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Métro, vers la porte de Saint-ouen

Saint-Ouen : le supermarché de la drogue en proie aux guerres de gangs

Source : Boulevard Voltaire
Saint-Ouen est pris en otage par les trafiquants de drogue. Les citoyens honnêtes n’ont d’autre choix que de se plier à leurs règles ou de s’exiler vers des horizons plus calmes.

Saint-Ouen, surnommée « le supermarché de la drogue », est devenue une plaque tournante de la région parisienne. Cette ville de Seine-Saint-Denis de 48.000 habitants vit au rythme des guerres de territoires. Ces dernières semaines, le climat est décrit comme « insurrectionnel ». Fin mars, un « jeune » se prenait une balle dans le dos. Quinze jours plus tard, un autre « jeune » dégustait une bastos en pleine mâchoire. Le 25 avril, le quartier de Soubise fut aspergé à la Kalachnikov sans faire de victime. Le 30, une autre fusillade à l’arme automatique a blessé trois fils de dignitaires algériens, dont deux grièvement, venus s’approvisionner… la litanie pourrait continuer longtemps.
Saint-Ouen est ainsi pris en otage par les trafiquants. Les citoyens honnêtes n’ont d’autre choix que de se plier à leurs règles ou de s’exiler vers des horizons plus calmes. En septembre 2012, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, créait la première Zone de Sécurité Prioritaire de la ville, qui en compte aujourd’hui huit. Pour quel résultat ?
Quelques coups de filets spectaculaires attirent l’œil des médias mais se soldent souvent par de maigres perquisitions. « Faut-il qu’une balle perdue vienne tuer des innocents pour que l’État nous accorde enfin les moyens humains et matériels ? », s’agace le maire UDI William Delannoy. Le combat semble bien mal engagé, dans une banlieue où le taux de chômage avoisine 23 %, où les adolescents savent qu’ils peuvent se faire du fric facile en dealant, et où un périmètre lucratif peut rapporter 6.000 à 10.000 euros par jour. Y a-t-il une réelle volonté de neutraliser une économie parallèle qui irrigue toute une frange de la population ? Une victime témoigne :

Je vois des mamans récupérer l’argent que leurs enfants de 13 ou 14 ans gagnent grâce au cannabis et quand je leur demande si elles trouvent ça normal, elles me répondent que ça sert à payer les courses. À partir de là, comment voulez-vous que ça change ?

Cette semaine, quatre suspects ont été interpellés dans le cadre de la fusillade du 30 avril. L’un a été mis en examen pour détention de quinze kilos de cannabis. Les autres ont été relâchés, faute de preuves. La vie continue. Tant bien que mal. Le trafic, lui, se porte bien.

Crédit photo : Victor Brito via Flickr (CC) = Faïence indiquant les directions Clichy et Saint-Ouen à Place de Clichy


 

 

 

 

Ma criminelle indifférence pour le Français Atlaoui - Tribune de Flavien Blanchon

Ma criminelle indifférence pour le Français Atlaoui – Tribune de Flavien Blanchon

Je fais des efforts. J’essaie de ne pas souhaiter, pour que cette exaspérante hystérie trouve du moins un autre objet, que l’Indonésie fusille au plus vite M. Serge Areski Atlaoui (photo). Quoi que ce personnage ait commis, il n’est pas responsable de ceux qui le soutiennent. Mais qu’on ne me demande pas de me lamenter sur sa possible exécution. L’indifférence est le mieux que je puisse faire.

En temps ordinaire, aux yeux de la caste politico-médiatique, être Français est tout sauf un titre à la considération. Le Français est naturellement coupable, pour les crimes de ses pères et pour son propre racisme, et ceux qui l’agressent, le volent ou l’assassinent sont toujours des victimes.

Jamais vous ne lirez dans les journaux que la petite Française Jeanne ou Marie a été violée et torturée, le jeune Français Paul ou Pierre tabassé et laissé pour mort. La moindre suggestion qu’il ne serait pas aberrant, en France, de faire une différence entre les Français et les autres, déchaîne des flots d’indignation.

Tout change dès lors que le détenteur plus ou moins improbable d’un passeport français a des ennuis judiciaires à l’étranger. En ce cas, il est invariablement innocent. Celle-ci passe des mois dans un ranch où des prisonniers sont torturés dans les caves, sans rien voir ni entendre et sans non plus se demander de quoi vit donc son beau basané. Ceux-là avaient ramassé en toute innocence des enfants qu’ils avaient pris pour des orphelins, pour les vendre par bonté d’âme à des bourgeois français en mal de parentalité.

Et M. Areski Atlaoui n’a rien trouvé d’étrange à ce qu’on lui offrît d’aller faire un peu de soudure au noir en Indonésie, en gagnant chaque semaine plus que le revenu annuel moyen du pays : il le valait bien !

Ce serait à croire que le peuple qui s’est longtemps fait gloire d’être le plus spirituel de la terre n’est désormais composé que de jocrisses et d’enfants de chœur.

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Salle de shoot à Paris, Touraine n'en démord pas ! (Présent 8329)

Salle de shoot à Paris, Touraine n’en démord pas !

04/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Avec l’examen de la loi Santé entamé mardi à l’Assemblée nationale, le projet d’implantation d’une salle de shoot expérimentale au 39 boulevard de la Chapelle à Paris, si cher à Marisol Touraine et aux partisans de la légalisation des drogues, est revenu au-devant de la scène. Au grand dam notamment des riverains de la gare du Nord, qui manifestent depuis plusieurs jours leur inquiétude devant les nuisances liées à ce type de salle. Une inquiétude bien légitime, mais qui a tendance à occulter le véritable enjeu de ce projet : la légalisation, à terme, des drogues en France.

Salle de shoot à Paris, Touraine n'en démord pas ! (Présent 8329)Des espaces de non-droit

Mensongèrement baptisée « salle de consommation de drogue à moindre risque », cette salle de shoot, gérée par l’association pro-drogues Gaia, nous est vendue comme un moyen de « permettre à un public marginalisé de consommer ses drogues sous supervision de personnels de santé », de « réduire les overdoses, la propagation de maladies transmissibles par seringues contaminées, et les troubles à l’ordre public ». Or, comme l’explique très justement dans son dernier ouvrage Serge Lebigot, président de l’association Parents contre la drogue, « dans la pratique, les salles de shoot sont des espaces de non-droit où les lois et les conventions internationales sur les stupéfiants, en vigueur partout ailleurs dans la société, sont abolies ». Et il ajoute : « L’ouverture de telles salles, comme toute initiative qui “positive” la consommation de drogues, est un signal pour les dealers (1) ».

Vers la légalisation

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Culture écolo du chanvre indien, le programme d'Esther Benbassa

Culture écolo du chanvre indien, le programme d’Esther Benbassa

27/02/2015 – PARIS (NOVOpress) – Esther Benbassa, sénatrice membre d’Europe Écologie Les Verts, ne se contente pas de se coiffer avec un pétard, elle veut le légaliser par tous les moyens.

Le 4 février dernier, lors d’une discussion générale à l’Assemblée sur la proposition de loi autorisant l’usage contrôlé du cannabis, la sénatrice s’est enflammée dans un long et fervent plaidoyer en faveur de cette drogue.

Aux Pays Bas, la détention et la vente de cannabis ne sont pas légales, mais elles sont tolérées sous certaines conditions. La Hollande n’a jamais légalisé la production du cannabis sur son territoire, et ne s’intéresse pas aux sources d’approvisionnement des coffee shops qui relèvent d’une réglementation nationale. On y dénombre moins de 9 000 interpellations pour infractions relatives aux drogues douces en 2012 pour l’ensemble du pays, 18 300 pour l’ensemble des drogues, soit dix fois moins qu’en France.

Ce que la dame omet de dire, lorsqu’elle compare une consommation plus forte en France qu’en Hollande où la substance n’est pas prohibée, c’est que nous sommes dans un pays comprenant une immigration en provenance des pays producteurs presque deux fois supérieure à celle de la Hollande. Ce qui ne saurait être sans causes et conséquences sur l’usage du cannabis et sa propagation.

En France, la consommation et la culture du cannabis sont interdits. Qu’en est-il d’encourager sa consommation ? La logique voudrait que les propos d’Esther Benbassa tombent sous le coup de la loi…

Crédit photo : Matthieu Riegler via Wikimedia (cc)

Recension : Extra Pure, Voyage dans l’économie de la cocaïne

Recension : Extra Pure, Voyage dans l’économie de la cocaïne

26/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – Après l’excellent Gomorra, enquête approfondie sur la Camorra et son empire, le journaliste italien Roberto Saviano publie un nouveau livre portant sur le crime organisé, en suivant cette fois la poudre blanche : Extra pure, Voyage dans l’économie de la cocaïne (Gallimard, 2014).

Extra Pure, Voyage dans l’économie de la cocaïneGomorra était un voyage au plus profond de la Campanie qui, servie par les qualités d’écrivain de Roberto Saviano, nous présentait un portrait sociologique saisissant et terrifiant de Naples et de sa région. Dans Extra pure, Saviano rédige à nouveau un portrait, mais de la cocaïne elle-même cette fois. La coke est bien le personnage principal de son livre, et ses effets, racontés par Roberto Saviano, sont terribles.

L’auteur nous entraîne au Mexique, État en guerre contre les Cartels, et ne nous épargnera aucune des horreurs commises par ceux-ci pour contrôler le marché de la poudre blanche. Il passera par la Colombie, terre de production de plus de la moitié de la cocaïne produite dans le monde, qui fut également le lieu de naissance des premiers Cartels. Et il nous présentera les trafiquants eux-mêmes : Cartels mexicains aux méthodes dignes de l’État Islamique, Sacra Cronoa Unita dans les Pouilles, Maras salvadoriens…

« La cocaïne est une valeur refuge. La cocaïne est un bien anticyclique. La cocaïne est le bien qui ne craint ni l’épuisement des ressources ni l’inflation. De nombreux endroits du monde vivent sans hôpitaux, sans Internet ni eau courante. Mais pas sans coke. L’ONU affirme que, en 2009 l’Afrique en a consommé 21 tonnes, l’Asie 14, et l’Océanie 2. Plus de 100 pour l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes. Tout le monde en veut, tout le monde en consomme, tous ceux qui ont commencé à en prendre en ont besoin. Les dépenses sont minimes, la vendre est immédiat, les marges réalisées énormes. La cocaïne se vend plus facilement que l’or, et ses bénéfices peuvent dépasser ceux du pétrole. L’or a besoin d’intermédiaires et les négociations prennent du temps. Le pétrole, lui, nécessite des puits, des raffineries, des oléoducs. La cocaïne est le dernier bien qui permet l’accumulation primitive du capital. » Extra pure, pages 99-100 (source : LeMonde.fr)

Il nous fera suivre les efforts déployés par les polices du monde entier, de la DEA américaine aux services anti-mafia d’Italie, en passant par l’engagement militaire au Mexique ou en Colombie. Malgré les centaines de tonnes saisies tous les ans, malgré les agents infiltrés et les repentis, malgré la mobilisation des marines de guerre occidentales, malgré les chiens stups (dont certains, menacés de mort, sont placés sous protection policière !), malgré une coordination internationale de plus en plus poussée, les efforts des États apparaissent vains face à l’immensité du trafic et à la puissance de ses protagonistes.

En suivant le trafic de cocaïne, Roberto Saviano se retrouve à suivre la mondialisation. Car la cocaïne, comme n’importe quel fruit produit au Brésil pour être consommé en France, doit être transporté de son lieu de production, l’Amérique du Sud, vers son lieu de consommation, les États-Unis et l’Europe. Toutes les facettes de la mondialisation économique sont ainsi utilisées par les trafiquants : navires transportant des containers, clandestins sud-américains traversant la frontière texane au péril de leur vie, faux touristes qui avalent des boulettes et les régurgitent par voie naturelle une fois arrivé à bon port (les fameuses mules)…
Hommes, bateaux, avions, et mêmes sous-marins, tout est bon pour transporter de la coke ! Les trafiquants ne s’interdisent rien, font preuve d’une imagination sans limite, et ont toujours une longueur d’avance sur les services de répression afin que leur marchandise parvienne à sa destination : les narines occidentales.

Car la poudre blanche est le carburant de la mondialisation, au même titre que le pétrole. La cocaïne permet aux traders de tenir leur rythme et de supporter des journées de travail démentielles. La cocaïne multiplie la productivité, permet une meilleure précision et une plus grande énergie. La cocaïne décuple les prouesses sexuelles. Jusqu’au jour où les effets secondaires commencent à prendre le dessus…

Face à ce besoin irrépressible de cocaïne, devant cette demande effrénée de poudre blanche des sociétés modernes, Roberto Saviano ne voit rien d’autre que la légalisation de la vente et de la consommation de cocaïne, afin d’assécher les réseaux criminels. Pour autant, nous ne pouvons nous empêcher de nous demander : si la consommation de cocaïne est rendue nécessaire par le rythme de la vie moderne, plutôt que de légaliser un poison, ne serait-il pas plus sain de revenir sur la mondialisation ?

Crédit photo : spookman01 via Flickr (cc)

Territoires, d’Olivier Norek : plongée en Seine-Saint-Denis

22/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le livre Territoires, sortit récemment aux éditions Michel Lafon, est le second roman d’Olivier Norek. Celui-ci, en bon auteur de roman noir, utilise une enquête policière comme prétexte pour plonger dans la réalité sociale et politique de la Seine-Saint-Denis. Et elle n’est guère reluisante.
Lieutenant à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quinze ans, Olivier Norek sait de quoi il parle, ce qui fait de Territoires un témoignage précieux, proche d’une enquête journalistique.

Dans la ville imaginaire de Malceny, qui ressemble énormément à celle de Saint-Denis, plusieurs gros trafiquants de drogue sont assassinés par un rival cherchant à s’emparer du marché des stupéfiants. En enquêtant, les policiers vont découvrir des kilos de drogue chez des retraités, une racaille psychopathe de treize ans, et vont faire face à des émeutes extrêmement violentes.

Et surtout, en remontant le fil des évènements, ils vont s’intéresser à la mairie de Malceny : son équipe municipale élue en achetant des voix, les amis du maire qui vivent dans un HLM de luxe, les emplois municipaux réservés à la racaille en échange de la paix sociale…

Un témoignage précieux, sur la réalité de la France des banlieues.

Olivier Norek, Territoires, Michel Lafon, 2014.

– Vous vous foutez de moi ? Vous me dites que c’est un entrepôt pour voleurs et vous leur laissez l’électricité ? Pourriez au moins la couper, ce serait un début.
– Déjà essayé. Ils ont brûlé ma voiture le lendemain.
– Et vous avez déposé plainte ?
– Non, j’ai remis le courant.
– Mouais, c’est cohérent. Mais alors, ça consiste en quoi votre job exactement ?
Vexé, le gardien répliqua sèchement :
– Je m’occupe d’un immeuble dans une cité où vos collègues ne mettent même plus les pieds. Je nettoie la cage d’escalier et le hall quand ils ne sont pas squattés et le reste du temps, je ferme les yeux sur tout. J’essaie d’énerver personne, de pas me faire péter la gueule et je dis aux locataires que je fais mon possible.
– En gros, vous foutez pas grand-chose.
– Je fais ce que je peux. Tout seul et sans votre flingue.

 

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Conte de la barbarie ordinaire, de Marie Gillois (extrait)

Conte de la barbarie ordinaire, de Marie Gillois (extrait) 1/2

Divorcée de son mari converti à l’Islam, une jeune femme, Marie Gillois, s’est trouvée contrainte d’emménager avec ses quatre enfants dans une cité sensible du 20e arrondissement de Paris. Ce qui au départ lui semblait être le paradis – un appartement suffisamment grand pour sa famille, avec un loyer adapté à ses moyens – est vite devenu un enfer : trafics de drogue, racisme anti-blanc, agressions gratuites, tournantes, dictature de la racaille…

Pendant des années, elle a vu, subi, encaissé, alors que les institutions fermaient les yeux. Pire, elle a vu son fils être contraint de rejoindre une bande de dealers, et stocker de la drogue dans sa chambre, et s’est trouvée impuissante à l’aider. C’est cet enfer de plusieurs années, cette vie dans la peur, qu’elle raconte dans un livre bouleversant, Conte de la barbarie ordinaire, publié chez Grasset en 2013.


Conte de la barbarie ordinaire, de Marie Gillois

Conte de la barbarie ordinaire, de Marie Gillois

« Une dizaine de jeunes gens se tiennent debout dans le passage. Grands, musclés, imposants, très noirs de peau. Comme des gardiens du seuil. J’hésite à avancer. Ils bloquent le passage et semblent décidés à rester là. Bouger pour laisser passer les gens ne leur vient pas à l’esprit. A moins qu’ils ne fassent exprès pour me gêner, pour me tester… Je comprends rapidement qu’il n’y a pas d’autre moyen que de traverser l’attroupement, en faisant semblant d’ignorer leur présence. Je me faufile. Je devine qu’il ne faut ni les regarder, ni leur adresser la parole. Faire comme si de rien n’était. Je cherche la loge du gardien. Cela me permet de sembler indifférente aux réflexions que ma présence provoque. Comme si le fait d’entrer là n’était pas anodin, et qu’il fallait payer un tribut aux habitants, subir une sorte de rituel. J’ai réussi la première épreuve et traversé vaillamment le groupe qui n’a pas bougé d’un pouce, m’obligeant à les frôler. Je descends l’allée, et avant que je n’aie tourné à gauche comme indiqué sur le plan, une ribambelle d’enfants m’entoure. Ils sont sales et dépenaillés. Je les trouve attendrissant dans leurs guenilles maculées de boue. Je leur souris. Ils ont de grands yeux noirs, et sur leurs visages, nulle souffrance ne peut se lire, malgré la misère la plus crue. Sans sourciller, trois ou quatre d’entre eux dressent fièrement un doigt d’honneur à mon intention. Mon sourire se fige en une grimace gênée. D’autres me lancent des grossièretés dont ils semblent ne même pas connaître le sens. » P. 11-12.

Marie Gillois, Conte de la barbarie ordinaire, Grasset février 2013.

Drogue : chez elevenparis, tout est permis

Apologie de la drogue : chez elevenparis, tout est permis

09/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – Connaissez-vous elevenparis ? C’est une marque de vêtements un peu hipster, un peu bobo parisienne, un peu chère, pour être habillé un peu comme tout le monde. Et pour être un peu comme tout le monde, la marque a créé un sweat, surement sensé faire le buzz.

Un conseil d’ami : ne l’achetez pas, vous passeriez pour un toxicomane (et vous trouverez le même modèle en moins cher Porte de Saint-Ouen). Pour les amateurs de drogue, ne perdez pas votre argent : à ce prix là, vous avez trois barrettes, et le sweat ne se fume pas. Au pire, achetez le sweat bambi : faut vraiment être un toxico pour le porter.

Pour les inspecteurs de la répression des fraudes, votre devoir est de saisir et détruire cette marchandise (dans le simple cadre de l’application de la loi).

Pour les avocats pénalistes, proposez vos services, parce que l’enjeu est conséquent (5 ans de prison et 75 000 € d’amende cf. art L3421-4 du code de la santé publique).

Pour les autres, si vous avez deux minutes à perdre, envoyez un petit mail à cette société dans la rubrique contact pour donner votre opinion.

A bon entendeur les créateurs de mode, salut !

Leberlioz

Réunion au Maroc des producteurs de cannabis sous l'égide de partis proches du palais royal

Réunion au Maroc des producteurs de cannabis sous l’égide de partis proches du palais royal

Les producteurs marocains de cannabis se sont réunis samedi dans le Rif pour discuter de « leur métier », et trouver des débouchés à une filière qui fait vivre plus de 96.000 familles de ces régions rudes du Maroc. Le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), parti proche du Palais royal, veut porter le dossier de la culture du cannabis devant le parlement.

Pour rappel, la superficie cultivée par le cannabis au Maroc varie autour d’une moyenne de 140 000 hectares. Production annuelle : 7 000 tonnes de résine de cannabis !

La production est évaluée à son tour à environ 7 000 tonnes dont plus de 80 % “exportées” vers l’Europe. Ces 50 000 exploitations cannabicoles font vivre entre 3 à 5 millions de personnes.

Source : Le Maghreb

Crédit photo : DR

Manuel Valls confie avoir peut-être fumé du cannabis [vidéo]

22/01/2014 – 08h30
PARIS (NOVOpress) – VIDÉO BFMTV
Manuel Valls était l’invité de BFMTV et RMC mardi matin. « J’en ai peut-être fumé une fois » a déclaré le ministre de l’Intérieur en réaction aux propos de Barack Obama sur le cannabis. « Je suis favorable et je serai toujours favorable à l’interdiction du cannabis en France », a-t-il ajouté.

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Trafic de drogue à Saint Ouen (93): « C’est insoutenable depuis des années » [vidéo]

21/01/2014 – VIDÉO LE PARISIEN – Les habitants de Saint Ouen, en Seine Saint Denis, ont manifesté leur ras-le-bol à propos du trafic de drogue qui gangrène leur ville depuis des années. Violences, insécurité, dégradations et règlements de compte entre bandes sont les nombreux problèmes que la maire Jacqueline Rouillon doit éradiquer, en installant notamment dans les prochains jours des caméras de vidéosurveillance dans les quartiers les plus sensibles.

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« Salles de shoot » : le Conseil d'État dit non

« Salles de shoot » : le Conseil d’État dit non

11/10/2013 -22h15
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Saisi du projet d’ouverture d’une salle dite « de shoot » dans le 10e arrondissement de Paris, le Conseil d’Etat a renvoyé hier le gouvernement devant ses responsabilités

« On était prêt à ouvrir mi-novembre. Les travaux devaient être lancés, on était en train de recruter des gens, on doit tout arrêter », a déploré « atterrée » la directrice de la salle dite « de shoot » qui devait bientôt voir le jour aux abords de la gare du Nord. Le gouvernement pensait pouvoir imposer ce projet par simple décret, sur le modèle des lieux d’accueil pour toxicomanes. C’était sans compter avec une association de riverains qui a déposé un recours devant le conseil d’Etat. Les magistrats du Conseil ont estimé hier que l’installation « d’une salle de consommation de drogues » n’est pas conforme juridiquement à la loi de 1970 sur les stupéfiants, laquelle interdit tout usage de drogues en France.

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Qui ratissera Marseille ?

Qui ratissera Marseille ?

Record de sous-effectifs. Chiffres bidonnés. Etat défaillant. Mairie qui se défile. Après l’assassinat du fils du directeur sportif de l’OM, la préfecture annonce une « table ronde » [qui a eu lieu sans arriver à des mesures concrètes] et Manuel Valls promet un « pacte national ». Des mots, des morts et des maux, bienvenue à Marseille !

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Colombes : un banditisme « made in » Marseille

Colombes : un banditisme « made in » Marseille

05/09/2013 – 08h00
COLOMBE
S (NOVOpress) – Soixante-dix policiers ont été déployés en renfort dans la nuit de mardi à mercredi à Colombes (Hauts-de-Seine). La ville a été le théâtre de deux fusillades entre bandes rivales en moins de 24 heures. Mardi, vers 19 heures, un groupe de délinquants a tiré sur le conducteur d’un véhicule. Il a pris la fuite et n’a pas été retrouvé par la police. Une source policière évoque « une recrudescence des règlements de compte entre bandes rivales ». La veille, déjà, un homme d’une trentaine d’années avait été blessé par balles dans le quartier multiculturel de Petit-Colombes, gangréné par les trafics de stupéfiants depuis de nombreuses années.

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