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Eric Zemmour : « François Bayrou, le chat noir de la droite » ?

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Il se tâte. Il s’interroge. […] To be or not to be candidat en 2017 ? That is the question. François Bayrou est le Hamlet du jour, mais il ne sait pas si la réponse à cette question intéresse un autre que lui », s’est moqué Eric Zemmour ce matin sur RTL. « Il a joué et il a perdu : il a misé sur Juppé pour avoir Sarkozy et il a eu Fillon. Son billard à trois bandes était si sophistiqué qu’il a déchiré le tapis. » « On entend déjà le chœur des ennemis du centriste : Bayrou a fait perdre Juppé en le soutenant comme il avait fait perdre Sarkozy en votant Hollande en 2012. Bayrou ou le chat noir de la droite »…

« Il ne faut pas cependant surestimer le rôle maléfique qu’on prête au Béarnais », tempère Eric Zemmour : « Alain Juppé n’avait pas besoin de lui pour susciter le rejet de beaucoup d’électeurs de droite avec son “identité heureuse“, et de même en 2012 ce ne sont pas les voix de Bayrou qui ont manqué au président sortant, mais le million de suffrages venus du Front national qui l’ont laissé seul face à son destin. »

« Les choix tactiques de Bayrou ne sont pas toujours fidèles à sa réputation », explique d’ailleurs le chroniqueur, qui revient sur l’occasion manquée de 2007, quand il a refusé la main tendue de Ségolène Royal, et sur celle de 2012, quand il a cette fois saisi la main… que François Hollande ne lui tendait pas. Et voilà que surgit le profil juvénile de Macron…

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Le plus dur commence pour François Fillon

C’est maintenant que François Fillon va devoir affronter le plus difficile ! Non pas que la primaire lui fut aisée, il a dû attendre longtemps avant de remporter une victoire spectaculaire sur ses rivaux au premier tour et écrasante sur Alain Juppé au second, avec près de 66 % contre 33 % pour le maire de Bordeaux.

Sa course fut pendant des mois obscure et solitaire mais nul ne lui cherchait querelle, ni ses concurrents de droite, ni ses adversaires de gauche. Il prêchait dans le désert de l’indifférence politico-médiatique. Personne ne songeait vraiment à aller voir en quoi consistait précisément son programme dont il disait qu’il était le plus élaboré et le plus complet. Les yeux étaient fixés sur le duo, bientôt duel, Sarkozy-Juppé. Tout au plus s’interrogeait-on sur le point de savoir s’il occuperait la troisième place ou si Bruno Le Maire allait le devancer.

Ce qui était un handicap est finalement devenu un atout ; il a pu faire campagne dans tout le pays sans rencontrer d’opposition et exposer à ses auditeurs son projet, en toute sérénité. C’est cette sérénité, cette force tranquille, que l’on a retrouvée sur les plateaux de télévision lors des trois débats ; il semblait se bonifier à chaque fois.

Dès que les sondages ont frémi en sa faveur, il y eut un effet-Fillon ; les électeurs du centre et de la droite virent en lui non plus un outsider mais un candidat crédible pour représenter la droite libérale à la pré- sidentielle. Comme nous l’avons déjà remarqué, Sarkozy l’y a beaucoup aidé en faisant une campagne vigoureuse contre Juppé, mettant en doute sa volonté d’alternance, ce qui a profité à Fillon qui n’a cessé de progresser dans l’opinion jusqu’au scrutin.

Depuis huit jours, finie la tranquillité ! L’ancien premier ministre de Sarkozy était devenu la cible de toutes les attaques, Juppé à fleurets mouchetés – c’est peut-être ce qui l’a perdu –, Valls et Moscovici avec la grosse artillerie socialiste et Florian Philippot, pour le Front national, en dénonçant son libéralisme et son européanisme. Et ce n’est que le début ! Car il y a aussi Mélenchon et quelques autres à l’extrême-gauche qui ne vont pas le ménager. Mais, après tout, c’est de bonne guerre électorale !

Le plus inquiétant n’est donc pas là, il est dans les propos amères tenus par le patron de la CGT, Martinez, qui a menacé dès dimanche : si le programme de la droite en matière sociale devait être appliqué, il serait « contesté par les Français » car, a certifié le syndicaliste rouge, « les Français sont contre les thèmes forts du programme de MM. Fillon et Juppé, donc la mobilisation sera d’actualité, pour être clair. » « Mobilisation » dans la bouche du leader de la CGT est synonyme de sabotage. Les « Français » ont bon dos !

Il ne s’agit tout au plus que de la CGT et de ses troupes qui se moquent des Français, sinon ils attendraient que les électeurs se soient prononcés avant de proclamer qu’ils sont contre le programme de la droite libérale. Si nos compatriotes le refusent, ils ne voteront pas pour Fillon, s’ils l’acceptent, ils l’éliront ! Cela s’appelle la démocratie ; la conception qu’en a Philippe Martinez n’est autre que celle de Fidel Castro dont il porte le deuil, tant il l’admirait.

François Fillon va devoir tenir pendant six mois sous la mitraille de ses opposants. Mais il paraît qu’il a été choisi parce qu’il paraissait avoir les épaules assez solides pour cela quoiqu’ayant reculé un peu trop rapidement devant Copé lors du coup de force de ce dernier pour s’emparer de la présidence du parti. Les attaques qu’il va subir ne porteront pas sur sa personne ; il ne traîne aucune « casserole » attachée à ses basques, comme Sarkozy, et il n’a jamais fait l’objet d’une condamnation, comme Juppé. On se concentrera donc sur son programme, précis, chiffré et donc prêt à être mis en œuvre.

Au fil de la campagne, les électeurs vont le découvrir dans toute son ampleur et, surtout, en voir l’implication dans leur propre vie d’assuré social, de chômeur, de futur retraité, de consommateur devant acquitter deux points de TVA en plus, etc. Ce sera lors le moment de tous les périls pour sa candidature.

Le candidat socialiste, quel qu’il soit, sera le premier et le plus vigoureux dénonciateur de François Fillon, Valls a déjà commencé à s’en prendre à un « programme ultralibéral dur avec les gens modestes et généreux avec les plus ri- ches. » Mais comme les attaques de Sarkozy contre Juppé ont bénéficié, in fine, à Fillon, il se pourrait que celles de so- cialistes déconsidérés finissent par profiter à … Marine Le Pen.

Texte repris du Bulletin d’André Noël n° 2494 daté du 28 novembre 2016

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Robert Ménard : « Je soutiens Marine Le Pen malgré de vrais désaccords »

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le maire de Béziers et fondateur de Boulevard Voltaire, Robert Ménard, vient de publier un Abécédaire de la France qui ne veut pas mourir. Dès le début de l’ouvrage, le constat est pessimiste. Pour lui, les élections de 2017 ne sont pas la dernière chance pour la France, mais c’est sans doute la dernière pour que les choses se passent bien, avec le minimum de tensions.

A travers son action locale et nationale, Robert Ménard passe en revue les moyens d’un véritable plan de sauvetage de la France qui souffre de l’incurie et du cynisme coupables des gouvernants de gauche comme de droite. Sans langue de bois et avec détermination, le maire de Béziers en appelle au discernement politique et revendique son soutien à la candidature de Marine Le Pen « malgré de vrais désaccords ».

Dans cet entretien tonique et dynamique sur TV Libertés, il répond aux questions de Martial Bild de A à Z, A comme activisme jusqu’à Z comme Zorro en passant par D comme droite ou L comme législatives.

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Marine Le Pen : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! »

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview au quotidien Présent, Marine Le Pen déclare, en mode bravache : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! » La présidente du Front national explique en effet :

« Nous avons des connaissances en commun, oui. Mais depuis longtemps. Depuis bien avant qu’il soit élu à la primaire, en réalité. Si demain il veut me rencontrer, à la différence de Hollande, lui, il a mon numéro ! »

« Les Français, poursuit Marine Le Pen, ont bien analysé le fait qu’il y avait une révolution à l’œuvre aux Etats-Unis. Je pense qu’ils souhaitent cette même révolution pacifique, démocratique et populaire en France. Nous enregistrons chaque jour des victoires idéologiques, à nous de les transformer en victoire politique. Le XXe siècle s’est terminé avec la chute du mur de Berlin, le XXIe siècle est né je crois avec ce grand basculement des équilibres qui ressort de l’élection de Donald Trump. »

François Hollande : « Moi ou la droite de la revanche, de la réaction et de la régression »

François Hollande12/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un long entretien à l’Obs, que le site de l’Elysée publie en intégralité, François Hollande se pose en rempart contre la droite, cette « droite [qui] est dans la revanche, la réaction et la régression » !  Allez, zou, tous dans le même sac, dans l’esprit du « Moi ou le chaos » du général de Gaulle, alors que ce serait plutôt « Le chaos,  saison 2, sinon la droite ou le FN » ! La campagne présidentielle de 2017 est lancée !

Extraits des propos du président de la République qui est bien, nul n’en doute plus, candidat à sa propre succession :

« Si l’extrême droite est un danger pour notre modèle républicain, la droite met en cause notre modèle social. »

« C’est l’honneur de la gauche de gouverner face à une droite qui a été dans la revanche dès le premier jour, et contre une extrême droite qui attend son tour. »

« N’attendons pas que la droite dure défasse ce que nous avons bâti pour défendre les acquis d’une gauche supposée trop molle. »

« Le « programme commun de la droite » ne consiste pas à défaire ce qui a été fait depuis cinq ans mais à revenir sur des droits et des principes qui ont mis des décennies pour être conquis et acquis. »

« La droite est dans la nostalgie, avec des professeurs en blouse grise, des chants à la récré et des règles pour taper sur les doigts. En clair, c’était mieux avant Mai-68, quand les femmes obéissaient aux hommes, quand les ouvriers travaillaient sans protester et que les employées de maison n’étaient pas déclarées. C’était mieux quand on vivait à la campagne, qu’on mangeait des topinambours et que la terre ne mentait pas. »

Ben quoi, ce n’était pas mieux ?

Et Hollande de poser cette question, en forme de slogan : « 2017 : et si la droite faisait pire que Hollande ? » Ça paraît difficile, non ?

François Hollande lâche aussi à propos de « l’extrême droite », comprendre le Front national, quand il est lui est demandé s’il faut modifier le mode de scrutin pour lui permettre d’entrer au Parlement ?

« Mais quel que soit le mode de scrutin, elle va y entrer ! Le plus grave, c’est la banalisation de l’extrême droite. Comme si c’était un mouvement comme les autres. La diabolisation n’a pas plus d’avenir. C’est sur sa politique et ses conséquences qu’il faut aller la chercher.