Tag Archives: Droits de l’Homme

Pape François

Tribune libre – Un pape très médiatique, par Vincent Revel

Depuis quelques décennies, l’Europe occidentale a épousé avec ferveur la nouvelle religion des « droits de l’homme ». Issue conjointement de la pensée chrétienne, du siècle des Lumières, du néo-libéralisme mais aussi d’un internationalisme à la sauce antiraciste et altermondialiste, cette spiritualité universaliste a fait du grand métissage et du multiculturalisme une doctrine nouvelle à laquelle se réfèrent les sociétés dites modernes.

En dehors de ce chemin balisé par les nouveaux censeurs : point de salut ! Avec cette nouvelle foi, qui se veut paradoxalement simple pensée laïque et progressiste, la théocratie la plus impitoyable n’est pas loin de prendre forme. Tout est réuni pour une nouvelle inquisition, plus sournoise, plus monstrueuse et plus pernicieuse que la précédente. Faisant mine d’être indépendante, cette nouvelle chasse aux sorcières est pourtant tout aussi implacable. Ayant remplacé la charité par l’égalitarisme, les juges des temps modernes cherchent inlassablement la bête immonde pour la détruire froidement.

Associée à ce nouveau messianisme apocalyptique, l’Eglise post-Vatican II ne rechigne pas à la tâche. Déconnecté et déraciné des nations qui l’ont vu naître, le catholicisme n’en finit plus d’accabler les peuples européens d’une culpabilité oppressante. Ayant abandonné l’Europe pour faire leur ce nouveau message « christique » de l’amour de l’Autre sans aucune condition, de hauts prélats des églises occidentales ont décidé de parier sur la disparition des patries charnelles pour mieux aborder le nouveau monde globale se dessinant à l’aube de ce XXIe siècle.

Pouvant également s’apparenter à une forme de névrose nihiliste, cette volonté de voir mourir les vieilles nations, symboles de l’identité profonde des peuples, n’avait à ce jour jamais trouvé un tel écho à la cité du Vatican. Après le pape polonais anti-communiste, attaché aux véritables valeurs de la famille, après le souverain pontife allemand soi-disant islamophobe, protecteur des traditions et théologien dans l’âme, nous avons l’Argentin acquis bec et ongle à l’idée absurde du « citoyen monde » et à l’utopie du multiculturalisme.

Jamais un pape ne fut si populaire dans les médias ! Jamais un pape ne fut autant à la « mode » ! Le gentil pape François arriverait même à devenir fréquentable auprès des sympathisants de la gauche française, pourtant connus pour leur anticatholicisme chronique. Avec un peu de temps et de persévérance, il arrivera même à devenir une référence intellectuelle au sein des milieux antifascistes, altermondialistes et gauchistes d’Europe !

Le sans-frontiérisme et la dictature antiraciste, héritiers « light » d’un communisme stalinien à l’agonie, donnent à cette Eglise nouvelle l’occasion de s’émanciper du continent européen pour tenir un rôle nouveau, mêlant morale progressiste et vertus chrétiennes, en espérant devenir le guide du monde moderne.

Orphelins, les Européens, devenus pour le plus grand nombre de simples consommateurs narcissiques, se retrouvent à présent, sans l’avoir vu venir, dans une situation délicate. Trahie par ses instances religieuses, abandonnée par ses politiques corrompus et vaniteux, l’Europe se retrouve, tel l’agneau pascal, offerte en sacrifice pour obtenir les faveurs des nouveaux censeurs mais aussi de l’Oncle Sam, devenu en peu de temps l’unique modèle du Vieux Continent, désarmé, sans volonté de résistance.

Vincent Revel

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Visite de Manuel Valls à Riyad : du « tintouin » au pays de l’or noir

14/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Sous couvert d’un voyage à caractère commercial, le Premier ministre Manuel Valls a entrepris lundi une visite en Arabie saoudite. Sur sa page twitter Valls annonce triomphant « 10 milliards d’euros de contrats ! Le gouvernement mobilisé pour nos entreprises et l’emploi ».

Cette apparente victoire économique ressemble fort à un échange de bons procédés
L’Arabie saoudite investit en France en échange de l’appui du gouvernement français dans sa politique étrangère. La France y trouve son compte économiquement. Quant à l’Arabie, trahie par son allié américain qui a réchauffé ses relations avec l’Iran et a renoncé à intervenir en Syrie, elle rééquilibre sa diplomatie en direction de la France. Ces deux pays ont en effet des vues convergentes en matière internationale : intransigeance vis-à-vis de Bachar El-Assad, fermeté sur le nucléaire iranien ou encore entente au sujet du conflit yéménite.

Le gouvernement Valls n’a pour une fois pas de prévention morale
Chantre de la défense des droits de l’homme, Manuel Valls est peu sévère avec l’Arabie saoudite.
Prompt à s’émouvoir de supposées mesures liberticides à l’encontre de l’opposition russe, habitué des accusations gratuites contre le régime de Bachar El-Assad, le Premier ministre ne s’est guère fait entendre pour défendre Ali Al-Nimr, l’opposant saoudien chiite condamné à mort.

Et l’Arabie saoudite ne reste pas inactive sur le territoire français
Quant au prosélytisme de l’Arabie Saoudite en France, dans le financement et le développement de l’Islam radical, le gouvernement n’y trouve rien à redire. Les déclarations d’une Nadine Morano lui paraissent autrement plus dangereuses pour la République que le wahhabisme saoudien.



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Le réseau social Facebook prend le parti des « réfugiés »

29/09/2015 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a déclaré lors d’un discours au sommet sur le développement durable de l’ONU qu’il était prêt à connecter les immigrés clandestins dans les camps de réfugiés. Selon ce même, l’accès à Internet est une des conditions sine qua non du respect des droits de l’homme. Le fondateur de Facebook a même ajouté que :

Si vous voulez aider les gens à accéder à la nourriture, aux services médicaux, à l’éducation et à l’emploi dans n’importe quel endroit au monde, il faut faire se connecter tout ce monde.

Il espère ainsi gonfler le nombre d’inscrits de son réseau social qui en rassemble déjà 1,5 milliard.


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Scandale à l’ONU : l’Arabie Saoudite à la tête du Panel du Conseil des droits de l’Homme !

21/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Certes, nous n’en sommes plus à une absurdité près dans l’enceinte du mondialisme heureux, mais la nomination de l’Arabie saoudite à la tête du panel du Conseil des droits de l’Homme dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer.

Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme, a été officialisé ce lundi à la tête de son « panel ». Il s’agit d’un organe dont la fonction est de nommer les cinq hauts fonctionnaires qui édictent les standards internationaux, de choisir les personnes qui vont occuper plus de 77 postes relatifs à la défense des droits de l’homme dans différentes régions du monde et d’informer sur les violations perpétrées en matière de droits de l’Homme.

Bref, c’est un poste clef pour déterminer ce qui, selon l’ONU, constitue ou non une violation des droits de l’homme.
Forcément, nommer l’Arabie Saoudite à la tête de cette structure fait scandale.

Le pays est célèbre pour ses décapitations en série – le pays a dû lancer une campagne de recrutement de bourreaux pour faire face aux cadences infernales —, ses châtiments corporels et ses mutilations légales, la femme n’y a même pas un statut de citoyen de seconde zone et les opposants subissent l’arbitraire le plus total.
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[Lu sur le net] Les « valeurs de la République » : une supercherie

[Lu sur le net] Les « valeurs de la République » : une supercherie

Les politiciens de la République, tous bords confondus, sont indomptables quand les valeurs de la République sont en jeu : « quand il s’agit des valeurs de la République, on ne transige pas ! » (Valls), « on ne tolèrera aucune remise en cause des valeurs de la République » (Vallaud-Belkacem), Sarkozy demande quant à lui qu’on expulse tout imam, « qui ne respecte pas les valeurs de la République », etc.

Il est assez cocasse que des personnalités se voulant « démocrates » refusent toute remise en cause des « valeurs » du régime politique en place, celui qui les nourrit en l’occurrence. Il faut croire que les hommes sont vraiment un « abîme de contradictions » ! Mais quelles sont au juste ces prétendues « valeurs » avec lesquelles nos démocrates ne peuvent transiger ?

Paradoxalement, ces « valeurs » dans lesquelles, dignement, nos politiciens se drapent à tous propos, sont rarement par eux définies. Nous avons réussi à en débusquer quelques unes. Nous les présentons ici… avec quelques commentaires et de manière critique, si c’est encore possible.


La Démocratie

La République n’est pas démocratique pour au moins trois raisons (passons sur les transferts de « souveraineté » aux technocrates de Bruxelles) :

1) La Constitution de la République refuse au « peuple français » le « droit à la libre détermination », qu’elle accorde aux peuples d’outre-mer (Conseil Constitutionnel n° 91-290 DC)
2) L’article 89 de la Constitution interdit de remettre en cause le régime politique en place (le régime républicain, il va sans dire)
3) La République ne reconnaît pas l’existence du peuple autochtone de France

Ajoutons que la République ne définit pas ce qu’est un « peuple » ou ce qu’est le « peuple français » (contrairement au peuple kanak, longuement décrit – Accords de Nouméa, par exemple). Cette « négligence » singulière, puisqu’on prétend avec force que la souveraineté appartient au « peuple », est pour le moins suspecte. Réduire le peuple français à un « concept juridique » (décision 91-290 DC) n’est pas davantage propice à persuader des intentions démocratiques de la République : comment un concept pourrait-il détenir la souveraineté ?

Résumons : premièrement, nous avons un « peuple » réduit à une vague notion juridique, sans « chair » identitaire, culturelle, religieuse, historique, généalogique. Deuxièmement, ce « peuple » n’est pas libre de disposer de lui-même. Troisièmement, ce « peuple » ne peut changer le système politique qui le régit. Donc : en quoi ce « peuple » est-il un peuple ? En quoi ce « peuple » est-il « souverain » ?

En République, la souveraineté effective appartient à une nomenklatura républicaine et la « volonté générale », manipulée, ne peut s’exercer que dans un cadre soigneusement délimité par elle. C’est cela, une démocratie ?

La Liberté

La liberté est la faculté pour un citoyen « de faire tout ce qui n’est pas contraire à la loi ». Autrement dit, c’est la faculté de faire tout ce qui n’est pas interdit. Quel est le régime tyrannique qui n’adhérerait pas à une telle conception ? L’important, en effet, n’est pas de savoir s’il existe un « espace de liberté » (tous les régimes l’octroient peu ou prou à leurs administrés), mais où se situe le curseur des libertés. Où se situe par exemple le curseur des libertés pour le peuple autochtone de France ? De quelles libertés peut-il jouir ? Est-il aussi libre de disposer de lui-même que le peuple autochtone de Nouvelle-Calédonie ? Où se situe le curseur des libertés pour le « peuple français » ? Est-il libre de choisir des représentants qui ne soient pas républicains ? Est-il libre de « remercier » le régime républicain ?

La liberté n’est qu’un espace de jeux consenti par le régime politique à ses administrés. Cet espace ne s’étend jamais jusqu’aux lieux stratégiques dont dépend la survie du régime : les citoyens français ne sont pas libres de remettre en cause la République (cf. infra).

Les libertés au contraire sont des conquêtes qui agrandissent l’espace de jeu en refoulant la limite des interdits. L’extension des libertés concrètes est donc un danger pour le régime car elles impliquent à terme la liberté de le remettre en cause. La liberté n’est donc pas une valeur mais une mystification destinée à détourner le peuple de la conquête de vraies libertés.

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Droits de l'homme : l'Ukraine pointée du doigt par Human Right Watch

Droits de l’homme : l’Ukraine pointée du doigt par Human Right Watch

03/07/2014 – KIEV (NOVOPress via Bulletin de réinformation)
La nouvelle n’aura pas défrayé la chronique dans la presse occidentale, et pour cause. Car c’est en effet l’Ukraine, et non la Russie, qui se voit pointée du doigt par l’ONG Human Right Watch  dans un rapport paru hier.

En cause ? La répression tous azimuts menée par l’Etat ukrainien à l’encontre des régions indépendantistes de l’est du pays. Tirs de mortiers, recours à l’artillerie et à l’aviation : on est bien loin des frappes chirurgicales, et les chiffres sont éloquents (en Une, copie d’écran d’une vidéo du bombardement par l’aviation ukrainienne, hier, du village de  Kondrashovka dans l’est de l’Ukraine).

Sur un bilan actuel de 356 morts, 257 sont des civils, dont 14 enfants. Le rapport de l’organisation internationale devrait cependant rester lettre morte. L’Ukraine n’étant pas signataire des statuts de la Cour pénale internationale, des poursuites ne pourraient être engagées qui sur intervention expresse du conseil de sécurité des Nations unies.

Crédit image : DR.

Moscou demande à Washington la fermeture de Guantanamo, pour violations des droits de l’homme

Moscou demande à Washington la fermeture de Guantanamo, pour violations des droits de l’homme

28/01/2014 – 17h45
MOSCOU (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Le ministre des Affaires étrangères russes a, hier, par la voix de son délégué demandé instamment au gouvernement américain de fermer la prison de Guantanamo. Il a fait état de constatations de nombreuses violations des droits de l’homme, faites lors d’une visite du camp.

En effet, depuis plus de dix ans, la prison de Guantanamo regroupe de nombreux ressortissants de divers pays du monde dont des Français et un Russe enfermés par les Américains sans procès ni inculpation.

Cette prison a été mise en place à la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York et a depuis été critiquée à de nombreuses reprises que ce soit pour son caractère arbitraire ou pour des faits de maltraitances voire de tortures.

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Le système va-t-il craquer de l’intérieur ?

Le système va-t-il craquer de l’intérieur ?

23/06/2013 – 10h30
PARIS (NOVOPress) –
Dans Le Point du 21 juin, un magistrat écrit une tribune sous le pseudonyme de Malesherbes (l’homme qui défendit Louis XVI au procès qui le condamnera à mort).
Il parle de la France comme d’une « dictature » et rappelle l’article II (image en Une) de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui « élève au rang de droit naturel et imprescriptible la résistance à l’oppression ».

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La Ligue des droits de l’Homme s’interroge sur l’utilisation de la police et de la gendarmerie lors de manifestations (mais opère un tri très sélectif…)

La Ligue des droits de l’Homme s’interroge sur l’utilisation de la police et de la gendarmerie lors de manifestations (mais opère un tri très sélectif…)

Le temps des rafles : manifestants opposés au mariage homosexuel emmenés au dépôt. Crédit photo : DR

31/05/2013 – 14h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
Lors de son assemblée générale qui s’est tenue la semaine dernière, la section de Nantes de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a déclaré observer « l’affaiblissement du politique, les tentations xénophobes et racistes, ou encore des problèmes de libertés publiques » (Ouest-France, 25/05/13).

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La préférence nationale et la République : un regard historique

La préférence nationale et la République : un regard historique – Par Pierre Milloz

On connaît les arguments des adversaires de la préférence nationale : ils s’appuient de manière assez peu convaincante sur les textes constitutionnels et font surtout référence à la philosophie des droits de l’homme et aux Déclarations qui l’expriment. Le présent article n’a pas pour objet de recommencer ce débat devenu classique. Cet article prétend plutôt s’en tenir à la réalité historique et, sans se perdre dans une discussion théorique, il entend montrer que, dans les faits, la préférence nationale a toujours pleinement appartenu à la tradition républicaine.

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Italie : la Cour de Cassation confirme le droit d’asile homosexuel pour les Africains

Italie : la Cour de Cassation confirme le droit d’asile homosexuel pour les Africains

Crédit photo : Philippe Leroyer via Flickr (cc). Gay pride, Paris, juin 2011
25/09/2012 – 08h00
ROME (NOVOpress) — La première brèche avait été ouverte il y a deux mois, quand un juge de paix de Padoue avait suspendu un avis d’expulsion contre un Nigérian en situation irrégulière, lequel s’était déclaré homosexuel. « Il s’agit, s’étaient alors félicitées les immigrationnistes, d’un premier pas très important : il démontre l’ouverture de notre pays vis-à-vis des homosexuels étrangers persécutés dans leur pays ».
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Des policiers israéliens brutalisent un enfant de 9 ans

Des policiers israéliens brutalisent un enfant de 9 ans

04/07/12 – 11h00
TEL-AVIV (NOVOpress)
– C’est une vidéo amateur qui est à l’origine du nouveau scandale impliquant les forces de sécurité israéliennes. En effet, cette vidéo à Hébron montre un jeune Palestinien de 9 ans brutalisé par deux gardes-frontières dans une ruelle. Sur les images, l’enfant est saisi et jeté à terre par un policier israélien avant qu’un autre ne vienne lui décocher un violent coup de pied.

Les autorités de le police des frontières israélienne ont mollement condamné le comportement des policiers, tout en soulignant qu’il s’agissait là bien sûr d’un « incident exceptionnel ». Certaines autre sources policières affirment pour leur que la ruelle d’où venait le jeune garçon était l’un des endroits où les jeunes du voisinage ont l’habitude de jeter des pierres sur les soldats.

Mais peut-être encore plus choquants que l’incident lui-même sont les commentaires haineux qui ont fleuris sur la page Facebook de la chaîne de télévision israélienne Channel 2, qui a diffusé la vidéo. On pouvait ainsi lire des phrases telles que « Voilà ce que méritent tous ces gamins là-bas ! », ou « Je lui aurais mis cinq balles dans la tête ».

Des actes et propos qui, jusqu’à présent, n’ont pas suscité de grande campagne d’indignation de la part des grandes consciences internationales, pourtant habituellement très promptes à dénoncer les violences policières ainsi que les démonstrations de haine et de racisme.

Crédit photo Cyrl via Flickr (CC)

Les conditions de détention en Israël dénoncées de toutes parts

Les conditions de détention en Israël dénoncées de toutes parts

06/05/12 – 14h30
TEL-AVIV (NOVOpress)
– Ce sont plusieurs centaines de détenus palestiniens qui ont entamé une grève de la faim pour dénoncer les conditions de détention « inhumaines» qu’ils subissent dans les geôles israéliennes.

Une action légitimée par les propos du rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés, Richard Falk, qui s’est dit «écœuré par les violations continues des droits de l’homme dans les prisons israéliennes ».

«Je suis écœuré par les violations continues des droits de l’homme dans les prisons israéliennes et j’appelle le gouvernement d’Israël à respecter les obligations internationales en matière de droits de l’homme à l’égard des détenus palestiniens», a ainsi affirmé le diplomate américain.

Les grévistes de la faim réclament notamment l’abolition de l’isolement carcéral et de la détention administrative, une disposition héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l’incarcération sans inculpation ni jugement de suspects pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Credit photo jillylovesdurham via Flickr (CC).
[Tribune libre] Syrie : Tiens, l’ONU reconnaît des tueries commises par les groupes armés ! Par Louis Denghien

[Tribune libre] Syrie : Tiens, l’ONU reconnaît des tueries commises par les groupes armés ! Par Louis Denghien

Alors que les habituels bateleurs d’estrades bobos vont agiter des chiffons blancs ce soir au Trocadéro pour signifier devant les caméras leur engagement « citoyen » en faveur d’une Syrie créée de toutes pièces par les médias, l’organe central de la pensée bobo, justement, Le Monde, publie ce mardi 17 avril sur son site un article (copie d’écran ci-dessus) sur les crimes et violations de droits de l’homme commis par les amis opposants de Stéphane Hessel et de Jane Birkin. En fait, Le Monde.fr rend compte du rapport présenté lundi 16 avril à Genève par la commission d’enquête mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Selon lequel, les groupes armés se sont rendues coupables de « tueries extra-judiciaires de soldats capturés lors de confrontations armées« .

Les images d’Épinal ont jauni

Le mot « tueries » traduit un assez haut niveau de violence criminelle. Il est vrai que le Conseil onusien de droits de l’homme ne pouvait continuer à faire comme si, en Syrie, la violence, les « massacres » n’étaient le fait que du gouvernement et de ses forces armées. Ce alors que les premières tueries d’ampleur commises par les bandes islamistes remontent au moins au début de juin dernier (massacre de 100 ou 120 policiers à Jisr al-Choughour). Ce après qu’une envoyée spéciale du Spiegel a recueilli les confidences de bourreaux de l’ASL réfugiés au Liban, et se vantant de centaines d’exécutions à Bab Amr (voir notre article « Der Spiegel a interrogé des rebelles-tortionnaires de Bab Amr », mis en ligne le 30 mars). Ce alors que les victimes – civiles – des groupes armés continuent de tomber chaque jour, même pendant le cessez-le-feu.

Le rapport, histoire de se donner des allures d’objectivité, s’inquiète aussi des arrestations d’opposants à Hama et Alep, et de la poursuite de bombardements à Homs, voire à Damas. Il est vrai que les institutions internationales, au diapason de pas mal de gouvernements et de médias, sont allés tellement loin dans le schématisme bien pensant et dans le manichéisme hollywoodien qu’il leur est difficile de « lâcher du lest » par rapport à la doxa suivie depuis plus d’un an. Mais la vérité se fait jour peu à peu et à reculons en Occident. S’imposant aux plus professionnels ou honnêtes des journalistes, qui, pour des raisons de crédibilité – une crédibilité certes bien entamée – ne pourront plus se permettre de parler de la Syrie sans instiller quelques vérités déplaisantes, fut-ce homéopathiquement. L’opinion publique suivra avec retard.

Maintenant il est certain que les désinformateurs de France 2, d’Arte, d’I-Télé ou de France 24 s’accrocheront aussi longtemps que possible à leurs « visions » d’une Syrie artificielle et « bobo-compatible ». Peut-être autant par paresse intellectuelle que par aveuglement idéologique. Mais ce qui est nié en France est à peu près connu dans la partie émergente de la planète, et en Russie.

Bien sûr, ce rapport de l’ONU n’atteindra pas les clowns citoyens et people du Trocadero : mais ceux-ci agiteront, de plus en plus, leurs chiffons blancs dans le vide.

Louis Denghien

[box class= »info »] Source : InfoSyrie. [/box]

Les « Droits de l’Homme », fondement de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

Les « Droits de l’Homme », fondement de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

04/01/2012 – 18h30
BREST (NOVOpress Breizh) –
« La France doit défendre partout et en tout lieu le respect du droit international et la liberté de l’Homme ». Nicolas Sarkozy était hier à l’École navale de Lanvéoc-Poulmic (Finistère) pour présenter ses vœux aux armées. Une occasion pour lui de rappeler sa conception de l’emploi de l’armée française dans les conflits internationaux. Une conception fondée sur l’idéologie des « Droits de l’Homme », à l’opposé de la realpolitik, fondée sur la défense des intérêts géopolitiques de la France.

Arrivé à 11 heures dans une presqu’ile de Crozon battue par la pluie et le vent, le président de la République, après avoir passé en revue les troupes et assisté à une démonstration des commandos marine, s’est adressé aux 1 800 militaires et 500 invités présents, parmi lesquels on remarquait la présence de Jean-Yves Le Drian, président (PS) de la région administrative Bretagne.

Nicolas Sarkozy  a commencé son allocution en exprimant sa « pensée émue » pour les deux légionnaires morts en Afghanistan au mois de décembre, dans la région de Kapisa, rappelant le sens de l’intervention française dans ce conflit : « Pour que des petites filles qui n’étaient pas les leurs puissent tout simplement aller à l’école et ne soient pas mariées de force à 12 ans… pour que des femmes qui n’étaient pas les leurs ne soient pas échangées comme des marchandises… pour que des hommes et des femmes qui ne parlaient pas leur langue puissent échapper aux ténèbres d’un obscurantisme médiéval… ».

Constatant que « c’est en Afghanistan, que nos troupes sont aujourd’hui confrontées au travail le plus délicat (sic) » il a confirmé que les troupes françaises quitteraient le pays en 2014, date à laquelle « les Afghans assumeront la responsabilité de leur sécurité ». Ce qui n’est, semble-t-il, pas évident. Selon une étude de Michel Lhomme publiée par  Métamag,  près de 24 000 soldats afghans auraient déserté au premier semestre 2011, soit 8% des effectifs ! Pour le seul mois de juin 2011, 5 000 hommes auraient quitté l’armée, soit 3% des troupes nationales composées de 170 000 hommes. La question demeure aussi, pour rester dans la logique sarkozienne, de savoir si à cette date le statut des femmes et des petites filles se sera amélioré, échappant aux « ténèbres d’un obscurantisme médiéval ».

Concernant la Lybie, le chef des Armées a rappelé que l’intervention française avait pour but d’ « empêcher un massacre programmé et proclamé La France peut être fière de s’y être opposé, a-t-il poursuivi. La France fut la première à dire son indignation. La France fut la première aux avant-postes. L’armée française fut, une fois encore, l’armée de la liberté. » 

Depuis la « libération » de ce pays – où la charia est désormais la source du droit – les différentes factions rebelles, comme le rappelle le professeur Bernard Lugan dans son blog, s’affrontent violemment entre elles. Des combats ont ainsi opposé mardi dans le centre de Tripoli des groupes rivaux, faisant quatre morts et au moins cinq blessés, selon le chef du Conseil militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhaj.

Evoquant la situation en Syrie, le Président de la Républiquea invité la « communauté internationale » à prendre  « les sanctions les plus dures ». « Le Président syrien doit quitter le pouvoir et laisser son peuple décider librement de son destin. (…) C’est ce à quoi nous allons travailler d’arrache-pied », a-t-il martelé. Un prochain engagement pour les troupes françaises ?

Crédit photo : John Wagner sous licence Creative Common

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

[box class= »info »] Par Aymeric Chauprade le 24 décembre 2011. [/box]

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie

J’interromps un long silence, volontaire je dois dire. La raison ? Une série de voyages, en Amérique Latine et dans le monde arabe, mais aussi la volonté de prendre du recul sur les nombreux événements qui ont fait l’actualité géopolitique récente. J’espère ne pas avoir trop déçu les lecteurs qui pouvaient légitimement attendre mes commentaires durant ces dernières semaines. Qu’ils se disent que dans notre société d’immédiateté et de bruit de fond, l’abstinence est parfois aussi un bienfait.

Le vote par l’Assemblée nationale française d’une loi visant à pénaliser la contestation du génocide arménien, me paraît être, pour quelqu’un qui se réclame de la realpolitik, un bon moment pour revenir au débat.

Chacun sait que je ne suis pas favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et cela pour une raison simple : non seulement les Turcs ne sont pas Européens, mais l’idée même d’Europe s’est en partie forgée dans l’opposition aux Turcs ottomans. Le monde turcophone est une aire culturelle qui dispose de ses propres critères de civilisation, et qui ne se limite pas à la différence religieuse avec les Européens. Et si j’étais méchant je dirais que comme je ne leur veux pas de mal, je n’ai aucune raison de leur souhaiter de monter à bord d’un bateau qui coule.

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

Pour autant, ni l’affection particulière que l’on peut avoir pour le peuple arménien, ni l’opposition à la candidature turque à l’Union européenne, ni l’hostilité de certains à l’AKP (le parti islamiste turc qui gouverne), ne doivent affaiblir notre sens du discernement.

J’ai noté, ces derniers temps, que chercher des querelles avec « l’ennemi musulman » était une pente à laquelle cédait facilement nombre de défenseurs des identité française et européenne. Quand on entre dans ce genre de logique, il convient d’observer une règle de bon sens qui consiste à se demander pour « qui roule-t-on vraiment ?». Il est évident que tout ce qui conduit à l’aggravation des relations entre les peuples européens d’un côté, les Iraniens, les Turcs et les Arabes de l’autre, sert les Américains et les Israéliens mais certainement pas les Européens. Que les choses soient dites clairement à ceux qui pensent qu’Huntington a la solution : nous ne règlerons pas le problème de l’immigration extra-européenne par la guerre avec le monde musulman.

Qu’il soit bien entendu ensuite que le réalisme (la realpolitik) ne signifie pas l’absence de valeurs ou le piétinement de celle-ci. J’établis une distinction entre les « Droits de l’Homme », fabrication révolutionnaire, et la liberté, valeur antique. La liberté, depuis la Grèce, Rome et la chevalerie européenne, est au cœur de ce qu’est l’identité de l’Europe. Les « Droits de l’Homme », droits abstraits d’un homme abstrait, n’ont, quant à eux, rien à voir avec la liberté, et bien au contraire ! C’est au nom des « Droits de l’Homme » que depuis deux siècles, une seule et même politique de Terreur est menée : celle qui terrorise les peuples et les prend pour cible davantage que leurs armées, autant dans la France de 1793, que dans le vieux Sud américain, l’Irak baasiste, la Serbie, la Libye, sans oublier Dresde et Cologne, Hiroshima et Nagasaki. Demain peut-être en Syrie et en Iran.

La realpolitik c’est d’abord le rejet de cette politique des « Droits de l’Homme » qui au prétexte de libérer les peuples d’eux-mêmes, n’a cessé de les assassiner et de les livrer à des forces étrangères. La realpolitik c’est ensuite la première protection de l’idée de liberté, valeur essentielle de la civilisation européenne, qui, associée à l’exercice de la raison, est sans conteste le premier facteur du succès historique de l’Occident.

Les « Droits de l’Homme » sont en train de détruire ce que la liberté et la raison ont construit durant des siècles en Occident. Ils détruisent la puissance des Européens, annihilent leur capacité à établir le diagnostic lucide de leur véritable situation (soumission au mondialisme américain et invasion migratoire), et attisent le ressentiment des vieux peuples qui reviennent dans l’Histoire (Russes, Chinois, Indiens, Iraniens, Turcs…).

Je ne suis pas en train de contester la loi votée sur le génocide arménien au motif d’intérêts purement économiques qui seraient menacés et en m’asseyant sur mes principes. Je conteste cette mauvaise idée, parce qu’elle est, une fois de plus, le produit de l’aveuglement provoqué par la fiction des « Droits de l’Homme ».

Et plus cette fiction s’impose dans notre pays, au détriment de la realpolitik, plus la liberté recule.

Cela fait des années que la liberté d’investigation dans le champ de l’Histoire est fragilisée en France, qu’une politique de Terreur mémorielle règne sur notre pays, et que le débat est écarté au profit de la loi, surtout quand les vérités dominantes commencent à être menacées par des arguments « trop convaincants ».

Il n’est plus permis d’affirmer librement les conclusions de travaux scientifiques portant sur certaines périodes de l’Histoire (Deuxième Guerre mondiale et époque coloniale surtout) ; il n’est plus possible d’énoncer des faits et des chiffres qui établiraient un lien entre immigration et criminalité. Et, à la différence du monde-anglo-saxon, il n’est plus possible de travailler sur les différences génétiques et biologiques entre groupes ethniques et raciaux.

Ce n’est plus la science (sciences humaines et sciences exactes), ou du moins la résultante de ses libres débats, qui, chez nous, tend à énoncer la vérité, ce sont des dogmes idéologiques. Et quand ces dogmes faiblissent face à l’exercice de la raison, des lois viennent immédiatement à leur renfort pour empêcher la raison de progresser. Il existe un exemple consternant de cet effacement de la vérité scientifique, au profit de l’idéologie, un exemple qui normalement devrait réveiller les Français, ceci tout simplement parce qu’il frappe directement leurs enfants : la théorie du genre (la gender theory) qui postule que la différenciation sexuelle est le produit d’une détermination sociologique et non d’une détermination biologique, et qui est imposée à nos écoliers contre la vérité scientifique, et pas seulement contre les morales juive, chrétienne et musulmane, ou les sagesses asiatiques. Certes, les manuels d’histoire souffrent depuis bien longtemps d’une vision déformée de l’Histoire. Des médiévistes comme Régine Pernoud ou Jacques Heers se sont battus, à juste titre, contre l’image noire que l’enseignement républicain a donnée du Moyen-âge, un Moyen-âge version « Nom de la Rose », ramené aux dents pourries et à la peste, caricaturé à l’extrême pour mieux souligner la césure de la Renaissance, et surtout un Moyen-âge privé de sa dimension fondamentale : « l’enchantement » et la spiritualité. Ce qu’il y a d’essentiel dans le Moyen-âge – la puissance de la foi et l’enchantement du réel- est complètement passé à côté de nos écoliers. Comme la philosophie médiévale d’ailleurs, puisque notre enseignement de la philosophie saute allègrement de Platon à Helvétius.

Au-delà du seul Moyen-âge, et pour renforcer sa légitimité, la République n’a cessé d’inculquer à ses petits écoliers une vision manichéenne de l’Ancien Régime. Cette vision grossière et contraire à la vérité s’est étendue ensuite à l’époque coloniale, durant les trois dernières décennies, avant d’englober toute l’histoire de la civilisation européenne. Dans les derniers manuels d’histoire, ce qui a été grand est dominateur (Louis XIV, Napoléon) y est volontairement effacé au profit d’empires africains incertains. Mais ce qui est nouveau, c’est que les manuels de Sciences et vie sont maintenant également rattrapés par les dogmes de l’idéologie dominante. Le fait d’être un homme ou une femme est désormais aussi une construction sociologique, et par voie conséquence il devient légitime de pouvoir changer de sexe et de sexualité. Pour donner une légitimité au résultat de la démonstration, on a tordu les prémisses. Le contraire même de la démarche scientifique. Le sexe n’est plus un fait naturel qui s’impose à nous dès notre naissance. Il y a eu d’abord la négation des races, puis celle des nations ; il y a maintenant la négation des sexes. Et la loi est désormais chargée de nous faire entrer dans le crâne cette nouvelle religion mondialiste et ses dogmes si le conformisme n’y parvient naturellement.

La nouvelle religion a sa nouvelle histoire, laquelle est ponctuée de catastrophes incontournables, l’Holocauste des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, dans une moindre mesure celui des Arméniens, puis le « petit Holocauste » du 11 septembre. Certains holocaustes, mais pas tous quand même ! On n’imagine guère en effet nos députés votant une loi pénalisant la négation du génocide des Indiens d’Amérique lequel est au fondement pourtant de la création des… Etats-Unis d’Amérique, ou une loi visant à pénaliser la négation de la dispersion palestinienne en 1948 et 67. Il faut dire qu’il y a peu d’Indiens qui voteront à la prochaine élection présidentielle française. Peu de Palestiniens non plus, même s’il y a pourtant beaucoup d’Arabes. Le jour où la proportion de Français rendue à l’évidence deviendra trop importante, on peut s’attendre aussi à une loi pénalisant la contestation de la version officielle du 11 septembre.

Aujourd’hui en France, un universitaire est emprisonné (après avoir été détruit socialement) non parce qu’il a attaqué une banque, mais parce qu’il a osé contester des vérités historiques établies. A l’inverse, ceux qui martyrisent de façon quotidienne les Français (Français de souche ou nouveaux Français qui ont fait l’effort de le devenir), ceux qui les volent, les insultent, bousculent leurs Anciens, giflent leurs ados maigrichons et terrorisent leurs filles, ceux-là n’intéressent pas la représentation nationale. Non, pour nos députés, ce qui est essentiel, c’est de protéger la mémoire arménienne, comme ils ont cru protéger hier la mémoire juive. Manifestement, ils pensent avoir été élus pour ployer le genoux devant les minorités, plutôt que de s’occuper d’une masse de braves Français qui, inexplicablement, renouvelle leur mandat depuis plus trois décennies.

Je reviens à cette mauvaise idée de loi sur le génocide arménien.

1/ Ce débat doit rester celui des historiens. Les Parlementaires, dont l’immense majorité est ignare et n’a jamais lu un seul livre sur le sujet, n’ont pas à s’en mêler. Ils n’ont pas plus à légiférer sur la question arménienne, qu’ils n’avaient hier à légiférer sur les drames concentrationnaires de la Deuxième Guerre mondiale.

2/ Cette question appartient aux Arméniens et aux Turcs. Elle regarde la Turquie et non la France. Il ne faut pas venir se plaindre si les Turcs rétorquent en se penchant sur notre passé colonial. C’était tellement prévisible. Parler de l’Algérie pour les Turcs c’est à la fois semer la discorde chez nous, mais c’est aussi rehausser un peu plus le prestige de la Turquie dans le Maghreb.

3/ Puisqu’ils se déchaînent maintenant sur notre Histoire, j’avoue que les Turcs m’amuseraient davantage s’ils s’occupaient de légiférer sur la contestation du génocide des Vendéens. S’ils ne les connaissent pas encore, qu’ils se précipitent sur les ouvrages de l’historien français Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée. Ils y trouveront les textes de la Convention qui donnèrent l’ordre explicite d’éradiquer une population toute entière, hommes, femmes et enfants, parce qu’elle était, « ethniquement contre-révolutionnaire ». Ils y découvriront des massacres de grande ampleur qui ne furent pas le résultat de débordements de la part des exécutants, mais bien d’une politique criminelle planifiée au plus haut niveau, utilisant des méthodes préindustrielles (noyades de Carrier à Nantes) et la Terreur (tannage des peaux humaines, cannibalisme, nourrissons cuits dans des fours à pain) comme stratégie militaire.

J’imagine même combien il serait intéressant pour une élite turco-musulmane anti-kémaliste de découvrir combien leurs adversaires « jacobins » kémalistes doivent à cette Révolution française, qui fut aussi la matrice des grands totalitarismes du XXe siècle (bolchévisme et nazisme) et des grandes idéologies modernistes du monde musulman auxquels s’opposent islamistes turcs et Frères musulmans arabes !

Si nos gouvernants ont décidé de nous faire détester par des pays émergents qui comptent de plus en plus, comme le Mexique (avec l’affaire Cassez) ou la Turquie, qu’ils nous le disent clairement. De ce point de vue, les résultats engrangés durant l’année 2011 sont exceptionnels !

Le Maroc a interdit ce 24 décembre un numéro de L’Express figurant Mahomet. Début de scandale dans notre presse bienpensante. Et alors ? Nouvelle leçon de Droits de l’Homme à attendre ? Il ne suffit pas de la Tunisie, du Mexique, de la Turquie, il nous faut maintenant nous fâcher avec le Maroc ? Nous ne sommes pas en train de parler d’un titre de presse français sur le territoire français mais d’un titre français sur le territoire marocain. Les Marocains n’ont-ils pas le droit de faire ce qu’ils veulent chez eux ? Ils seraient donc obligés de distribuer L’Express ? Ils n’auraient pas le droit d’estimer que ce numéro peut constituer un trouble à l’ordre public ? Le PJD (parti islamiste) n’est-il pas encore assez fort (il gouverne) à nos yeux qu’il faudrait lui donner encore un coup de main ? Il y a un très bon historien du Maroc (je ne peux que recommander son excellente et tout récente Histoire du Maroc), Bernard Lugan qui ne doit pas en revenir en ce moment ! Il y a quelques jours, l’émission qu’il enregistrait pour I-Télévision avec Robert Ménard, afin de présenter un décapant essai « Décolonisez l’Afrique ! » (paru aux éditions Ellipses début décembre) a été purement et simplement censurée, c’est-à-dire enregistrée mais jamais diffusée. Nos amis marocains devraient poser la question à la France : si vous interdisez de parole votre plus grand historien de l’Afrique, pourquoi alors ne pourrions-nous pas (de temps en temps mais c’est tellement rare !) bloquer la distribution de l’un de vos titres de presse sur notre territoire ?

A la vitesse à laquelle la France multiplie les querelles, il faut maintenant se poser une question. La bêtise suffit-elle à tout expliquer ? Ou bien y-a-t-il une force plus profonde qui pousse dans cette direction ?

Aymeric Chauprade

[box class= »info »] Source : Carnet de bord d’Aymeric Chauprade. [/box]