Tag Archives: énergie nucléaire

Le prix de l’électricité nucléaire augmente, mais reste compétitif

Le prix de l’électricité nucléaire augmente, mais reste compétitif

28/05/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
C’est la Cour des comptes qui donne l’alerte. Le prix de l’électricité nucléaire augmente nettement. Plus 20 % entre 2010 et 2013, passant de 50 à 60 € le mégawatt heure.

Comment s’explique cette augmentation ?

Les charges de maintenance ont doublé, en particulier à cause du choix de prolonger la durée de vie des centrales au‑delà de ce qui avait été prévu à l’origine. Il faut en effet remplacer certaines pièces et la surveillance des réacteurs devient plus coûteuse. Il a aussi fallu réaliser des modifications de sécurité pour tenir compte des leçons de la catastrophe de Fukushima.

Le rapport souligne aussi de fortes incertitudes sur le coût futur de l’enfouissement des déchets et du démantèlement des centrales arrivées en fin de vie. Ces coûts sont sans doute sous‑estimés.

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Quatre millions d’immigrés supplémentaires en France d’ici à 2025 !

Quatre millions d’immigrés supplémentaires en France d’ici à 2025 !

Les prévisions du PDG d’EDF retenues par le gouvernement.

Le journal « Le Monde* » a fait paraître, le mardi 11 février à sa page 6, un article sur les manœuvres de l’Elysée concernant le nucléaire. Le président de la République s’était engagé à réduire de 75 à 50% la part de l’électricité d’origine nucléaire d’ici à 2025, ce qui avait amené les Verts à tabler sur la fermeture d’une vingtaine de réacteurs.

En réalité, selon l’article, des centrales seront bien fermées mais seront remplacées par des EPR de troisième ou quatrième génération afin de maintenir une puissance du parc nucléaire constante. Mais alors que sont devenus les engagements de Hollande ? Les trahirait-il ? Ce ne serait pourtant pas dans ses habitudes !

Le journal « de référence » donne l’explication :

« Quant à la chute à 50% de l’atome dans le mix électrique d’ici à 2025, le raisonnement du PDG d’EDF, Henri Proglio, a visiblement fait mouche auprès de plusieurs ministres : la part relative du nucléaire diminuera mécaniquement en raison de la hausse de la consommation d’électricité liée aux nouvelles technologies et à une population forte de 6 millions d’habitants supplémentaires ».

Six millions ! En 11 ans !

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[Tribune libre] Greenpeace s'invite à la centrale de Tricastin, par Franck Vinrech

[Tribune libre] Greenpeace s’invite à la centrale de Tricastin, par Franck Vinrech

15/07/2013 – 17h50
PARIS (NOVOpress) – Non, ce n’est pas un militaire surcamouflé ou un agent de la NSA (1) surentrainé façon Jason Bourne, qui a infiltré lundi dès potron-minet la centrale nucléaire du Tricastin (photo), on aurait bien voulu. Mais non, ce sont bien 29 militants de Greenpeace France…29 ! Autrement dit un car entier avec du matos, des banderoles géantes, la totale. Sur l’une de ces banderoles, un « François Hollande: président de la catastrophe ? « . Ils auraient pu trouver quelque chose de plus original car ça, ce n’est pas une révélation.

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Japon : 100 000 personnes dans la rue contre le nucléaire

Japon : 100 000 personnes dans la rue contre le nucléaire

19/07/12 – 14h30
TOKYO (NOVOpress)
– Plus de 100 000 manifestants anti-nucléaires ont défilé dans les rues de Tokyo lundi pour clamer leur opposition à l’énergie atomique et tenter de faire pression sur le Premier Ministre du Japon, Yoshihiko Noda.

Dans un pays encore traumatisé par la catastrophe de Fukushima et marqué historiquement par une conscience aigüe des drames nucléaires, il s’agissait de la plus grande manifestation depuis que Yoshihiko Noda a déclaré le mois dernier que le Japon avait besoin de redémarrer les réacteurs fermés pour des raisons de sécurité afin d’éviter les pénuries d’électricité qui pourraient affecter l’économie.

« Le Japon va se détruire lui-même en construisant des centrales nucléaires dans un pays tellement sujet aux séismes » clamait notamment l’un des manifestants

L’ensemble des 54 réacteurs nucléaires (qui fournissaient 30% de l’énergie du pays) ont été débranchés du réseau après le séisme et le tsunami du 11 Mars 2011, mais deux réacteurs devraient être redémarrés au cours du mois pour éviter des pénuries d’électricité cet été.

Cette décision a été considérée comme une victoire par l’industrie nucléaire du Japon, encore très puissante dans le pays où pourtant les sondages montrent que 70% de la population souhaite l’abandon de la production nucléaire d’électricité.

Credit Photo : ~Pil~ via Flickr (CC)
Vers la fin de l'industrie photovoltaïque européenne ?

Vers la fin de l’industrie photovoltaïque européenne ?

03/04/2012 – 12h45
LEIPZIG (NOVOpress via Berliner Zeitung) —
Où en sont donc ces énergies renouvelables si souvent invoquées pour remplacer le nucléaire, mais surtout pour garder l’espoir de préserver le doux confort de notre société consumériste sans privation aucune ?

En Allemagne, l’éolien a fait des progrès considérables depuis l’époque où le lobby nucléaire se moquait volontiers de son faible rendement et de ses performances aléatoires : les multiples parcs éoliens en font foi. Et l’on s’est donné les moyens, grâce aussi à de généreuses subventions, de capter un peu de cette énergie solaire atteignant la terre, et qui serait 15 000 fois supérieure à nos besoins. Les cristaux de silicium, d’un rendement d’à peine 4% dans les années 50, affichent aujourd’hui couramment 20% et même 40% en laboratoire, et la recherche s’efforce aujourd’hui de transformer la lumière en énergie en faisant appel aux technologies micro-électriques et autres cellules à couches minces, pour se libérer de l’onéreux silicium. Avec l’encouragement que peuvent prodiguer des subventions atteignant des milliards, une véritable « vallée solaire » s’est créée autour de Bitterfeld-Wolfen, au nord de Leipzig (ex-RDA) dans une ancienne zone d’extraction de lignite sinistrée.

Mais tout cela appartient déjà à l’Histoire, car aujourd’hui on apprend la liquidation judiciaire de Q-cells (> www.q-cells.com), un des leaders européens du secteur qui a aussi des filiales en France, et qui était en difficultés depuis 2009.

Une nouvelle occasion de montrer du doigt la concurrence asiatique et surtout chinoise : « Les Chinois ont bien saisi le fonctionnement du capitalisme. Ils ont déjà rôdé le système avec les minerais rares si indispensables aux technologies de pointe. On submerge le marché de produits au rabais aussi longtemps qu’il le faut pour que toute la concurrence mette la clé sous la porte, puis on crée d’un coup la pénurie pour faire flamber les prix ». Aujourd’hui, c’est le photovoltaïque qui est victime de ce mécanisme, avec pour résultat une cascade de faillites, des milliers d’emplois perdus et surtout un savoir-faire menacé. Une situation qui incite le Berliner Zeitung, pourtant plutôt ancrée à gauche, à réclamer « une dose de protectionnisme et des barrières douanières ».

Mais, et n’en déplaise à tous nos « Verts », il est prévisible que les retombées de la mondialisation sur les énergies dites alternatives n’en restent pas là. Si l’Allemagne a enregistré de grands succès en matière d’éolien, la Chine s’est haussée l’an dernier au premier rang mondial en matière de construction d’éoliennes, même si ces dernières restent – très provisoirement sans doute – encore peu fiables. Le rêve d’une indépendance énergétique allié à une croissance infinie, même rebaptisée développement durable, n’était-il donc que vanité et poursuite du vent ?

Crédit photo : © Q-Cells

Dans le triangle des Bermudes

Dans le triangle des Bermudes

[box class= »info »] Pâté de Campagne – La présidentielle 2012 vue par Julien Jauffret. [/box]

Hors de l’économie, point de salut: telle pourrait être la devise de notre charmante époque. Tout lui est soumis, elle est au centre de toutes les attentions, c’est l’obsession absolue, la mesure unique à l’au ne de laquelle on juge le beau, le laid, le vrai, le faux, le bien, le mal; c’est une morale, doublée d’un dogme, triplée d’un culte. On appelle ça une religion.

Chercher des poux à une religion, c’est prendre le risque de finir au bûcher. Il faut commencer par respecter la vérité révélée, après on peut causer. C’est la pluralité démocratique. Tout le monde est d’accord? Lançons le débat. Moteur, on tourne, mettez-y un peu d’émotion s’il vous plaît.

Bref, du moment qu’elle contribue à la « richesse nationale », qu’une chose soit laide, dangereuse ou inutile, c’est hors-sujet. Vous pouvez rem baller vos arguments, vous n’êtes pas dans le coup, vous faites soupirer Jacques Attali.

Exit le mythe de l’électricité bon marché

Les chaînes humaines d’écolos barbus qui se donnent la main pour protester contre l’atome, j’ai rien contre. Ça permet à nos C.R.S. de se détendre un peu, ça leur donne des bons souvenirs pour la retraite. C’est important, le moral des troupes. Mais pour ce qui est de faire avancer le schmilblick, le rapport sur le coût du nucléaire publié par la Cour des comptes, le 31 janvier dernier, c’est quand même plus efficace. Il va sur le terrain du dogme, ce rapport, il parle gros sous, millions, milliards, compétitivité, tout le langage d’époque. Exit le mythe de l’électricité bon marché. Le nucléaire en ressort atomisé.

Cette énergie a une particularité, c’est que les coûts augmentent avec le temps, ce que le lobby EDF avait malheureusement oublié de nous dire. La seule gestion des déchets est évaluée à 28 milliards d’euros, et encore, c’est à la louche, pour la simple raison qu’on ne sait pas encore comment s’y prendre, ni combien de temps ça prendra de les gérer. 300, 400 ans? En tout cas, plus longtemps qu’un trognon de pomme. Pour le reste, dans dix ans, 22 réacteurs sur 58 auront 40 ans, l’âge de la retraite. Si on veut conserver la production à son niveau actuel, c’est donc 10 ou 12 EPR qu’il faudrait construire d’ici à 2022, un investissement de plusieurs centaines de milliards d’euros que la Cour estime tout simplement impossible vu l’état du pays. Alors? « Une décision implicite a été prise qui nous engage déjà », affirme Didier Migaud, premier président de ladite Cour: augmenter la durée de vie des centrales de vingt ans, avec tous les risques que cela comporte. Qui a dit qu’on s’ennuyait sur cette planète? Après la crise économique, on aura peut- être la chance d’assister à une grande corrida nucléaire, c’est quand même pas donné à toutes les générations.

Eva Joly, ça devrait lui ouvrir un boulevard, ces questions. « Eva qui? » commence à demander l’électeur. Mais si, tu sais, la Norvégienne qui veut supprimer le 14-Juillet. Elle a disparu des contrôles radar, la candidate écolo. Des petits bip bip de plus en plus faible et puis plus rien. Encéphalogramme plat. Elle a rejoint le candidat NPA dans le Triangle des Bermudes. Soutou? Toutou? Poupou? On sait même plus comment il s’appelle, celui-là. Et l’autre, là, la remplaçante à Laguiller, est-ce qu’elle existe seulement?

Une étude confidentielle a assommé les militants écologistes la semaine dernière. Quand elle apparaît à la télé, il paraît que le téléspectateur lambda décroche « de manière importante » au bout de cinq minutes, et de « manière massive » au bout de vingt minutes. C’est le contraire qui m’aurait étonné. Et encore vingt minutes, ça me paraît héroïque.

« Je lavais les couches de mes enfants »

Il faudrait commencer par comprendre ce qu’elle raconte, la mère Joly. L’image sans le son, c’est quand même pas la communication d’avenir, même si ça revient à la mode au cinéma. Et puis quand, par hasard, on attrape quelques mots, on n’est pas franchement sonné par la charge. J’ai fait le test l’autre jour. Le présentateur lui demande si elle a toujours eu l’âme écolo… C’est pas franchement la question piège, mais la voilà pourtant qui fait des grimaces, ses petits yeux roulent dans tous les sens derrière ses lunettes rouges. Elle a toujours l’air affolé, Eva Joly, traquée comme un saumon acculé au fond d’un fjord par un pêcheur viking. Ça cogite, ça cogite… le latin à ce stade, il est déjà sur une autre chaîne. Le froid engourdit, c’est bien connu. On prend le temps de vivre au Pôle Nord. On économise ses calories. Un petit coup d’œil discret à sa fiche, ça y est, elle a sa réponse. Je ne vous fais pas l’accent, c’est éculé… « J’ai toujours été écolo, la preuve, je lavais les couches de mes enfants ». Forcément, les couches jetables n’existaient pas. Les Scandinaves, fameux boute-en-train. Et Cro-Magnon qui se mouchait dans ses doigts, il avait sa carte Europe Ecologie ? C’est à ce moment-là que j’ai zappé. 45 secondes. Si ça se trouve, elle est truquée leur étude.

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 8 février 2012. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Dans le triangle des Bermudes

Tumalapalli

L’uranium plus abondant que jamais ?

12/07/2011 – 11h30
NEW DELHI (NOVOpress) –
Un des arguments des écologistes à l’encontre de l’énergie nucléaire est que les faibles réserves mondiales en minerai d’uranium peuvent conduire rapidement à une hausse considérable du coût du combustible si les prévisions d’ouverture de nouvelles centrales viennent à se réaliser.

Le 19 juillet 2011, le président de la Commission de l’énergie atomique de l’Inde a annoncé qu’une étude de quatre années de la mine de Tumalapalli, près de la ville d’Hyderabad, vient de se conclure et révèle que ce site peut contenir 150 000 tonnes d’uranium.

Si ces estimations se confirment, la mine, où les opérations d’extraction vont commencer cette année, sera dotée des plus grandes réserves en minerai d’uranium dans le monde.

Ces dernières années, pour sécuriser les approvisionnements d’un ambitieux programme de développement de l’énergie nucléaire, l’Inde avait conclu des accords d’approvisionnement avec la France, le Kazakhstan et la Russie.

Opérant quatorze centrales (plus huit à caractère militaire), l’Inde envisage l’ouverture de trente nouveaux réacteurs d’ici à 2050 afin que la part de l »énergie nucléaire dans le total de l’énergie produite passe de 3 à 30 % au cours des trente prochaines années.

La découverte des réserves de la mine de Tumalapalli peut se révéler cruciale pour l’approvisionnement du pays en combustible nucléaire et, indirectement, pour contribuer à alimenter le marché international dans lequel la France joue un grand rôle.