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Immigration et islamisation : quand l’Allemagne se réveille [Minute n°2699]

Immigration et islamisation : quand l’Allemagne se réveille [Minute n°2699]

03/01/2015 – BERLIN (via Minute)
A Dresde, chaque lundi, des milliers de manifestants se rassemblent sous la bannière de « Pegida », mouvement populaire et citoyen s’élevant contre l’islamisation de l’Allemagne et de l’Occident. Ils sont chaque semaine plus nombreux, et dans la sage et austère Allemagne d’Angela Merkel, le phénomène échappe totalement aux politiques et aux grilles de lecture habituelles.


Ils étaient 1.700 à Dresde le lundi 10 novembre, 3.500 le 17 novembre, 5.500 le 24 novembre, 7.500 le 1er décembre, puis 10.000 le 8, et même 15.000 le 15 décembre! Lancées au début du mois d’octobre, les manifestations du mouvement Pegida, acronyme en allemand pour Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes (« Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident ») connaissent un essor incroyable. Si c’est à Dresde qu’ont lieu les rassemblements les plus importants, d’autres ont aussi été organisés à Cologne, Düsseldorf, Rostock, Munich, en réunissant à chaque fois de plusieurs centaines à plusieurs milliers de participants.

Vingt-cinq ans après la chute du Mur de Berlin, Pegida organise, à travers toute l’Allemagne, des « Manifestations du lundi », référence explicite et assumée aux mobilisations ayant précédé la chute de la RDA. Le mimétisme s’accompagne aussi de la reprise du slogan « Wir sind das Volk » (« Nous sommes le peuple ») utilisé par les manifestants de 1989. Interrogé par « Bild », le plus important quotidien allemand, le leader de Pegida à Dresde, Lutz Bachmann, 41 ans, explique que le slogan a été lancé de manière spontanée par les participants. Andreas Zick, professeur et chercheur à l’université de Bielefeld, y voit lui une filiation avec les revendications « völkisch » (le terme est difficilement traduisible: au-delà de « populaire », il recouvre une dimension presque sacrée mais aussi ethnique) de la Révolution conservatrice allemande du début du XXème siècle.

Vingt-cinq ans après la chute du Mur de Berlin, Pegida organise, à travers toute l’Allemagne, des « Manifestations du lundi », référence explicite et assumée aux mobilisations ayant précédé la chute de la RDA.

Islamistes et nazis à la poubelle !

Mais qui sont ces milliers d’Allemands qui se mobilisent chaque lundi? Dans « Les Inrocks », Patrick Moreau, politologue spécialiste des mouvements extrémistes dans le monde germanique, livre son point de vue: « Il n’y a pas qu’un seul mouvement, il existe de nombreuses formes de mouvements, et Pegida en est une […] Des actions sont apparues un peu partout. Elles ne sont pas coordonnées entre elles. »

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l'English Defence League serait-elle devenue la voix des travailleurs anglais ?

[Kiosque étranger] L’English Defence League serait-elle devenue la voix des travailleurs anglais ?

16/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) –
Sur le site du Telegraph, l’éditorialiste catholique Damian Thompson pose cette question à la suite de la vidéo révélée récemment par Brendan O’Neill où des jeunes gens bien mis de la gauche bien pensante « anti-fasciste » révèlent leurs préjugés snobinards et bourgeois sur les militants de l’EDL.

Ces courageux antifascistes ont ri en voyant une jeune fille de l’EDL se faire tabasser par d’autres exemplaires militants de gauche. Ils ont admis à contrecœur que ce n’est pas bien de frapper une femme mais ils affirment qu’on peut admettre une exception dans le cas des filles de l’EDL car : « ce ne sont pas des femmes, ce sont des chiennes ».

Comme le remarque Damian Thompson, ces affrontements entre l’EDL et l’extrême-gauche issue des beaux quartiers n’a rien de nouveau. Elle fait écho aux bagarres opposant le British National Front et l’Anti-Nazi League dans les les années 1970.

Toutefois, poursuit le commentateur, l’EDL n’a plus grand chose à voir avec le BNP. Les sympathisants de l’EDL semblent plus représentatifs des classes populaires anglaises que ne l’ont jamais été les différentes moutures de la vieille extrême-droite.

Les gauchistes quant à eux n’ont pas mis à jour leur logiciel. Ils réfléchissent toujours aussi peu et se contentent de chercher des cibles symboliques pour faire marcher le tiroir caisse de leurs supporteurs devenus de riches bobos périurbains et mobiliser les fils à papa en recherche d’émotions fortes.

Cette démarche marketing des dinosaures de l’extrême-gauche des sixties explique qu’ils prennent pour cible l’EDL. Mais ils ont fort à faire pour faire passer ce jeune mouvement par des grilles d’analyse hérités de la révolution bolchevique.

Comment dénoncer une EDL qui défend les droits des homosexuels à vivre leur vie et qui les accueille à bras ouverts dans ses rangs ?

Comment dénoncer une EDL qui défend les Juifs persécutés par les islamistes dans certains quartiers de Londres ?

La volonté de l’EDL de développer des liens avec des populistes et des identitaires sur le continent contraste avec les préjugés de la vieille droite anglaise. Ces militants insulaires ont compris qu’un combat s’engage à l’échelle de l’Europe contre l’islamisation et l’immigration de peuplement.

Face à cette nouvelle génération de jeunes anglais prêts à mouiller la chemise pour défendre leur droit à demeurer eux-mêmes, l’extrême-gauche ne peut que ressasser de vieux slogans et dévoiler aux yeux de tous une haine de classe rancie et stérile.

(Kiosque étranger) Préjugés bourgeois en oeuvre contre l'English Defence League [vidéo]

(Kiosque étranger) Préjugés bourgeois en oeuvre contre l’English Defence League [vidéo]

15/09/2011 – 20h30
LONDRES (NOVOpress) –
L’analyste et commentateur britannique Brendan O’Neill publie sur le site du Telegraph un intéressant post qui analyse les raisons inavouables pour lesquelles les bobos et bonobos de la pensée détestent les identitaires et populistes anglais de l’English Defence League (EDL).

C’est une intéressante vidéo qui est à l’origine de la réflexion de Brendan O’Neill. On y voit deux jeunes gens, bien comme il faut, exprimer des commentaires sur les militants de l’EDL qui révèlent une haine de classe comme on n’en voit plus depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. A titre d’exemple, pour ces jeunes bourgeois de gauche, une jeune femme de l’EDL n’est rien d’autre qu’une « chienne ».

Ainsi, pour ce commentateur (pourtant pro-immigrationniste) du Telegraph, les militants de gauche et d’extrême gauche se mobilisent d’autant plus facilement contre l’EDL, que c’est une opportunité rêvée pour attaquer les « pauvres blancs » de souche qui ne pensent pas comme il faut et qui votent à droite.

l'English Defence League serait-elle devenue la voix des travailleurs anglais ?

Londres : Une marche de l’EDL arrêtée par la police [mise à jour, vidéo]

ADDENDUM AU 05/09/2011 — VIDÉO en bas de l’article

04/09/11 – 15h30
LONDRES (NOVOpress) –Une nouvelle fois, l’EDL (English Defence League) n’a pu aller au bout de son intention de manifester samedi dans les quartiers Est de Londres. Habituellement interrompue par les violences de manifestants « antifascistes », cette fois c’est sur ordre des autorités de police que l’EDL a du renoncer à sa manifestation dans l’East London.

Une centaine de résidents et de militants anti-fascistes encadrés par un dispositif de police impressionnant (3000 agents) s’étaient regroupés à proximité de la mosquée du quartier de l’East London pour protester contre la réunion statique organisée par l’EDL. Un regroupement statique afin de contourner l’interdiction des défilés suite aux récentes émeutes ethniques qui ont eu lieu sur le sol anglais en août.

Depuis les émeutes de Brixton il y a 30 ans et alors que subsistent encore de vives tensions engendrées par ces violences ethniques du mois d’août, c’est la première fois que la police décide d’interdire une manifestation.

Alors qu’il débutait son discours, Tommy Robinson, le fondateur de l’EDL, a été évacué par la police. Pour contrecarrer tout afflux des supporters du mouvement patriote anglais vers les quartiers de l’Est londonien, l’entrée du métro à la station King’s Cross au nord de Londres a été bloquée.

Cela n’a pas empêché plus de 1 000 personnes de se rassembler à proximité d’une station de métro située à quelques encablures de la mosquée des quartiers Est de Londres.

Le long de Whitechapel Road dans les quartiers Est de Londres, les amalgames douteux et les caricatures nauséabondes chers à l’antifascisme reprenaient leurs droits. Pancartes et panneaux sur lesquels étaient accolées les portraits de Tommy Robinson et Anders Breivik étaient brandis avec pour slogan : « des visages différents, une haine identique » entonnant le célèbre (mais efficace ?) refrain « ils ne passeront pas ». Les musulmans accusent l’EDL d’encourager les discours haineux à l’encontre de leur communauté en dénonçant l’islamisation progressive de la Grande-Bretagne.

Dans la foule, certaines personnes comparaient cette opposition antifasciste à celle de la bataille de Cable Street qui 75 ans auparavant s’était dressée contre le défilé du parti d’Oswald Mosley.

Le Guardian a interrogé plusieurs opposants venus se solidariser avec le mouvement antifasciste. Donnant la parole au révérend Alan Green, de St John on Bethnal Green, un des organisateurs d’une coalition luttant contre l’EDL, ce dernier déclara: « Une très grande majorité de la population est très heureuse de vivre dans la diversité ».

Il faut croire que non suite à l’écho favorable reçu par le mouvement de Tommy Robinson au sein de la population britannique et surtout comme l’ont prouvé les récentes émeutes ethniques qui ont embrasé le pays.

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Pour la police britannique c’est moins dangereux d’être face à l’English Defence League, que face aux émeutes ethniques qui ont eu lieu en août !