de sa femme, de ses enfants. Peur de leur avouer la triste réalité : non, on n’a pas de compte au Panama. […] Celui qui à cinquante ans n’a pas de compte au Panama a raté sa vie. »

L’entame est amusante, le plat de résistance est féroce : car au fait, « pourquoi Panama et pourquoi pas le Delaware ? Pourquoi les copains de Poutine et pas les copains de Wall Street d’Obama ? Pourquoi le Syrien Assad et pas le Turc Erdogan ? Pourquoi Platini et pas Zidane ? Pourquoi Lionel Messi et pas Cristiano Ronaldo ? Qui instruit ? Qui vérifie ? Qui condamne ? Qui alerte et qui est alerté ? »

En 1892, déjà, la IIIe République avait vacillé face au scandale de Panama. « Mais à l’époque, c’était de la corruption traditionnelle, à l’ancienne. Depuis, les élites ont fait de gros progrès. Elles se sont internationalisées, mondialisées […] Comme l’avait prédit Christopher Lasch dans son livre La Révolte des élites, elles ont pris le large. De leurs pays et de leurs peuples. Elles sont devenues des citoyens de monde. Les paradis fiscaux, c’est leur paradis. Un lieu idyllique, sans impôt, car l’impôt est historiquement l’acte de naissance des nations. […] C’est le fondement de la solidarité nationale et le fondement de la démocratie puisque les représentants du peuple votent l’impôt. »

Eric Zemmour conclut, assassin : « Les élites mondialisées, comme disait Chevénement, ont fait sécession, élites politiques, économiques, financières, sportives mais aussi mafieuses, venues des pays démocratiques comme des dictatures. Un monde à part, un monde dans le monde, qui vit sa propre vie, avec ses codes, ses relations, ses valeurs, loin des peuples – ces graines de populistes –, loin des lois, loin des administrations fiscales, dans le temps toujours béni de la mondialisation heureuse… »

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24/03/2016 – BERLIN (NOVOpress avec Présent) :

L’office de la statistique allemand (Destatis) publiait lundi les chiffres de l’immigration en 2015 : l’Allemagne a eu en 2015 un solde migratoire net de 1,14 million, avec 2 millions d’étrangers arrivés et 860 000 repartis. C’est plus du double du chiffre de 2014 et un record historique absolu, sans doute sous-estimé d’ailleurs, selon les aveux à la presse du directeur du Destatis. Le nombre de citoyens étrangers résidant officiellement en Allemagne atteint désormais 9,1 millions. En 2015, il y a eu largement plus d’arrivées d’étrangers que de naissances, alors qu’un tiers environ des enfants naissant en Allemagne sont eux-mêmes issus de l’immigration, et pour la première fois la grande majorité des arrivants n’étaient pas originaires du continent européen.

Angela Merkel compte bien sur l’accord UE-Turquie de la semaine dernière pour freiner l’invasion qu’elle a elle-même encouragée. Mais la CSU bavaroise, parti frère de la CDU de la chancelière, n’y croit pas. Les Bavarois critiquent notamment la suppression des visas pour les citoyens turcs, craignant un afflux de Kurdes de Turquie fuyant les exactions d’Erdogan. Ceci alors que la fermeture des frontières sur la route des Balkans avait enfin réduit de manière drastique l’arrivée de clandestins en Allemagne. Un communiqué de l’agence de presse allemande DPA informait le 22 mars qu’il y avait eu ce mois-ci, d’après les chiffres du ministère des Affaires sociales bavarois, 5 280 arrivées à la frontière entre l’Allemagne et l’Autriche, soit une baisse de 93 % depuis janvier !

Après les attentats de Paris, Angela Merkel insistait lourdement sur l’absence de liens entre immigration et terrorisme. Pourtant les services allemands ont déjoué plusieurs attentats islamistes ces derniers mois et ils arrêtaient, pas plus tard que mardi encore, trois Kosovars soupçonnés de préparer des attaques terroristes. Après les attentats de Bruxelles, le chef du syndicat de police DPoIG a expliqué qu’il fallait se préparer pour une longue période de terreur et que les villes allemandes ne seraient pas épargnées. D’autres syndicats de police ont exprimé leur inquiétude et demandé plus de moyens et une coopération renforcée au niveau européen.

Ce sont donc bien tous les citoyens allemands qui sont aujourd’hui menacés à cause de la politique d’Angela Merkel, et pas que les jeunes femmes et jeunes filles ayant à subir l’explosion des cas d’agressions sexuelles.

Olivier Bault

Article paru dans le quotidien Présent n° 8574 daté du 26 mars 2016

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136 députés allemands dénoncent les atteintes à la liberté de la presse en Turquie

18/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À quelques heures d’un nouveau sommet entre la Turquie et l’Allemagne, 136 députés allemands ont envoyé jeudi 17 mars une lettre au président turc Erdogan pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse dans son pays. Les députés allemands attaquent surtout les procédures entamées contre Can Dündar, le rédacteur en chef d’un quotidien. Ce journaliste est un adversaire du régime islamiste turc. Ses prises de position politiques ainsi que celles de son chef de bureau à Ankara ont provoqué leur arrestation, le 25 novembre 2015, pour « espionnage » et « divulgation de secret d’État ». Mais cette lettre des députés allemands est aussi en lien avec le comportement de la Turquie envers le correspondant de Der Spiegel qui n’a pas pu renouveler son droit de séjour sur le sol turc.

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Un groupe radical revendique l’attentat d’Ankara

18/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) ont revendiqué l’attentat d’Ankara sur leur site Internet. Il s’agit d’un groupe radical kurde proche des rebelles du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Ce nouvel attentat à la voiture piégée a fait 35 morts et plus de 120 blessés dimanche dernier dans la capitale turque. Il s’agirait d’une riposte aux opérations de sécurité menées par les forces de l’armée dans le Sud-est kurde du pays.
L’ambassade, le consulat et le lycée allemand à Ankara ont fermé leurs portes toute la journée de jeudi alors même qu’un nouveau sommet sur les clandestins réunit l’Union européenne et la Turquie à Bruxelles.

« La Turquie finance Daesh, le Qatar et l’Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra »

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Face aux exigences des oppositions syriennes, notamment le départ d’Assad avant tout processus politique, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar Al-Jaafari, pointe du doigt les ingérences étrangères. Non seulement le financement et le soutien de Daesh et d’Al-Nosra par la Turquie et l’Arabie Saoudite, mais aussi les erreurs stratégiques européennes et américaines. Un discours empreint de realpolitik, à l’heure où le retrait russe risque de fragiliser les positions du gouvernement légal.

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Le double jeu de la Turquie

14/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
L’Union européenne joue un jeu très dangereux avec la Turquie. Croyant pouvoir se fier à cet allié bien encombrant, prisonniers de leurs mensonges, de leur bêtise et de leur lâcheté, les dirigeants européens se trouvent incapables d’être fermes avec les Turcs.

La Turquie islamiste d’Erdogan porte une lourde responsabilité dans la tragédie syrienne. Alliée inconditionnelle de l’Arabie Saoudite, des États-Unis et des rebelles extrémistes sunnites luttant contre le régime de Bachar El-Assad, la Turquie semble être devenue un allié plus qu’encombrant pour l’Union européenne. Ennemis héréditaires des Peshmergas kurdes, pourtant principaux adversaires à Daesh, les Turcs, malgré nos timides recommandations, n’hésitent plus à fragiliser directement les adversaires des islamistes et autres djihadistes opérant en Syrie.
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La capitale turque a été ensanglantée hier soir par un attentat

14/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Une voiture piégée a explosé à un arrêt de bus d’une grande place d’Ankara, la place Kizilay. Le bilan est de 34 morts et 125 blessés. L’attentat n’a pas été revendiqué. La Turquie est en état d’alerte depuis l’été après plusieurs attentats, revendiqués notamment par l’État islamique. Le dernier attentat a eu lieu il y a 3 semaines. Il avait été revendiqué par une organisation kurde qui avait annoncé de nouvelles attaques à venir.

Crise migratoire : « le temps de toutes les factures est venu pour Angela Merkel »

11/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Un accord est intervenu entre l’Europe et la Turquie pour que cette dernière reprenne les migrants sur son territoire. Un accord paraphé et négocié par Angela Merkel. D’où vient son revirement ?

« C’était il y a un mois, c’était il y a un an, c’était il y a un siècle« , lance Éric Zemmour en introduction. « Les ‘on va y arriver », les leçons de morale de fille de pasteur luthérien, la bonne conscience, Les unes du monde entier à sa gloire, La promesse d’un prix Nobel de la paix : pour Angela Merkel aussi, c’était mieux avant« , poursuit le journaliste. Selon lui, le temps de toutes les factures est venu » pour la chancelière allemande.

Éric Zemmour rappelle ensuite que les frontières se rappellent au bon souvenir des dirigeants européens :

Tous les pays de l’Est, que Merkel croyait avoir achetés, se sont rebiffés. Les Italiens et les Français l’ont ensuite lâchée sur la crise des migrants. On revenait aux fondamentaux, loin des illusions universalistes des bien-pensants et de la commission de Bruxelles : les frontières servaient à quelque chose !


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Accord UE-Turquie : le couple franco-allemand à l’épreuve de la crise migratoire

11/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le 7 mars dernier a eu lieu le sommet entre la Turquie et l’Union européenne destiné à trouver un accord – et éventuellement un début de solution — à la crise migratoire que traverse l’Europe
Ce sommet aurait pu être qualifié de « germano-turc » tant l’Union européenne et la France en particulier, en ont été tenues à l’écart. Turcs et Allemands s’étaient déjà mis d’accord, avant même le début du sommet ! Le représentant de la France à Bruxelles n’a en effet été informé d’un accord que le dimanche 6 mars à 19 h, alors même qu’Angela Merkel présentait un plan, déjà accepté par les Turcs. Où est donc l’excellence de la « coopération franco-allemande », vantée par le président Hollande ?

Pourquoi le cavalier seul de Mme Merkel ?
Angela Merkel jouait son bilan politique lors de ces négociations. Il lui fallait éviter d’apparaître en situation délicate sur sa scène politique intérieure, et d’empêcher une nouvelle percée sur sa droite de l’AfD (Alternative für Deutschland). Elle devait donc arracher aux Turcs la promesse d’un retour en Turquie des clandestins arrivés en Grèce.

Quand on est à la tête de la première puissance économique du continent, ça aide à avoir les coudées franches
« On a tiré un trait sur la France depuis des mois », a affirmé une source à la chancellerie, à Berlin. Ce n’est plus Paris, mais Ankara, qui est le partenaire privilégié de Berlin dans le dossier de la crise migratoire. L’accord UE-Turquie, mené en sous-main de bout en bout par Berlin, renforce l’hégémonie allemande sur l’Europe. Une nouvelle alliance germano-turque qui rappellera de bien mauvais souvenirs à certains…

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Erdogan sacré sultan avec le consentement de Merkel et Hollande

Source : Boulevard Voltaire
Les Turcs cherchent à conquérir l’Europe depuis 500 ans. Vont-ils y arriver sans livrer bataille ?

Les Turcs cherchent à conquérir l’Europe depuis 500 ans. Vont-ils y arriver sans livrer bataille ? Ils viennent d’obtenir de nous plus que jamais auparavant dans leur histoire. Erdogan tient nos marches orientales. Il garde une des frontières stratégiques du continent. Nous paierons prochainement le prix fort pour cette soumission, en espèces sonnantes et trébuchantes tout autant que politiquement. Nul besoin d’être un grand géopoliticien pour comprendre que l’Union européenne signe en ce moment son arrêt de mort, et peut-être le nôtre par la même occasion.

Erdogan est un grand dirigeant. Il connaît son histoire et se fait une haute idée du rôle que doit jouer la Turquie dans le bassin méditerranéen, et dans le monde. Il se joue de nos représentants, ainsi que le ferait un élève plus âgé avec une petite classe. Il nous a mis à genoux. Cela fait des années qu’il laisse les migrants transiter par la Turquie puis rentrer dans l’espace Schengen. Sans oublier les millions de ressortissants turcs installés en Europe, pour la plupart peu ou pas assimilés. Le tout avec la complicité active de madame Merkel et de la Commission européenne, qui appliquent sans broncher les recommandations de l’ONU, c’est-à-dire encourager une immigration de peuplement massive venue des pays du Sud à destination du Vieux Continent.
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Incertitudes autour des négociations politiques pour la Syrie

08/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Plus d’une semaine après le cessez-le-feu, la situation syrienne reste incertaine
Le cessez-le-feu tient bon pour le moment, offrant un répit aux combattants et aux civils syriens. Dans ce climat relativement apaisé, les acteurs internationaux espèrent pouvoir animer des négociations décisives entre le gouvernement et l’opposition afin d’arriver à une solution politique acceptable pour la Syrie. Allant dans ce sens, Moscou avait même évoqué la possibilité d’une solution fédérale au problème syrien. Mais ces négociations sont, pour le moment, loin d’être une certitude pour tous les acteurs en jeu.

L’opposition freine des quatre fers face à ces négociations
Si les représentants du gouvernement syrien ont annoncé leur présence aux négociations, la question est plus épineuse du côté de l’opposition. En effet, si le porte-parole du Haut comité des négociations, la structure qui rassemble les acteurs clefs de l’opposition et de la rébellion, a annoncé qu’ils seraient présents à Genève dès vendredi pour les négociations, c’est pour mieux être contredit quelques heures plus tard par le coordinateur général de cette même structure.
Pour ce dernier, la décision est loin d’être prise et le HCN va « évaluer la situation dans les prochains jours et prendre la décision adéquate ». Dans cette optique, une délégation du HCN doit rencontrer à Genève dans les prochains jours l’équipe chargée de surveiller le bon déroulement du cessez-le-feu.

Dans le collimateur du HCN, on retrouve la trêve et le rôle de Bachar Al Assad
Parmi les raisons invoquées par l’opposition pour freiner ces négociations on retrouve bien sûr le rôle de Bachar Al Assad dans la Syrie post-conflit. En effet, là où l’opposition et ses soutiens saoudiens réclament tout bonnement un gouvernement de transition où Bachar Al Assad n’aurait aucun rôle, les autres acteurs sont moins catégoriques.

Erdogan meeting strasbourg

Turquie : Erdogan met un tour de vis à la presse

source : OJIM
Depuis son arrivée au pouvoir en 2002 avec le parti islamiste AKP, Erdogan n’a cessé de s’attaquer à la presse. Les journalistes, dessinateurs, blogueurs, écrivains (et nombre de citoyens ordinaires) sont harassés. Plus de 1800 plaintes ont été déposées à ce jour par le ministère de la justice turc. Et la Turquie pointe toujours au 149e rang sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse.

L’AKP a franchi un pas de plus vers un régime islamiste autoritaire en faisant fermer le principal journal du pays, Wazan, un ennemi de choix pour le régime intégriste, à la fois lié à son ennemi intime Fethullah Gulen et porte-voix de l’opposition.
Dans le même ordre d’idée, deux journalistes du quotidien Cumhuriyet ont été inculpés pour avoir publié les preuves de transfert d’armes de la Turquie vers des groupes terroristes syriens. S’ils ont été libérés après 92 jours de détention provisoire, les journalistes Can Dündar et Erdem Gül sont toujours en attente de leur procès.

Entre-temps, l’Union Européenne négocie des aides à la Turquie pour la supplier de ne pas transférer un peu plus de « réfugiés » vers l’Europe de l’est et de l’ouest…
À noter que dans le même temps la justice turque fait preuve d’une étrange clémence vis-à-vis des passeurs qui exploitent les migrants. Chacun se rappelle l’exploitation obscène de la photo du petit syrien Alan Kurdi échoué sur une plage turque. Les convoyeurs qui risquaient jusqu’à 35 ans de prison ont été condamnés à 4 ans et deux mois pour bonne conduite et ont l’intention de faire appel.

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L’Europe se livre aux Turcs

08/03/2016 – EUROPE (Présent 8562)

Gribouille se jetait à l’eau pour éviter d’être mouillé par la pluie. Hollande et Merkel, nos Gribouille, ont poussé l’Union européenne à se livrer à la Turquie musulmane pour éviter d’être envahie par des « migrants » musulmans. C’est ce qui vient de se décider au sommet européen, en présence du Premier ministre turc ; on discutera des détails et des modalités pendant quelques jours encore, mais le principe est acquis.
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Ankara gardera les candidats au départ vers l’Europe chez elle et acceptera même le retour de ceux dont nous ne voulons pas, en échange de six milliards d’euros. En novembre dernier, il n’était question que de la moitié. Mais, depuis, la Turquie a fait monter les enchères. Elle aurait tort, de son point de vue, de ne pas profiter de la situation : l’UE est aux abois, prête à se soumettre aux exigences de ceux auxquels elle a remis son sort. Mais ce volet financier n’est pas le pire ! La Turquie entend que ses ressortissants soient dispensés de visa pour pénétrer dans l’espace européen et ce dès le 1er juin, et que les négociations en vue de son adhésion à l’UE reprennent. « Nous voulons que cinq chapitres de négociations soient ouverts aussi vite que possible », a exigé le chef du gouvernement turc, Ahmet Davutoglu. Il dit « nous voulons » et l’Europe s’incline.

L’Allemagne et la France, entre autres, étaient hostiles, jusqu’ici, à faire de ce pays à 85 % musulman le 29e membre de l’Union, pas seulement pour cette raison culturelle, mais aussi parce que plus il y a d’adhérents, moins elle est gouvernable. Et puis, les droits de l’homme n’y sont pas respectés. Ils ne le sont toujours pas, le gouvernement vient d’interdire un journal de l’opposition. Peu importe ! Aujourd’hui, foin de ces considérations, devant l’urgence, les dirigeants européens cèdent sur tout, ou presque, pour arrêter ces millions d’individus qui se pressent à nos frontières.

Faire appel à la Turquie scelle l’impuissance de l’Europe face à une situation dont elle est responsable. Elle a décrété la libre circulation des personnes à l’intérieur de l’espace Schengen sans avoir rendu ses frontières hermétiques. Puis Mme Merkel a crié « bienvenue ! » à tous ceux qui voulaient venir, ils sont venus et ils continuent. On ne sait qu’en faire ! Il était question de les répartir : sur les 160 000 prévus, il y a six mois, il n’y en a que mille qui ont été acceptés ailleurs. Les pays de l’Est étant les plus réticents, ce sont eux aussi qui ont bataillé pour que l’on ne cède pas tout à la Turquie.

La route des Balkans étant fermée, les « réfugiés » s’entassent dans des conditions épouvantables en Grèce devenue cul-de-sac. Alors que, dès novembre, Erdogan s’était engagé à empêcher l’embarquement pour les îles grecques, 15 000 à 20 000 candidats à l’exil continuent d’y arriver chaque semaine depuis les côtes turques. Bruxelles n’a pourtant déboursé pour Athènes que 380 millions, alors qu’elle est prête à donner six milliards à Ankara, qui ne fait pas (encore) partie de l’UE ! Dès le 1er juin, les 75 millions de citoyens turcs pourront librement venir chez nous, sans visa. Ils ne s’en priveront pas. Ce ne sera pas le remplacement de musulmans par d’autres : ils s’ajouteront à ceux que nous avons déjà.

Guy Rouvrais

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Vers un accord sur les envahisseurs avec la Turquie et l’Europe ?

07/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’Europe discute avec la Turquie sur l’arrivée des envahisseurs. La discussion porte sur le sort de ces personnes dès leur départ en mer Égée. L’échange a eu lieu entre Erdogan et Donald Tusk, le président du Conseil européen.

Sur quoi porterait l’accord ?
L’accord porte sur les envahisseurs qui ne disposent pas de droit d’asile, mais non sur ceux qui arrivent suite à la situation de leur pays. La Turquie demanderait près de trois milliards d’euros pour recueillir ces envahisseurs. La finalité de cette discussion est de prévoir un accord qui serait en vigueur dès le mois de juin.

Malgré les restrictions d’un potentiel accord, les débordements des envahisseurs n’en finissent pas ?

En effet, l’Allemagne vient de mettre en ligne un site détaillant les relations sexuelles afin que les envahisseurs sachent se comporter avec les citoyennes allemandes. Ce site détaille, par des dessins, les coutumes occidentales des couples et nuance parfaitement les partenaires.

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Le président turc fait chanter l’Europe

Source : Sputnik
La dernière fois que les pays européens ont payé un tribut à la Turquie remonte aux sultans de la fin du XVIe siècle.

Mais cette « tradition » sera certainement ranimée lors du prochain sommet UE-Turquie lundi 7 mars — on ne pourrait qualifier autrement les 3 milliards d’euros déjà promis par la chancelière allemande Angela Merkel à ses interlocuteurs turcs. Non content, le président turc Recep Tayyip Erdogan affirme toutefois que cette somme est insuffisante. Après tout, il doit aussi compenser les pertes budgétaires liées à l’absence de touristes russes dans son pays. Il a donc exigé de l’Europe qu’elle porte le montant des aides destinées au logement des réfugiés à 5 milliards d’euros.
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