Tag Archives: environnement

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Le plan Obama, 70 ans après Hiroshima (Présent 8411)

05/08/2015 – MONDE (NOVOpress)

Présenté le 2 août par Barack Obama, l’America’s Clean Power Plan vise à réduire de 32 % d’ici à 2030 les émissions de carbone américaines, car « il n’y a pas de défi qui pose une plus grande menace pour notre avenir et pour les générations futures que le changement climatique ». Ce projet privilégiant les énergies « propres » a consterné des États producteurs de charbon (qui, pur hasard bien sûr, élisent généralement des parlementaires du parti républicain), mais soulevé l’enthousiasme de l’autre côté de l’Atlantique. L’Union européenne a immédiatement salué les « efforts sincères » du locataire de la Maison-Blanche pour préserver les appas de Dame Nature et François Hollande s’est extasié sur « le courage du président Obama », dont le plan « constitue une contribution majeure au succès de la conférence de Paris sur le changement climatique » – dite 21 COP et à laquelle doivent participer près de deux cents pays.

250 000 tués, combien de cancéreux et de malformés ?

Dans l’euphorie générale, personne n’a relevé que ce plan censé contribuer au sauvetage de la planète a été dévoilé septante ans, presque jour pour jour, après l’un des plus grands dommages jamais infligés à celle-ci : la vitrification du Japon les 6 et 9 août 1945 par des bombes atomiques à l’uranium 235. Celle lancée sur Hiroshima, à 9 500 mètres d’altitude par le pilote Paul Tibbets (qui avait baptisé son avion-tueur du nom de sa mère, Enola Gay, et qui fut décoré dès son retour aux States), d’une puissance de 15 kilotonnes et recouverte de signatures et d’injures à l’adresse des Nippons, répondait au petit nom charmant de Little Boy. 75 000 personnes (dont les deux tiers de civils) périrent ce jour-là, 50 000 autres enfouies sous les décombres succombant ensuite à leurs blessures, à l’étouffement ou aux miasmes, et un épais nuage noir s’éleva qui allait s’étendre sur 500 kilomètres au-dessus du Pacifique.
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Avec quels dommages pour l’environnement ? À l’époque, le sujet n’était pas à la mode. Heureusement, car nombre de survivants, de Hiroshima comme de Nagasaki, autre ville martyre quant à elle bombardée le 9 août (40 000 tués sur le coup, le bilan ne cessant ensuite de s’alourdir) présentèrent des lustres durant des pathologies cancéreuses. Les fausses couches se multiplièrent, comme les enfants nés avec de lourdes malformations.
Selon l’historien Howard Zinn, on compta au moins 250 000 victimes. Mais c’était, paraît-il, le prix à payer (par les seuls ennemis de l’Amérique) pour la reddition du Japon, qui se faisait par trop attendre – la capitulation n’eut lieu que le 2 septembre. Et tant pis si, depuis l’ouverture d’archives militaires, on a appris depuis que beaucoup de généraux états-uniens, mis au courant du projet, l’avaient estimé « militairement inutile, moralement condamnable ou les deux ». Au point qu’Harry Truman, alors président après la mort de Roosevelt (et Grand Maître de la Grande Loge du Missouri), prétendra en 1955 dans ses Mémoires avoir pris la décision de faire atomiser le Japon pour lui éviter de… tomber sous la coupe de Staline !

En 2015, que pensent les États-Uniens de l’ordalie infligée au pays du Soleil levant ? Interrogés en février dernier par le Pew Research Center, 56 % l’estimaient justifiée au motif que, « sans la bombe, des milliers, des centaines de milliers, voire des millions de GI’s seraient morts en attaquant le Japon ». Ni compassion, ni repentance, ni réparations, ni « devoir de mémoire », donc, mais une parfaite bonne conscience. Il y a toujours des victimes moins égales que d’autres.

Camille GALIC

pape francois

Une encyclique sur l’environnement

19/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui paraît l’encyclique Laudato Si, (« Loué sois tu »), consacrée à l’environnement. Dès lundi, il y avait eu des fuites de cette encyclique, dont des extraits avaient paru dans le journal italien l’Espresso.
Fortement irrité par ces fuites, le Vatican avait choisi de suspendre l’accréditation de celui qui en était à l’origine, le journaliste Sandro Magister.
Même si le Vatican s’est empressé de faire savoir qu’il ne s’agissait pas de la version définitive, les 192 pages parues dans le journal italien donnent une idée du ton de l’encyclique.
À six mois de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tiendra à Paris, cette encyclique est très attendue, d’autant qu’elle s’adresse non aux seuls catholiques mais, selon les mots du pape, « à tous ». En outre, c’est la première fois qu’une encyclique est entièrement consacrée à l’écologie.

De quoi cette encyclique parle-t-elle ?
Cette encyclique porte notamment sur le réchauffement climatique, que le pape attribue autant à des causes naturelles qu’à des causes humaines, parmi lesquelles la combustion des énergies fossiles. Pointant les responsables de cet état de fait, il s’adresse plus particulièrement aux pays du Nord, écrivant « Les négociations internationales ne peuvent pas progresser de manière significative à cause de la position de pays qui privilégient leurs intérêts nationaux plutôt que le bien commun ». Il écrit également « les peuples en voie de développement, où se trouvent les réserves les plus importantes de la biosphère, continuent d’alimenter le développement des pays les plus riches au prix de leur présent et de leur futur ».

S’agit il d’une encyclique de gauche ?
On pourrait le croire, mais cette vision est simplificatrice, le pape étant au delà de la contingence des classifications politiques. D’autre part, cette encyclique s’inscrit dans le cadre de l’écologie intégrale, qui concerne aussi la défense de la vie, la promotion de la dignité humaine et la lutte contre toutes les formes de manipulations génétiques. Les médias ont pour l’instant largement occulté cet aspect, se faisant un pape à leur image…

Crédit photo : thierry ehrmann via Flickr (CC) = le pape François dans le documentaire « No Legend N°12 by Abode of Chaos »

Tourisme de masse à Venise : une ONG italienne, « Italia Nostra », tire la sonnette d'alarme

Tourisme de masse à Venise : une ONG italienne, « Italia Nostra », tire la sonnette d’alarme

31/07/2014 – VENISE (NOVOpress) – « Italia Nostra » est une organisation non gouvernementale italienne qui dénonce le tourisme de masse à Venise. En cause, le chiffre de 59.000 touristes par jour, pour un maximum acceptable de 33.000 selon une étude remontant à 1988. En jeu ? L’existence même de Venise et de sa lagune, menacés par les projets immobiliers et les transports, en croissance continue. Conséquence directe : une destruction lente mais certaine de l’écosystème de la lagune, une salinité en hausse et la destruction des plantes aquatiques qui oxygénaient l’eau. Le fond de la lagune s’est également significativement abaissé (1 mètre en 70 ans), mettant en danger la structure même de la ville.

« Il ne faut accepter qu’un nombre très limité de groupes organisés de touristes et seulement sur réservation », propose Italia Nostra, même si l’ONG est consciente qu’une mesure de ce genre « entraînera momentanément une réduction des flux commerciaux et, en apparence, le déclin de l’économie locale ». L’ONG propose de développer d’autres activités (recherche universitaire, écotourisme) pour « créer une économie plus riche que celle basée sur le seul tourisme » de masse. (AFP).

Leur site : www.italianostra-venezia.org
Crédit photo : zskdan viza Flickr (cc)

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Le parc naturel de Yosemite menacé par un gigantesque incendie

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L’État brade les forêts françaises aux multinationales

L’État brade les forêts françaises aux multinationales

17/06/2014 – via REPORTERRE Les services de l’État, chargés de conserver et développer les ressources de nos forêts, succombent aux sirènes du lobby industriel : dans le Lot, soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers vont être vendus pour destruction à une multinationale. C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine.


Soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers, gérés par l’ONF sur la commune de Lavercantière (46) pour les principaux partenaires de la forêt française, sont en passe d’être cédés pour destruction à Imérys Ceramics France-Quartz.

Cette multinationale doit en effet satisfaire à tout prix l’appétit de ses actionnaires et exploiter jusqu’au dernier les galets de quartz situés sous ces vergers. Imérys invoque « des marchés stables, porteurs et la nécessité de sécuriser ses clients ». Les services de l’Etat, pour leur part, ont l’ambition d’en retirer des compensations financières. (…)

Lire la suite : reporterre.net

Dakota : les vidéastes amateurs filment une tornade au plus près

30/05/2014 – WATFORD (NOVOpress) – Des ouvriers ont filmé une gigantesque tornade, qui s’est abattue ce lundi sur une plateforme pétrolière située près de la ville de Watford, dans le Dakota du Nord (États-Unis). Les vidéastes amateurs ont filmé l’arrivée du vortex depuis leur véhicule. Ils sont sains et saufs.

La tornade a néanmoins fait neuf blessés, dont un grave et détruit au moins 15 véhicules. Une adolescente de 15 ans se trouve dans un état grave.

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La bilharziose, une maladie tropicale fait son apparition en Corse

La bilharziose, une maladie tropicale fait son apparition en Corse

15/05/2014 – via Sciences et Avenir – MALADIE TROPICALE. Plusieurs cas groupés de personnes contaminées par la bilharziose, probablement à la suite de baignades dans une rivière de Corse-du-Sud, ont été signalés aux autorités sanitaires le mois dernier, a-t-on appris mardi auprès de la Direction générale de la santé (DGS) et de l’Agence régionale de santé (ARS) de la Corse.

Les personnes concernées n’ont pas séjourné dans une zone d’endémie de la maladie et se sont toutes baignées dans le Cavu, une rivière de Corse-du-Sud », précise l’ARS-Corse dans un communiqué.

La bilharziose (ou schistosomiase) est une maladie provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces, essentiellement dans les zones tropicales et subtropicales. Elle fait parties de la liste des maladies tropicales négligées contre lesquelles de nombreux pays s’était engagés à lutter en 2012 en signant la Déclaration de Londres.

Elle se traite facilement mais l’infection passe souvent inaperçue au départ, et des complications intestinales ou uro-génitales ne se manifestent souvent que plusieurs années après, aboutissant à des lésions des reins, de la vessie, du foie, des intestins et des vaisseaux sanguins, voire dans certains cas à des décès.

Lire l’article en intégralité : sciencesetavenir.fr

Crédit photo : philippephotos via Flickr (cc)

Le viticulteur bio condamné en première instance

Un viticulteur bio condamné en première instance

09/04/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Le principe de précaution a eu raison de la viticulture biodynamique. Emmanuel Giboulot a été condamné en première instance à 1.000 € d’amende. Ce viticulteur bio avait refusé de traiter chimiquement ses vignes contre la flavescence dorée. Cette maladie grave de la vigne ne touchait pas son département et ne constituait donc pas de menace urgente. De plus il n’existe pas de traitement ciblé, et c’est tout l’écosystème de la vigne qui est détruit par ces traitements chimiques. Le viticulteur va faire appel, mais le dogme du tout chimique et du traitement préventif n’est pas encore entamé.

Crédit photo : Morburre via Wikipédia (cc).

Pesticides : un tueur d’€™abeilles croupit dans les flaques

Un jeune chercheur québécois est le premier au monde à mettre le doigt sur une des causes de la disparition massive des abeilles à l’échelle planétaire. Après deux étés à étudier les champs montérégiens, Olivier Samson-Robert, de l’Université Laval, est convaincu que le tueur se cache dans les flaques d’eau des champs. Il s’agit d’une famille de pesticides appelés néonicotinoïdes, employés massivement comme enrobage des semences. Ces substances se répandent dans le sol et dans la plante par la sève.

Lire la suite : journaldemontreal.com
Crédit photo : jrguillaumin via Flickr (cc)

Environnement : les océans transformés en décharges à ciel ouvert...

Environnement : les océans transformés en décharges à ciel ouvert…

05/04/2014 – PERTH (NOVOpress) – Les recherches en cours au large de la côte Ouest de l’Australie, dans l’océan Indien, n’ont pas encore permis de localiser l’avion disparu de la Malaysian Airlines, le désormais tristement célèbre Boeing 777-200, mais elles ont une fois de plus attiré l’attention sur les monceaux de détritus flottant dans les océans, rendant les recherches encore plus ardues.

Les éléments qui composent ces décharges flottantes vont de la taille d’une bouteille en plastique à celle d’un conteneur maritime, qui se transforment en plaques de déchets, littéralement appelées « soupes de plastique », d’un poids équivalent à plusieurs millions de tonnes, emportées par les cinq grands gyres océaniques.

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Bordeaux : Un millésime 2013 qui s’annonce difficile

Bordeaux : Un millésime 2013 qui s’annonce difficile

14/03/2014 – BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux)
La production de vin, on l’oublie trop souvent, est comme toutes les activités agricoles, liée aux aléas de la nature. Et celle-ci n’a pas été clémente avec les vignerons l’année dernière. Résultat, le millésime 2013 s’annonce globalement faible, avec des quantités historiquement basses à Bordeaux, notamment dans les grands vins, qui effectuent une sélection de plus en plus drastique.

Beaucoup d’exploitations connaissent une situation financière très précaire, et la grêle qui s’est abattue sur une partie du vignoble, notamment dans l’entre-deux mers, risque d’être fatale pour un certain nombre d’entre-elles. C’est pour attirer l’attention des pouvoirs publics, qu’avait lieu ce matin une manifestation du collectif « SOS vignerons sinistrés », qui demande notamment une réorientation des aides directes pour ceux qui sont au bord du dépôt de bilan.

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Un viticulteur risque la prison pour avoir refusé de polluer

Un viticulteur risque la prison pour avoir refusé de polluer

17/02/2014 – DIJON (NOVOpress) – Un viticulteur bourguignon, Emmanuel Giboulot, exploite depuis plus de quarante ans 10 hectares de vignes en agriculture biologique. Le 24 février prochain, il passera devant un tribunal correctionnel pour avoir refusé de déverser un pesticide dangereux sur sa vigne. Il risque jusqu’à 6 mois de prison et 30.000 € d’amende.

Comment en est-il arrivé là ? En juin 2013, le préfet de Côte d’Or prend un arrêté pour contrer une hypothétique épidémie de flavescence dorée, une maladie de la vigne, transportée par un petit insecte, la cicadelle. Cet arrêté prévoit l’usage d’un pesticide extrêmement nocif, puisque tuant toutes sortes d’insectes nécessaires à la régulation de la vigne pour éviter les parasites et bien évidemment les abeilles, dont les colonies disparaissent de manière inquiétante.

Emmanuel Giboulot opte alors pour une solution plus respectueuse des équilibres biologiques, car il existe des traitements naturels bien connus des vignerons et très efficaces. Il faut savoir que l’agriculture biologique se caractérise par l’absence d’usage de produits chimiques de synthèse, se voulant le prolongement d’une l’agriculture traditionnelle et ancestrale à l’opposé de l’agriculture intensive. De nombreux vignerons et viticulteurs sont ainsi passés en « bio » et produisent des vins réputés dans le monde entier. Mal en a pris à Emmanuel Giboulot : fin juillet, suite à la dénonciation d’un inspecteur de la direction régionale de l’Agriculture, il est mis en examen comme un vulgaire criminel.

Une déclaration de soutien est alors lancée par l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle et recueille à ce jour plus de 75000 signatures, invitant non seulement les internautes à soutenir publiquement Emmanuel Giboulot, mais à soutenir toutes les initiatives visant à privilégier l’usage d’alternatives naturelles plutôt que des produits de synthèse.

Pour apporter, vous aussi, votre signature à la déclaration de soutien, cliquez ici.

Crédit photo : damienroue via Flickr (cc)

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Les récifs coralliens : un carnaval de couleurs en péril

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« Transition énergétique » : vers un saccage des paysages ?

« Transition énergétique » : vers un saccage des paysages ?

05/10/2013 – 08h00
PARIS (via Polémia) –
Le 16 septembre 2013 François Hollande a reçu un rapport sur la « transition énergétique » préalable à la grande messe verte qui a suivi les 21 et 22 septembre. Davantage de pathos que de bon sens. Le nucléaire reste l’atout maître de la France en matière d’énergie. Le remplacer ne sera pas simple : construire des centaines d’éoliennes par département ? C’est saccager les paysages. Isoler 500.000 logements par an c’est mieux mais ni les particuliers, ni l’Etat n’y sont financièrement prêts. André Posokhow fait un point technique pour Polémia.

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Bernard London et l’obsolescence planifiée

Bernard London et l’obsolescence planifiée

Un livre-phare et la critique de Serge Latouche

Bernard London, Juif originaire de Russie, est l’auteur d’un texte (« Ending the depression through planned obsolescence ») tout à fait étonnant et important dans l’histoire des idées. Ce texte est paru en 1932 aux Etats-Unis, où il s’était installé. Il y soutenait l’idée d’un plan pour « introduire de l’ordre à la place du chaos » et mettre fin au « gâchis social » d’une main d’œuvre inemployée, en d’autres termes au chômage de masse. Sur quoi reposait son plan ? Il s’agissait de la mise en œuvre systématique, planifiée, de l’obsolescence des objets, c’est-à-dire de leur usure accélérée et de leur mise au rebut.

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