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[Exclusivité Novopress] Une nouvelle extraite de "Militants" de Philippe Vardon

[Exclusivité Novopress] Une nouvelle extraite de « Militants » de Philippe Vardon

21/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans Militants, sorti hier 20 août, c’est à travers « 14 histoires qui sentent la colle et le gaz lacrymo » que Philippe Vardon nous invite à une véritable réflexion sur le sens de l’engagement. Une réflexion adossée à l’expérience personnelle de l’auteur et activiste identitaire qui, en 20 années de militantisme, l’a conduit du béton de sa cité à une candidature aux élections municipales niçoises en passant par le pont-frontière de Kosovska-Mitrovica.

En exclusivité pour Novopress, une de ces 14 histoires, « Premier feu »


On lui avait toujours dit que ces gens étaient très disciplinés, il lui avait donc semblé important d’arriver en avance au lieu de rendez-vous. C’était en fait l’une des nombreuses légendes sur ses nouveaux camarades qu’il allait déconstruire petit à petit dans les semaines et mois qui allaient suivre. Pour le moment, cela faisait dix minutes que Guillaume attendait sur ce parking lugubre de la fac de lettres. Il faisait nuit, et froid. Commençant à se demander s’il n’était pas encore temps de retourner sous sa couette, Guillaume ne pouvait s’empêcher de se traiter – intérieurement – de con. « Gros con » aurait sans doute rajouté son notaire de père s’il avait su où il se trouvait et surtout pourquoi… De toute façon, aux yeux de ce self made man, les choix de son fils étaient toujours critiquables. Guillaume aurait bien aimé pouvoir un peu partager les critiques acerbes de son géniteur avec des frères et soeurs, mais son père n’ayant jamais cédé à sa mère, après lui avoir pourtant promis une famille nombreuse, il était fils unique. Le cabinet ne pouvait supporter qu’un seul héritier manifestement. Guillaume était dans son année de Terminale et pour lui l’idée d’avoir le bac en poche était effrayante. Cela correspondait au moment où il allait devoir affronter son père et lui annoncer qu’il ne ferait jamais de droit. Difficile d’annoncer à un « sarkoziste dur » qu’on hésite entre philo et lettres classiques. Un coup à se faire traiter de pédé ou de gauchiste ça…

Pris dans ses pensées, Guillaume en revenait finalement à sa question fondamentale : « Qu’est-ce que je fous ici ? » Il ne savait même pas ce qui l’avait poussé à parler à ce type, lui d’habitude si réservé. Ses « idées » ? Il n’y avait jamais réellement réfléchi en fait. Et s’il en avait, celles-ci restaient cantonnées à son PC : consultation quotidienne de Fdesouche.com, Novopress et quelques autres blogs, statuts rageurs sur Facebook, ou téléchargement de MP3 de groupes musicaux dont la prose leur interdisait d’emblée toute prétention aux rayons de la FNAC. Guillaume n’avait jamais envisagé que son anticonformisme dépasse le périmètre de sa chambre à coucher. Jusqu’à ce qu’il aille parler à ce gars à peine plus vieux que lui, rencontré au café en face du lycée, autour du baby-foot. Là où Guillaume avait cantonné son intérêt pour la formation de doux mélomanes aux écouteurs de son iPhone, ce garçon, Cédric, avait déjà franchi le pas puisqu’il n’hésitait pas à porter un t-shirt du groupe Insurrection. Alors, le lycéen avait été l’aborder, d’un timide « Sympa ton t-shirt… ». Il se demandait encore où il avait trouvé cette audace. La curiosité ? La recherche de l’aventure ? Une pointe d’orgueil post-adolescent ? En tout cas Cédric avait répondu par un franc sourire, si bien qu’avant de partir, après un quart d’heure de conversation, il l’avait invité à venir rencontrer les autres et tracter avec eux chez les rouges. Un jargon significatif et surtout autant de bonnes raisons de ne pas honorer le rendez-vous… mais pourtant Guillaume était venu.

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Les éditions Idées rééditent "Pour une critique positive"

Les éditions Idées rééditent « Pour une critique positive »

19/09/2013 – 15h30
PARIS (NOVOpress) –
La première publication de Pour une critique positive est datée de 1962. Rédigé en détention (les prisons de la République hébergeaient alors de nombreux patriotes coupables d’avoir participé à la défense des Français d’Algérie), ce texte est un exercice d’autocritique sans comparaison « à droite ».

S’efforçant de tirer les enseignements des échecs de son action, l’auteur propose une véritable théorie de l’action révolutionnaire. Pour une critique positive a été une influence stratégique majeure pour de très nombreux militants, des activistes estudiantins des années 70 aux Identitaires.

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[Lu sur le Net ] L’homme qui arriverait (presque) à faire aimer Paris

[Lu sur le Net ] L’homme qui arriverait (presque) à faire aimer Paris

16/04/2013 – 08h00
NICE (via l’Intrus)
Frédéric Robillard est avec Simon Charles l’auteur de Paris est Patrie, un livre qui a vocation à raconter un Paris que l’on ne trouve pas dans les guides, que l’on ne voit pas dans les médias. Un Paris bistrot-béret-baguette où l’on mange et où l’on boit bien, où le luxe rend un étrange hommage aux prolos de Paname et au fusillés de la Commune. Un Paris-Titi où l’on se rit des puissants plus souvent qu’on ne fait la gueule dans le métro. Un Paris-Gavroche qui se souvient des barricades, où sainte Geneviève fait figure de tentatrice. Plutôt que le Paris nostalgique et ambigu version Amélie Poulain, ce Paris (est) Patrie, qui a « sous les pavés la rage », est celui des modernes Apaches. Et aussi, affront pour les Niçois, un Paris qui, à travers son maire actuel, inspirerait celui de Nice ! Le Parisien Frédéric Robillard a osé venir faire la promo de son ouvrage à Nice. L’Intrus n’a pas voulu laisser passer cette provocation.

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