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L’incapacité de l’Europe à gérer efficacement le problème de l’immigration – par Vincent Revel

Avant l’immigration, pensons d’abord à l’émigration

Source : Boulevard Voltaire. Le seul moyen d’arrêter l’immigration en Europe est d’aider les États afin que les peuples puissent rester enracinés dans leur culture et leur territoire.

Le président polonais Andrzej Duda a exprimé son inquiétude, vendredi dernier, avant sa rencontre avec son homologue allemand, devant l’afflux de migrants en provenance d’Ukraine.

C’est par milliers que des Ukrainiens franchissent la frontière polonaise ou hongroise, fuyant leur pays.

Son inquiétude est légitime mais, toutefois, démontre une fois de plus l’incohérence de la politique étrangère de l’Europe. Comment se plaindre des problèmes que pose l’immigration lorsque l’on fait tout pour que le peuple d’un État émigre ?

Si, par servilité ou vénalité, la Pologne a soutenu un coup d’État, elle ne peut se plaindre des conséquences. L’Ukraine est devenue invivable pour une grande partie de la population active.

L’effondrement économique et la guerre civile générés par le coup d’État font qu’un citoyen, désormais, a le choix entre devenir de la chair à canon, aller en prison pour désertion ou non-paiement de ses factures d’énergie, ou bien encore fuir ce pays qui ne lui propose plus une vie décente.

Pire : aujourd’hui, la Pologne maintient son soutien à un gouvernement qui, jour après jour, enterre le pays. À sa décharge, elle se comporte en fidèle soutien des USA dans sa politique mondiale de pillage.

L’Europe, qui n’en peut plus de l’immigration du Proche-Orient et du Maghreb, voit poindre à ses portes une nouvelle source d’immigration.

Comment imaginer que les conséquences d’un tel coup d’État n’étaient pas prévisibles pour nos « élites » ? Elles l’étaient et c’est en toute connaissance de cause que nos politiques ont orchestré ce drame de l’émigration, donc de l’immigration.

Pensent-ils que le seul moyen de résoudre le chômage est de faire s’exterminer les peuples entre eux, et que vider un pays de ses habitants rend sa mise à sac plus aisée ?

Après avoir vidé de leur substance les mots liberté et démocratie, l’objectif est de vider les hommes de leur propre substance, de leurs racines.

La nature humaine fait que les hommes aspirent à vivre sur la terre qui les a vus naître et grandir. Ils sont enracinés dans un terroir et dans une culture.

Nous allons bientôt fêter les 70 ans de l’ONU, qui a inscrit dans sa charte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le corollaire est que les États ont un devoir de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays, et surtout pas pour les fameux principes de démocratie et de liberté. La démocratie prônée par nos élites consiste à demander l’avis du peuple pour ne pas en tenir compte ensuite, et la liberté qu’ils proposent est l’asservissement économique et financier.

Le seul moyen d’arrêter l’immigration en Europe est d’aider les États afin que les peuples puissent rester enracinés dans leur culture et leur territoire, de ne pas créer l’illusion d’un ailleurs meilleur à l’aune du matérialisme déshumanisant.

Au plan humain, l’émigration forcée est d’abord un drame pour le migrant, et l’immigration massive une atteinte à l’intégrité intime des peuples.

Ronald Zonca

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France, terre d’exilés ?

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André Bercoff : "Le fossé se creuse de plus en plus entre une France abritée et une France exposée"

André Bercoff : « Le fossé se creuse de plus en plus entre une France abritée et une France exposée »

19/12/2013 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Dans « Je suis venu te dire que je m’en vais » (Éditions Michalon), André Bercoff pousse un puissant coup de gueule contre l’hémorragie des talents français. Il offre en outre à ses lecteurs un formidable exercice de dissection de la France telle qu’elle ne va pas, de cette France « en dormition ».
Entretien exclusif réalisé pour Novopress.

Sur le plan des causes de l’émigration française, vous vous attaquez à une fiscalité excessive et braconnière. Vous ne contestez pourtant pas la légitimité de l’impôt. D’où vient le fait qu’au-delà de son « volume », il soit désormais inacceptable ? Comment pourrait-il redevenir légitime aux yeux des Français ?

Ce qui est devenu inacceptable aux yeux des très nombreuses personnes que nous avons été amenés à rencontrer, c’est l’impression que le fisc est, de plus en plus, pour les princes qui nous gouvernent, l’horizon indépassable de notre temps et qu’il ne touche plus seulement les classes riches ou aisées, mais une classe moyenne en panne d’avenir et en précarisation plus ou moins forcée. Beaucoup m’ont dit qu’ils comprennent très bien que l’on paye des impôts, à condition de savoir où va l’argent et à quoi et à qui il sert. La légitimité ne pourra revenir qu’avec la transparence.

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Modulation des allocations familiales : plus d’expatriation des Français, plus d’immigration d’étrangers

Modulation des allocations familiales : plus d’expatriation des Français, plus d’immigration d’étrangers

Ci-dessus : dessin de Konk, des Français quittent la France mais « Heureusement on… »

Face aux projets du gouvernement de moduler les allocations familiales en fonction des revenus après la parution du rapport Fragonard, Jean Paul Gourévitch, consultant international et spécialiste de l’Afrique et des migrations, s’est interrogé, dans Economie Matin, sur l’effet que pourrait avoir la réforme des allocations familiales sur la démographie (le texte de Jean-Paul Gourevich est reproduit in extenso en deuxième partie).
André Posokhov.

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“L'Afrique a besoin que ses exilés reviennent” : entretien exclusif avec Kemi Séba [audio]

“L’Afrique a besoin que ses exilés reviennent” : entretien exclusif avec Kemi Séba [audio]

26/09/2011 – 08h30
DAKAR (NOVOpress) – Kemi Seba, on s’en souvient, avait défrayé la chronique en France en fondant la Tribu Ka, groupe d’auto-défense de la communauté noire qui avait mené quelques actions retentissantes, notamment une descente rue des Rosiers à Paris (la rue où s’entraîne au combat la Ligue de défense juive), ou encore une invitation surprise lors de l’inauguration du Musée du quai Branly.

Il étudie puis enseigne depuis de nombreuses années déjà la pensée Ppanafricaine, (celle de Khalid Abdul Mohamed, un prédicateur noir des Etats-Unis d’Amérique) dont le point central est le retour des Africains sur la terre d’Afrique, le développement séparé et le refus du métissage notamment.

Début 2011, mettant ses actes et ses idées en harmonie, il a décidé de quitter l’Europe pour rentrer sur sa terre d’Afrique, afin d’y contribuer au développement de son peuple et de vivre parmi les siens.

Quelles sont les raisons de son retour sur sa terre ? Quel message souhaite-t-il faire passer aux Africains d’Europe ? A quel projet contribue-t-il depuis son retour ? En quoi consiste son émission de Radio “Afro Insolent”,  diffusée via Internet tous les jeudis soir ?

C’est depuis le Sénégal, où il réside, qu’il a accepté de répondre à toutes nos questions.

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Portugal : « La plus grande vague d'émigration depuis les années 60»

Portugal : « La plus grande vague d’émigration depuis les années 60 »

Le Portugal est l’un des pays les plus pauvres en Europe et dans le passé a toujours été touché par l’émigration. De ce fait quelques trois millions de Portugais vivent à l’étranger. Il y a 50 ans, de nombreux jeunes partaient vers de grands pays européens. Les départs se poursuivent aujourd’hui mais maintenant des milliers cherchent fortune dans les ex-colonies en plein essor : le Mozambique, l’Angola et le Brésil. 

La forte émigration vers l’Afrique et l’Amérique du Sud est d’autant plus une nouveauté pour le Portugal, qu’il ne s’agit cette fois pas d’ouvriers et de paysans quittant le pays à la recherche d’un avenir meilleur, mais de gens dotés d’une formation universitaire. « C’est la plus grande vague d’émigration depuis les années 1960 », indique Filipa Pinho, spécialiste de l’immigration portugaise de la BBC. Bien qu’aucune donnée officielle ne soit disponible, les chiffres parlent d’eux-mêmes dans ces dernières années. En 2009 et 2010, selon F. Pinho, 60 000 Portugais ont quitté le pays pour le Brésil, et l’intérêt pour l’Angola est en énorme croissance.

Un avenir brillant en Angola

En 2006 ont été délivrés à peine 156 visas pour le pays en plein essor de la côte ouest africaine ; ce nombre est passé à 23 787 en 2010. Depuis, 3 000 entreprises de ce pays riche en pétrole et en diamants appartiennent à des entrepreneurs portugais.

Et aucune fin du boom n’est en vue. Après 41 ans de sanglante guerre civile, un traité de paix a été signé en 2002. Aujourd’hui, le pays va être entièrement reconstruit. De l’infrastructure de télécommunications au secteur bancaire, de nouvelles zones d’activités sont créées, et presque partout la langue de travail est le portugais. Ceux qui ont réussi vivent luxueusement dans la capitale Luanda. Les quartiers de luxe poussent comment des champignons, et la quantité de voitures haut de gamme est impressionnante.

 Un profond fossé entre riches et pauvres

Mais pour de nombreux nouveaux arrivants, le début est moins agréable. Actuellement, près de cinq millions de personnes s’entassent dans une ville qui a été créée pour seulement un million d’habitants, et il en arrive toujours plus. Rien qu’entre 2005 et 2010, la population de Luanda a augmenté de 1,2 millions de personnes. Et malgré la croissance économique à deux chiffres, les deux tiers de la population vivent encore dans une grande pauvreté. L’espérance de vie est d’à peine 38 ans. D’autre part, il y règne une corruption rampante. Dans les statistiques publiées par Transparency International, le pays est régulièrement classé parmi les trois premiers pays les plus corrompus du monde.

Le grand chantier du Brésil

En plus de l’Angola, la porte est aussi ouverte aux jeunes Portugais au Brésil. Pour la Coupe du Monde 2014 et les Jeux olympiques de 2016, on y construit dans tous les coins. Cela attire de nombreux architectes et ingénieurs en Amérique du Sud. « La plupart des architectes que je connais ont émigré depuis longtemps au Brésil. » explique l’architecte portugais Eduardo Souto de Moura à Deutschlandfunk. De plus, il n’a lui-même aucune commande en vue au Portugal pour les prochaines années, et doit donc lui aussi chercher du travail à l’étranger.

Pour ceux qui restent se profile un long passage difficile. Le pays souffre d’importants problèmes structurels, a déclaré l’économiste Andreas Scheuerle à Exchange Online. À la fin des années 80, quand le rideau de fer a disparu, le Portugal a rapidement perdu du terrain par rapport aux pays de l’Est ; ses salaires, quoique bas, étaient tout de même environ un tiers plus élevés qu’en République tchèque. « Le Portugal doit élaborer à long terme un nouveau modèle d’affaires», précise M. Scheuerle.

Une lueur d’espoir à l’horizon

Cependant il y a du potentiel, nuance M. Scheuerle. D’une part, le tourisme peut être développé davantage, et d’autre part, la coopération avec le Brésil et l’Angola pourrait être renforcée. Par ailleurs la production a connu une légère reprise. Ainsi, les exportations de chaussures ont progressé de 27% par rapport à l’an dernier. De plus en plus de produits correspondent aux secteurs à haute valeur ajoutée, tels que la construction mécanique et électrique, indique à Exchange Online Francisco Veiga, expert en économie à l’Université de Braga. Il est convaincu que cette tendance va se poursuivre, mais cela exigera du temps et beaucoup d’argent.

[box class= »info »] Source : ORF.at [/box]
[box]Photo : Luanda, capitale de l’Angola.[/box]

Russie : des émigrants fantômes ?©retlaw snellac

Russie : des émigrants fantômes ? [Tribune libre]

[box class= »info »]Tribune libre d’Alexandre Latsa paru dans le cadre d’“Un autre regard sur la Russie” sur RIANOVOSTI, via Polémia[/box]

[box class= »warning »]Alexandre Latsa (photo ci-dessous), 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un “autre regard sur la Russie”. Les citations en russe et les tableaux n’ont pas été reproduits dans cet article mais ils sont consultables dans et à partir de l’article original extrait du site RIANOVOSTI.[/box]

Alexandre Latsa

Alexandre Latsa

Très récemment, une série d’articles est venue rappeler à quel point la Russie était un pays sans avenir. Divers médias francophones, tels que le Figaro, la Tribune de Genève, Le soir, ont commenté les résultats d’un sondage qui expliquait “qu’un cinquième des Russes (22%) souhaiterait émigrer de Russie” et que “selon les chiffres officiels, cités par Vedomosti, en trois ans, environ 1,2 million de personnes ont quitté la Russie”. Ces résultats “illustreraient une nouvelle vague d’émigration, et mettent à mal les mots d’ordre patriotiques et les projets ambitieux du Kremlin”, écrit encore Europe1.

La naissance d’un mythe

Le chiffre de 1.250.000 de Russes qui seraient partis depuis 3 ans viendrait d’une discussion en date du 15.01.2011 retransmise à la radio d’opposition Echo de Moscou entre Sergueï Stépachine (président de la Cour des comptes) et Michaïl Barshevski. Je rappelle le moment clef de l’échange en russe [dont je donne la] traduction en français :

(citation en russe)

« S.STEPACHIN : J’ai des chiffres précis. 1.250.000 personnes qui travaillent à l’étranger. Et pas les plus mauvais…
M.BARCHEVSKI : Tu veux dire pas des plombiers ?
S.STEPACHIN: Des scientifiques, des spécialistes.
M.BARCHEVSKI : 1.250.000 ?
S.STEPACHIN : 1.250.000. Voilà à peu près combien sont partis depuis 1917. »

1.250.000 de russes travaillent donc à l’étranger. Comment en est-on arrivé à ce que ce chiffre soit repris par la presse francophone comme le nombre de russes ayant soi-disant fui la Russie depuis 3 ans ?

Dans un article du 11 février 2011 de Moskovsksi Komsomolets intitulé “Courons loin du tandem” (« Бегом от тандема ») il est écrit: “la Cour des comptes a officiellement déclaré que durant les dernières années sont partis de Russie 1.250.000 de personnes . La vague d’émigration est à peine moins grande que celle de 1917. Ces données sont confirmées par le directeur du Service Fédéral des Migrations (FMS): 300 à 350.000 Russes partent chaque année travailler à l’étranger.” Combien reviennent, il ne l’a pas dit.

(citation en russe)

En réalité une vérification sur le lien en question des affirmations du directeur du FMS permet de lire la phrase dans son ensemble et non un morceau sorti de son contexte. Voila ce qu’il y est en fait écrit: “Chaque année 300.000 Russes partent de Russie, dont 40.000 pour aller résider définitivement à l’étranger. Ce chiffre était de 70.000 en gros avant la crise, mais il s’est réduit (…). De tous les Russes qui sortent du pays, a peu près 30 à 40.000 quittent le pays pour aller résider définitivement à l’étranger.”

(citation en russe)

Le 29 mai 2011, la revue russe d’opposition Novaya Gazeta, dans un réquisitoire intitulé “La Russie ne plaît plus”, affirme que le pays ne sera pas en état survivre jusqu’à la crise démographique de 2050 en écrivant que le “représentant de la Cour des comptes Serguei Stépachine a affirmé que depuis 2008, 1.250.000 personnes” ont émigré.

(citation en russe)

Le président russe Dmitri Medvedev©RIA Novosti. Mikhail Klementiev

Le président russe Dmitri Medvedev©RIA Novosti. Mikhail Klementiev

Les faits sont bien loin des obsessions idéologiques

L’institut Rosstat donne des chiffres reconnus comme étant assez précis. Regardons les flux migratoires de Russie, entrées et sorties de 1997 à 2010, ici sous forme de tableau :

Depuis 2008 donc, 105.544 russes ont émigré hors de Russie.

Etudions maintenant l’émigration de Russie vers l’étranger lointain et non l’étranger proche, qui correspond à l’ex-monde soviétique. En effet il semble peu plausible que ces émigrants russes récents aient fui en masse la Russie dans ces 3 dernières années pour aller chercher refuge en Azerbaidjan ou en Biélorussie! Les données de 1997 à 2008 sont consultables en ligne ici et celles de 2009 et 2010 ici. J’ai synthétisé sous forme de tableau les résultats :

Depuis 1999 on peut voir que la quantité d’émigrants de Russie baisse, ce qui traduit l’amélioration économique que le pays connait depuis 10 ans.

Depuis 2008: 37.894 Russes ont émigré définitivement vers l’étranger lointain.

Il y a aussi une méthode indirecte de vérification : La consultation des statistiques migratoires d’Eurostat, des USA, du Canada, ou de l’Australie par exemple. Là encore, ce chiffre de 1.200.000 Russes ayant obtenu un titre de séjour à l’étranger parait fantaisiste. Il faudrait alors supposer qu’un million de Russes seraient partis sans se déclarer dans des pays qui ne tiennent pas de statistiques, cela semble peu crédible.

Sondages et Fantasmes

Maintenant le sondage traduisant “la soi disant nouvelle vague d’émigration, et qui mettrait à mal les mots d’ordre patriotiques et les projets ambitieux du Kremlin”. Regardons attentivement le tableau de ce sondage : si 22% des sondés affirment vouloir émigrer, ils ne sont que 1% à déjà préparer leur départ en faisant leurs sacs (ca n’a pas changé depuis 2009). Ils ne sont que 2% à avoir pris la décision d’émigrer et 6% à étudier les possibilités d’émigration. Ils sont également 69% à ne jamais penser à émigrer.

Par comparaison, en 2006, 25% des jeunes britanniques souhaitaient émigrer, ce chiffre a atteint 33% en décembre 2010. Mais à la même date, seulement 2% d’entre eux ont réalisé leur projet d’émigration. En clair, le pays n’a connu aucune fuite massive de cerveaux malgré de tels sondages. En 2009, 20% des Chinois diplômés souhaitaient également quitter le pays. En 2010, 30% des jeunes arabes (des pays de la ligue arabe) souhaitaient également émigrer. On relève aussi que 20% des Bulgares en âge de travailler souhaitent partir à l’étranger.

Ce seuil de 20 à 30% semble donc exister dans de nombreux pays, indépendamment du contexte économique local, bon pour la Chine, ou moins bon pour la Bulgarie par exemple. Par rapport à ces chiffres, on peut surtout se demander s’il y a suffisamment de jeunes Russes diplômés ou pas, qui souhaitent acquérir une expérience professionnelle à l’étranger. La mondialisation de l’économie offre des opportunités de plus en plus nombreuses dans ce sens, et il n’y a rien de malsain dans cette tendance qui améliore les échanges économiques. Ce qui est malsain, c’est de propager dans les médias des chiffres faux, pour alimenter des prévisions catastrophistes.

Quelles conclusions en tirer ?

  • – Les chiffres montrent en Russie une baisse forte de l’émigration et une stabilisation de l’immigration depuis le début des années 2000.
  • – Le nombre de Russes qui ont définitivement quitté leur pays depuis 2008 est de 105.544 et non pas de 1,25 million. – Une certaine presse dite d’opposition gagnerait beaucoup à être réaliste dans ses analyses et non à fantasmer en lançant des mensonges, repris et propagés sur la toile. La quantité ne s’impose pas sur la vérité. La Russie devrait par exemple vraisemblablement faire face à la crise démographique de 2050.
  • – Certains gros relais médiatiques francophones semblent ne pas vérifier leurs sources et on peut légitimement se poser la question de savoir s’il s’agit de simple mauvaise foi ou d’incompétence.
    Dans les deux cas, c’est assez inquiétant et cela ne reflète pas la vérité de la Russie d’aujourd’hui.