Tag Archives: élevage et agriculture

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Marine dans son Salon

02/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8558)
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Consternation dans les rangs des journalistes mardi : l’accueil de Marine Le Pen est excellent. Sur RMC, les Grandes Gueules guettent l’incident minute après minute : « La visite de Marine Le Pen semble se passer très bien. » Puis, juste après : « Il se confirme que tout se passe toujours bien pour la délégation FN dans les rangs des éleveurs »… Non seulement la présidente du FN ne se fait ni insulter ni huer, mais son passage est salué de véritables ovations, de salves d’applaudissements, de « bravo » et de « Marine présidente ». Évidemment, ça tranche avec les jets de bouse, les hurlements de colère et les noms d’oiseaux que les agriculteurs ont réservés à François Hollande, Manuel Valls et Stéphane Le Foll (Présent des 1er et 2 mars).

« Marine, sors-nous de l’Europe ! », ça se bouscule ferme pour approcher la présidente du Front national qui est venue apporter aux éleveurs français un soutien sans condition. Elle n’a cessé de le marteler face aux journalistes qui s’offusquaient de sa formule : « Je comprends la colère des agriculteurs, je les soutiens de manière inconditionnelle. » De même qu’ils se sont scandalisés, Ruth Elkrief en tête, de ses déclarations de combat : « Si on veut sauver la peau des agriculteurs, il faut avoir la peau de Hogan » (le commissaire européen chargé de l’Agriculture).
Quand Hollande et Valls ont dû raccourcir leurs visites, Marine Le Pen a passé plus de dix heures dans les allées du Salon auprès d’agriculteurs à qui elle a aussi exposé ses solutions : l’étiquetage obligatoire de l’origine des aliments, la régulation des volumes produits, les modalités d’attribution des aides, la levée des sanctions contre la Russie, la lutte contre le dumping social, l’arrêt du traité transatlantique…

Plus encore que l’année dernière où Jean-Michel Apathie déclarait déjà tout contrit : « Jean-Marie Le Pen était régulièrement accueilli au Salon de l’Agriculture par des sifflets et des huées, Marine a reçu aujourd’hui un accueil de rockstar », la présidente du FN semblait perçue cette année comme une solution par ces paysans qui ne sont pourtant pas traditionnellement des sympathisants du Front national. Mais c’est en train de changer assez radicalement. Selon une estimation du baromètre BCA Terre-net d’avril 2015, 36 % des agriculteurs se disent prêts à voter pour Marine Le Pen en 2017 contre 19 % en 2012. Elle est également la présidente d’un parti dont les électeurs aiment le monde paysan. Le baromètre d’image des agriculteurs publié dimanche 28 février par Ouest-France indique en effet que ce sont les électeurs du FN qui sont les plus forts soutiens des éleveurs.

Caroline Parmentier

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Le malaise agricole

01/03/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Comme chaque année, le salon agricole de Paris attire les curieux, les citadins sevrés de campagne et les politicards obligés de s’y rendre pour s’y faire voir. Comme pour un grand bal mondain, très bien orchestré, la bonne humeur et l’hypocrisie vont de pair sauf lorsque les gens sont à bout…

Notre agriculture va mal. Le dire n’est plus un scoop, mais le répéter permet de mettre nos politiques de l’UMPS devant leurs responsabilités. Nos agriculteurs se sentent trahis et abandonnés par ceux qui leur ont promis plus de débouchés, plus de pouvoir d’achat avec une Union européenne devenue avec le temps une simple machine technocratique au service exclusif des marchés. Le ras-le-bol des gens de la terre est à son comble et leurs inquiétudes ne sont pas près de trouver une véritable solution.
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Veaux, Valls et petits zizis

01/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8557)

Arrivé à l’heure de la traite, hyper-tendu, escorté comme le Charles-de-Gaulle, Manuel Valls savait qu’il passerait une sale matinée. Surtout qu’il était flanqué du catastrophique Le Foll.
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Malgré son imposante protection (mais pourquoi tiennent-ils tant à venir se montrer au lieu d’agir ?), il a été rapidement pris à partie dans les stands des vaches laitières. « Lâche-leur ta vache dessus, ils seront obligés de se bouger comme ça ! » lance un paysan de la Meuse. Sur le passage de l’imposant cortège gouvernemental, une grande bâche est déroulée : « Je suis le top de la qualité française, mais ma passion ne suffit plus. » Et là les sifflets, les huées et les injures, fleuries et imagées, fusent :

« T’as rien compris petit zizi. Tu vas pas changer l’Europe ! » hurle un des exposants à Valls qui ne le prend pas bien. Il va alors tenter un dialogue façon : « Vous avez le Premier ministre en face de vous tout de même mon brave » avec un éleveur de l’Eure qui le traite de « pantin de l’Europe » : « Ils sont là pour se pavaner, mais ils n’ont aucun pouvoir et nous on crève. »

« Va te cacher Trouillard ! » enchaîne un des exposants. « Ils n’en ont rien à foutre, de l’agriculture ! »
Partout dans les allées du Salon, on croise les saisissantes affiches et les tee-shirts noirs « Je suis éleveur, je meurs. » Ou encore « Je veux vivre de mon métier. » Réclamant des prix enfin rémunérateurs. La plupart de ces éleveurs ne demandent plus d’aides, mais des prix justes. Ils demandent juste de vivre.

« On a un système de distribution qui ne marche plus. L’Europe nous a tués », déclare un éleveur béarnais. « La grande distribution tire les prix vers le bas. Pourquoi l’État se mettrait-il à dos les grands groupes financiers qui crachent au bassinet lors des campagnes électorales ? »

Cette Union européenne « qui interdit à nos éleveurs de gagner leur vie, mais détaxe l’huile d’olive tunisienne »… comme l’a dénoncé Marion Maréchal-Le Pen dans un tweet tout récent. L’Union européenne accable nos agriculteurs de taxes et de normes (elle vient également d’interdire au groupe Intermarché d’acheter plus cher leur viande aux éleveurs français), mais a décidé de détaxer 70 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne. « Nous voulons que la Tunisie réussisse et nous devons l’aider avec des mesures concrètes qui stimulent immédiatement son économie », a déclaré le rapporteur de la proposition au Parlement européen Marielle de Sarnez. Et vive la préférence étrangère !

Caroline Parmentier

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Hollande sous les bouses

29/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8556)

Samedi, au Salon de l’Agriculture, le chef de l’État a été injurié, sifflé, malmené, bousculé et, sans la centaine de gardes du corps qui l’entouraient, il est à craindre qu’il eût été lynché. Il a feint de n’avoir entendu que des « cris de détresse, de souffrance », là où il y avait de la haine et du désespoir. Parmi les insultes les plus aimables : « Pourri ! », « Bon à rien ! » « Connard ! », tout en demandant sa « démission » et en lançant « Nous ne sommes pas des migrants. » On ne saurait se réjouir de voir ainsi injurié celui qui, aux yeux de l’étranger, représente la France.

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Mais à qui la faute ? Les promesses non tenues engendrent d’abord la déception puis la colère, enfin la violence, verbale, physique : nous y sommes. Les agriculteurs sont gens d’ordinaire paisibles, qui ne demandent qu’à vivre du travail de la terre, de l’élevage, de la traite laitière, pour nourrir le pays et au-delà. Ils savent que ce rude labeur n’assure pas la fortune, ils ne la demandent pas non plus, seulement d’être rémunérés équitablement pour leur labeur.

Élu de la Corrèze, le candidat Hollande avait promis, dans ses 60 engagements, de « défendre un budget européen ambitieux pour l’avenir de l’agriculture dans sa diversité dans le cadre de la révision de la politique agricole commune ». Il en avait même fait sa « priorité ». Avez-vous remarqué qu’il n’a d’ailleurs que des priorités : la jeunesse, l’école, la résorption du chômage, la lutte contre le terrorisme, etc. ?
N’avoir que des priorités, c’est n’en honorer aucune. Il est vrai que ce démagogue ne peut dire à aucune catégorie sociale qu’il se moque de leurs revendications ou que, pour lui, elles sont secondaires. Pour ce qui est de l’agriculture, la réalité est aux antipodes de sa promesse : il a accepté que le budget 2014-2020 arrêté lors du Conseil européen du 8 février 2013 décide une baisse des crédits attribués à la politique agricole commune, son enveloppe passe de 420,7 milliards d’euros (2007-2013) à 373,2 milliards.
Il s’était engagé aussi à « réorganiser les rapports de force entre producteurs et grande distribution », c’est ce qu’il vient de promettre à nouveau au Salon de l’Agriculture, preuve qu’il ne s’en était pas soucié jusqu’ici.

Il ne propose que quelques mesures cosmétiques qui ne sont pas à la hauteur de la situation et ne peuvent sauver le monde paysan du désastre, de la faillite et du désespoir. Mais il ne peut guère faire autrement, ligoté qu’il est par le carcan de Bruxelles, dont le libéralisme exige une « concurrence libre et non faussée ».
Ainsi l’été dernier, à la suite de tables rondes organisées par le gouvernement, une convention avait abouti à la revalorisation du prix du lait à 0,34 euro et celui du kilo de porc à 1,40 euro, mais la Commission de Bruxelles a ouvert une enquête, cet accord allant à l’encontre de la libre concurrence. De même, il n’est pas question de revenir à la politique des quotas laitiers qui empêche la dégringolade des prix, peu importe au très libéral commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, que les producteurs soient obligés de travailler à perte sans pouvoir se servir un modeste salaire.

Pour sauver nos agriculteurs et notre pays, il faut plus que jamais en finir avec cette Europe-là !

Guy Rouvrais

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Le salon de l’agriculture sous haute tension

29/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce samedi avait lieu l’ouverture du salon de l’agriculture porte de Versailles. Une fois n’est pas coutume le président de la République a été chahuté lors de cette sortie publique. Les paysans qui traversent une crise sans précédent ont hué et insulté François Hollande qui est pourtant venu à l’aube dans l’espoir d’éviter une foule mue par l’animosité. Un exposant a tenté d’atteindre le président avec une bouse vache tandis que d’autres criaient « Fumier ! On n’est pas des migrants ! Bon à rien ! »

Des stands détruits par les exposants
Au fur et à mesure de la progression du président dans les allées la tension montait et forcément elle s’est traduite physiquement. 130 exploitants de la branche francilienne du syndicat de la FNSEA ont réduit à néant le stand du ministère de l’Agriculture entraînant une intervention musclée des CRS. Un stand du groupe Bigard a aussi subi l’ire des éleveurs qui, outre l’État, accuse la grande distribution.
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Hollande hué et insulté au salon de l’agriculture

27/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande a été copieusement hué lors de sa visite au salon de l’agriculture. Comme quoi le bon sens paysan n’est pas mort… Parmi les « voyou ! », « démission ! », « dégage ! », « connard ! », cette réflexion d’un agriculteur : « Il s’en fout complètement de nous. On n’est pas des migrants », qui résume bien la politique actuelle.



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Vers un autre modèle d’agriculture français ?

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

En France, chaque jour, 36 exploitations agricoles ferment…
En dix ans, c’est plus d’un quart des exploitations agricoles qui a disparu. Sur les 10 prochaines années, notre agriculture perdra encore 9 % de ses 872 000 emplois actuels et 40 % des agriculteurs partiront à la retraite.

Les agriculteurs doivent faire face à l’émergence d’un modèle industrialisé et financiarisé de l’agriculture…
…qui ne favorise pas la sécurité de leur activité : délocalisation, spéculation sur les cours agricoles, revenus incertains… Alors que les paysans ont besoin de stabilité, pour penser à long terme et croire en l’avenir.

Notre modèle agricole vit aussi une crise morale sans précédent :
Tous les 2 jours, un agriculteur se suicide en France, selon l’Institut national de veille sanitaire. Une des raisons est l’incapacité de subsister par son travail. Toutes les filières d’élevage (lait, porc, viande) traversent depuis des mois une crise sans précédent. Les agriculteurs vendent leur production à perte… d’où les manifestations actuelles.

Pourtant, les agriculteurs ont un grand défi dans l’avenir : nourrir sainement et durablement les Français
On observe déjà les prémices d’un renouveau. L’agriculture française porte en elle l’image de la cuisine française basée sur la qualité et la diversité de ses produits.
La diversification des cultures et des variétés est indispensable pour concilier productivité et durabilité. La France est déjà en bonne voie pour développer la part d’agriculture biologique, avec plus de 1,2 million d’hectares de surfaces, en progression de 5 % l’an. Enfin, avec l’INRA, premier organisme de recherche agronomique européen, l’agriculture française dispose d’un atout en termes d’innovation et de recherche.

Crédit photo : Guillaume Bourven via Flickr (CC) = Ensilage de maïs

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Révolte des agriculteurs, est ce la faute de l’Europe ?

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que des manifestations importantes d’agriculteurs se sont déroulées en Bretagne, on peut se demander ce que fait Stéphane Le Foll. Il n’a pas obtenu ce qu’il demandait lors du dernier conseil européen des ministres de l’Agriculture. L’Allemagne, qui concurrence fortement l’agriculture française avec ses fermes-usines, s’est opposée aux demandes françaises. Elle veut continuer à prendre des parts de marché à la France en ayant des règles sociales moins sévères.


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La crise de l’agriculture européenne se poursuit

08/09/09/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Hier, les agriculteurs européens ont manifesté à Bruxelles

Des agriculteurs venus de toute l’Europe, de Bulgarie en passant par l’Irlande, se sont rappelés au souvenir du Conseil exceptionnel sur l’agriculture des 28 ministres européens. Ce conseil, réuni à la demande de la France, devait trouver des réponses à la crise de l’élevage et de la production laitière en Europe qui seraient liés à la surproduction. Les manifestants entendent aussi pointer l’hypocrisie d’un système qui pousse à l’investissement par les nouvelles normes tout en laissant les prix dégringolés, ce qui a un effet négatif sur la confiance des banques.

Quelles résolutions ont été prises ?

La Commission européenne, responsable de la politique agricole commune, a débloqué entre 300 et 400 millions d’euros qu’il faudra répartir entre les 28 pays de l’UE. Ces fonds proviennent des pénalités payées, en 2014 2015 pour dépassement des quotas de production. Or ce sont 860 millions d’euros qui avaient été récoltés. Le ministre belge de l’Agriculture estime que

cette somme doit revenir intégralement aux agriculteurs.

La Commission rappelle d’ailleurs que 220 millions d’euros avaient été débloqués après l’embargo russe en réplique aux sanctions européennes. Plus important, le prix de rachat par les états aux exploitants agricoles en difficulté du lait ne devrait pas être relevé alors qu’il est à un prix bien inférieur au marché. L’UE entend aussi conclure des accords commerciaux permettant de trouver des débouchés aux produits agricoles.

Quels sont les intérêts en présence dans cette crise ?

L’on dénombre deux séries de considérations. D’une part, l’UE par la voix du commissaire à l’agriculture ne souhaite pas envoyer un signal négatif à la filière agricole en augmentant les prix de rachat étatiques puisque cela aurait pour conséquence de maintenir le niveau de production de lait. D’autre part, après les sanctions européennes, la Russie a répliqué par deux embargos, l’un sur les produits laitiers et l’autre sur les abats de porc, il s’agit pour l’UE de rester ferme et unie face à Vladimir Poutine.

Crédit photo : Daphné VAN OSSEL – RTBF

Après Chartres-de-Bretagne (PSA), la crise rejoint Pouldreuzic (Hénaff)

Après Chartres-de-Bretagne (PSA), la crise rejoint Pouldreuzic (Hénaff)

23/10/2012 – 08h00
POULDREUZIC (NOVOpress Breizh) – Hénaff pourrait terminer l’année dans le rouge. Une première dans l’histoire de ce célèbre fabricant de pâté dont le siège est situé à Pouldreuzic (Finistère).

Cette situation est due en grande partie à la flambée que connaissent les cours du porc. En 2011, les prix du porc en vif (vivant) ont en effet augmenté de 14% et de 20% depuis le début de cette année. Cette hausse des cours est due à une augmentation de la demande venant d’Asie où l’émergence des classes moyennes a dopé la consommation de viande de porc. Mais aussi à une réduction du cheptel porcin, conséquence de la très faible rentabilité de l’élevage porcin depuis quatre à cinq ans (Le Figaro Economie, 06-07/10/12).

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Entrée en vigueur du nouvel étiquetage des produits « bio »

Entrée en vigueur du nouvel étiquetage des produits « bio »

03/07/12 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Après deux ans de période transitoire pour mise en conformité, le nouvel étiquetage des produits issus de l’agriculture biologique est entrée en vigueur le 1er juillet 2012 au niveau européen.

Le nouveau logo biologique de l’Union européenne (UE), uen feuille composée d’étoiles (voir illustration ci-dessus) sera désormais obligatoire sur toutes les denrées alimentaires préemballées biologiques, qui ont été produites dans les États membres. Ce logo indiquera aux consommateurs le respect des normes en vigueur. Le numéro de code de l’organisme de contrôle et le lieu de production des matières premières agricoles devront également impérativement apparaître sur les emballages.

Côté français, le ministère de l’Ecologie a rappelé la mise en place d’un motion « sans OGM » ou « nourris sans OGM » valable pour les produits ne contenant pas plus de 0,1% d’ADN génétiquement modifié.

Bien se nourrir, condition de la survie d'un peuple - Par Louis Tode

Bien se nourrir, condition de la survie d’un peuple – Par Louis Tode

La nourriture nous définit, témoigne de qui l’on est, de nos goûts et de nos origines. C’est elle qui nous fait vivre et grandir, qui nous apporte les éléments nécessaires pour être en bonne santé et accomplir nos tâches, et qui par conséquent nous permet de nous développer et de nous reproduire : « dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ».

Pourtant, des maladies se développent à une vitesse fulgurante : le cancer, véritable maladie du XXe siècle, poursuit son ascension : hausse du nombre de cancers du sein, de la prostate et du colon ; cas de diabète de plus en plus graves et, surtout, de plus en plus jeunes (dès 6 ans aux Etats-Unis) ; obésité galopante, non plus cantonnée à l’Amérique mais en France aussi (1 enfant sur 5 dans l’Hexagone) ; culte de la malbouffe de la rue au réfrigérateur ; perte de recettes, de plats régionaux et enracinés, témoins d’une culture et d’un savoir-vivre ; expansion du hard discount dans l’alimentation, etc.

Lorsque même la nourriture est touchée par les fléaux du monde moderne, c’est la disparition annoncée des peuples.

Nous voyons depuis quelques décennies se développer toutes sortes de techniques visant non plus à nourrir les populations, mais simplement à atteindre des productions optimales et des niveaux de profit exceptionnel.
Les révolutions vertes et industrielles nous ont fait perdre des savoir-faire ancestraux ; ceux-ci savaient allier efficacité de production et respect de la nature et de l’environnement, pouvant ainsi se perpétuer durant des siècles : désormais la machine a remplacé l’homme, et nous avons abandonné le juste équilibre entre forêts, cultures et bétail, pour laisser place à la spécialisation et à la désertification, à l’appauvrissement des sols qui sont de moins en moins riches en nutriments. Ces nutriments sont pourtant ceux qui, en nourrissant les végétaux, sont garants de la vie humaine.
La qualité des aliments baisse de manière drastique : notre alimentation devient une véritable bombe à retardement au vu du développement des maladies et des dépenses de sécurité sociale de demain.

Les multinationales de l’agroalimentaire et des OGM ôtent leur souveraineté aux agriculteurs, corrompent les gouvernements pour que les OGM entrent dans le pays et infectent les autres cultures non OGM (Amérique latine, Inde), trafiquent les études scientifiques, achètent les agences sanitaires et y placent leurs propres experts. Ce travail de sape, rondement mené par une guerre médiatique et intellectuelle, fait rêver des agriculteurs et des marchés entiers qui ne se rendent pas compte qu’ils deviennent pieds et poings liés aux multinationales. Ce terrorisme sournois, plus doux qu’une kalachnikov mais bien plus efficace, cause le suicide de centaines d’agriculteurs et en fait vivre des milliers d’autres dans la peur. Et quiconque, scientifique ou autre, souhaite dire un peu de vérité et balayer cet écran de fumée se retrouve sur les bancs des accusés et/ou est prié de se taire.
Les intérêts économiques ont pris le dessus sur l’intérêt des populations, et il devient de plus en plus difficile de dire la vérité, tant le lobbying est puissant. Les associations ou scientifiques voulant que celle-ci apparaisse au grand jour s’y cassent les dents (UFC-Que choisir concernant l’obésité, Pierre Méneton et les dangers du sel, etc.).

Nous devons retrouver une alimentation saine, locale, naturelle, en famille, sans plats préparés ou malbouffe bourrée de sucres, de graisses, sels, édulcorants et autres additifs cancérigènes, pris devant la télévision avec des sodas et des bonbons. Et nous devons surtout faire connaître ce danger qui plane au-dessus de nous et nous menace grandement.

Louis Tode

Liens :

Travaux de Pierre Méneton
Vidéos de l’agronome Claude Bourguignon
– Marie Monique Robin :
Du poison dans nos assiettes
Le monde selon Monsanto

Image : En particulier, la nourriture peut agir sur l’expression de nos gènes : nous sommes ce que nous mangeons, et nos enfants aussi !!!

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés

Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés

02/06/2012 – 11h50
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Le groupe Doux, leader européen de la volaille, dont le siège est à Chateaulin (29), a été placé en redressement judiciaire hier pour une période de six mois par le tribunal de commerce de Quimper. Cette décision a provoqué une vive inquiétude chez les salariés, les éleveurs et les sous-traitants qui travaillent avec le groupe.

Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés

Arnaud Montebourg : les dossiers ne vont pas manquer au ministère du « Redressement productif »

Le groupe Doux, qui emploie actuellement 3.300 personnes en France – 1.900 en Bretagne – et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 850 millions d’euros, est endetté à hauteur de 430 millions d’euros. Près de la moitié de cette somme serait due aux mauvaises affaires de la filiale brésilienne du groupe.

Dans un communiqué publié hier le groupe indique qu’il « va mettre immédiatement en place un plan d’aide destiné aux fournisseurs stratégiques et aux éleveurs afin qu’ils ne subissent aucune difficulté. La sécurisation des approvisionnements de nos partenaires, la continuité opérationnelle et la livraison des clients demeurent les priorités du Groupe qui exporte 50% de la production de volaille du grand ouest de la France dans plus de 100 pays. »

Si la branche produits transformés, avec sa marque Père Dodu, semble très rentable, l’activité de produits frais (dindes et poulets) risque par contre de pâtir des difficultés actuelles de l’entreprise. Cette branche – qui dépend à 70% de la grande distribution – génère en effet des marges minimes sur des produits de faible valeur et fait l’objet d’une très vive concurrence.

Selon certains observateurs, la filière volaille serait en surcapacité et la fermeture de sites semble inéluctable. Aussi l’inquiétude est vive chez les salariés du groupe, notamment à Sérent et à Pleucadeuc (Morbihan). « 3.400 salariés seront touchés mais il n’y a pas que le personnel de Doux , il y aura la sous-traitance qui travaille pour le groupe, les aviculteurs, les fournisseurs, ce seront des milliers d’emplois qui seront touchés au niveau de la région Bretagne », a déclaré à l’AFP Nadine Hourmant, déléguée FO.

Europe Ecologie Les Verts a dénoncé pour sa part « l’absurdité du modèle agro-industriel soutenu à bout de bras par des subventions publiques ». Le groupe breton a en effet perçu 54,9 millions d’euros de subventions en 2011 au titre de la PAC. «Depuis 15 ans, le groupe Doux a fonctionné sous perfusion d’aides publiques en engrangeant plus d’un milliard d’euros d’aides européennes », précise EELV dans son communiqué.

Le nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avait tenu à faire savoir, avant l’audience du tribunal de commerce, que «des décisions seraient prises dans les jours et les heures qui viennent», pour éviter un dépôt de bilan du volailler. Le gouvernement cherchait notamment, selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à «mobiliser les banques». Aussi la décision de Jean-Charles Doux, PDG, de déposer le bilan n’a visiblement pas été appréciée par Stéphane Le Foll et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, qui reprochent au patron du groupe d’« avoir pris la décision personnelle de refuser cette solution qui garantissait l’apport de 35 millions d’euros au groupe, de rompre ces négociations et de déposer le bilan ». Les deux ministres sont surtout furieux de voir réduits à néant leurs effets d’annonce, ce qui, en pleine campagne électorale, fait plutôt mauvais effet.

Jean-Yves Le Drian, le nouveau ministre de la Défense qui est encore président de la région Bretagne, l’a bien compris : « je déclare la mobilisation générale » a-t-il proclamé, estimant que « pour la Bretagne, c’est un vendredi bien sombre, mais je crois en l’avenir de cette filière. »

Le dossier est désormais sur le bureau d’Arnaud Montebourg (photo), qui a déjà en charge 36 entreprises estimées «en grand danger», soit 45.000 emplois menacés dans les prochains mois par des plans sociaux. A défaut d’être efficace – dans le système actuel cela relève de l’impossible – le ministère du « Redressement productif » ne devrait malheureusement pas chômer.

Crédit photo : cam’stis, via wikimedia, licence CC.
Entre plage et métissage, Eva Joly symbole de la bien-pensance mondialiste

Entre plage et métissage, Eva Joly symbole de la bien-pensance mondialiste

17/04/2012 – 13h00
BATZ SUR MER (NOVOpress Breizh) –
Eva Joly était en Loire-Atlantique dimanche dernier. Après Batz-sur-Mer, une commune de la presqu’île guérandaise gravement touchée en 1999 par la marée noire de l’Erika, la candidate d’Europe Écologie Les Verts est allée apporter son soutien à Nantes à deux agriculteurs qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur expropriation liée au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais celle qui a intégré dans son discours tous les codes de la bien-pensance mondialiste – tendance bobo – a bien du mal à décoller dans les sondages.

Ceinte de son écharpe tricolore, la maire (UMP) de Batz-sur-Mer Danielle Rival avait tenu à accueillir en personne la candidate des Verts, histoire de bien lui faire comprendre que « l’environnement appartient à tout le monde ». Madame Joly avait choisi de faire ce déplacement pour dénoncer le pourvoi en cassation de Total dans l’affaire de la marée noire provoquée par le naufrage de l’Erika.

Suite à cette catastrophe écologique, l’une des plus grandes que la France ait connue – 400 kms de côtes avaient été pollués – quatre responsables avaient été condamnés au plan pénal par la cour d’appel de Paris le 30 mars 2010. La société de classification Rina, le gestionnaire Antonio Pollara et l’armateur Giuseppe Savarese avaient été condamnés respectivement à 375.000 euros et deux fois 75.000 euros d’amende. Contre le groupe Total, affréteur du pétrolier, les magistrats avaient estimé que celui-ci avait commis une imprudence quant au choix du navire et avait condamné Total à une amende de 375.000 euros.

Concernant le « préjudice écologique », reconnu pour la première fois par la justice, le montant des dommages et intérêts avait été fixé à 200,5 millions d’euros, une somme légèrement supérieure à celle fixée par le tribunal correctionnel de Paris (192 millions).

Suite au pourvoi en cassation fait par Total, l’avocat général a demandé il y a quelques jours l’annulation de toute la procédure judiciaire, estimant que la justice française n’était pas compétente dans cette affaire. La Cour doit rendre sa décision le 24 mai prochain.

Il convient de rendre cette justice à Eva Joly qu’elle se montre plus diligente que son amie Dominique Voynet qui, ministre de l’Environnement à l’époque de la catastrophe, avait de prime abord refusé d’abréger ses vacances à La Réunion, déclarant qu’il ne s’agissait « pas de la catastrophe écologique du siècle ». Une désinvolture que les Bretons n’ont pas oubliée.

« Nous ne voulons pas que nos plages soient souillées, ni par la marée noire, ni par les algues vertes. Plus jamais ça ! », a-t-elle proclamé lors d’une courte promenade sur la plage, estimant à propos du pourvoi effectué par Total que « l’impunité est dévastatrice, qu’elle concerne l’élite du pays ou les multinationales ».

La candidate d’EELV est allée ensuite à Nantes s’entretenir avec les deux agriculteurs qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre la procédure d’expropriation diligentée contre eux dans le cadre de la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle a rappelé sa demande de moratoire pour un projet qui, selon elle, n’a pas de justification économique.

Considéré officiellement comme « non négociable » par les Verts, l’« Ayraultport » n’a cependant pas empêché la signature d’un accord électoral entre ces derniers et le PS pour les prochaines législatives. Entre les grands principes et les places à prendre, les vrais patrons d’EELV, Cécile Duflot et Vincent Placé – surnommés par André Bercoff « Les Thénardier des Verts » ( ! ) – n’ont pas hésité une seconde.

Mais la candidate Eva Joly assume volontiers toutes les contradictions – politiques et idéologiques – des Verts. Ainsi, soucieuse de défendre la biodiversité tant que celle-ci concerne les plantes ou les animaux, elle n’hésite pas à affirmer, dans une tribune publiée récemment par le think tank socialiste Terra Nova, vouloir « mettre au cœur du débat politique la France d’aujourd’hui et de demain, la France métissée ». Défendre, comme elle le prétend, l’existence des langues, des cultures et des ethnies – elle demande la mise en place de statistiques ethniques – et prôner simultanément un « métissage » généralisé de la « diversité », apparait pour le moins incohérent.

Qualifiée aimablement par Yves Cochet d’« écologiste de la dernière pluie », l’ancienne juge d’instruction espère encore faire démentir les sondages. Créditée aujourd’hui entre 1 et 3%, elle voudrait bien atteindre les 5%. Il est permis de rêver.

Retrouvez la « chanson de campagne parodique » d’Eva Joly, revisitée par la maison de disques Olga Records (www.olga-records.com).


Chansons de Campagne Olga – Eva Joly par olgarecords

Crédit photo : Antony4 via Flickr (cc), Eva Joly sur la côte bretonne, novembre 2011

Virus de Schmallenberg : incurie européenne, réalisme russe

Virus de Schmallenberg : incurie européenne, réalisme russe

04/04/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) —
 Depuis le 20 mars dernier, la Russie a fermé ses frontières à toutes les importations de bétail vivant en provenance de l’UE. Pourquoi ?

Mis en cause, le virus de Schmallenberg. Ce virus est apparu en Allemagne au cours de l’année 2011 et affecte le bétail, en particulier les ovins, dans une moindre mesure les bovins et les caprins. Il se répand également en France.

Si une trentaine de départements sont déjà touchés, personne n’a l’air de s’affoler, aussi bien au niveau national qu’au niveau européen. Les autorités sanitaires sont formelles : ce virus ne se transmet pas à l’homme.

Sauf que, si le virus continue à se répandre, les conséquences pourraient être extrêmement graves. En effet, le virus de Schmallenberg affectent uniquement les femelles en gestation qui, si elles sont infectées, donnent naissance à des petits morts-nés ou tellement malformés qu’ils ne sont pas viables. C’est donc tout le cycle de reproduction du bétail qui est en danger.

En l’état actuel des connaissances encore très parcellaires sur ce virus, rien n’indique qu’il ne finira pas par sauter la barrière des espèces en contaminant le reste de la faune, voire l’homme, aucun vaccin n’existant pour le moment.

Les autorités sanitaires européennes font preuve d’une grande légèreté dans cette affaire : aucune mesure n’a été prise pour contenir la progression du virus. Les Russes ont quant à eux décidé d’appliquer strictement le principe de précaution.

Seule lueur d’espoir dans cet océan d’incompétence administrative, le virus, pour une raison inconnue n’affecte pas les porcs. Le saucisson est donc sauvé…

Spoutnik pour Novopress

Crédit photo : idf-fotos via Flickr (cc)