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Macron, parfait agent du mondialisme

13/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Mardi dernier, dans le cadre d’un déplacement de deux jours à Berlin, Emmanuel Macron a prononcé un discours à l’université Humboldt sur les relations franco allemandes et le futur de l’Europe. Pour l’occasion, le candidat à l’élection présidentielle s’est exprimé en anglais, relayant d’ailleurs des éléments de son discours sur son compte Twitter, dans la langue de l’oligarchie.

Commentaire de Marine Le Pen: « Macron va à Berlin faire une conférence en anglais… Pauvre France ». Pour Florian Philippot, vice président du Front National, « Macron montre qu’il n’a aucun respect pour notre langue et qu’il ne croit pas en la France ».

Rappelons que Macron est un ancien de la French American Foundation (la FAF), l’un des principaux biais d’intervention étatsunienne dans les affaires intérieures françaises. Soulignons la puissance de cette organisation, qui a réussi à placer deux de ses membres parmi les candidats à la primaire de droite, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko Morizet.

A gauche, outre Macron, Arnaud Montebourg est également passé dans les rangs de la FAF. Laquelle compte de nombreux ministres, Bruno Le Roux, Marisol Touraine ou encore Najat Valleaud Belkacem, sans compter le président Hollande en personne.

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Anne Hidalgo : « Macron est l’incarnation de la reproduction sociale des élites »

12/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron, c’est Anne Hidalgo qui en parle le mieux et elle le fait dans une interview au Monde de ce soir : « J’ai pratiqué cet homme comme conseiller de François Hollande puis comme ministre, explique le maire de Paris. Il est l’incarnation de la reproduction sociale des élites. Il porte une vision très autocentrée, jacobine, colbertiste. Je n’ai perçu dans son travail quotidien ni une modernité qui m’aurait éblouie, ni un rapport à la démocratie qui me donnerait confiance. Mais j’imagine qu’il doit servir les intérêts de beaucoup de gens pour faire autant la  » une  » des journaux et pour avoir été à ce point porté comme la figure imposée d’une modernité. Le réveil risque d’être difficile pour ceux qui y croient ! »

Anne Hidalgo, qui soutient Vincent Peillon à la primaire de la gauche, n’est pas plus tendre à l’égard de François Hollande, ni de Manuel Valls : « Il y a eu beaucoup d’amalgames et d’inculture de la part de ceux qui ont été les chefs de file de ce quinquennat. Ils nous ont conduits à un état de confusion absolue. Je leur en veux pour cela. Je suis triste face à cet énorme gâchis. Nous n’étions pas obligés de nous infliger ça. Je leur ai dit à chaque étape : ils auraient pu faire autrement. »

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Emmanuel, roi de la Jungle : les migrants votent pour Macron

11/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’hebdomadaire Minute, cela ne fait aucun doute : Emmanuel Macron est le candidat des migrants et le symbole de l’alliance libérale-libertaire entre Jacques Attali et Daniel Cohn-Bendit. Avec Macron, « la gauche immigrationniste a trouvé son messie », écrit Philippe Martin, dont nous publions ci-dessous l’article.

En hébreu, Emmanuel signifie « dieu est avec nous ». Il est l’autre nom du messie. Pour les associations qui vivent de l’immigration et des migrants, Emmanuel Macron est l’inattendu, la divine surprise. Alors que tout semblait perdu pour la gauche en avril prochain, il est celui qui redonne l’espoir, celui qui multiplie les intentions de vote. « La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont été à la hauteur de nos valeurs communes ; elles ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant », a proclamé le prophète la semaine dernière.

Message reçu en un temps record. Dimanche dernier, Pierre Henry lui a apporté son soutien. Dans un tweet, il a salué « l’engagement en faveur des réfugiés » d’Emmanuel Macron et sa position en faveur « d’une Europe laïque ». L’influent patron de France Terre d’Asile n’est pas n’importe qui. Il est la quintessence de cette myriade d’associations et de groupuscules qui vivent de l’immigration, via les subventions publiques, et qui, de fait, permettent l’installation, précaire ou non, de l’immigration clandestine et son flux incessant.

Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, licencié de philosophie, Pierre Henry est un ancien militant et élu socialiste. Membre du comité exécutif européen pour les réfugiés et exilés, il a siégé également à l’Office français de l’immigration et à l’Office des migrations internationales. En d’autres termes, Pierre Henry est un homme du système en place, une personnalité habituée à fréquenter les décideurs européens. Si le banquier Macron œuvrait dans le secteur de la libre circulation des capitaux, lui a toujours travaillé dans celui des libres migrations humaines. D’un côté, la fortune anonyme et vagabonde, de l’autre la foule anonyme des vagabonds et autres déshérités de cinquante ans de décolonisation.

Ce rapprochement ne surprendra que les naïfs. L’ascension subite d’Emmanuel Macron, passé de l’anonymat au gouvernement, puis du gouvernement au statut de troisième homme de la présidentielle, relève de la seule décision de ceux qui nous gouvernent vraiment, que ce soit à Bruxelles ou à la Bourse. Alors que l’Allemagne de Merkel annonce vouloir mettre fin au salaire minimum pour mieux intégrer les réfugiés, il est désormais évident que le flux migratoire est indispensable à la finance internationale pour transformer l’Europe en un magma tiers-mondisé enfin exploitable au même titre que n’importe quel pays d’Afrique. Macron ne disait pas autre chose lorsqu’au plus fort de la vague migratoire de 2015, le 7 septembre, il s’enthousiasmait ainsi : « (l’arrivée des réfugiés) est une opportunité économique car ce sont des femmes et des hommes qui ont aussi des qualifications remarquables » ! Trois mois plus tard, c’était Cologne…

En rejoignant Emmanuel Macron, Pierre Henry se retrouve en compagnie de deux symboles : Christine Lagarde, présidente du FMI, Daniel Cohn-Bendit, le septuagénaire soixante-huitard. La liberté du fric et celle du slip. On peut y ajouter Jacques Attali, le prophète du nomadisme, Claude Perdriel, fondateur du « Nouvel Observateur », Roland Castro, grand architecte mitterrandien. Dernière recrue en date, Carla Bruni ! Celle qui évoquait avec répulsion « le vieux sang pourri des Français » s’est découvert une passion pour l’homme de Rothschild.

Cet aréopage souligne à merveille la ligne revendiquée haut et fort par Emmanuel Macron : le libéralisme de gauche. De gauche, pour faire bien, et puisqu’il y a une case de vide sur l’échiquier, libéral, car quand même, on est là pour les affaires. Un libéralisme qui hait les frontières et méprise les peuples. Un libéralisme qui, sous des formes diverses, dirige l’Europe depuis plus de trente ans. Un libéralisme qui est le vieux monde et dont Macron n’est qu’une vergeture.

Dans ce contexte, qu’importe la primaire socialiste opposant les paléo-ringards aux néo-ringards, qu’importe le recul de Fillon dans les sondages, et celui de Marine Le Pen, qu’importe les querelles intestines du Front national, davantage que Mélenchon, Macron est l’homme de l’Internationale, la seule qui existe, celle de l’argent. Dans cette élection, il apparaît comme l’ennemi absolu de la France, de sa souveraineté, de son identité, comme l’ennemi mortel de la véritable Europe.

Au moment où l’Amérique s’est donnée comme chef un Trump, où Poutine commande à la Russie, le choix par les Français d’un Macron ressemblerait fort à une épitaphe sur 2 000 ans d’histoire.

Philippe Martin

Article paru dans Minute n° 2804 du 11 janvier 2017

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L’échiquier de Machiavel : Macron, Fillon, Le Pen, la triangulaire qu’on nous prépare

L’élection présidentielle française est scénarisée, séquencée, rythmée avec ce qu’il faut de suspense et de rebondissements. Il y a d’abord eu le duel annoncé Juppé/Le Pen.Puis la séquence des primaires de la droite et du centre : avec la victoire surprise de Fillon terrassant « Ali » Juppé. Avec l’abandon de Hollande, on s’acheminait alors vers un duel Fillon/Le Pen. Fillon/Le Pen ? Une hypothèse médiatiquement insoutenable !

Un duel Fillon/Le Pen est une hypothèse médiatiquement insoutenable pour deux raisons :

*L’absence de suspense sur le résultat final : sauf événement majeur interprété avec hauteur historique par Marine Le Pen, Fillon l’emporterait avec 30 points d’avance ;

*L’aspect insupportable pour la bien-pensance d’avoir à arbitrer un duel entre le candidat de la « droite catholique réactionnaire » Fillon et la « candidate de l’extrême droite ».

Il est donc urgent de trouver un « troisième homme ». Le troisième homme est un marronnier de l’élection présidentielle : ce fut Chirac en 1981 ; Barre en 1988 ; Chirac à nouveau en 1995 ; Chevènement (qui finit à 5%) puis Jean-Marie Le Pen en 2002 ; Bayrou en 2007 ; Marine Le Pen en 2012. Il arrive que le troisième homme se hisse en finale (Le Pen en 2002), voire la gagne (Chirac en 1995).

Les médias ont trouvé le « troisième homme » de 2017 : Emmanuel Macron, le candidat des banques et des puissances étrangères (sauf la Russie) et donc… le candidat des médias. Il suffit d’attendre l’échec de la primaire socialiste – c’est-à-dire une faible participation au scrutin – pour voir le scénario se mettre en place.

Certes Macron – en provenance directe de la banque Rothschild et du secrétariat général de l’Elysée – paraît un peu hors sol. Mais il peut néanmoins coaguler un électorat non moins… hors sol :

*Les bobos des centres villes, bénéficiaires de la mondialisation ;

*Les minorités sexuelles et les immigrés dans la foulée de la stratégie de Terra nova.

A cela il faut ajouter la capacité des médias à mobiliser le marais de la bien-pensance et du centrisme mou (pardon du pléonasme !). Lors des dernières élections régionales, la campagne médiatique de diabolisation du FN a mobilisé contre ses candidat(e)s entre 5% à 7% d’abstentionnistes entre les deux tours. L’un des enjeux pour Macron et les médias de propagande qui le soutiennent est de mobiliser ces électeurs dès le premier tour. Pour cela il suffira de leur seriner qu’il faut à tout prix éviter d’avoir un choix limité, selon leur vocabulaire, entre « la droite et l’extrême droite ».

Ce match à trois sera meurtrier pour les autres candidats qui risquent de pâtir du « vote utile » : Nicolas Dupont-Aignan à droite, l’écolo et Mélenchon à gauche.

Ce match à trois sera aussi complexe ! Les enjeux en sont les suivants : pour Macron se hisser au deuxième tour ; pour Fillon arbitrer entre les centristes, les conservateurs et la France périphérique ; pour Le Pen écarter le péril du « vote utile ».

Macron ne peut se hisser au deuxième tour que s’il parvient à agréger à son électorat naturel les voix de ses concurrents qu’il aura préalablement asséchées : jouable, s’agissant du candidat socialiste s’il est mal élu ; plus difficile, pour Mélenchon.

Il lui faudra aussi choisir sur qui « cogner » le plus… sans le renforcer trop. Macron doit-il chercher à éliminer Fillon pour assurer sa victoire au deuxième tour et pour cela s’allier tactiquement à la présidente du FN pour passer Fillon à la centrifugeuse ? Ou bien viser l’élimination au premier tour de Le Pen si celle-ci reste derrière Fillon ? Au risque d’un deuxième tour plus difficile.

Pour Fillon, le risque majeur c’est… l’élongation. Il doit éviter de décevoir son socle conservateur tout en étendant son électorat vers les centristes et la France périphérique. La stratégie centriste qu’il suit depuis sa victoire à la primaire pourrait être mortifère : son porte-parole Apparu (« Ben » Apparu, selon les mauvais esprits !) a déjà contribué à faire perdre Juppé. Sa mise en avant ne peut que démoraliser les conservateurs et les catholiques alors qu’il s’agit d’un des rares députés Les Républicains à avoir voté la loi Taubira. Quant au discours immigrationniste du porte-parole Apparu c’est une provocation pour la France périphérique.

D’une manière ou d’une autre Fillon devra faire un choix : persister dans sa néo-ligne centriste avec l’espoir d’affronter Le Pen au deuxième tour mais aussi avec le risque d’en être éliminé, ce que pronostique Philippe de Villiers ; ou bien s’adresser à la France périphérique – le seul réservoir de voix populaires – au risque d’avoir à affronter Macron au deuxième tour. Cornélien !

Marine Le Pen ne manque pas de cordes à son arc pour conserver sa qualification au deuxième tour :

*Un discours médiatique rassurant, assez en retrait sur l’immigration, assez à gauche sur l’économique et le social, implicitement libertaire sur les valeurs. Une ligne officielle plutôt Philippot/philippotiste (Damien et Florian) ;

*Des visuels plus engagés sous la direction de son beau-frère Philippe Olivier à la sensibilité plus identitaire ;

*Le « sale boulot » étant pratiquement confié aux réseaux sociaux où la mobilisation électorale sur l’immigration est faite, et bien faite, indépendamment du FN – un FN-officiel qui peut toujours désavouer ce que les médias jugent comme des « dérapages ».

L’entrée de Macron dans le grand jeu est à la fois une chance et… une complication :

*Une chance parce qu’un deuxième tour contre Macron serait un deuxième tour FN/gauche, ce qui est électoralement toujours plus favorable au FN qu’un deuxième tour FN/droite, comme on l’a encore observé aux élections départementales de 2014 ;

*Une complication aussi car le dispositif de campagne de Marine Le Pen a été conçu pour recueillir (ou tenter de recueillir, car ce schéma ne s’est jamais vérifié lors des scrutins précédents) un électorat de gauche.

Face à Macron, la ligne Marion, plus identitaire sur l’immigration, plus conservatrice sur les valeurs, plus rassurante économiquement, permettrait sans doute d’envisager une victoire. Mais ce n’est pas la voie qui a été choisie.

Reste un danger pour Marine Le Pen : le retour du « vote utile ». Le « vote utile » est un mécanisme subtil qui voit les électeurs procéder à des votes tactiques autour de deux mécanismes :

*Participer au choix du vainqueur au tour décisif (et en l’état il ne pourrait s’agir que de Fillon ou de Macron) ;

*Eliminer celui dont on ne veut en aucun cas, ce qui peut conduire à voter Fillon (« contre la gauche ») ou Macron (« contre la casse sociale de Fillon »).

Si le match du premier tour se resserrait et que Macron, Fillon et Le Pen apparaissaient avoir des chances voisines d’accéder au second tour, Marine Le Pen serait probablement contrainte de revenir aux fondamentaux du FN pour fidéliser son électorat naturel et mobiliser l’électorat populaire de la France périphérique, un électorat qui ne vote à l’élection présidentielle qu’en fonction des enjeux essentiels pour lui : l’identité et l’immigration ; et à condition que les choses soient dites suffisamment crûment. Un retour aux sources que Marine Le Pen avait déjà dû effectuer en 2012 dans les derniers jours de la campagne pour limiter la casse.

Grands enjeux, grands absents ?

Le spectacle présidentiel peut donc offrir quelques surprises. Il n’est pas certain, en revanche, que les grands enjeux historiques soient posés devant les Français.

Peut-on sérieusement parler d’immigration sans évoquer le Grand Remplacement démographique et civilisationnel ? Peut-on sérieusement croire à l’assimilation d’un grand nombre d’Africains noirs et de musulmans religieux ou culturels alors que l’expérience des 40 dernières années dément cruellement cette hypothèse ?

Peut-on sérieusement dire que 5.000 à 10.000 gendarmes de plus et autant de policiers supplémentaires amélioreront la sécurité alors que ce qu’on appelle l’Etat de droit – c’est-à-dire la dictature des juges – rend quasiment impossible l’expulsion des étrangers en situation irrégulière et la mise hors d’état de nuire des délinquants ?

Peut-on sérieusement envisager un retour à la démocratie et à l’ordre républicain sans remise en cause du pouvoir des juges tel qu’il s’exerce à travers la Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, la Cour de cassation ?

Peut-on sérieusement retrouver l’indépendance avec 2000 milliards de dette, un déficit budgétaire représentant le quart des dépenses publiques et un déficit de la balance des paiements courants extérieurs de plusieurs dizaines de milliards ? Le tout débouchant sur la vente à des puissances étrangères de fleurons du patrimoine culturel et économique français ? Chaque élection présidentielle aggravant plutôt la situation à coups de dépenses non financées ou de diminutions d’impôts non gagées.

Pas sûr que 2017 contribue à régler les problèmes de la France.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site de la Fondation Polémia

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Eric Zemmour : « Dans quel monde vit Emmanuel Macron ? »

13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour est revenu sur le meeting d’Emmanuel Macron, samedi dernier, porte de Versailles, où il y avait en effet beaucoup de monde, et « pas amené par autocars » s’amuse-t-il. Mais beaucoup de quoi, beaucoup de qui ? Beaucoup de « diversité, comme on dit maintenant », et beaucoup de ceux qui sont – ou rêvent d’être – « des winners », « des vainqueurs de la mondialisation ». De ces gens qui « trouvent la gauche pas assez libérale, et la droite pas assez libertaire ».

Les ouvriers, les chômeurs, les jeunes sans diplômes, tous ceux qui ne vivent pas dans les grandes villes, « tous ceux que les médias accusent de populisme » ne sont pas venus acclamer Macron. Ces « affreux de service ne sont pas encore rentrés dans la bataille présidentielle ». Ils « ne sortiront de leur désintérêt que peu de temps avant le premier tour, au grand dam des sondeur »…

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François Hollande a fait des offres de service à la Banque Rothschild !

07/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans l’hebdomadaire Le 1, le banquier d’affaires Michel Jacob révèle que François Hollande, battu en Corrèze aux législatives de 1993, l’avait approché pour entrer à la Compagnie financière Edmond de Rothschild, plus connue sous le nom de Banque Rothschild ! Celle-ci exerce décidément une fascination sur les principaux dirigeants de la gauche socialiste. C’est à la Banque Rothschild qu’avait déjà travaillé durant dix ans Henri Emmanuelli, futur premier secrétaire du Parti socialiste, et c’est là qu’œuvrera plus tard (en 1993, il n’a que 16 ans) un certain Emmanuel Macron. Comme disait Hollande en 2012 dans son discours du Bourget : « Mon adversaire, c’est la finance »…

« À la fin de l’année 1993, témoigne Michel Jacob, alors que j’étais depuis quelques mois directeur général de la Compagnie financière Edmond de Rothschild, je fus approché par Paul Boury, grand pape des réseaux qui nous aidait à communiquer sur les sujets de banque d’affaires. Il avait connu François Hollande dans les circuits de HEC et me demandait de le recevoir. […] Lorsque nous nous sommes retrouvés pour la première fois sous les lambris dorés du 47, rue du Faubourg-Saint–Honoré, François Hollande, qui venait de perdre son siège de député de la Corrèze, s’interrogeait sur son avenir. À sa requête, je lui décrivis les grandeurs et les servitudes du métier de banquier d’affaires. Il m’interrogea sur les compétences et les qualités requises pour y réussir. Je lui expliquai qu’à mes yeux, l’imagination, l’opiniâtreté et la capacité à avaler des couleuvres sont trois des vertus cardinales de la profession. »

Cette « capacité à avaler des couleuvres » n’ayant pas rebuté celui qui en avait déjà fait profession durant toutes les années Mitterrand, un deuxième rendez-vous eut lieu, au cours duquel « François Hollande se fit plus précis et me demanda si je pensais qu’il avait les qualités nécessaires pour ce métier et si la Compagnie financière pourrait éventuellement l’accueillir. Je répondis que seule la pratique permettrait de déceler s’il avait ou non les caractéristiques qui forgent un grand banquier d’affaires et que, compte tenu de son profil, je souhaitais parler d’un éventuel recrutement à Edmond de Rothschild. » Ce qui fut fait.

Michel Jacob rapporte qu’Edmond de Rothschild posa « une condition à l’éventuel recrutement de François Hollande : il voulait être assuré que ce dernier avait définitivement tourné la page et ne repartirait pas, à la première occasion, solliciter les suffrages des Corréziens », car « la Compagnie financière était une trop petite structure pour assurer la formation permanente de candidats indécis ».

La balle était donc dans le camp de François Hollande, qui y réfléchit et, pour une fois, prit une décision : « Il me téléphona après une quinzaine de jours et m’expliqua qu’il était toujours très désemparé par son échec électoral, qu’il n’avait pas définitivement choisi son avenir mais que, au fond de lui, il gardait le virus de la politique et préférait ne pas me mettre un jour dans l’embarras vis-à-vis d’Edmond de Rothschild. » Dommage.

Pascal Praud : « Macron, un révolutionnaire en papier glacé »

25/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
« Révolutions : c’est le nom du livre d’Emmanuel Macron », rappelle Pascal Praud. « Révolution, précise le Robert, c’est un changement brutal. La ‘une’ de Paris Match, c’est populaire, c’est classique, c’est glamour si on veut, mais ce n’est pas vraiment un changement brutal« , ironise le journaliste.

Pascal Praud rappelle qu’Emmanuel Macron n’est qu’un révolutionnaire en papier glacé :

Finalement Macron c’est Paris Match, un révolutionnaire en papier glacé, un rebelle en Weston. Macron avance, le QI de 130 en bandoulière. Une stratégie : la solitude. Une tactique : la trahison. Une ambition : le pouvoir.


Quand Emmanuel Macron met sur le même pied les islamistes et le FN

Source : Boulevard Voltaire – « Quand Emmanuel Macron met sur le même pied les islamistes et le FN »

Saint-Just ? Robespierre ? Danton ? Marat ? Fouché ? Macron ! Le candidat de la banque Rothschild à la présidence de la République française sort prochainement un ouvrage intitulé Révolution, dans lequel il explique que « le combat qu’il entend mener est avant tout culturel ». Nous sommes lassés par les multiples détournements de l’œuvre du communiste italien Antonio Gramsci, véritable serpent de mer intellectuel de la vie politique française des vingt dernières années.

Si Emmanuel Macron voulait se distinguer, c’est râpé. En effet, tous les hommes politiques contemporains ont, un jour, cité le prisonnier de Mussolini, jusqu’à la « droite » de Nicolas Sarkozy qui entendait livrer la bataille pour lutter contre l’hégémonie culturelle de la gauche en s’appuyant publiquement… sur un auteur de gauche, sous-entendant donc que l’intelligence s’y trouvait ! Difficile de faire plus paradoxal.

La bataille culturelle d’Emmanuel Macron est avant tout cosmétique. Comme tant d’autres avant lui, l’époux de Brigitte Trogneux veut « casser les codes » et « dépoussiérer la politique ». Homme-sandwich d’une transgression politique très artificielle, le chouchou des médias croit embrasser la « modernité » en déclarant très tardivement que les clivages anciens auraient disparu…

Persuadé que les appareils politiques sont appelés à mourir, il lance un appel au peuple, se positionnant dans le créneau déjà bien occupé du « ni droite, ni gauche ». Il en donne, néanmoins, une version très différente : « Le véritable clivage, aujourd’hui, est entre les conservateurs passéistes qui proposent de revenir à un ordre ancien et les progressistes réformateurs qui croient que le destin français est d’embrasser la modernité. »

Le tout petit Macron est à front renversé.
Sa dialectique est copiée sur celle du Front national. Marine Le Pen pense, aussi, que l’opposition entre la gauche et la droite n’est plus tout à fait pérenne, préférant le clivage qui opposerait les mondialistes aux patriotes. L’homme en marche inverse simplement la charge, imaginant un conflit eschatologique entre les forces progrès et la réaction… Assez creux mais pertinent à l’heure de la politique du slogan.

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Eric Zemmour

Eric Zemmour : « Ils n’ont plus de train, qu’ils prennent le car ! » dit Macron

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Les mouvements sociaux ont inspiré Eric Zemmour pour sa chronique d’aujourd’hui sur RTL, avec ces syndicats qui, face à la la « pathétique faiblesse sondagière » de François Hollande, renforcent leurs revendications « comme l’odeur du sang attire les grands fauves ». Mais l’éditorialiste développe aussi une analyse propre, relative à la disparition de la promotion sociale à la française.

Hollande mouillé

François Hollande et l’impossible reconquête

Lundi, le dernier carré des hollandais a donc décidé de lancer l’opération « reconquête » ou, dans une appellation plus belliqueuse, la « contre-offensive » du président sortant qui ne veut pas être sorti. On avait pourtant cru comprendre que celle-là était déjà effective depuis quinze jours puisque, selon les mêmes thuriféraires, son émission sur France 2 « Dialogues citoyens » en était la première phase. Cette offensive télévisuelle qui devait faire des éclats a fini en pétard mouillé et, loin de lui obtenir un retour de flamme, sa cote de popularité a encore baissé après sa prestation. Il est vrai que rien de tel que son « la France va mieux » pour obtenir un effet contre-productif.

Il y a fort à parier que les autres opérations connaîtront le même sort, car ce que le chef de l’Etat doit reconquérir, c’est moins la faveur que l’oreille des Français. Il peut parler, plus personne ne l’écoute, ses plus sublimes arguments se perdent dans la mer d’indifférence qui l’entoure désormais. Sa parole ne pèse que le poids d’un souffle. Nos concitoyens n’espèrent plus rien de lui, ils attendent que ça se passe en espérant que, d’ici à 2017, à défaut de s’améliorer, la situation ne se dégradera pas davantage à cause d’un président aussi impuissant que bavard.

Et comme la communication élyséenne n’en rate jamais une, c’est dans un amphithéâtre de la Faculté de médecine que pas moins de 21 ministres ont été réunis lundi pour chanter les louanges du président. On voit toutes les plaisanteries qui courent déjà sur Hollande, grand corps malade en réanimation, sous perfusion et soins palliatifs, etc.

Il y a un absent remarqué et remarquable dans la cour ministérielle, Emmanuel Macron, coqueluche des médias et star des sondages mais qui n’a pas été invité à la Faculté de médecine. C’est vrai qu’entre lui et eux, il y a une différence : ses collègues croient, ou feignent de croire, que l’on peut encore éviter le naufrage du Titanic, tandis que lui a déjà pris un canot de sauvetage et navigue pour son compte. La « contre-offensive » est plus contre lui que contre la droite !

Emmanuel Macron s’enhardit chaque jour davantage, défie le président dont il dit qu’il n’est pas « l’obligé ». Il affirme que son projet concerne la présidentielle, il va quêter des fonds en Grande-Bretagne et assure que la gauche, telle qu’elle est, ne lui plaît pas, c’est pourtant celle du chef de l’Etat. Ses amis pressent le président de faire preuve d’autorité et de le congédier. Mais d’autorité, c’est le drame de ce quinquennat à l’agonie, le président n’en a plus. Même s’il tapait sur la table, on n’entendrait qu’un léger « pfft… » S’il n’est même plus capable de convaincre son ministre des Finances, comment pourrait-il reconquérir l’opinion ? C’est l’impossible reconquête.

En réalité, cette énième opération de « la dernière chance » vise moins une impossible victoire en 2017 qu’à remonter le moral des troupes socialistes – ce qu’il reste de l’armée en déroute – afin que la défaite soit la moins humiliante possible. Mais cela ne concerne plus les Français, qui sont passés à autre chose. Laissons donc la poignée de vieux-croyants du hollandisme prêcher dans le désert de l’indifférence !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8595 daté du 26 avril 2016

Macron En Marche

Les idoles et les héros, par Maxime Tandonnet

Je n’ai absolument rien contre Monsieur M. et d’ailleurs, lors de sa nomination comme ministre de l’Economie, contre l’ironie générale, j’avais écrit une tribune suggérant qu’on lui laisse sa chance avant de le démolir. Mais voilà, aujourd’hui, Monsieur M.  est soudain passé au cœur de l’actualité, de la conscience politique française.

Chacun de ses faits et gestes fait l’objet d’une multitude de commentaires. Ses paroles sont attendues, disséquées, sublimées, dans un climat d’éblouissement général, ses positions analysées, étudiées magnifiées.  Il fait la « une » de Paris-Match, accapare l’attention des radios et des télévisions qui lui vouent une sorte de culte d’un genre nouveau. Il est, paraît-il, à la fois le « candidat » favori de gauche et le premier ministre potentiel d’un gouvernement de droite…

Pourtant,  Monsieur M. n’a pas sauvé le pays, accompli de geste historique, rendu un service signalé à la France. Rien de tout cela. Son seul mérite est d’avoir prononcé deux ou trois phrases légèrement transgressives au regard des tabous de son camp politique (avant de s’excuser) et d’avoir défié un chef de l’Etat en difficulté dont il est la plus authentique créature.

Nous sommes ici dans une logique d’idolâtrie, c’est-à-dire, de sublimation artificielle, par une sur-médiatisation, d’un personnage présenté, sans aucune raison objective, factuelle, inscrite dans la réalité, comme sauveur, homme ou femme providentiel. L’idolâtrie, banalisée sur le scène politique française, est le signe d’un pays malade, privé de repères, de sens critique,  à l’agonie, soumis à toutes les manipulations et toutes les propagandes.

L’héroïsme est tout autre chose. Une nation a besoin de héros auxquels elle peut s’identifier. Mais le héros est tout le contraire de l’idole.  Il est l’homme qui a accompli un exploit, un acte d’une audace, d’un courage, d’une intelligence visionnaire d’exception auquel la nation est éternellement reconnaissante. Dans l’histoire contemporaine, les héros français ne courent pas les rues: Bonaparte le 18 Brumaire, Clemenceau en 1917-1918, Poincaré en 1926, de Gaulle le 18 juin 1940 et en 1958-1962, Mendès-France en 1954… En réalité, plus les idoles prolifèrent comme une mauvaise herbe au goût totalitaire, et plus l’héroïsme se meurt…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Les débats sur le projet de loi Macron s’ouvrent à l’Assemblée nationale

Macron lance son propre mouvement politique ni à droite ni à gauche

07/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le ministre de l’Economie a donc lancé mercredi soir son propre mouvement politique.
Lors d’une réunion à Amiens, Emmnanuel Macron a déclaré : « J’ai mis du temps, j’ai réfléchi, j’ai consulté, j’ai associé beaucoup de gens et j’ai décidé qu’on allait créer un mouvement politique, un mouvement politique nouveau« .

Baptisé « En Marche », ce mouvement se veut ni de gauche, ni de droite. Si certains le soupçonnent de se préparer dans l’optique de la prochaine élection présidentielle, Emmnanuel Macron assure que ce n’est pas sa priorité, en tout cas « aujourd’hui ».

Son objectif est de « construire quelque chose d’autre » et d’avancer face aux « blocages de la société« . Emmanuel Macron a également précisé que son mouvement accepterait les adhésions multiples et pourrait donc intégrer des adhérents de l’ensemble des partis républicains…



Emmanuel Macron lance son mouvement mais reste… par Europe1fr


Renaud

Renaud traite Hollande, Valls et Macron de « grands incapables » voire de « criminels »

06/04/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Dans une interview au quotidien belge Le Soir, Renaud est interrogé sur François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron. Réponse du chanteur en forme de tir groupé :

« Ce sont de grands naïfs, de grands imbéciles ou de grands criminels. Je ne le sais pas encore mais de grands incapables en tout cas. Sous le couvert de libéralisme économique et de lois du marché, ils nous imposent des lois que même la droite n’aurait pas osé voter. Hollande, il a une tête et un discours de parfait honnête homme mais il se trompe de politique.

 Dans ce même entretien, Renaud confesse des erreurs politiques. Comme celle « d’être allé à Moscou et à Cuba où je pensais voir des gens libres » et où il a vu « un pays de flics, une dictature ».

Renaud est-il encore de gauche ? Assurément et c’est même pour cela qu’il est désabusé. « Si, au deuxième tour, on a le choix entre Marine et Juppé, j’irai voter Juppé car c’est un honnête homme, un homme droit dans ses bottes comme il a dit lui-même. Mais si c’est Sarkozy et Marine, j’irai à la pêche à la ligne. Je ferai partie de ces désespérants abstentionnistes. »

Il ajoute :

« Où est notre Jean Jaurès ? Notre Mitterrand ? Les écolos me déçoivent. Il n’y a pas de relève… Ce qui me fascinait chez Mitterrand, c’était sa culture, plus que sa politique. J’étais admiratif et amoureux de cet homme qui était un puits de culture, qui avait lu Chateaubriand, Voltaire… »

Emmanuel Macron

La gauche continue de soigner ses électeurs

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Après le geste fait sur les pensions de réversion des paires homosexuelles début mars, le gouvernement de gauche continue de cajoler son électorat. Les fonctionnaires bénéficieront ainsi d’un « geste significatif » sur leur rémunération, Manuel Valls l’a promis. Emmanuel Macron appelle toutefois à la modération, soulignant que chaque point d’indice de la fonction publique coûterait 1,85 milliard d’euros.

Entretien avec Alain de Benoist : « Cette droite qui veut défendre la nation, mais qui ne se soucie pas du peuple »

Source : Boulevard Voltaire

BV : François Hollande a récemment présenté son « plan de la dernière chance » pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, « on a tout essayé ». Le chômage de masse serait-il une fatalité ?
AdB : Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques.
Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles : cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, « même dans leurs rêves les plus fous, M. Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant ».

Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. « Travailler plus pour gagner plus », disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail.
Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’« expression politique de la domination bourgeoise », comme dit Patrick Buisson.
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Passage en force de la loi Macron

Passage en force de la loi Macron

18/02/2015 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Malgré des semaines de négociations, des concessions obtenues aussi bien à droite qu’à gauche, le gouvernement a été dans les plus grandes difficultés à faire adopter un projet de loi clé. L’incertitude a régné hier à l’Assemblée nationale jusqu’à ce que Manuel Valls décide de recourir à l’article 49, al. 3. Cette procédure constitutionnelle permet l’adoption d’un texte à la condition qu’aucune motion de censure ne soit adoptée dans un délai de 24 h. Autrement dit, il n’y aura pas besoin de vote formel.

Que s’est‑il justement passé ?

Hier, ce fut le cafouillage et l’hésitation. On a ainsi envisagé l’usage de l’article 49‑3 de la Constitution avant de se raviser. On a préparé l’opinion au rejet du texte, tout en voulant ne pas perdre la face. Un conseil extraordinaire des ministres s’est même tenu à l’Elysée. En séance publique, Valls a été interpellé par des communistes et par l’UMP. Il a fustigé l’UMP lui reprochant d’être « incapable de choisir entre la République et l’extrême droite ». Pour Emmanuel Macron, « ce que veulent les Français, c’est que nous avancions ». Face au risque de rejet, le gouvernement incertain de sa majorité a préféré recourir à un instrument significatif de la Ve République qui permet de gouverner tout en étant minoritaire.

Que peut‑on dire du projet de loi Macron ?

Ce texte est significatif du libéral‑socialisme : c’est le volet économique de cette nouvelle gauche qui prône aussi la liberté en matière de mœurs. Emmanuel Macron, c’est un ministre de l’Economie qui aurait pu être compatible avec Alain Juppé ou François Bayrou. Certains députés UMP ou UDI se sont déclarés favorables au projet de loi Macron. La loi Macron est un véritable attirail où l’on sent ces compromis qui relèvent du bricolage : on élargit ainsi le nombre de dimanches pouvant être travaillés, mais on supprime les dimanches de plein droit. Il faudra une autorisation du maire ou de l’intercommunalité.

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Les débats sur le projet de loi Macron s’ouvrent à l’Assemblée nationale

Les débats sur le projet de loi Macron s’ouvrent à l’Assemblée nationale

27/01/2015 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a ouvert hier dans l’après‑midi les débats sur son projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Ce projet de loi est très vaste et compte près de 200 articles. Elles ont toutes pour but de libéraliser l’économie française. Au nombre de ces mesures figurent notamment l’ouverture de lignes nationales de cars, la simplification du permis de conduire, une réforme de la justice prud’homale, ou encore des règles de licenciements collectifs. Selon le ministre de l’Economie, cette loi doit montrer que « Les Français sont capables de bouger ». Il compte également pouvoir être plus exigeant avec nos partenaires et l’Europe.

Son projet de loi est déjà très critiqué

En effet, une manifestation a déjà eu lieu près des grands magasins du boulevard Haussmann à Paris, contre l’extension de l’ouverture des commerces le dimanche, également au nombre des mesures. Même si des concessions ont été faites en commission spéciale des lois de l’Assemblée, les socialistes frondeurs, les écologistes et le Front de gauche sont opposés à cette mesure. La droite devrait se concentrer plutôt sur la défense des professions règlementées, qui risquent d’être durement impactées. Le projet de loi prévoit en effet d’encadrer les prix des prestations, en prenant en compte les prix pertinents. En dessous d’un certain seuil, les tarifs seraient fixes, au‑delà ils pourront osciller autour d’un tarif de référence.

Les débats doivent durer deux semaines. Ils s’annoncent rudes, et risquent bien de diviser encore la majorité socialiste.

Crédit photo : Copyleft, via Wikipédia, (cc).