Tag Archives: élection présidentielle

7771380343_tanguy-pastureau

Plus de 60 candidats ? Tanguy Pastureau fustige la présidentielle pour tous

08/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Jamais les candidats à la présidentielle n’ont été aussi nombreux. Entre ceux qui passent par les primaires, ceux qui ne veulent pas des primaires, et ceux qui y vont parce qu’ils n’ont rien de prévu d’autre, ils sont une soixantaine en lice pour un seul job.

Dans sa chronique sur RTL, Tanguy Pastureau dresse un portrait à l’acide de tous ceux qui ont annoncé vouloir se présenter :

Il y a de plus en plus de candidats à la présidentielle, car les gens ne trouvent pas de job, malgré l’excellence du mandat de Hollande que lui-même a décrit jeudi à la télé comme exceptionnel, même si les résultats, a-t-il dit, sont en retard, c’est le président SNCF, en 2047, les bénéfices de son quinquennat vont apparaître, patience. Donc tout le monde se rabat sur la présidentielle, dans l’espoir de décrocher un CDD de 5 ans nourri logé blanchi en plein Paris, avec des actrices sexy qui d’un coup veulent vous ligoter dans leur clic-clac.

Fillon, le mannequin senior du catalogue Daxon, est candidat. Mais aussi Mélenchon, le Castro sans poils, Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière, qui revient tous les 5 ans, comme l’excitation sexuelle chez l’eunuque, et Philippe Poutou, le Robespierre à tête de panda débonnaire. Est candidat Yannick Jadot pour les Verts, un inconnu, même sa femme, quand il rentre le soir chez lui, hurle « Mais qui êtes-vous ? Partez où je lâche le chien ! ». Est candidate Rama Yade, du collectif La France qui Ose, qui compte dans ses rangs une personne, dont Rama Yade, mais aussi Antoine Waechter, c’était soit ça soit la tournée Stars 80. Il y a Dupont-Aignan, Marine Le Pen, et Macron, seule star à vivre avec la présidente de son fan-club, une certaine Brigitte, qui à son âge devrait plutôt vénérer Adamo.

Rien qu’à la primaire à gauche, ils sont déjà sept, dont Montebourg, qui avait le nom pour succéder à Rocco Siffredi mais a choisi la politique, et Benoit Hamon. Ce sont les seuls connus, parce que les autres, c’est Marie-Noëlle Lienemann, la sosie de Mme Doubtfire, Jean-Luc Benhamias, Pierre Larouturou, à côté Jean-Frédéric Poisson, avant la primaire à droite, niveau notoriété, c’était Oprah Winfrey. Si on imprimait un bulletin de vote par candidat, il n’y aurait plus de forêt.



Tanguy Pastureau : la présidentielle pour tous par rtl-fr

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Rome qui pleure, Vienne qui rit. On ne comprend plus rien. »

06/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : A Rome, Matteo Renzi a été sévèrement battu. A Vienne, Alexander Van der Bellen l’a emporté sur Norbert Hofer. Pourquoi deux scrutins aux résultats si différents ?, s’est interrogé ce matin Eric Zemmour sur RTL, faisant d’avoir mine d’être perdu : « On ne comprend plus rien. Rome qui pleure, Vienne qui rit. Matteo Renzi qui perd son pari en Italie, mais le candidat de l’extrême droite qui perd lui aussi son pari en Autriche. Le vent venu de l’océan, le vent du Brexit, le vent de Trump, qui souffle encore fort en Italie mais qui ne franchit pas les Alpes. Le social-libéral italien qui chute, l’écolo-libéral autrichien qui gagne. On ne comprend plus rien. Les dirigeants européens ne comprennent pas davantage, ils se contentent de délivrer des messages de félicitations pour Vienne et de consolation pour Rome. Aux dernières nouvelles, personne n’a interverti les messages, cela aurait pu tant la confusion est à son comble. »

Cette entrée en matière étant faite, Eric Zemmour explique :

« L’Europe ne sait plus à quel saint ou à quel diable se vouer. Pourtant, l’Autriche comme l’Italie sont dans la zone euro. Mais l’Italie a un chômage important et est terriblement endettée tandis que l’Autriche a un chômage très faible et est peu endettée. L’Italie ressemble plus à la France, l’Autriche plus à l’Allemagne. L’Autriche est une région de la grande Allemagne, elle a subi une sorte d’Anschluss économique, mais ne s’en plaint pas. L’Italie voit son tissu industriel se déliter, et s’en plaint amèrement. »

Et l’éditorialiste va plus loin :

« L’Autriche est au cœur de la zone euro ; l’Italie est dans la périphérie. Et cela change tout. L’Autriche bénéficie des avantages de la monnaie unique, l’Italie pâtit de ses inconvénients. »

Selon Zemmour, « l’Autriche a la même monnaie que l’Allemagne, ce qui lui permet d’attirer à elle tous les capitaux, tous les travailleurs qualifiés qui sont attirés comme un aimant par le cœur le plus compétitif de la zone euro. […] Pour redevenir attractive, il faudrait [à l’Italie] une bonne dévaluation. […] Avec l’euro, elle ne peut plus jouer à ce jeu-là. Elle doit baisser les salaires et la protection sociale. […] »

Et de conclure ainsi :

« Dans un système à plusieurs monnaies, les compétitivités s’ajustent par les dévaluations. Dans un système à monnaie unique, les compétitivités s’ajustent par la destruction des industries les plus faibles et donc par le chômage de masse. C’est le destin tragique de l’Italie et de la France. »

o-manuel-valls-facebook-1550x660

Manuel Valls annonce sa candidature à l’élection présidentielle. À coups de 49.3 ?

05/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Manuel Valls a donc annoncé, comme prévu, sa candidature à l’élection présidentielle.

Les réactions, notamment sur Twitter, ne se sont pas fait attendre. À Manuel Valls qui déclare « Je veux associer les citoyens et je crois à la démocratie sociale« , Nicolas Bay lui rétorque : « À coups de 49.3 contre la volonté des Français ?« .

De son côté, Jacques Bompard écrit : « Ce que Valls ne comprend pas c’est que la France n’a aucune envie de devenir Evry« . Et Stéphane Ravier de rappeller certaines vérités : « Lesté d’un très lourd bilan, Valls joue les hommes nouveaux : très mauvaise comédie à laquelle personne ne peut décemment croire !« .



jean-eric_branaa_copxq1sxeaagg2e

Clinton, Trump : pourquoi l’élection américaine n’est jouée nulle part

05/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Avec la réouverture de l’enquête du FBI, Clinton voit son avance fondre dans les sondages. Pour Jean-Eric Braana, Trump a eu l’habileté d’entendre l’inquiétude profonde du peuple américain.

Ce spécialiste de la société et de la politique américaines s’interroge sur la fiabilité des sondages aux États-Unis :

C’est l’éternelle question qui se pose dans toutes les sociétés démocratiques aujourd’hui. Aux États-Unis, c’est assez particulier parce que l’élection se joue à deux bandes. C’est un vote indirect puisque ce sont les grands électeurs qui élisent directement le président des États-Unis. On a donc d’abord des sondages qui révèlent une photographie nationale: que penseraient les Américains à un moment X? En réalité, ce qu’il faut regarder surtout, ce n’est pas ce que pensent les Américains dans leur ensemble, mais ce que pensent les électeurs dans chacun des États. Quand on regarde les choses ainsi, on n’a pas forcément les mêmes résultats. En revanche, il est clair qu’il y a actuellement une vraie tendance au resserrement entre les deux candidats. Hillary Clinton et Donald Trump ne sont plus effectivement que dans une fourchette entre 0 et 2 points, autrement dit dans la marge d’erreur. N’importe lequel des deux pourrait être le gagnant le 9 novembre.

Par ailleurs, Wikileaks peut-il peser sur l’élection américaine. Est-ce que Julian Assange pourrait révéler de nouveaux secrets explosifs d’ici le 8 novembre ?

C’est ce que craint l’État-major démocrate. Un scandale supplémentaire du côté d’Hillary Clinton dans une campagne hystérisée et si catastrophique pour elle dans cette séquence la ferait très certainement chuter définitivement. Si Julian Assange a encore quelque chose, il est certain qu’il va décider du sort de cette élection. Maintenant, a-t-il encore quelque chose? Cela fait de longs mois qu’on nous parle des révélations possibles de Wikileaks.


Filzmoos

Filzmoos, un village autrichien à l’heure de la présidentielle

Aux marches de l’État de Salzbourg, le plus prospère et le plus coquet de tout le pays, et de la Styrie qui jouxte la Slovénie et la Hongrie, le village de Filzmoos doit son essor au choix d’un paysan local d’y aménager en 1971 un hôtel de luxe dans sa vieille ferme du XVIe siècle. Depuis, les hôtels de charme s’y sont agglutinés pour faire de cette bourgade de 1 500 âmes, une élégante station de sports d’hiver comme de loisirs d’été, à destination avant tout des Allemands. Ils s’y sentent chez eux, climat et gastronomie en plus. Filzmoos abrite, entre autres, les prestigieux fourneaux de Johanna Maier, un des deux seuls chefs autrichiens doublement étoilés au Michelin.

La célébrité de Filzmoos est largement antérieure à la civilisation des loisirs. Les pèlerins viennent, de préférence à Pentecôte, visiter l’Enfant Jésus que, selon la légende, deux bergers découvrirent sculpté sur une souche en 1772. À Filzmoos, comme dans la Bavière voisine, on va à la messe le dimanche, les dames en Trachten, les hommes en Lederhosen. Sûrs et fiers de leur identité, les autochtones accueillent volontiers les étrangers, à commencer par la multitude de jeunes Tchèques, Slovènes, Slovaques qui constituent une bonne part de la main d’œuvre hôtelière. Il y avait même un Albanais parti ensuite ouvrir son propre établissement au pays.

Filzmoos ne dépare pas du reste de l’Autriche, qui abrite la plus forte proportion d’étrangers de toute l’Union européenne. Au regard de résultats électoraux commentés par des ignorants plus soucieux du qu’en-dira-t-on médiatique que de la vérité, on accuse aisément les Autrichiens de xénophobie. Il est pourtant possible qu’au vu d’une nouvelle catégorie de touristes, ce jugement finisse par se confondre avec une certaine réalité.

À quelques kilomètres de là, dans le village de Ramsau en Styrie, pullulent en effet des 4×4 Mercedes, BMW, Audi, Porsche, d’où descendent pour emprunter le téléphérique qui monte à 2 600 mètres au Dachstein, familles séoudiennes, qataries, bahreinies, koweitiennes, qui ont trouvé là un lieu de villégiature moins surveillé par la police islamique. La surveillance s’opère en famille à la façon dont on peut voir, furtif, le regard noir jeté par une matrone à son fils qui a osé, encore plus furtivement, approcher sa main de celle de son épouse. Les deux femmes entièrement voilées de noir évidemment.

À Filzmoos, le maire, Johann Sulzberger, agriculteur, est continuellement réélu à 90 % des voix depuis 1991. Lui-même membre du Parti populaire ÖVP, il ressemble à ses administrés qui, hors tourisme, sont agriculteurs, artisans, charpentiers, maçons, commerçants. Et votent ÖVP à plus de 60 % à toutes les élections. Dimanche dernier, pourtant, c’est le candidat du FPÖ, Norbert Hofer qui a récolté… 329 suffrages, soit 56 %, au premier tour de la présidentielle. Contrairement au reste de l’Autriche, c’est malgré tout le candidat ÖVP, Andreas Khol, qui arrive en deuxième position mais avec seulement 86 voix et moins de 15 %. La candidate indépendante, Irmgard Griss pointe à la troisième place avec 13 % des voix. En réalité, et évidemment aucun journaliste français ne le dit, Irmgard Griss, ancienne présidente de la Cour suprême, soutenue par le petit parti libéral Neos (Nouveau forum libéral d’Autriche), était à deux doigts d’obtenir l’investiture du FPÖ qui a préféré se tourner in fine vers Norbert Hofer. Pour l’anecdote, on retiendra la risible dernière place du candidat socialiste SPÖ, avec ses 18 voix et ses 3 %.

Ce sont évidemment 3 % de trop pour ces habitants qui n’en peuvent plus de la collaboration quasiment ininterrompue entre le SPÖ et l’ÖVP. Ils en peuvent d’autant moins que l’ÖVP est toujours le supplétif du SPÖ qui monopolise la chancellerie fédérale depuis 1970 à l’exception de la parenthèse du chancelier ÖVP Wolfgang Schüssel qui gouverna le pays avec le FPÖ de 2000 à 2007 au grand dam de Chirac à qui personne ne demandait rien. Voilà la première raison du vote FPÖ des électeurs traditionnels de l’ÖVP.

Cette présidentielle illustre aussi l’inanité des commentaires des ignares de tout poil, drogués aux poncifs de la gauche française, qui veulent à tout prix amalgamer Front national et FPÖ. Le FPÖ gouverne, en ce moment-même, pas au temps de Sissi et François-Joseph, l’État du Burgenland, au sud-est de Vienne, en coalition avec… les socialistes du SPÖ. Quant à l’échelon fédéral, Jacques Chirac faisait semblant d’oublier lors de ses vociférations de 1999/2000 que le FPÖ s’était allié avec l’ÖVP seulement après qu’il eut échoué dans ses négociations avec les socialistes. Socialistes avec qui il avait gouverné l’État fédéral sous la direction du chancelier Fred Sinowatz moins de quinze ans plus tôt, de 1983 à 1986.

Enfin, si comparaison il y aurait pu y avoir naguère entre le FPÖ qui, comme son nom l’indique, est un parti d’inspiration libérale, et le Front national, les deux partis n’ont plus rien de commun sur leurs objectifs de gouvernement. À ceci près que le FPÖ comme nos braves électeurs du Salzkammergut, n’ont pas le moindre désir que les matrones voilées qui fusillent leur fils du regard pour s’être approchés de leur femme, viennent y importer leurs accoutrements et leurs coutumes avant de leur interdire la consommation de la Bratwurst et du Speck.

Ces touristes d’un genre particulier ne sont évidemment pas les premiers coupables de la fureur des électeurs autrichiens. Il s’agit, bien évidemment, de la vague de migrants qu’en allemand on appelle littéralement les fuyards, die Flüchtlingen. À Filzmoos, comme dans tout le reste de l’Autriche, ce n’est pas seulement la politique autrichienne qui est en cause mais aussi celle du voisin allemand. Ici, il n’y a que trois chaînes de télévision, ÖRF1, 2 et 3, toutes publiques. Les téléspectateurs regardent donc tous les innombrables télévisions allemandes, à commencer par les chaînes bavaroises publiques et privées. Qu’il s’agisse de la grande coalition CDU-SPD qui est le négatif de l’inamovible SPÖ-ÖVP, des déclarations d’Angela Merkel souhaitant recevoir un million de fuyards, ou pire encore, de ses accommodements avec Erdogan, rien ne leur agrée. Et surtout pas ce dernier scandale : car à Filzmoos, on sait que Metternich avait affirmé que l’Orient commençait sur le Rennweg à Vienne. Eh bien ! qu’il ne s’en rapproche surtout pas !

Comme l’a remarqué un brave aubergiste du Salzkammergut, « notre gouvernement a pris une bonne leçon, j’espère qu’il en prendra une autre ». Eclairage intéressant quant à l’issue du second tour le 22 mai prochain.

Tarick Dali

Texte repris du blog de La Droite libre

Strache Hofer

Le Front national salue la large victoire du candidat du FPÖ en Autriche

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Mes plus sincères félicitations à nos amis du FPÖ pour ce résultat magnifique. Bravo au peuple autrichien », s’est réjouie Marine Le Pen, après que Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, est arrivé largement en tête de l’élection présidentielle en Autriche. Selon les estimations, Norbert Hofer, qui était crédité de 18 à 22 % des suffrages par les sondages, a obtenu 35,5 % des voix ! Il affrontera au second tour de cette élection présidentielle au suffrage universel direct, comme en France (il est prévu pour le 22 mai seulement), l’écologiste Alexander Van der Bellen, arrivé loin derrière avec 21 %. Comme en France, seuls les deux premiers sont qualifiés pour le second tour.

Autre coup de tonnerre : les candidats des deux partis se partageant le pouvoir depuis l’après-guerre, le social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et le conservateur Andreas Khol (ÖVP) sont éliminés avec seulement 11 % des voix chacun. C’est la candidate indépendante Irmgard Griss qui se classe troisième avec 19 % des suffrages.

Le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs) est l’allié du Front national au Parlement européen au sein du groupe ENL, Europe des nations et des libertés.

 

 

annick_girardin

Polémique sur la revalorisation du salaire des fonctionnaires

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a annoncé une hausse de 1,2 % du point d’indice servant à calculer les rémunérations des fonctionnaires. Cette déclaration survient après une réunion de négociation des syndicats, réunion prévue de longue date, mais repoussée à cause des remaniements.

Que revendiquaient les syndicats ?
Ils réclament, après ces six années de gel, une augmentation importante du salaire des fonctionnaires. Leur point d’indice est gelé depuis trop longtemps, dans un contexte, disent-ils, où le gouvernement n’a cessé de faire l’éloge des policiers et du personnel hospitalier, largement mis à contribution au moment des attentats. « Il y a donc urgence à traduire dans la rémunération la reconnaissance de l’action quotidienne des fonctionnaires ».

Quelle était la situation salariale des fonctionnaires depuis 2010 ?
En réalité, le salaire moyen brut des agents de l’État a augmenté en moyenne de 0,2 % par an en termes réels. Cette faible évolution doit être relativisée, car elle est liée aux nombreux départs à la retraite. Mais ce chiffre cache d’importantes disparités. Les agents en poste depuis deux années de suite, par exemple, ont connu une légère augmentation, mais le pouvoir d’achat des retraités n’a cessé de baisser.

La nouvelle est accueillie bien fraîchement
Inutile de dire que les syndicats auraient espéré mieux. Les fonctionnaires, eux, n’apprécient pas d’être les boucs émissaires de leurs compatriotes vindicatifs pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par mois. De son côté la droite ne perd pas l’occasion de s’engouffrer dans la brèche pour dénoncer la majorité, pointant une mesure infinançable. Cette revalorisation représentera un surcroît de dépenses de quelque 2,4 milliards d’euros par an pour l’État, les collectivités locales et les hôpitaux publics. Pour rappel, en 2014, la masse salariale publique s’était élevée à 278 milliards d’euros pour 5,64 millions de personnes, soit près du quart de la dépense publique, selon la Cour des comptes.

La gauche voudrait-elle racheter son électorat de fonctionnaires ?
Une remarque que l’on ne peut s’empêcher de faire.

martine_aubry

Désunion à gauche

25/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La maire de Lille Martine Aubry a publié une tribune incendiaire dans Le Monde, attaquant la politique gouvernementale, et visant particulièrement Manuel Valls puis François Hollande. Dans cette tribune, intitulée « Sortir de l’impasse », elle est accompagnée de plusieurs autres membres du Parti socialiste, comme Benoît Hamon, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot ou encore Christian Paul, pour aborder certains points comme la réforme sur le droit du travail, la déchéance de nationalité et la gestion de la crise migratoire. Ils déplorent au fur et à mesure toutes les mesures prises par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

En parallèle, Martine Aubry affirme qu’il existe des réponses et des réponses modernes. Pour le droit du travail par exemple, dite loi El Khomri, il y a des solutions pour que, d’une part, la compétitivité des entreprises soit améliorée, et, d’autre part, assurer davantage de protections aux salariés. Elle renchérit ensuite en scandant « La gauche progressiste et moderne, c’est nous ! Il y a une gauche réformiste, c’est nous ! »

Cette attaque frontale ne manifeste-t-elle pas une crise plus globale au sein de la gauche ?
La gauche française connaît aujourd’hui de véritables dissensions et cette tribune ne fait que les révéler. À quelques mois des campagnes électorales, les auteurs de cette tribune précisent que le problème vient du gouvernement en place et pas du socialisme, et s’en désolent pour le futur et pour la France « Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? ».
Il y a donc une opposition entre la gauche passée « Les vieilles recettes » et la gauche moderne, réaliste, qui a les solutions. Mais pour d’autres politiques, comme Michel Sapin, cette opposition anciens/modernes est pratique pour la critique, et ils estiment que les alternatives concrètes manquent encore à ce discours.

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr (CC) = Martine Aubry 2eme primaires citoyennes


hollande

Bruno Le Maire, seul espoir de Hollande

24/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande poursuit sa descente aux enfers dans les sondages. Pour le dernier en date, menée par l’institut Ifop-Fiducial, seul un premier tour opposant le « président » à Bruno Le Maire lui permettrait de se qualifier pour le second tour.

D’après une enquête pour iTélé, Paris Match et Sud Radio, menée par l’institut Ifop-Fiducial, François Hollande serait devancé par la présidente du Front National, Marine Le Pen, ainsi que par un candidat de droite, que ce soit Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Bayrou.

Selon ce sondage, François Hollande ne se qualifierait pour le second tour que dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire pour la droite, avec 18 % des voix contre 17 à l’ancien ministre. Marine Le Pen serait en tête avec 28 %, François Bayrou obtiendrait 15 % et Jean-Luc Mélenchon 12 % des voix.

Dans l’hypothèse d’une candidature Fillon, Marine Le Pen arriverait également la première avec 28 %, devant l’ancien Premier ministre et l’actuel « chef » de l’État à égalité à 18 %. Dans ce cas, François Bayrou rassemblerait 14,5 % des voix et Jean-Luc Mélenchon 12 %.
Lire la suite

LMPT

Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.
Lire la suite

Jean-Luc Mélenchon candidat a l’élection présidentielle 2017

11/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la présidentielle, prenant de court ses « partenaires » communistes et zappant définitivement la case primaire. Il compte sur le soutien populaire « hors cadre de partis, ouvert aux citoyens », une attitude presque gaullienne qui prête presque à sourire au vu du personnage. Pas sûr en tout cas qu’il aille au bout de sa démarche, le PCF, qui lui est quasiment indispensable pour obtenir les 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature, étant plutôt dans la logiques de primaires à gauche pour éviter l’émiettement des voix.


Publié le

« La France apaisée » : nouvelle campagne pour le FN

« La France apaisée » : quand Marine fait du « tonton »
23/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
La stratégie de normalisation du FN se poursuit avec une nouvelle affiche et un nouveau slogan, « La France apaisée », qui se rapproche des codes de communication des partis dits « de gouvernement ». On ne peut s’empêcher de penser à la célèbre affiche de Mitterrand en 1981, « la force tranquille », qui est restée depuis un modèle de communication politique institutionnelle. On quitte en tout cas avec cette affiche les slogans « clivants ». À voir si cela est en phase avec les attentes des électeurs frontistes et si cela suffira à faire sauter le pas aux hésitants.

Publié le
enracine

Enraciné ou mondialiste : quel gouvernement pour nos sociétés dites modernes ?

20/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le siècle des Lumières, la querelle dite des Anciens et des Modernes ne cessent de faire des ravages et de diviser les Occidentaux. Aujourd’hui, nous voyons tous à quel point les politiques européens, fidèles au « modernisme », peuvent être déconnectés de la mémoire de leurs peuples.

2017 sera l’année des élections présidentielles en France. Dès à présent, les partis sont en ordre de bataille pour conquérir le précieux sésame qu’est devenue la couronne républicaine. Face à face, d’une façon un peu caricaturale, nous pouvons affirmer que deux camps s’affrontent ; les mondialistes contre les patriotes ; les modernistes contre les enracinés.
Depuis les années 1970, le système en place se définit comme moderniste ou progressiste. A la fin du siècle dernier, ses partisans avaient gagné le débat des idées et avaient réussi à enfermer dans des stéréotypes les patriotes enracinés. À présent, au vue des échecs continus de la politique dite moderniste ou mondialiste, le débat redevient plus qu’actuel.
Lire la suite

Marine Le Pen lors du 1e Mai 2012

Le Front National en pleine réflexion stratégique en vue des élections de 2017

13/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Pour les grands partis politiques, 2016 sera l’année de la préparation de l’élection présidentielle. Ce sera également le cas pour le Front National, avec une première différence : son candidat sera assurément Marine Le Pen. Les « Républicains » auront eux une primaire, à une date encore indéfinie. Quant au parti socialiste, il attend les augures de l’INSEE sur les statistiques du chômage.

Marine Le Pen a annoncé vouloir « Passer 2016 dans la plus grande proximité possible avec notre peuple »
Pour préparer l’élection présidentielle, qu’elle voit comme un rendez-vous entre les candidats et le peuple, Marine Le Pen a entamé une diète médiatique. Elle privilégiera les déplacements sur le territoire.

De quoi nourrir son projet présidentiel ?
Les responsables du Front National veulent croire au succès de Marine Le Pen en 2017. Pour cela, leur candidate aurait d’abord besoin de rassembler et fidéliser l’ensemble des électeurs qui ont déjà voté Front National – soit neuf millions de personnes aux deux tours des dernières régionales. Il faudra également rassurer davantage les électeurs de droite, encore peu convaincus par le programme économique et social du FN. Ce qui permettrait aussi d’engranger davantage de soutiens des rangs de droite et de la société civile.

Les cadres du Front National se retrouveront en séminaire les 5 à 7 février pour évoquer le programme et le nom du parti…
Il ne semble pas question de revenir sur des engagements forts comme le retour à la souveraineté monétaire. Mais de faire de la pédagogie, tant sur le fond que sur la méthode : pour Nicolas Bay, il conviendra d’expliquer qu’il faut une « sortie concertée » de la zone euro. En revanche, sur d’autres points du programme, il faut s’attendre à un aggiornamento : la retraite à 60 ans ou encore la fiscalité seront discutées. Une ligne plus réaliste et plus favorable à la liberté d’entreprendre pourrait se dégager. Enfin, Robert Ménard, qui a été convié au séminaire, suggérait de créer une nouvelle structure plus large que le Front National pour encadrer la campagne présidentielle.

marion_et_menard

De l’urgence du rassemblement

Source : Boulevard Voltaire
Le camp patriote ne peut pas faire l’économie d’une réflexion — immédiate, imminente, urgente et vitale ! — sur ce que doit être sa stratégie vis-à-vis des médias.

L’heure est venue, pour les patriotes de la Droite classique, de former un grand Mouvement français avec le FN. La survie du pays est en jeu !

Robert Ménard, 18 décembre 2015.

La semaine dernière, dans Z & N, Philippe de Villiers a eu à répondre à cette question cruciale : comment expliquer que, depuis plus de 20 ans, les patriotes perdent systématiquement face aux mondialistes (sauf au référendum de 2005, NDLA) ?
Philippe de Villiers répondait en rappelant qu’il s’était produit, le 13 décembre, une sorte de « première » politique en France, puisque le PS avait fait cause commune avec l’ex-UMP face au Front national. Est-ce à dire que du seul fait de la clarification de ce clivage désormais structurant – entre mondialistes d’un côté et patriotes de l’autre —, les conditions suffisantes seront remplies pour rétablir une sorte d’équilibre électoral entre les deux camps ? Je ne le crois pas.

On l’a vu, encore cette semaine. Le déchaînement des médias est proportionnel au risque encouru par le système de tomber aux mains d’hommes et de femmes qui n’en sont pas issus. Il se fera de plus en plus terrible au fil des mois au fur et à mesure que s’approcheront les échéances d’avril/,mai, puis de juin 2017.
Le camp patriote ne peut donc pas faire l’économie d’une réflexion – immédiate, imminente, urgente et vitale ! – sur ce que doit être sa stratégie vis-à-vis des médias.
Il est donc bien l’heure, comme le dit Robert Ménard !

C’est maintenant – une fois passées la trêve des confiseurs et les cérémonies d’usage de la première quinzaine de janvier – que doivent commencer les rencontres, les contacts, les échanges.
Cette ouverture à tous les patriotes doit être acceptée… Chacun, quel que soit son poids intellectuel, médiatique, historique, électoral, militant ou moral, doit avoir la certitude d’œuvrer à une discussion ouverte, mais aussi pragmatique dans laquelle chacun, en vue des échéances des 18 prochains mois, devra faire œuvre de concessions réciproques.
Il s’agira, pour tout le monde, de sortir d’une vision étriquée pour bien comprendre que nous sommes tous contre le système et contre les extrêmes, contre les excès, aussi, mais aussi contre les caricatures imposées par les médias du système. Ce sera là la condition pour nous retrouver autour d’une vision clarifiée de la nation, de l’État, des libertés à reconquérir !

Gilbert Collard et d’autres ont bien conscience que le programme devra être mieux expliqué. C’est une évidence. Il est incohérent que les entrepreneurs ou les retraités puissent encore avoir des réticences à exprimer leur vote patriote.

Il faudra rassurer.
Il faudra aussi simplifier.

Notre candidate naturelle ne saurait porter un catalogue de propositions. Il lui appartiendra de développer une vision de la France et des orientations essentielles ! Un programme présidentiel n’est pas un programme législatif ! Les deux se compléteront.

Mais les hommes et les femmes qui porteront le second doivent, rapidement, pouvoir se mettre au travail.

Me Éric Barateau
Avocat

8508-Chard

Tapie : le retour !

Tapie : le retour !
21/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

Il ne manquait plus que lui ! C’est la nouvelle de ce week-end : Bernard Tapie revient en politique. Il ne dépareillera pas le tableau de la décomposition ambiante, il en serait même la cerise sur l’indigeste gâteau.

Et pourquoi ce cheval de retour veut-il labourer de nouveau le terrain ? Pour célébrer le 20e anniversaire de la mort de son mentor Mitterrand qui en fit un ministre ? Apparemment non, c’est pour se lancer dans une action sans doute trop négligée à ses yeux par la classe politique : taper sur le Front national.
8508P1
Voilà qui est original ! Il est persuadé que, pour ce lynchage permanent, on avait encore besoin de sa grosse voix et de ses petits poings. Car, lui aussi, il a peur que les chemises brunes ne s’abattent sur le pays, les élections régionales lui ayant été « un signal d’alarme ».

À ce signal, un Tapie peut-il rester indifférent ? Nullement, comme toute la classe politique il veut « faire barrage ». Et d’exhiber ses états de service d’ancien combattant contre le Front. N’a-t-il pas traité les électeurs FN de « salauds » en 1992, montrant ainsi toute la délicatesse éthique de sa pensée ?
Cela n’a pas empêché les médias, il est vrai, de le décorer au champ « d’honneur » de la lutte anti-frontiste après son débat, en 1994, avec Jean-Marie Le Pen qu’il aurait terrassé de sa gouaille ! Las ! Moins d’un an plus tard, loin d’être à terre, le Front national triomphait aux municipales de 1995 dans trois villes importantes, Toulon, Marignane, Orange, tandis que Tapie, qui voulait conquérir Marseille, en a été empêché à cause d’énièmes ennuis judiciaires. Venant de sortir de prison à cause de l’affaire Valenciennes-OM, il ne voulait pas y retourner, c’est humain…

Mais l’affairiste a une autre raison de renouveler le don de sa personne à la politique : le chômage qui lui fend le cœur, surtout depuis les régionales, avant c’était moins grave. Ce qui le chagrine, c’est celui des jeunes, celui des seniors, plus massif et plus long, le laisse de marbre.
C’est que 34 % des 18-30 ans se sont prononcés pour le Front national et Tapie croit aussi que le vote FN s’inversera en même temps que la courbe du chômage, toujours promise et sans cesse différée. Il entend rendre « illégal » le chômage des jeunes, il avait même naguère déposé un projet de loi dans ce sens, mais le gouvernement socialiste d’alors n’avait pas cru devoir faire sienne cette idée si simple et si géniale qu’on se demande pourquoi ne pas l’étendre à tous.

On a bien compris que cette haine renaissante pour le Front national et sa nouvelle croisade pour l’emploi des jeunes ne lui sont pas seulement une cure de jouvence. Il s’agit d’habiller de motifs jugés politiquement corrects un sordide règlement de comptes. L’arbitrage de 404 millions en sa faveur ayant été annulé dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais, il doit rembourser et pleure misère.
Mais exiger le recouvrement, ça dépend du « gouvernement », assure-t-il, il « n’est pas obligé d’exécuter un jugement infamant ». Et s’il le fait ? « S’ils veulent la guerre, ils font l’avoir. » Son retour veut donc être une arme de dissuasion pour rappeler que son pouvoir de nuisance est intact.

Guy Rouvrais

Bernard Tapie revient en politique pour faire barrage au FN

21/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Il n’a rien perdu de son bagou et de son aplomb. C’est quatre jours à peine après avoir été condamné par la justice à rembourser plus de 400 millions d’euros que Bernard Tapie annonce son retour en politique. Dans ses cartons : un plan pour éradiquer le chômage des moins de 25 ans et l’ambition de lutter contre le FN. Et peut-être une forme de chantage déguisé à la gauche pour effacer ses ardoises et/ou obtenir un maroquin en cas de victoire de la gauche en échange de sa non-présentation aux prochaines présidentielles, candidature qui coûterait très probablement une place au second tour au candidat PS. Rappelons-nous que c’est pour uniquement pour l’empêcher de se présenter contre lui que Hollande conserve près de lui Taubira… 


Publié le