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Fin du récit national ! Tribune de Vincent Revel

Fin du récit national ! Tribune de Vincent Revel

« Quels trésors de noblesse et de poésie, quelles richesses matérielles aussi représentent ces églises de France que nous sommes en train de laisser s’écrouler ! Il n’y a pas sur terre de France deux églises rurales qui soient en tous points pareilles, pas plus qu’il n’y a deux feuilles identiques dans la vaste forêt. Eglises romanes, églises gothiques, églises de la Renaissance, églises de style baroque, toutes portent un témoignage magnifique, le plus puissant, le plus abondant des témoignages, en faveur du génie français… Elles sont la voix, le chant de notre terre. » Voici un bien bel hommage de Maurice Barrès à ce qui donne une âme à nos villages ! Hommage encore plus poignant lorsque l’on sait que ces édifices religieux ont pour la plupart été construits sur des lieux de culte païens plus anciens, nous rappelant l’origine de nos sociétés, nos racines profondément enfoncées dans cette terre que nos ancêtres occupent depuis plus de 2500 ans.

En brisant l’unité nationale, en s’attaquant à l’histoire de notre pays par le biais de la transmission à l’école, en faisant des Français un peuple de bâtards sans origine précise où chaque minorité détient le droit de s’approprier notre mémoire, nos politiques assument pleinement leur volonté de déconstruction.

Leur logique, inscrite dans une dynamique néo-libérale, allergique aux mots partie, peuple, frontière, nation, fierté, répond parfaitement à l’esprit de repentance qui anime nos élus depuis bien trop longtemps. Comme le dit l’historien Pierre Nora, « les nouveaux programmes portent une forme de culpabilité nationale qui fait la part belle à l’islam, aux traites négrières, à l’esclavage, et qui tend à réinterpréter l’ensemble du développement de l’Occident et de la France à travers le prisme du colonialisme et de ses crimes. » Jamais un peuple n’a accepté avec une telle intensité que l’on salisse la mémoire de ses anciens avec autant de mépris. Jamais un peuple n’a accepté que l’on enseigne à ses enfants la honte de soi et la haine de son pays. Jamais un peuple ne s’est soumis aussi docilement face à la trahison de ses élites ! Notre vie trépidante de néo-consommateurs nous éloigne de plus en plus de notre identité. Alors que cette dernière est attaquée de toute part, notre esprit de résistance ne répond plus. Incapable de nommer correctement les choses, nous esquivons les débats, les difficultés en faisant mine de ne rien voir, de ne rien comprendre. L’angélisme de nos dirigeants, dicté par un bien vivre ensemble qui sent de plus en plus le communautarisme sectaire, relayé sans cesse par nos médias, déteint sur l’ensemble de la société. Lire la suite

Pédagogie dite « moderne » ! Tribune libre de Vincent Revel

Pédagogie dite « moderne » ! Tribune libre de Vincent Revel

Que l’on soit à Mossoul ou à Paris, la même logique domine les esprits. Comme le dit Vincent Badré, dans sa chronique qu’il réserve à La Nouvelle Revue d’Histoire, pendant que « les islamistes crient leur victoire et détruisent les statues de l’ennemi » (photo au musée de Ninive, Irak) nos penseurs modernes et leurs sbires « étouffent l’enseignement du latin et négligent le patrimoine historique ».

Avec quelques nuances dans les moyens adoptés, une volonté de destruction anime les politiques entreprises aussi bien sur les bords de Seine que sur ceux de l’Euphrate et du Tigre.

En Irak et en Syrie, les islamistes ne font qu’assumer pleinement la loi coranique et, malgré les indignations des uns ou des autres, appliquent scrupuleusement, sans tromperie et sans hypocrisie, leur programme de remplacement pour laisser place au pire régime théocratique.

C’est bien pour cette raison que l’attitude de la France, en tant que co-responsable de la situation dramatique en Syrie, est inacceptable. Il était prévisible qu’en fragilisant l’autorité légale de la Syrie la menace islamiste sunnite, déjà présente en Irak, ne pouvait que se renforcer dans la région. Les indignations et les craintes vis-à-vis de Palmyre et de son passé romain et grec proviennent aujourd’hui des mêmes autorités qui voulaient, il y a de ça moins de deux ans, armer les djihadistes en guerre contre les soldats de Bachar el-Assad. Cette irresponsabilité et cet amateurisme sont révoltants.

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Ecole

L’école, lieu de discriminations contre la France populaire

23/04/2014 – FRANCE (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Claude Meunier‑Berthelot a fait toute sa carrière dans l’Education nationale. Elle publie aujourd’hui un livre sans concessions intitulé C’est l’identité française qu’on assassine, dont Jean‑Yves Le Gallou a rédigé la préface.

Tout l’intérêt du livre est de mettre en lumière le fait que le « Grand remplacement » évoqué par Renaud Camus a pour condition de possibilité un « grand effacement », celui de l’histoire française et européenne. Et le lieu de cette opération est précisément l’école. Ainsi, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, toutes les réformes éducatives ont peu à peu conduit à oblitérer les éléments centraux de la culture française. L’allègement des programmes, invoqué au nom du bien‑être des élèves, a conduit à négliger des pans entiers d’histoire de France.

L’école, lieu de discriminations contre la France populaire

Le livre évoque aussi la panne de l’ascenseur social et la mise en place de l’éducation prioritaire
La notion de reproduction forgée par Pierre Bourdieu sert d’arme de combat politique à la gauche pour condamner la culture française associée à une culture dominante illégitime. Au nom d’un idéal égalitaire abstrait, les dirigeants français ont mis en place le collège unique, qui a rompu la dynamique de sélection des meilleurs éléments, indépendamment de leur origine sociale.

Pour compenser cet échec, les mêmes gouvernements ont alloué plus de moyens aux zones d’éducation prioritaire
On a vu de multiples filières parallèles d’accès à de grandes écoles se mettre en place exclusivement au profit de certaines minorités. Il apparaît en définitive que les classes populaires non issues de l’immigration ne jouissent pas des moyens offerts désormais aux populations issues de l’immigration. En somme, la discrimination positive repose sur une discrimination négative envers les populations de souche. Comme le disait fort justement Jean Macé « qui tient les écoles tient la France » ; le projet de nos gouvernants semble être de modifier en profondeur le visage de la France.

Réforme du collège : la novlangue obligatoire

Réforme du collège : la novlangue obligatoire

Source : Le Figaro – « Réforme du collège : la novlangue obligatoire ! » – « Aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs ». Non, ce n’est pas le titre de la brochure d’une secte post-Raélienne mais bien celui des nouveaux programmes de collège pour les langues étrangères et régionales (cycle 4, page 17). Ce jargon « pédagogiste » fait son grand retour dans les nouveaux programmes scolaires pour l’école primaire et le collège.

Ainsi, dans la section consacrée à l’éducation physique et sportive le lecteur apprend avec bonheur que l’élève ne nage pas, non, il « traverse l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête ».

Pas question non plus de s’adonner à de vulgaires jeux de raquettes, l’objectif c’est de « rechercher le gain d’un duel médié par une balle ou un volant » (page 23). Toujours dans cette section l’élève est invité lors des activités de combat à «vaincre un adversaire en lui imposant une domination corporelle symbolique et codifée». Une prose digne des plus belles pages de Cinquante nuances de Grey.

Au-delà de ces citations absconses qui amusent et inquiètent les réseaux sociaux, ces programmes sont le révélateur d’une réalité bien plus inquiétante: la déconnexion consommée entre ceux qui les rédigent et les autres, qui les subissent au quotidien. En effet, comment ne pas s’inquiéter du fait que personne, au sein du conseil supérieur des programmes, n’ait perçu le caractère risible des intitulés et la vacuité du vocabulaire employé ?

Choix conscient ou non, l’emploi d’une telle novlangue est par essence le produit d’une idéologie déréalisante, c’est également un moyen de tenir à l’écart les parents en rendant, par l’utilisation d’un charabia scientiste, extrêmement compliqué ce qui pourrait être simple et clair. Au fond, les programmes sont réalisés non pas pour les élèves et les enseignants, mais bien au nom d’une certaine conception du système éducatif, d’une certaine idée de l’enfant.

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Ecole : Hollande et son sabre de bois (Présent 8279)

Ecole : Hollande et son sabre de bois (Présent 8279)

23/01/2014- PARIS (NOVOPress)
Pour éviter qu’un jeune ne s’égare dans la voie de l’islamisme, il convient que l’école le guide dans le droit chemin républicain. C’est ce que le chef de l’Etat appelle « l’acte II de la refondation de l’école », on a déjà oublié ce qu’était l’acte I… François Hollande a opté pour la fermeté ! Ainsi : « Aucun incident ne sera laissé sans suite. Chaque fois qu’il y aura une mise en cause de la dignité, de l’égalité entre jeune fille et jeune garçon, qu’il y aura une pression, un mot qui sera prononcé qui met en cause une valeur fondamentale de l’école et de la République… » Ah mais ! Que se passera-t-il alors ? Le président n’hésite pas et affirme : « Il y aura une réaction ». Ouf ! Laquelle ? Là encore, sa voix ne tremble pas pour le dire : « Tout comportement mettant en cause les valeurs de la République ou l’autorité des enseignants fera l’objet d’un signalement au chef d’établissement. »

Une du numéro 8279 de "Présent"

Une du numéro 8279 de « Présent »

Signalés au chef d’établissement ? Les collégiens et lycéens de banlieue en tremblent. Ils ne soupçonnaient pas que la République irait jusque-là pour les mettre au pas. Le lendemain, leur ministre de tutelle, Najat Vallaud-Belkacem, n’a pas été moins combative qui a précisé que ces cas-là seront non seulement « signalés au directeur d’école ou au chef d’établissement » mais en plus « suivis d’un dialogue avec les parents », voire « d’une sanction disciplinaire » mais, attention, point trop n’en faut pour ne point les désespérer, la sanction n’interviendra, elle, que « le cas échéant ». Un dialogue avec leurs parents, le coup est rude !

Quelles sanctions ? On n’ira pas jusqu’à les mettre au piquet pour ne pas les humilier, mais ce sera quand même terrible ! Les élèves pourront « écoper » (sic) de mesures de responsabilisation à effectuer auprès d’associations pour « développer leur conscience citoyenne et les aider à réfléchir à la portée de leurs actes ». Ainsi, grâce à cela, ils auront enfin une attitude civique, leur conscience assoupie étant éveillée au son du clairon républicain, ils comprendront qu’on peut aider les vieilles dames à traverser la rue sans leur piquer leur porte-monnaie. Dans les cas les plus douloureux, un juge de proximité pourra leur infliger un « rappel à la loi », qui est le terme juridique pour « tirer les oreilles ». Ils ne s’en remettront pas.

Le sabre de bois hollandais supposé tarir, à terme, les sources du djihadisme, ne concerne que les « meilleurs » de nos jeunes, c’est-à-dire ceux qui sont restés dans le système scolaire. Mais les autres qui l’ont déjà fui ? Ceux qu’on appelle aujourd’hui « décrocheurs » et qu’on nommait jadis « cancres » ? Ce sont eux qui sont disponibles pour l’aventure guerrière en Syrie et terroriste en France. Rien n’est prévu.

Mme Najat Vallaud-Belkacem a également annoncé, incidemment, que les « candidats professeurs seront évalués sur les valeurs de la République. » On doit s’interroger sur cette formule. Il n’est pas rare qu’une mesure applicable à l’origine aux uns le soit finalement aux autres. Faites pour écarter d’éventuels islamistes, elle pourrait être opposée aux professeurs qui refuseraient l’égalité entre homosexualité et hétérosexualité ou ne sacrifieraient pas à la théorie du « genre ». Vigilance, donc…

Guy Rouvrais

Photo Une : La classe d’une école de village en Suisse, en 1848 (peinture d’Albert Anker, 1896) via Wikipédia (cc).


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Agenda : le 15/11 à Lorient, journée « Parents et Enseignants : Ensemble pour l’enfant »

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Eduquer au primaire en cachette des parents : le but de l’Académie de Nantes

Eduquer au primaire en cachette : le but de l’Académie de Nantes ?

16/09/2014 – NANTES (NOVOPress) – « Il est impératif que la phase de découverte ait lieu en classe et que les albums ne soient pas empruntés pour être emmenés à la maison. Les réactions très négatives de certains adultes à l’égard du livre pourraient compromettre son exploitation ».

C’est ce que recommandait l’Académie de Nantes dans ses « ressources pédagogiques » à propos de l’album pour enfants de Nikolaus Heidelbach « Que font les petits garçons ? » destiné aux CE2, CM1, CM2 (le cycle 3 de l’enseignement). (Copie d’écran en Une). C’était en 2006 pendant la présidence de Jacques Chirac.

Des internautes ayant récemment diffusé cette mise à l’écart évidente des parents, l’Académie de Nantes a précipitamment « archivé » la page en cause ce mardi. Mais on peut la retrouver entre autres sur « Internet archive Wayback Machine ».

Le plus gênant est que l’Académie agissait en connaissance de cause. Dans sa fiche elle indique « voilà un abécédaire qui fera grincer les dents des adultes ». Puis elle précise des données du livre « Deux sujets tabous dans la littérature de jeunesse y sont abordés : la mort et la sexualité. Si l’album propose un catalogue assez scandaleux de l’activité des petits garçons, que penser de celle des petites filles ? ».

L’esprit de la loi est pourtant formel : parler de sexe à un enfant qui n’en fait pas la demande relève du détournement de mineurs ou de la pédophilie.

On peut remarquer que la république socialiste hollandaise avec « l’ABCD de l’égalité », n’a fait que suivre les traces de la république chiraquienne.

Eduquer au primaire en cachette des parents : le but de l'Académie de NantesL’auteur de l’album pour enfants, Nikolaus Heidelbach, ne dessine d’ailleurs pas que des petits enfants. Copie d’écran ci-contre, cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Baccalauréat 2014 : les bacheliers se réjouissent de leur « mension » sur Twitter

Baccalauréat 2014 : les bacheliers se réjouissent de leur « mension » sur Twitter

10/07/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le baccalauréat a-t-il été assassiné par l’éducation nationale ? Question à laquelle il est aisé de répondre, tellement le niveau de cet examen est devenu insignifiant, les crétins analphabètes se réjouissant désormais sur les réseaux sociaux de l’obtention de leur « bac avec mension« …

Crédit photo : franciscojgonzalez via Flickr (cc)

Est-ce le bac qui est trop dur ou les elèves qui sont trop nuls ?

Est-ce le bac qui est trop dur ou les élèves qui sont trop nuls ?

FIGAROVOX/OPINION Une pétition contre l’épreuve de maths jugée «trop dure» a réuni plus de 25 000 signatures sur internet. Pour Jean-Rémi Girard, si il est devenu scandaleux qu’une épreuve évalue vraiment les élèves, c’est parceque le bac est en soldes !

Alors certains collègues se sentent floués (voire trahis) car leur inspecteur leur avait dit que… car en réunion de bassin on leur avait promis que… Je comprends bien le problème (et l’énervement des collègues), mais si le baccalauréat est national (et si les programmes sont eux aussi nationaux), ce n’est pas pour le soumettre aux exigences de tel ou tel cadre local. On ne peut pas à la fois entonner l’air de « le bac ne vaut plus rien ; on le donne à tout le monde » et parallèlement se plaindre d’une épreuve un minimum exigeante (et parfaitement règlementaire).

Qu’on se rassure (ou qu’on s’inquiète, au choix) : on fera comme d’habitude. Un petit barème adapté et « bienveillant », des consignes de corrections qui « valoriseront » tout début de commencement d’une esquisse de raisonnement, un petit coup de commission d’harmonisation par dessus et les résultats seront, une fois encore, splendides, et l’on se félicitera du bac 2014, «un très bon cru», etc.

Lire l’article : lefigaro.fr

Crédit photo : vmangnan via Flickr (cc)

Réforme des rythmes scolaires : va-t-on mettre en prison les maires réfractaires ? (Présent 8124)

Réforme des rythmes scolaires : va-t-on mettre en prison les maires réfractaires ? (Présent 8124)

Réforme des rythmes scolaires : va-t-on mettre en prison les maires réfractaires ? (Présent 8124)

Réforme des rythmes scolaires : va-t-on mettre en prison les maires réfractaires ? (Présent 8124)

Après le « mariage » homo, puis la réforme pénale, c’est maintenant sur la question des rythmes scolaires que le pouvoir socialiste fait preuve du pire dogmatisme soixante-huitard. Alors que parents et élus locaux ne cessent de souligner le caractère néfaste de cette réforme, le nouveau ministre de l’Education, Benoît Hamon, a mis très sérieusement en garde jeudi les maires qui n’appliqueraient pas les nouveaux rythmes scolaires contre un choix « parfaitement illégal »qui leur vaudrait d’être « condamnés ».

Les préfets en « commissaires politiques »

Invité sur France Info, le ministre a en effet déclaré : « Je vois mal des maires s’entêter dans une posture comme celle-ci. C’est parfaitement illégal, ils seraient condamnés comme tel ». Avant d’ajouter : « Les préfets exerceront le contrôle de la légalité. »

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Entretien avec l'universitaire Anatole Livry autour de « l’agonie psychique française »

Entretien avec l’universitaire Anatoly Livry autour de « l’agonie psychique française »

17/04/2014 – GENÈVE (NOVOpress) – L’universitaire franco-suisse Anatoly Livry, dont nous avons récemment parlé suite à son initiative en faveur de la non-reconnaissance des diplômes et titres universitaires en Suisse, nous a accordé ce jour un long entretien. L’occasion de revenir sur un parcours d’exception, saboté en France car idéologiquement non-conforme à la doxa marxiste qui prévaut encore dans de nombreuses facultés françaises, et sur la situation de l’université, où se forgent les « élites » de demain. Photo en Une : crédit saneboy via Flickr (cc)


Entretien avec l'universitaire Anatole Livry autour de « l’agonie psychique française »

Entretien avec l’universitaire Anatole Livry autour de « l’agonie psychique française »

Novopress – Anatole Livry bonjour, comment vous présenter ?

Anatoly Livry – Pour une meilleure présentation de ma personne, je recourrais à l’avis d’un collègue français récemment intervenu dans l’Université d’État de Russie Moscou-Lomonossov, lors d’un colloque, intervention parue en version bilingue dans les actes de ce même colloque :

Sauver Nabokov : la thèse de doctorat d’Anatoly Livry

Le doctorat d’Anatoly Livry, « Nabokov et Nietzsche », est à ma connaissance l’unique thèse reproduisant totalement la Weltanschauung de Vladimir Nabokov, et ce, depuis que l’Université s’intéresse à cet écrivain. La soutenance de cette thèse s’est déroulée, avec ma participation, il y a deux ans à l’Université de Nice – Sophia Antipolis. Le fait que l’auteur de ces découvertes haïes par l’establishment (dont le gourou était incontestablement feu Dimitri Nabokov qui a purement et simplement commercialisé l’œuvre de son père !) soit lauréat du Prix Littéraire Mark Aldanov (New York, 2010, pour le roman Les Yeux), créateur d’un nouveau style littéraire russe et enseignant de l’université de Nice – ville où Nietzsche avait rédigé la troisième partie d’Also sprach Zarathustra et où Mark Aldanov est mort –, a apporté un peu plus de piment à ce plat idéologico-institutionnel que, durant les décennies à venir, l’Université française devra ingurgiter, sous l’œil scrutateur de la slavistique mondiale.

Anatoly Livry a raison : Nabokov est non seulement un fin connaisseur de Nietzsche, mais aussi un écrivain méprisant le socialisme et toutes ses facettes meurtrières pour le corps et l’âme. Le vrai Nabokov, sauvé de l’emprise non seulement de ces carriéristes trotskisants poussant l’homme de lettres dans les bras de Sartre et de sa Grande Sartreuse, mais aussi de ceux qui s’efforcent de stériliser l’aversion de Nabokov pour le socialisme – socialisme auquel ces fonctionnaires protocommunistes sont charnellement liés –, est enfin apparu, dans l’Université française, grâce à la plume de l’écrivain russe Anatoly Livry ! Comment cela pouvait-il être supportable pour ces quatre membres du syndicat SNESUP – qui est resté officiellement lié au parti communiste français quinze ans après la chute de l’URSS ! – parachutés dans le jury de thèse d’Anatoly Livry par des intérêts syndicaux – bassesse carriériste et couardise professorale – et qui ont tout fait pour discréditer les découvertes d’Anatoly Livry !?

Le ridicule ne connaît pas de limite ! L’accusation principale des néostaliniens made in France est la suivante : Anatoly Livry a osé publier une partie de sa thèse en France, dans la maison d’édition parisienne « Hermann ». Je crains fort que l’Université française ne fasse tout pour écarter M. Anatoly Livry auteur d’une remarquable thèse sur Nabokov et Nietzsche, helléniste publié dans « Guillaume Budé » depuis 2003, germaniste édité par des professeurs de la Humboldt-Universität depuis 2006, auteur d’un roman nuancé Apostat, paru en 2012 chez l’éditeur russe de Nietzsche « Koultournaia revoluzia » où il reproduit des éléments métriques de Homère et de Callimaque.

René Guerra, Agrégé de l’Université, Ancien Directeur du Département de russe à l’Université de Nice – Sophia Antipolis, Maître de Conférences honoraire, HDR, Docteur en Slavistique de l’Université de Paris, Membre du CTEL, Chevalier de l’Ordre National de Mérite, Chevalier des Arts et des Lettres

Publié dans : René Guerra, Douzièmes Lectures en l’honneur du Professeur Andreev, Université d’État de Russie Moscou-Lomonossov, Actes du colloque du 1er février 2014, Moscou, EKON-Info, 2014.


Novopress – Vous agissez donc à la fois en tant qu’écrivain et scientifique ?

A. L. – Toute forme de création véritable doit s’exprimer dans sa totalité, ou se taire. Elle a toujours comme champ d’action un cadre civique traditionnellement séparé en trois couches : prêtres, guerriers-politiciens, population source d’approvisionnement des deux castes supérieures. Naturellement, lorsqu’une nation se meurt, cette répartition nette n’est plus perceptible ; se retrouvant au milieu d’une ethnie agonisante le créateur a le choix de s’adresser soit à un autre peuple doté d’une santé robuste, voire barbare, soit au passé des vieilles nations civilisatrices et à leur éventuel avenir. Voilà la raison pour laquelle citoyen Suisse, né à Moscou, docteur de l’Université française où j’ai fait toute ma carrière académique jusqu’en 2012, j’ai décidé d’écrire en russe, autrement dit dans l’idiome d’une ethnie structurée d’une façon sainement antique qui fait de la Russie actuelle une bulle de puissance national-socialiste pour aujourd’hui mais aussi pour demain. Au bout d’un quart de siècle de travail sur le style de la langue russe – et je connais sa prose du XIXe siècle, sans parler de sa poésie, par cœur –, j’ai reforgé une langue néo-classique à destination de la caste supérieure de ce pays et les dix livres que j’ai fait paraître à Moscou et à Saint-Pétersbourg en tant que philosophe, romancier et poète – ce qui est la même chose – sont effectivement inconnus dans le monde francophone, celui-ci étant devenu un magma car sa base humaine ne génère plus d’élites nationales militaires ou spirituelles. Dès lors, aucune connexion n’est possible entre l’univers slave de l’est et l’univers latin de l’ouest, leurs ethniques volontés de puissance étant dirigées vers des avenirs différents. Compte tenu de cette situation, mes écrits russes demeurent quasi inconnus en France. En effet, pour qu’ils soient tus, il suffit d’un minuscule obstacle, et le voici : les traducteurs issus ou dépendants de la Sorbonne sont mes premiers concurrents dans le monde universitaire. Or, avant que je n’obtienne le Prix Mark Aldanov, leur calomnie s’est exercée ouvertement ex cathedra sorbonica, prenant ensuite la forme d’un mur du silence à partir du moment où mon roman, Les Yeux, rédigé en 1999, fut distingué, enlevant les lauriers à New York après onze ans d’acharnement de l’Université française contre l’œuvre primée. Cette corruption que les fonctionnaires de la slavistique française dressent contre le Verbe russe s’est renforcée avec la sortie en 2002 à Saint-Pétersbourg de mon Convalescent, œuvre russe entièrement consacrée à la France et dont des séquences furent récompensées par des prix internationaux russes. Par ailleurs, la corruption d’une seule slavistique française s’est métamorphosée au fil des années en un acharnement mafieux de tout le système universitaire, exercé au grand jour dans le monde académique français et devenu l’objet de centaines d’articles scientifiques et recherches universitaires dans le la sphère scientifique russe – et ce, jusqu’à des thèses de doctorat consacrées à l’affaire qui posent que si un Soljenitsyne, un Nabokov ou un Mandelstam se retrouvaient à ma place et avaient le malheur d’exercer la création totale (autrement dit : étaient les concurrents scientifiques des traduttore, traditore universitaires actuels), ils subiraient la même calomnie corruptionnelle permanente dans cette Université française qui s’obstine à dresser un barrage entre la Russie et le reste des aristocraties intellectuelles francophones pour qu’aucune étude universitaire issue de l’univers russe et consacrée à l’« Affaire Livry » ne parvienne en France. Nos intrépides professeurs sorbonnagres sont donc des staliniens qui ont fabriqué un rideau de fer virtuel pour des nécessités groupusculaires carriéristes ; nombre d’entre eux n’osent même plus remettre le pied dans une Russie qu’ils sont censés enseigner à la Sorbonne et dans les autres universités françaises car, malgré leurs grimaces d’arrogance, aucune faculté russe ne souhaite accueillir des micros Staline schizophrènes titularisés par la Ve république en dépit de leur pathologie.

Novopress – Quelle partie de vos travaux scientifiques gênerait d’éventuels traducteurs de vos œuvres littéraires ?

A. L. – Parler de ma thèse de doctorat tant calomniée – soutenue avec Patrick Quillier de Nice–Sophia Antipolis, des trois universités où j’ai enseigné ou des quatre monographies parues en France et en Russie n’évoquerait pas ma valeur scientifique : pas mal de cuistres syndiqués et plagiateurs possèdent de nos jours davantage d’acquis académiques. Il est donc important d’évoquer certaines de mes découvertes qui ont sensiblement révolutionné la perception des fondateurs de notre civilisation. Une de mes découvertes, par exemple, consiste en une approche païenne de ce que nous a laissé Paul Claudel. Sur les quatre générations de claudéliens sévissant en Occident, personne n’a mentionné le nom de l’empereur Julien l’Apostat quant au protagoniste de Tête d’Or, ce Simon destiné à devenir la pierre sur laquelle l’Église du Christ sera fondée, mais revenu à nos racines indo-européennes afin de renaître de cette même pierre tel un néo-Mithra francophone. Je fus donc le premier à avoir nommé Tête d’Or du nom de l’Empereur Apostat, bouleversant par cette action l’univers des claudéliens fonctionnaires – fonctionnaires comme ce Claudel attiédi et tombé dans le gaullisme, et qui, ne l’oublions pas, demanda (après que l’Allemagne devint victime définitive à l’issue de cette longue guerre 1870-1945) à l’Académie la place d’un Maurras toujours vivant mais incarcéré par les vainqueurs. La première publication de cette découverte eut lieu dans le Bulletin de l’Association Guillaume Budé (Anatoly Livry, « Tête d’Or et Hélios Roi, la rupture du Cercle de l’Éternel Retour », Bulletin d’Association Guillaume Budé, Paris, 2008 – 2, p. 167-193.), piloté par l’actuel directeur de la faculté d’études grecques de Paris IV – Sorbonne (revue d’hellénistes français qui a publié mes découvertes depuis 2003), et a trouvé écho dans le Bulletin de la Société Paul Claudel, alors géré, comme tout dans notre France de boutiques familiales, par la petite-fille du dramaturge. En effet, et c’est assez risible, lorsqu’une personne talentueuse apporte une nouveauté, le système soviétoïde, qu’il soit francophone ou russophone, attend qu’elle se courbe et entre dans le rang afin de servir la cause du boutiquier-chef. La quasi-totalité des chercheurs talentueux acceptent la transaction, se courbent et ratent ainsi la métamorphose de leur talent en génie, transformation qui exige inévitablement une atmosphère propice, exempte de toute puanteur humaine. Or, dès qu’à la boutique claudélienne, l’on avait compris que, selon ma thèse, le paganisme initial de Claudel était le Big Bang produit par l’éclat solaire de Mithra ayant propulsé la totalité de son œuvre et que, comme je l’estime, le christianisme n’avait fait qu’amollir son arc créatif, ces « bons chrétiens » ont tout fait pour calomnier ma découverte en utilisant des procédés de dénonciation dignes des seksoty de la NKVD. Dès lors, le développement de ma thèse sur Tête d’Or – Julien l’Apostat n’a pu paraître en français qu’à l’Université de Moscou ou à l’Université de Berlin, comme si les uhlans de Bonaparte occupaient toujours le Kremlin et Sanssouci. Quant aux chercheurs étrangers travaillant sur mon œuvre littéraire, et donc désireux de connaître chacun des événements de ma vie, ils se font un pur délice d’introduire dans leur thèse de doctorat les dénonciations de ces pseudo-catholiques universitaires – aux réflexes de flics – qui commercialisent le christianisme d’un Claudel fonctionnaire (statut leur permettant donc une bassesse soviétoïde tout en se disant « chrétiens »), ce « catholicisme », déchu de ses caractéristiques ethniques, droit-de-l’hommisé donc jusqu’à l’écœurement et admis par la IVe puis par la Ve républiques, qu’ils gèrent avec plus d’impudence et de profit que des bourgeois bloyens devenus rentiers grâce à l’habile administration d’une maison close dans le port de Toulon.

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Enseignement : casser le thermomètre

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Éducation : l’islamisme avance masqué, par Guillaume Faye

Éducation : l’islamisme avance masqué, par Guillaume Faye

Comme la plupart des faits très importants, il est passé presque inaperçu. En mars 2014 a été créée la Fédération nationale de l’enseignement musulman (FNEM), en partenariat avec l’Union des organisations islamiques de France (UOIM). Cette dernière est proche des Frères musulmans, organisation internationale (actuellement matraquée en Égypte par le nouveau pouvoir) que tous les services de renseignement du monde savent être un cheval de Troie de l’islamisme radical. Avec des connivences discrètes dans le terrorisme. Passons…

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Bordeaux : Polémique sur le genre à la maternelle autour d’une exposition organisée à Cap Sciences

Bordeaux : Polémique sur le genre à la maternelle autour d’une exposition organisée à Cap Sciences

08/04/2014 – BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) – Suite à notre article révélant une exposition destinée aux enfants de 3 à 6 ans, dont le but est que ces jeunes têtes blondes « dépassent les stéréotypes liés au sexe », la polémique n’a cessé d’enfler.

Tout d’abord, dans de nombreuses écoles bordelaises, des parents refusent que leurs enfants « subissent les conséquences de théories fumeuses d’adultes jouant aux apprentis sorciers », comme nous le confie une mère de famille stupéfaite de voir ses enfants participer à un tel atelier.

C’est maintenant au tour de l’association « Vigi-Gender » d’alerter les familles bordelaises, message relayé ce weekend par la manif pour tous.

Dans un communiqué, l’association « exprime sa plus vive inquiétude devant cette initiative inutile, dangereuse et subversive qui cherche à prendre la place des familles, et risque de semer le trouble chez nos enfants dans l’acquisition de leur identité sexuée (…) De telles initiatives doivent être dénoncées et stoppées. Que l’on laisse enfin nos enfants grandir tranquilles ! ».

Une pétition (copie d’écran en Une) demandant le « retrait immédiat » de cette exposition a d’ailleurs été lancée. Hier, près de 14 000 personnes l’avaient déjà signée.

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Bordeaux : La propagande du genre enseignée aux enfants de maternelle !

Bordeaux : La propagande du genre enseignée aux enfants de maternelle !

28/03/2014 – BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux)
Le tract ci-dessous annonçant l’exposition est très clair : « À l’occasion de l’ouverture de sa nouvelle exposition du Carré des 3 – 6 ans destinée aux petits, Cap Sciences vous propose une journée spéciale enseignants de présentation de l’exposition et de son atelier (…) cette exposition invite les enfants à faire des choix d’activités, de comportements, de postures et d’attitudes selon leurs envies et leurs intérêts en dépassant les stéréotypes liés au sexe ».

Comme le précise le document, « cette exposition s’adresse aux PS, MS et GS » [petite, moyenne et grande sections de maternelle]. Dans l’activité « Le méli-mélo des rencontres », les enfants sont amenés à « trouver des « paires d’amis » en fonction de leurs affinités » et à s’exprimer « au-delà des codes du genre. »

Les partenaires de cette exposition sont la région Aquitaine, le Conseil Général, la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux), l’académie et la mairie de Bordeaux.

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Gaspard Proust ridiculise l’ »ABCD de l’égalité »… simplement en citant ses textes

16/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans l’émission Salut les Terriens, l’humoriste Gaspard Proust a pu faire une partie de son sketch et déclencher l’hilarité en citant simplement des textes de l’ABCD de l’égalité lancé dans les écoles par le gouvernement, et censé lutter contre les stéréotypes filles-garçons.

Il faut dire que les textes de l’ABCD de l’égalité lui facilitaient bien le  travail !

La séquence commence à 2mn40.

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Le gros bobard de France-Info sur les méthodes de lecture - Par Claude Meunier-Berthelot

Le gros bobard de France-Info sur les méthodes de lecture – Par Claude Meunier-Berthelot

 « Au CP, l’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification des mots… ».

Les résultats de l’enquête PISA sur les résultats scolaires ont donné lieu à un festival de désinformation médiatique. Marion Maréchal-Le Pen ayant affirmé que la France est « empêtrée dans des méthodes comme la méthode globale. Il faut revenir aux méthodes qui marchent comme la méthode syllabique », France-Info l’a mise en cause le 4 novembre 2013. Sous couvert de démêler « le vrai du faux », la chaîne publique s’est livrée à une leçon de politiquement correct et à un bobard savant. Claude Meunier-Berthelot, auteur de « Bas les masques : la désinformation à l’école » fait le point pour Polémia. Alors France-Info candidat à la Ve cérémonie des Bobards d’Or le 11 mars prochain ?
Polémia

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Classement PISA : la prime aux méthodes traditionnelles

Classement PISA : la prime aux méthodes traditionnelles

05/12/2013 – 15h00
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
Dans le dernier classement PISA, qui compare les résultats éducatifs de soixante-cinq pays parmi les plus développés de la planète en termes d’éducation, la France se retrouve à la vingt-cinquième place. Elle perd deux places par rapport à son dernier classement.

Cette position, sans être particulièrement honteuse, n’est sans aucun doute pas digne de la cinquième puissance mondiale qu’elle est. Ce sont particulièrement les mathématiques qui sont alarmantes chez les élèves français. Par ailleurs, et ce n’est pas nouveau, l’écart se creuse entre l’élite, excellente, et le bas de tableau, toujours plus catastrophique. Des tares apparemment encore sans remède, que Jean‑Paul Brighelli, le redoutable adversaire du pédagogisme issu de mai 68, n’a pas tardé à imputer aux tendances égalitaristes et libertaires qui caractérisent notre éducation nationale. En Allemagne Josef Kraus, dirigeant du syndicat allemand des professeurs a fait remarquer le rôle de l’immigration : l’Allemagne a « plus d’immigrés donc nous faisons moins bien que la Corée ou la Finlande ». La parole est probablement plus libre chez notre voisin qu’en France.

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