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Les six victoires de Donald Trump

Magnifique victoire de Donald Trump qui, à 2 h 56 du matin, mercredi, avait dépassé le chiffre fatidique de 270 grands électeurs et donc pris une option décisive sur la Maison Blanche où il entrera officiellement le 20 janvier prochain. Le New Yorkais a obtenu plus de voix populaires et raflé bien davantage d’Etats que sa rivale Hillary Clinton. C’est une superbe victoire semblable à celle de Ronald Reagan en 1980. Tout le pays est recouvert de couleur rouge, celle des républicains, et ne laisse aux démocrates et à leur couleur bleue que quelques taches périphériques.

Trump avait l’habitude de dire que ce qu’il avait entrepris n’était pas une campagne électorale « classique » mais un véritable mouvement politique avec ce que cela impliquait de nouveau et de percutant. Ceux qui ne l’ont pas pris au sérieux ont eu tort : ce mouvement fut un tsunami à l’américaine, c’est-à-dire qu’il a tout emporté sur son passage. Il ne reste presque rien du paysage qui existait encore la veille de cette élection. Il y aura désormais un avant et un après 8 novembre.

La victoire de Trump a provoqué six défaites. Et c’est même dans ces six défaites que l’événement de ce 8 novembre prend toute sa signification. Première défaite, celle, bien sûr, d’Hillary Clinton. Personnage flou, ambigu, arriviste qui a payé en une journée à la fois son amateurisme, sa corruption et son arrogance. La deuxième victime est le président Barack Obama lui-même. Il comptait bien sur l’ex-First lady pour récupérer le flambeau du gaucho-libéralisme, assurer la gestion du legs de ses deux mandats et pousser jusqu’aux extrêmes le démantèlement de l’Amérique. C’est raté. Troisième défaite : celle de l’establishment qui a commis, dès le début de cette course présidentielle, l’impardonnable erreur de considérer le milliardaire comme un marginal avant de s’apercevoir, mais trop tard, qu’il pouvait aller loin.

La quatrième défaite, c’est chez les caciques, les notables du parti républicain, que l’on en trouve les traces les plus caractéristiques. Des gens comme l’ancien président George Bush, le sénateur John McCain, l’ancien candidat à la présidence Mitt Romney et bien d’autres n’ont rien compris. Ils n’ont rien compris au personnage de Trump, à ce qu’il avait d’imprévisible et de novateur. Ils n’ont rien compris à la dynamique qu’il a réussi à intégrer aux primaires républicaines. Et ils n’ont rien compris au souffle destructeur qui menaçait d’emporter l’idéologie et les structures d’un conservatisme sclérosé.

Cinquième défaite : celle du globalisme. En fait, ce n’est pas exactement une défaite mais un coup d’arrêt. Avec Trump dans le Bureau ovale, les manipulateurs seront bien obligés de marquer le coup, de geler, pour un temps au moins, leurs opérations visant à corroder l’indépendance nationale américaine. Sixième victime du 8 novembre : les médias. C’est sans doute le naufrage le plus spectaculaire de cette histoire. Une sorte de Titanic journalistique. Entre ceux qui affirmaient que Trump n’avait aucune chance de gagner seulement deux primaires et ceux qui claironnaient 48 heures avant l’élection qu’Hillary allait la remporter triomphalement, on obtient une galerie de portraits où la suffisance le dispute à l’hypocrisie.

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États Unis : fin de campagne difficile pour Hillary Clinton

07/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

Soulagement dans le camp démocrate à deux jours du scrutin. Le FBI décidé finalement de ne pas poursuivre la candidate Hillary Clinton malgré la découverte sur un serveur il y a 10 jours de milliers de courriels lui appartenant et supposé détruit. A noter d’ailleurs le silence complaisant des médias de la grande presse sur le contenu de ces messages pourtant révélé par l’organisation non-gouvernementale Wikileaks. Il est loin le temps où le lanceur d’alertes Julian Assange était considéré comme un héros lorsqu’il dénonçait la politique étrangère de George W. Bush. Il est aujourd’hui accusé d’être un agent russe sous prétexte que ses révélations servent la campagne de Donald Trump.

Quelles sont les informations occultées par la grande presse ?

D’après Julian Assange, la fondation Clinton serait en partie financée par les mêmes soutenant l’Etat islamique. Des dons en provenance du Qatar et de l’Arabie saoudite sont ainsi évoqués. On peut également trouver dans ces courriels des documents relatifs à des voyages organisés par Jeffrey Epstein, milliardaire, délinquant sexuel condamné pour pédophilie ; voyages auxquels ont participé Hillary et Bill Clinton en compagnie de plusieurs membres du Congrès, ainsi que Anthony Weiner, ex époux de l’ancienne chef de cabinet et assistante de la candidate démocrate. Enfin, on y découvre l’intérêt du chef de campagne démocrate John Podesta pour des repas à tendances satanistes à base de sang, de sperme et de lait maternel, organisés par la New Yorkaise d’origine serbe Marina Abramovic. Cette artiste contemporaine est connue pour son goût prononcé de la provocation lors de ses performances dites artistiques.

Ces révélations de dernière minute changent-elles significativement la donne pour Hillary Clinton ?

Sa victoire quasi assurée ne semble plus l’être tout à fait. Pour asseoir sa légitimité, la candidate démocrate a besoin d’un mandat populaire incontestable, alors qu’elle était jusqu’à il y a peu sous le coup d’une enquête fédérale. Mais il semblerait au contraire que les résultats promettent d’être serrés. Dans ce cas Donald Trump n’admettra pas sa défaite facilement. Il a annoncé n’accepter le résultat que s’il l’emporte, dénonçant à l’avance une élection truquée, notamment à cause des votes électroniques qu’il juge facilement manipulables. Verdict mercredi matin.

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Pour la romancière Patricia MacDonald, « le slogan de Trump a un sens raciste! »

07/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
La romancière américaine Patricia MacDonald considère que derrière le slogan du candidat républicain à la présidence des Etats-Unis Donald Trump MAKE AMERICA GREAT AGAIN, se cache en fait le souhait d’une Amérique blanche.

Patricia MacDonald qui dit ne plus reconnaître son pays, déclare également :

Si Trump est élu, j’entre en résistance !



Patricia MacDonald : « Le slogan de Trump a un… par leparisien


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Polémique sur la revalorisation du salaire des fonctionnaires

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a annoncé une hausse de 1,2 % du point d’indice servant à calculer les rémunérations des fonctionnaires. Cette déclaration survient après une réunion de négociation des syndicats, réunion prévue de longue date, mais repoussée à cause des remaniements.

Que revendiquaient les syndicats ?
Ils réclament, après ces six années de gel, une augmentation importante du salaire des fonctionnaires. Leur point d’indice est gelé depuis trop longtemps, dans un contexte, disent-ils, où le gouvernement n’a cessé de faire l’éloge des policiers et du personnel hospitalier, largement mis à contribution au moment des attentats. « Il y a donc urgence à traduire dans la rémunération la reconnaissance de l’action quotidienne des fonctionnaires ».

Quelle était la situation salariale des fonctionnaires depuis 2010 ?
En réalité, le salaire moyen brut des agents de l’État a augmenté en moyenne de 0,2 % par an en termes réels. Cette faible évolution doit être relativisée, car elle est liée aux nombreux départs à la retraite. Mais ce chiffre cache d’importantes disparités. Les agents en poste depuis deux années de suite, par exemple, ont connu une légère augmentation, mais le pouvoir d’achat des retraités n’a cessé de baisser.

La nouvelle est accueillie bien fraîchement
Inutile de dire que les syndicats auraient espéré mieux. Les fonctionnaires, eux, n’apprécient pas d’être les boucs émissaires de leurs compatriotes vindicatifs pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par mois. De son côté la droite ne perd pas l’occasion de s’engouffrer dans la brèche pour dénoncer la majorité, pointant une mesure infinançable. Cette revalorisation représentera un surcroît de dépenses de quelque 2,4 milliards d’euros par an pour l’État, les collectivités locales et les hôpitaux publics. Pour rappel, en 2014, la masse salariale publique s’était élevée à 278 milliards d’euros pour 5,64 millions de personnes, soit près du quart de la dépense publique, selon la Cour des comptes.

La gauche voudrait-elle racheter son électorat de fonctionnaires ?
Une remarque que l’on ne peut s’empêcher de faire.

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Trump l’emporte en Floride et s’impose dans la campagne pour les primaires présidentielles américaines

17/03/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les violences et scènes d’émeutes, qui se sont déroulées dans les derniers rassemblements de Donald Trump et dont l’establishment a interprété qu’elles étaient raciales, ne semblent pas être parvenues à enrayer sa déferlante électorale. 3 des quatre États en lice ont été remportés par le magnat de l’immobilier.

Alors que Marco Rubio, grand favori pour l’élection de Floride, et élu de la ville de Miami West, n’a remporté que 27 % des suffrages, « the Donald », comme on l’appelle outre-Atlantique, en a remporté 45 % !
Les sondages montrent une forte augmentation de sa popularité dans cet État, depuis que des militants du candidat démocrate Sanders envahissent ses rassemblements. La chaîne CNN, qui est entrée de façon quasi-officielle en campagne anti-Trump, a couvert avec abnégation les « dérapages » du candidat invitant ses militants à frapper les perturbateurs et leur promettant de rembourser ensuite leurs frais d’avocats. Il a aussi invectivé les militants perturbateurs — de la cause des Noirs — par un sonore « allez plutôt chercher un travail ».

Le bilan de cette soirée électorale côté Républicain est éloquent : désormais seul le candidat conservateur Ted Cruz semble constituer un concurrent crédible à Trump.
Côté démocrate, Hillary Clinton, qui a remporté l’ensemble des quatre États en lice, a insisté sur le nécessaire combat contre les discriminations sexuelles et raciales et a fustigé son possible rival républicain « d’attiser les haines et les peurs ».
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Primaires américaines : ça se précise

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les candidats favoris, Donald Trump et Hillary Clinton renforcent leur avance lors des primaires du mardi 15 mars. Dans le camp républicain, aucun candidat concurrent de Donald Trump ne s’est détaché du lot. Certains évoquent l’idée qu’ils pourraient cependant avoir assez de délégués réunis pour empêcher que Trump ne soit désigné. Ils provoqueraient alors un vote de tous les délégués, qui ne seraient plus liés par leur engagement auprès de leurs électeurs. Opération risquée vis-à-vis de l’opinion.

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Donald Trump : « Je pense que l’islam nous déteste »

12/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
« Je pense que l’islam nous déteste », a déclaré Donald Trump à la chaîne américaine CNN. Le candidat à l’investiture républicaine a pointé du doigt la « haine formidable » dont il a affirmé qu’elle était constitutive de l’islam. Il a soutenu la distinction entre islam et islam radical, précisant néanmoins que ce dernier était « Très difficile à définir ». « Il est très difficile de séparer les deux. En fait, personne ne sait ».

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Le musulman Tahir Javed, 5e plus grand donateur de Hillary Clinton

Source : Boulevard Voltaire
La candidate de Wall Street est allée rendre visite à une communauté d’intérêts encore plus particuliers…

Après avoir observé, sur les chaînes américaines, les discours de Hillary Clinton, j’y voyais des jeunes filles voilées en arrière-plan, ce qui me serrait les tripes, je l’avoue. L’islam visible, revendiqué par l’accoutrement d’enfoulardées… Là aussi, me dis-je avec désespérance ! Je précise que je n’ai rien contre les religions, mais que je suis une farouche opposante à l’islam de conquête, un système politique totalitaire. Nulle autre idéologie n’avance comme l’islam. Par tous les moyens. Utilisant notre démocratie à son avantage, par la violence et la terreur, la conquête avance sans résistance et surtout et avant tout, parce qu’elle bénéficie de la complicité de la gauche dans le monde occidental.
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La jeune fille et le serpent

03/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
On peut penser ce que l’on veut du candidat Républicain à l’élection présidentielle américaine, mais il fait saluer son art de la parabole. La fable de la jeune fille et du serpent en dit plus long sur l’invasion migratoire de l’Europe que bien des discours.

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Primaires américaines : Clinton et Trump sortent vainqueurs du « super mardi »

02/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, un grand nombre d’États des États-Unis voyaient les sympathisants des partis démocrates et républicains voter pour savoir qui serait leur candidat pour les prochaines élections présidentielles.
Chez les démocrates, Hillary Clinton dispose de sept États contre quatre pour Bernie Sanders.
Côté républicain, Donald Trump en récolte sept, Ted Cruz deux et Marco Rubio un.

Quelles sont les indications politiques données par ces résultats ? v
Pour les démocrates, Bernie Sanders se déclare ouvertement socialiste et reçoit des soutiens de jeunes et des blancs pauvres du nord des États-Unis. Clinton l’a emporté parmi les minorités, en particulier chez les noirs du sud des États-Unis. Elle représente aussi le pouvoir des élites financières qui ont soutenu la présidence Obama. Elle se place aussi dans sa continuité pour ce qui est de la politique internationale, tout en étant encore plus agressive qu’Obama contre le gouvernement syrien de Bachar El-Assad.
Chez les républicains, Donald Trump semble beaucoup plus réaliste en politique internationale. Les journaux bien-pensants de France et des États-Unis lui taillent un costume de populiste et de fasciste. Ils soulignent que sa ligne anti-immigration était bien moins nette dans le passé, par exemple quand il employait des immigrés pour construire ses tours de promoteur immobilier.
Le conservatisme de Donald Trump étant récent et peu crédible, le juriste Ted Cruz est bien mieux vu chez les conservateurs chrétiens. Ils veulent un président qui fasse de bonnes nominations à la Cour suprême. L’enjeu sera de savoir s’il pourrait rassembler tous les anti-Trump des républicains.

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Désunion à gauche

25/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La maire de Lille Martine Aubry a publié une tribune incendiaire dans Le Monde, attaquant la politique gouvernementale, et visant particulièrement Manuel Valls puis François Hollande. Dans cette tribune, intitulée « Sortir de l’impasse », elle est accompagnée de plusieurs autres membres du Parti socialiste, comme Benoît Hamon, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot ou encore Christian Paul, pour aborder certains points comme la réforme sur le droit du travail, la déchéance de nationalité et la gestion de la crise migratoire. Ils déplorent au fur et à mesure toutes les mesures prises par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

En parallèle, Martine Aubry affirme qu’il existe des réponses et des réponses modernes. Pour le droit du travail par exemple, dite loi El Khomri, il y a des solutions pour que, d’une part, la compétitivité des entreprises soit améliorée, et, d’autre part, assurer davantage de protections aux salariés. Elle renchérit ensuite en scandant « La gauche progressiste et moderne, c’est nous ! Il y a une gauche réformiste, c’est nous ! »

Cette attaque frontale ne manifeste-t-elle pas une crise plus globale au sein de la gauche ?
La gauche française connaît aujourd’hui de véritables dissensions et cette tribune ne fait que les révéler. À quelques mois des campagnes électorales, les auteurs de cette tribune précisent que le problème vient du gouvernement en place et pas du socialisme, et s’en désolent pour le futur et pour la France « Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? ».
Il y a donc une opposition entre la gauche passée « Les vieilles recettes » et la gauche moderne, réaliste, qui a les solutions. Mais pour d’autres politiques, comme Michel Sapin, cette opposition anciens/modernes est pratique pour la critique, et ils estiment que les alternatives concrètes manquent encore à ce discours.

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr (CC) = Martine Aubry 2eme primaires citoyennes


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Bruno Le Maire, seul espoir de Hollande

24/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande poursuit sa descente aux enfers dans les sondages. Pour le dernier en date, menée par l’institut Ifop-Fiducial, seul un premier tour opposant le « président » à Bruno Le Maire lui permettrait de se qualifier pour le second tour.

D’après une enquête pour iTélé, Paris Match et Sud Radio, menée par l’institut Ifop-Fiducial, François Hollande serait devancé par la présidente du Front National, Marine Le Pen, ainsi que par un candidat de droite, que ce soit Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Bayrou.

Selon ce sondage, François Hollande ne se qualifierait pour le second tour que dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire pour la droite, avec 18 % des voix contre 17 à l’ancien ministre. Marine Le Pen serait en tête avec 28 %, François Bayrou obtiendrait 15 % et Jean-Luc Mélenchon 12 % des voix.

Dans l’hypothèse d’une candidature Fillon, Marine Le Pen arriverait également la première avec 28 %, devant l’ancien Premier ministre et l’actuel « chef » de l’État à égalité à 18 %. Dans ce cas, François Bayrou rassemblerait 14,5 % des voix et Jean-Luc Mélenchon 12 %.
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Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.
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Jean-Luc Mélenchon candidat a l’élection présidentielle 2017

11/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la présidentielle, prenant de court ses « partenaires » communistes et zappant définitivement la case primaire. Il compte sur le soutien populaire « hors cadre de partis, ouvert aux citoyens », une attitude presque gaullienne qui prête presque à sourire au vu du personnage. Pas sûr en tout cas qu’il aille au bout de sa démarche, le PCF, qui lui est quasiment indispensable pour obtenir les 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature, étant plutôt dans la logiques de primaires à gauche pour éviter l’émiettement des voix.


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États-Unis : quid des primaires dans l’Iowa ?

03/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’Iowa où s’est ouverte hier une saison électorale avec des primaires qui s’annoncent très serrées et pour le parti républicain et pour le parti démocrate. Pour les républicains, c’est Ted Cruz qui l’emporte avec 27,7 % des voix devançant Donald Trump à 24,3 % et chez les démocrates Hillary Clinton devance légèrement Bernie Sanders d’un petit point.

Et à la clef un sentiment d’exaspération populaire qui donne une chance à des candidats inattendus et perturbateurs
Ce phénomène est prégnant dans les deux principaux partis. Chez les républicains, c’est le sénateur du Texas Ted Cruz qui talonne le très sulfureux Donald Trump. Le Texan doit son succès à la canalisation d’une colère conservatrice et religieuse qui reproche au parti républicain son inaction malgré des succès aux mi-mandats. En effet, celui-ci n’a pas su empêcher la légalisation du mariage homosexuel ou plus récemment de supprimer les subventions au planning familial.

Une telle exaspération est aussi palpable chez les démocrates
Au plus grand plaisir du sénateur du Vermont Bernie Sanders qui quant à lui est porté par la frustration de ceux qui jugent le bilan d’Obama à l’aune de la stagnation des salaires. Preuve de la tendance contestataire des votes américains : le discours de Sanders chevauche celui de Trump et de Ted Cruz surtout quand il s’agit de dénoncer le poids de l’argent dans les campagnes ou l’inefficacité de l’administration à Washington. Les estimations le donnent à un petit point de la très favorite Hillary Clinton alors qu’il était très largement distancé il y a peu.

Il s’agit en plus d’un enjeu de taille pour les candidats
En tout cas, ils ne le prennent pas à la légère. Selon le décompte du journal local Des Moines Register, les différents candidats ont organisé au moins 1 200 événements en Iowa pour la campagne 2016. Dix fois plus que la Californie, plus grand État américain. Une victoire dans l’Iowa donne un élan. Si le candidat gagne, il bénéficie soudainement d’une énorme attention des médias, du parti, des bailleurs de fonds et de l’Amérique entière.

Grosse désillusion donc pour Donald Trump ?
Sans doute, mais rien d’imprévisible : l’homme d’affaires avait négligé le dernier débat républicain disant qu’il avait un contentieux avec l’animatrice. Sa désinvolture avait beaucoup choqué les électeurs, ce qui peut expliquer la victoire de Ted Cruz qui — à peu de chose près — a le même programme que son concurrent. Une sorte de Diet Trump si vous voulez.


« La France apaisée » : nouvelle campagne pour le FN

« La France apaisée » : quand Marine fait du « tonton »
23/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
La stratégie de normalisation du FN se poursuit avec une nouvelle affiche et un nouveau slogan, « La France apaisée », qui se rapproche des codes de communication des partis dits « de gouvernement ». On ne peut s’empêcher de penser à la célèbre affiche de Mitterrand en 1981, « la force tranquille », qui est restée depuis un modèle de communication politique institutionnelle. On quitte en tout cas avec cette affiche les slogans « clivants ». À voir si cela est en phase avec les attentes des électeurs frontistes et si cela suffira à faire sauter le pas aux hésitants.

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Enraciné ou mondialiste : quel gouvernement pour nos sociétés dites modernes ?

20/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le siècle des Lumières, la querelle dite des Anciens et des Modernes ne cessent de faire des ravages et de diviser les Occidentaux. Aujourd’hui, nous voyons tous à quel point les politiques européens, fidèles au « modernisme », peuvent être déconnectés de la mémoire de leurs peuples.

2017 sera l’année des élections présidentielles en France. Dès à présent, les partis sont en ordre de bataille pour conquérir le précieux sésame qu’est devenue la couronne républicaine. Face à face, d’une façon un peu caricaturale, nous pouvons affirmer que deux camps s’affrontent ; les mondialistes contre les patriotes ; les modernistes contre les enracinés.
Depuis les années 1970, le système en place se définit comme moderniste ou progressiste. A la fin du siècle dernier, ses partisans avaient gagné le débat des idées et avaient réussi à enfermer dans des stéréotypes les patriotes enracinés. À présent, au vue des échecs continus de la politique dite moderniste ou mondialiste, le débat redevient plus qu’actuel.
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Marine Le Pen lors du 1e Mai 2012

Le Front National en pleine réflexion stratégique en vue des élections de 2017

13/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Pour les grands partis politiques, 2016 sera l’année de la préparation de l’élection présidentielle. Ce sera également le cas pour le Front National, avec une première différence : son candidat sera assurément Marine Le Pen. Les « Républicains » auront eux une primaire, à une date encore indéfinie. Quant au parti socialiste, il attend les augures de l’INSEE sur les statistiques du chômage.

Marine Le Pen a annoncé vouloir « Passer 2016 dans la plus grande proximité possible avec notre peuple »
Pour préparer l’élection présidentielle, qu’elle voit comme un rendez-vous entre les candidats et le peuple, Marine Le Pen a entamé une diète médiatique. Elle privilégiera les déplacements sur le territoire.

De quoi nourrir son projet présidentiel ?
Les responsables du Front National veulent croire au succès de Marine Le Pen en 2017. Pour cela, leur candidate aurait d’abord besoin de rassembler et fidéliser l’ensemble des électeurs qui ont déjà voté Front National – soit neuf millions de personnes aux deux tours des dernières régionales. Il faudra également rassurer davantage les électeurs de droite, encore peu convaincus par le programme économique et social du FN. Ce qui permettrait aussi d’engranger davantage de soutiens des rangs de droite et de la société civile.

Les cadres du Front National se retrouveront en séminaire les 5 à 7 février pour évoquer le programme et le nom du parti…
Il ne semble pas question de revenir sur des engagements forts comme le retour à la souveraineté monétaire. Mais de faire de la pédagogie, tant sur le fond que sur la méthode : pour Nicolas Bay, il conviendra d’expliquer qu’il faut une « sortie concertée » de la zone euro. En revanche, sur d’autres points du programme, il faut s’attendre à un aggiornamento : la retraite à 60 ans ou encore la fiscalité seront discutées. Une ligne plus réaliste et plus favorable à la liberté d’entreprendre pourrait se dégager. Enfin, Robert Ménard, qui a été convié au séminaire, suggérait de créer une nouvelle structure plus large que le Front National pour encadrer la campagne présidentielle.