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Hillary Clinton mauvaise perdante

Elle avait déclaré après le troisième débat de la campagne présidentielle, à propos du refus de Donald Trump d’affirmer à l’avance qu’il accepterait le résultat des élections : « Notre pays existe depuis 240 ans et une de ses constantes a toujours été que nous acceptons le résultat de nos élections. » Mais Hillary Clinton, qui a reconnu sa défaite au lendemain des élections, a décidé de se joindre à la demande de recomptage des voix de trois Etats américains : le Wisconsin, la Pennsylvanie et le Michigan. Trois Etats qui ont donné au vainqueur 46 grands électeurs qui devront donc lui apporter leurs voix lors du vote du 19 décembre prochain, contribuant ainsi au total de 306 grands électeurs pour Trump contre seulement 232 pour Clinton.

Un renversement du résultat dans ces trois Etats pourrait donc en théorie changer le résultat des élections du 8 novembre, où Hillary Clinton a, aux dernières nouvelles, obtenu plus de voix, à l’échelle du pays, que le vainqueur. Mais même les Démocrates le reconnaissent, rien ne permet de croire à une fraude électorale dans les trois Etats litigieux où le Républicain a engrangé, au total, 100 000 voix de plus que sa concurrente démocrate.

Pour le porte-parole de Donald Trump, ce recomptage des voix « est une plaisanterie » quand on sait qu’il a été demandé par la candidate des Verts, qui a fait moins de 1 % des voix.

Le recomptage pourrait commencer dès jeudi dans le Wisconsin et l’on devrait en connaître le résultat le 12 décembre. Pour faire recompter les votes, il faut toutefois payer 3,5 millions de dollars, mais la candidate écolo, Jill Stein, affirmait lundi avoir déjà reçu 6,3 millions de la part de contributeurs.

Cette procédure étant toutefois peu susceptible de changer quoi que ce soit, notamment en Pennsylvanie où Trump bénéficie d’un avantage de près de 70 000 voix, l’establishment réfléchit encore à d’autres solutions. Serait-il possible, par exemple, que des grands électeurs votent contre le mandat que leur a donné le vote populaire dans leur Etat ? Au moins six grands électeurs affiliés au Parti démocrate seraient à la manœuvre pour convaincre d’autres membres du collège électoral de se rendre parjures. Mais à ce jour, il leur faudrait convaincre 37 grands électeurs pour faire perdre Donald Trump, ce qui est aussi hautement improbable.

Ce qui est hautement probable, par contre, c’est que toutes ces initiatives n’ont d’autre but que de tenter de délégitimer autant que faire se peut la victoire sans appel du « populiste » Donald Trump.

Olivier Bault

Article et dessin parus dans Présent daté du 1er décembre 2016

 

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Donald Trump collerait bien au trou ceux qui brûlent le drapeau américain

29/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Le prochain président américain Donald Trump enverrait bien en prison ceux qui brûlent la bannière étoilée. Pour un an ! Histoire de leur laisser le temps d’apprendre à respecter l’étendard de leur pays. A moins qu’ils ne soient déchus… de la nationalité américaine ! Ce sont pas des spéculations de la presse mais ce que Donald Trump a clairement dit dans un tweet, déjà « liké » plus de 100 000 fois :

« Personne ne devrait être autorisé à brûler un drapeau américain. S’ils le font, il doit y avoir des conséquences, par exemple la perte de la nationalité ou un an de prison  ! »

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Et si Hillary Clinton préparait déjà 2020 ?

29/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, hypothèses et théories qui pourraient empêcher le milliardaire de siéger dans le bureau ovale et y précipiter Hillary Clinton se bousculent. Il y eut d’abord la possibilité que les grands électeurs ne respectent pas la coutume et ne votent pas in fine pour Donald Trump. Une pétition avait vu le jour demandant à ceux-ci de choisir Clinton plutôt que Trump. Puis est apparue la mise en cause du décompte des voix dans certains Etats.

Mais Jill Stein – la candidate du Parti Vert – fait‑elle vraiment cela pour revenir sur le résultat de l’élection ? Il semble assez évident que non. Il y a en effet très peu de chance pour que ce processus – à présent soutenu par Hillary Clinton — débouche sur une modification des résultats électoraux. En revanche, il paraît assez probable que Jill Stein fasse cela pour lever de gros fonds pour son Green Party ; elle a déjà levé plusieurs millions de dollars.

Mais pourquoi Hillary Clinton soutient‑elle alors, un tel recompte ? Le journaliste Ron Fournier du National Journal pense qu’il s’agit pour la candidate démocrate… de garder ses options ouvertes pour 2020 ! Il soutient avoir eu des confidences venant de l’entourage de Hillary Clinton qui vont dans ce sens.

Les donations à la Clinton Foundation ont brusquement chuté depuis sa défaite et elle n’a d’ailleurs aucune chance de la revendre si elle conserve le statut de candidate perdante. Gardez donc l’œil ouvert donc pour un Clinton comeback, son ego pourrait encore une fois la mener vers de nouveaux tréfonds.

faye

Trump, révolution ou simulacre ? Risque d’échec ou d’explosion (partie 3)

28/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Voici le troisième et dernier article du triptyque sur l’élection surprise de Donald Trump. Elle peut provoquer un séisme américain et mondial, ou se dégonfler comme une baudruche, décevant profondément le peuple qui l’avait élu en ultime sauveur. Analyse en trois parties, dont les deux précédentes s’intitulaient La rébellion du peuple et Un programme de choc. Cette troisième et dernière partie, Risque d’échec ou d’explosion, analyse les causes et les conséquences d’un éventuel échec de Trump, en espérant qu’il n’aura pas lieu.

Sera-t-il à la hauteur de la tempête qu’il a provoquée ?

Le personnage de Trump est fantasque, extravagant, imprévisible ; son comportement ”mal élevé” n’entre pas dans les codes des classes dirigeantes de la plupart des pays. Et pourtant il a été élu parce qu’il représente une rupture populaire (bien qu’étant milliardaire) dans le style et le langage, par rapport à l’oligarchie politicienne et prétentieuse. Homme d’affaires, il a un sens élevé de la négociation et du compromis (deal), ce qui est à la fois positif et négatif, car cela peut conduire à un affadissement de son programme de campagne, voire à un irrespect de ses engagements.

Trump se déclare anti–Système et a présenté le couple Clinton comme un (contre) modèle des combinards et magouilleurs d’un establishment auquel, lui, n’appartiendrait pas. Néanmoins il a fréquenté les Clinton et les a même invités à son mariage…

D’autre part, la mise en œuvre du programme de Trump, dans un pays très judiciarisé, devra affronter d’inévitables et très nombreux recours devant les tribunaux et la Cour suprême pour inconstitutionnalité, notamment les mesures sur l’immigration. Trump devra batailler, adopter une position de résistance farouche. Le pourra-t-il, le voudra–t–il ? Le problème central n’est pas son inexpérience politique, car il suffit de bien s’entourer pour balayer cette difficulté. L’essentiel, c’est d’avoir le courage d’affronter le Système. La volonté importe plus que la prétendue compétence. Trump a été élu par des ”faibles”. Mais il va se heurter à l’hostilité des puissants. Voire à des émeutes organisées, des sabotages, des grèves, des manifestations géantes. Deux Amérique(s) risquent de s’affronter. Saura-t-il résister ?

Est-ce que le président Trump suivra le candidat Donald ?

Après une campagne tonitruante, provocatrice, polémique et de rupture, Trump a fait des déclarations très apaisantes dès le soir de son élection au Hilton de New-York, puis après son entretien avec Obama à la Maison Blanche – ils s’étaient quasiment injurié mutuellement quinze jours auparavant–, tenant aussi des propos flatteurs et aimables pour sa rivale qu’il voulait pourtant « faire mettre en prison ». Ce revirement n’augure pas une stricte application de son programme dès le 20 janvier prochain… Espérons que nous n’assisterons pas à un ”effet Sarkozy”, hyperclassique en politique : ”grande gueule” pendant la campagne et ”petit bras” après ; le candidat, une fois élu fait machine arrière toute et oublie ses engagements. Trop risqué. On critique le Système en paroles avant mais on ne l’affronte pas dans les faits, après. Ce qui est normal après tout puisqu’on en fait partie.

On note déjà des reculades inquiétantes. Dès le 13 novembre, Trump est revenu sur sa détermination d’ « abroger complètement » l’Omabacare, le système de sécurité sociale mis au point par l’actuel président. Néanmoins, il a expliqué sur CBS qu’il ferait expulser deux à trois millions d’immigrés clandestins. C’est déjà nettement moins que les chiffres promis durant sa campagne… En réalité, il faudrait en expulser entre 11 et 15 millions et pas seulement ”latinos” comme on dit là–bas, mais aussi d’origine arabe, africaine, asiatique. Trump oserait-il faire ce qu’il proclamait sur les estrades ?

Quatre jours après son élection, Trump a nommé ses lieutenants en ménageant la chèvre et le chou : Priebus, le conservateur républicain et Bannon, dit d’ ”extrême droite” vont devoir cohabiter. Il joue l’équilibre, ou plutôt le compromis, entre l’élite des notables républicains et la base populaire. Il ne peut pas faire autrement. Mais il n’est pas sûr que ces alliances de la carpe et du lapin fonctionnent longtemps une fois Trump aux commandes.

Les bizarreries des trumponomics

Dans son programme économique, on note un mélange étonnant et hétérodoxe de libéralisme intérieur et de protectionnisme, d’économies drastiques et de dépenses budgétaires alourdissant la dette. Un mixte (apparemment contradictoire ?) de thatchéro-reaganisme et de keynésianisme à la Roosevelt ! C’est un peu le grand écart. Souvent excellentes pour certaines, plusieurs autres mesures s’avéreront impraticables ou carrément nocives – notamment sur l’environnement et l’endettement.

Le programme économique de l’équipe Trump est hybride, ”libéral–protectionniste” ce qui est parfaitement nouveau en Amérique. Intéressant : voilà qui ressemble beaucoup à ce que voulait être l’Europe du Traité de Rome (idéal trahi depuis) : libéralisme intérieur et protection douanière du grand espace économique. Alors qu’aujourd’hui, on fait l’inverse, parfaitement suicidaire, surtout en France : socialo–étatisme intérieur et libre-échangisme extérieur.

Les ”trumponomics ” apparaissent néanmoins bizarres : relance budgétaire (dépenses) de 2% du PIB, baisses très importantes d’impôts pour les particuliers (y compris les plus riches) et surtout pour les entreprises, guerre monétaire et commerciale revendiquée avec les pays d’Asie, notamment la Chine. Le risque d’augmenter les déficits et la dette peut créer un conflit majeur avec la banque centrale, la Fed, qui est une puissance indépendante capable de défier la Maison Blanche. Quant à la guerre commerciale avec l’Asie, bien qu’annoncée, elle semble extrêmement dangereuse et difficilement praticable.

Ces ”trumponomics ” risquent d’achopper sévèrement sur une sortie brutale du libre–échange et sur les réactions des marchés financiers, volatils et acculés à affronter l’inconnu. Notons aussi qu’il est irresponsable, dans le programme de Trump, qui est ”climatosceptique”, de vouloir relancer le charbon et de dénoncer tous les accords de limitation des émissions de gaz à effet de serre.

Ces promesses sur l’exploitation pétrolière charbonnière risquent de faire renier à terme les engagements américains en matière de réduction d’émissions de carbone.

Trump veut supprimer l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA) dotée d’un budget de 8 milliards de dollars. Ben Carson, un de ses soutiens, neurochirurgien, climatosceptique lui aussi, est par ailleurs un créationniste pur jus, dans la ligne des sectes protestantes et…des musulmans. Comme Mike Pence, le futur vice–président… Tout cela fait désordre et n’est pas très positif. Trump aurait dû se déclarer partisan du nucléaire, seule énergie vraiment écologique… que combattent les écologistes. Sur ce chapitre énergétique, Trump a tout faux.

Un protectionnisme mal pensé

Le protectionnisme, dont le principe n’est pas critiquable, est très risqué dans un monde globalisé, s’il est appliqué brutalement. Le directeur général de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), Roberto Azevedo, semble paniqué par le futur programme protectionniste et anti libre–échangiste de la première puissance économique mondiale. Cela pourrait créer une crise récessive planétaire .

Il est vrai que ce programme protectionniste – voire semi–autarcique – serait plus performant s’il était appliqué par l’ensemble Europe–Russie, beaucoup plus vaste que les USA. Pour Trump, le déficit commercial avec la Chine est inacceptable. Depuis l’entrée de la Chine dans l’OMC, 50.000 usines ont fermé aux USA d’après lui. Il envisage des droits de douane de 35% sur les produits mexicains, de 45% pour la Chine ( !) et 10% pour le reste du monde, dont l’Europe. Énorme. Du jamais vu. Oui mais…il n’a pas évoqué les mesures de rétorsion. Ni la crise mondiale qui suivrait de telles mesures brutales initiées par la première économie de la planète.

Les accords de libre échange ont du plomb dans l’aile : l’accord TPP transpacifique et l’accord Tafta ou TTIP, avec l’ UE, sont morts pour les experts. Après la violence de ses propos contre le TPP et le TTIP, on voit mal comment il pourrait les ratifier. Sauf si ce roi du deal et de la négociation manœuvre et change son fusil d’épaule…Nul doute qu’on l’y poussera.

Pour imposer son protectionnisme, il va devoir batailler avec les défenseurs du libre–échange, élus ou puissants lobbies, avec le complexe militaro–industriel qui vit des exportations et ne craint rien tant que les rétorsions commerciales, mais aussi avec la puissante US Chamber of Commerce, organisme patronal pro-républicain.

La stratégie chinoise du jeu de go : l’étouffement

La Chine se frotte les mains des aspects trop agressifs et donc maladroits du protectionnisme de Trump, qui a lourdement gaffé en parlant d’une « guerre économique » qu’il voulait engager contre elle, en dévoilant toutes ses cartes. Les USA peuvent être bêtement perdants, à cause des mesures de rétorsion. Quand les USA auront dénoncé les accords commerciaux avec l’Asie, les Chinois espèrent ainsi les piéger et créer une vaste zone de libre–échange asiatique, autour d’eux, incluant l’Océanie et l’Australie, attirant le Japon et la Corée du Sud, qui sont par ailleurs inquiets d’un retrait de la protection militaire américaine. Mais une zone excluant totalement les USA.

Les exportations américaines en Asie, zone de croissance la plus dynamique dans le monde, seraient asséchées. Trump doit être plus subtil et bien réfléchir : son programme ne va-t-il pas être contre productif, renforcer la Chine au lieu de l’affaiblir, et affaiblir les États–Unis au lieu de les renforcer ? Le discours chinois est le suivant : vous voulez être isolationnistes ? Chiche. Isolez–vous, nous allons vous étouffer.

Pourtant, après l’élection de Trump, ni les marchés ni les bourses n’ont paniqué. Pour certains, c’est la preuve qu’ils croient à son programme de relance, mais pas du tout à ses velléités protectionnistes jugés comme un blabla électoral impraticable.

Le mélange du meilleur et du pire

L’élimination de l’Obamacare est techniquement difficile : elle laisserait des millions d’Américains sans couverture santé. L’alternative – privatisation généralisée– n’est pas claire et peu travaillée par l’équipe Trump.

Le moratoire sur les nouvelles réglementations et l’abrogation de tous les décrets chers à Obama sur l’environnement (principe de précaution) et le droit du travail, afin de simplifier la vie des entreprises, de ne pas entrer dans une économie réglementée, socialo-étatiste et paralysante à la française, sont des points très positifs. Là, il y a nettement plus de chances que Trump passe aux actes.

Les provocations de Trump n’augurent rien de bon. Les provocateurs sont souvent des mous qui s’amusent. Ses propos de campagne sympathiques envers le dictateur psychopathe nord-coréen Kim Jong–un sont déplorables. En parallèle, sa remise en cause (verbale) de la protection américaine de la Corée du Sud et du Japon, jugée trop coûteuse, pourrait pousser ces pays à acquérir l’arme atomique, ce qui serait très dangereux.

Mais Trump est imprévisible. Son programme peut s’avérer irréalisable pour des raisons techniques, politiques ou humaines. En politique étrangères, ses promesses, qui remettent en cause des équilibres internationaux complexes seront difficiles, voire impossible à tenir. Il y a toujours un fossé entre les déclarations électorales et les décisions prises. Le principe de réalité ne doit pas être oublié.

Un programme géostratégique difficile à suivre

Dire de l’Otan qu’elle est une « organisation obsolète et coûteuse » est une formule explosive de la part d’un futur président américain, et à ce titre fort sympathique, comme une divine surprise, aux yeux de maints mouvements européens anti–atlantistes. Mais trop de forces s’opposerait à un démantèlement de l’Otan par les USA, leur créateur et leur leader depuis 1949. En revanche, cette position de campagne électorale de Trump devrait être utilisée par la France qui dirait ”chiche !” et s’éloignerait de l’Otan. Mais la droite pseudo-gaulienne revenue au pouvoir en 2017 oserait-elle le faire ? Très peu probable. Elle est trop timorée.

Pourtant le mal est fait (tant mieux) : en remettant en cause, même verbalement, l’article 5 de l’Otan – l’engagement absolu de protection mutuelle en cas d’agression d’un des membres – au nom du ”défendez-vous vous-mêmes et payez”, Trump a affaibli la crédibilité de l’Alliance auprès de ses alliés comme de ses adversaires. Poutine est ravi. C’est une brèche de plus dans le système de sécurité d’après 1945. L’Otan est déstabilisée. Même si Trump revient en arrière, met de l’eau dans son vin – ce qui est plus que probable – les Européens, ne pourront plus compter à 100% sur le protecteur–suzerain américain. Cela les pousserait peut-être à consentir un réel effort pour leur défense. Et de redevenir souverains et indépendants.

D’autre part, remettre en cause le traité (bancal et dangereux, c’est vrai) sur le nucléaire iranien, comme il l’a promis, sera très difficile pour Trump : cinq autres puissances sont partie prenante. Et puis, relevons cette contradiction : Trump veut coopérer avec les Russes et Bachar el-Assad ; or l’Iran soutient ce dernier et s’est rapproché de la Russie. On ne peut pas à la fois être pour et contre l’Iran…

Les ambiguïtés de Trump concernant la Russie

Pour Trump, « l’EI est une bien plus grande menace contre nous qu’Assad ». Il rompt en cela avec les positions stupides de la diplomatie européenne anti–Assad et rejoint les positions du Kremlin. Ce dernier est partagé entre soulagement (l’élection d’Hillary Clinton aurait été une catastrophe peut-être synonyme d’un affrontement armé) et perplexité. Pour Trump, Poutine est « un leader plus fort qu’ Obama ». Il est allé loin dans la rupture avec l’idéologie officielle, soulignant l’adhésion populaire russe à l’annexion de la Crimée et démentant que Moscou intervienne militairement dans le Donbass. Ce retournement idéologique pro-russe, du jamais vu, a horrifié les gouvernements européens et l’establishment américain.

Oui, mais… le futur vice-président, Mike Pence, a dit exactement le contraire de Trump (ça commence bien…). Il a traité le président russe de « leader petit et brutal » à la tête d’un « système capitaliste corrompu et de connivence », dénonçant les attaques « barbares » de l’aviation russe à Alep. De plus, le parti républicain veut pousser Trump à livrer des armes aux Ukrainiens. Le Kremlin se méfie donc de ce Trump ” imprévisible ” et craint sa versatilité. Konstantin Kossatchev, sénateur du parti pro–Poutine Russie Unie a déclaré : « il est clair qu’il ne faut pas surévaluer l’Amérique de Trump ». Il s’attend à ce que le nouveau Congrès conservateur où siège John McCain, bête noire du Kremlin, neutralise les velléités pro–russes du nouveau président Trump.

Un échec de Trump n’est pas à souhaiter

Si Trump échoue, ce sera très grave, car il a cristallisé une énorme énergie d’espérance. Trump devra se méfier de ne pas provoquer une immense déception après les attentes considérables qu’il a suscitées, non seulement dans le peuple américain autochtone mais aussi en Europe. En cas d’échec par reculade et manque de volonté, les idées souverainistes, populistes, identitaires seraient découragées et discréditées. Trump est un mélange d’excellentes choses, très visionnaires, et d’errements délirants, le tout chez un personnage manifestement inconstant mais par ailleurs doué d’une forte personnalité dominante. Nous sommes dans l’incertitude.

L’ambassadeur de France aux États–Unis, Gérard Araud, a posté ce tweet après l’élection de Trump : « après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige. » Le monde qui s’effondre, c’est le sien et celui de ses maîtres… Lourde faute professionnelle, manquement au devoir de réserve de la part de l’ambassadeur de France ; ces propos sont insultants pour le futur président des États–Unis, qui s’en souviendra. Insultants aussi pour le peuple américain qui n’a pas voté comme le voulaient ses élites. Normalement ce diplomate de pacotille aurait dû être immédiatement rappelé en France, remplacé et mis à la retraite d’office. Mais ces propos impunis sont intéressants car ils indiquent à quel point l’oligarchie internationale est désarçonnée face à Trump et à quel point aussi elle va tout faire pour vider son programme de sa substance surtout, évidemment, sur l’immigration.

Ce qui peut démentir un affadissement du programme de Trump dès le début de son mandat, c’est qu’il a nommé trois ”durs” pour son Administration : Michael Flynn, comme conseiller à la sécurité nationale, partisan d’une guerre totale contre l’islamisme, farouche adversaire de Téhéran et de l’accord sur le nucléaire iranien ; deuxième dur, Mike Pompeo, sera directeur de la CIA ; et Jeff Sessions sera attorney general (ministre de la Justice), un anti–immigrationniste absolu. Cela peut rassurer ceux qui ont porté Trump au pouvoir. Mais on reste sur des sables mouvants.

En tout cas, la défaite magistrale de Hillary Clinton, favorite de l’oligarchie américaine et occidentale, est un signal fort. Si elle avait été élue à la Maison Blanche, une catastrophe en aurait résulté, pour les États–Unis comme pour le monde. Adepte de l’idéologie des néo-conservateurs (bellicisme interventionniste), partisane de l’immigration sans contrôle et de la nouvelle guerre froide avec la Russie, fanatique dissimulée, elle aurait été un désastre. L’avantage de l’élection de Donald Trump, même s’il déçoit, c’est au moins qu’il aura évité la présidence de Mme Clinton. Souhaitons qu’il ne déçoive pas et qu’il joue le rôle d’entraîneur du réveil des peuples d’origine européenne en Amérique et, par entrainement, ici. Good luck, Mister President.

faye

Trump, révolution ou simulacre ? Un programme de choc (partie 2)

27/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Voici le second article du triptyque sur l’élection surprise de Donald Trump Son accès à la présidence des États–Unis peut donner lieu à un séisme américain et mondial, comme ne s’avérer qu’une baudruche vite dégonflée, décevant profondément le peuple qui l’avait élu en ultime sauveur. Analyse en trois parties, dont la première (article précédent) s’intitulait La rébellion du peuple. Voici la deuxième partie, Un programme de choc. La troisième s’intitulera Risque d’échec ou d’explosion.

Le premier projet révolutionnaire porté au pouvoir dans l’histoire américaine

Dans ses trois premiers mois à la Maison Blanche, Donald Trump a promis de prendre des mesures proprement révolutionnaires dans tous les domaines : gel des embauches de fonctionnaires civils, augmentation des budgets de l’armée et de la police, remise en cause des accords de libre–échange nord-américain, asiatique et européen (politique néo–protectionniste), abrogation des réglementations fédérales notamment sur l’environnement, liberté totale d’exploitation des énergies fossiles, annulation de tous les décrets présidentiels pris par Barack Obama, début des expulsions de millions de clandestins, surtout mexicains, construction d’un mur frontalier financé par Mexico, suspension ou durcissement des visas pour tout pays à forte présence musulmane (attention pour les Français musulmans…), préférence nationale américaine pour le travail, abrogation de l’assurance-maladie d’Obama (Obamacare), baisses d’impôts massives pour les particuliers et les entreprises, réforme de l’éducation fondée sur le libre choix scolaire et la décentralisation, tarifs douaniers pour les entreprises américaines qui délocalisent leur production, plan de 1.000 milliards de dollars sur dix ans pour rénover les infrastructures, aides fédérales à l’éducation des enfants pauvres et aux personnes âgées., etc.

Sans parler d’une réorientation complète de la politique étrangère américaine, avec cet incroyable désengagement de l’Otan, le rapprochement avec la Russie, une politique durcie envers la Chine. Jamais un président américain n’avait réussi à être élu sur un programme aussi radical, pour tout dire révolutionnaire.

Une révolution conservatrice américaine

Trump veut entamer un bouleversement politique, proposant une révolution conservatrice, et d’abord une rupture isolationniste, qui ressemble au Brexit. On retrouve une similarité – mais dans un autre registre idéologique – avec l’alliance Thatcher-Reagan. Le Brexit et l’élection de Trump sont liés ; et c’est très paradoxal : les Anglo-Saxons, initiateurs de la mondialisation, se révoltent contre leur propre créature devenue folle !

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Trump, révolution ou simulacre ? La rébellion du peuple (partie 1)

26/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

L’élection de Donald Trump à la présidence des États–Unis peut être un séisme américain et mondial, du jamais vu. Ou un énorme flop et une immense déception pour les populations qui l’ont élu. Analyse en trois parties, dont voici la première.

Victoire du populisme

L’élection de Trump a été une surprise mondiale, tout comme le référendum du Brexit. Un milliardaire new-yorkais fantasque, défendant le peuple, la lower middle class des campagnes et des petites villes enclavées qui votent victorieusement pour lui, voici un paradoxe inexplicable pour les politologues et intellectuels officiels. C’est pourtant explicable. La rébellion du peuple de souche contre l’oligarchie cosmopolite et les politiciens, la défaite du ”politiquement correct” englué dans ses mensonges, la baisse d’efficacité de la propagande de l’idéologie dominante (mais minoritaire) –notamment grâce aux réseaux sociaux– face à une éclatante réalité, par exemple la nocivité vécue de l’immigration de masse, expliquent en partie la victoire imprévue de Donald Trump. N’y a–t-il pas une certaine parenté avec la situation française ? Le réel contre l’idéologie.

Ivan Rioufol écrit : « Le peuple américain a envoyé paître les mandarins de Washington […] La caste croyait régner sur un pays anesthésié. Elle avait avec elle les médias, le show–biz, Wall Street, le Vatican, l’Union européenne et tout ce que l’Occident culpabilisé produit d’esprits clonés. […] La majorité des médias s’est comportée comme le valet d’un Système à bout de souffle. […] L’évacuation du défi posé par l’islamisation de la France est venue mettre en scène la légèreté des partis, unis pour dénoncer le ”populisme”. Mais le voilà victorieux au nom du peuple contre les people […] Trump, en dénonçant le politiquement correct, la haine de soi et la tyrannie de minorités, s’est placé en premier adversaire de ce monde médiatique acquis à la flagellation du monde libre et à la promotion de la culture musulmane. […] Poutine en Russie, Trump aux États–Unis : ce qui se dessine à rebours des codes académiques, est le produit d’une frustration populaire. La droite française peut y répondre si elle se décide à poser les bonnes questions sur l’immigration, l’islam, le communautarisme, les délocalisations ». (Le Figaro, 11/11/2016)

Le peuple contre les people

Cette expression d’Ivan Rioufol est particulièrement pertinente. Cette élection participe de la même lame de fond que le Brexit, la percée du FN en France, la montée des partis ”populistes” dans toute l’Europe. C’est-à-dire la révolte des populations autochtones des classes moyennes et pauvres contre des oligarchies mondialistes et l’immigration imposée.

Trump a, sans surprise, remporté la majorité de ses suffrages chez les Blancs, les hommes, les ruraux et les petites villes et même chez les femmes blanches ; et Hillary Clinton chez les minorités raciales (de moins en moins minoritaires), les femmes latinos et noires, la bourgeoisie urbaine des côtes est et ouest, les diplômés. Les politologues ont noté un bouleversement électoral jamais encore vu : le Parti républicain devient celui pour lequel votent majoritairement la classe ouvrière et le prolétariat blancs, qui votaient jadis démocrate. Même sociologie électorale qu’en France où le FN est le premier parti ouvrier.

Trump est vécu par les oligarchies politiques, culturelles, intellectuelles, etc. de tout l’Occident –USA, Europe– comme le Mal, le ”populisme”, l’extrême droite, l’expression du ”petit blanc” inculte, raciste, sexiste, islamophobe. Il a cristallisé sur lui un capital de haine puissant qui s’est manifesté dans les interventions acharnées de la planète culturelle américaine, Hollywood en tête – sauf Clint Eastwood, pro–Trump et donc maintenant détesté – mais aussi la Silicon Valley. Paranoïaques, des milliers de ”cultureux”, d’intellectuels, d’artistes, d’écrivains (dont Stephen King), de membres du show-biz, envisagent de s’installer au Canada, pour ne pas vivre dans des États–Unis ”trumpisés”, donc fascisés…

Le Pape François a déclaré à des journalistes, juste avant l’élection, à destination des catholiques américains que Donald Trump « n’était pas chrétien », notamment à cause de son programme d’expulsion des millions de clandestins. Comme Hollywood et la bourgeoisie de la Côte Est, le Vatican diabolise le milliardaire populiste. Mais ces gens là, charitables, humanitaires, protégés dans leurs palais ou leurs résidences sécurisées des quartiers tranquilles, vivent-ils l’angoisse, l’insécurité de ce peuple qui vote mal, incorrectement ?

Rejet des politiciens, hostilité de la Silicon Valley

C’est la première fois depuis 228 ans d’indépendance américaine que le 45e président de la première puissance mondiale vient du monde des affaires sans aucune expérience politique. Ce n’est pas forcément un handicap ! C’est d’ailleurs en partie pour cela qu’on l’a élu : à cause d’un rejet dégoûté de la classe politique professionnelle, exactement comme en Europe. Et puis, pour faire une bonne politique, il n’est pas nécessaire d’être un politicien professionnel ; des non–politiciens bien entourés, courageux, travailleurs et déterminés peuvent être beaucoup plus performants que les dinosaures ”expérimentés”.

Hillary Clinton, arrogante candidate de l’establishment a subi une gifle magistrale – ainsi que le couple Obama qui l’avait soutenue avec emphase et agressivité pendant sa campagne. L’élite a sous–estimé la détestation populaire à son égard. Hillary Clinton disposait de huit fois plus de moyens que Trump, en financements et en personnel de campagne. Et elle a perdu ! Là encore, tous les pronostics ont été démentis, malgré l’insistance de 95% des médias sur l’impossibilité du Brexit et de la victoire de Trump. Hillary Clinton a levé plus de 15 millions de dollars dans la Silicon Valley, Trump 706.000. Il désire à juste titre réguler le numérique, notamment Internet – dont il veut fermer des pans entiers– qui est devenu un réseau anarchique hébergeur d’innombrables sites délinquants ou criminels. Selon les gourous de la Silicon Valley, qui ont publié une lettre ouverte anti–Trump de 150 personnalités, ce serait un « désastre pour la tech et l’innovation ». Ils s’affolent aussi de l’anti–immigrationnisme de Trump, rappelant que le secteur de la nouvelle économie numérique s’appuie à 40% sur des créateurs étrangers immigrés. Argument spécieux : ce ne sont pas ceux–là, ces cadres étrangers, assez peu nombreux d’ailleurs et très souvent européens, que Trump veut interdire d’accès ou expulser !

Trump et la droite française

Après avoir méprisé Trump et préféré Mme Clinton, l’imposteur et girouette professionnelle Sarkozy, depuis l’élection du milliardaire, se réjouit de « sa victoire contre la pensée unique » et se rêve en un petit Trump français créant la surprise…Il essaie de profiter d’un ”effet Trump” pour battre Juppé qu’il présente – à juste titre d’ailleurs– comme un centriste mou qui avait soutenu Hillary Clinton.

Marine Le Pen , de son côté, voyant l’élection de Trump comme une préfiguration de la sienne, une preuve supplémentaire d’une dynamique populaire contre les élites mondialiste, comme « la fin d’un monde », a demandé à Ludovic de Danne, son conseiller aux affaires européennes, d’aller transmettre directement ses félicitations au futur président. Pour l’instant, la crédibilité électorale de Marine Le Pen sort renforcée de cet événement sismique. Néanmoins, sur l’immigration illégale, les projets de Marine Le Pen sont nettement moins audacieux que ceux de Trump : elle ne prévoit aucune expulsion massive –pourtant légale– de clandestins. Globalement, son programme est très modéré comparé à celui du nouveau président américain.

Elle se félicite de sa volonté de rapprochement avec la Russie, de son refus des ingérences belliqueuses au nom de la morale, de sa volonté de stopper les vagues migratoires. Elle voit dans l’effet Trump une parenté avec son slogan « pour le peuple et au nom du peuple ». Pour elle, l’élection de Trump est la preuve que le plafond de verre entretenu par une oligarchie arrogante peut être brisé par la mobilisation et la révolte du peuple. Oui mais….Trump sera-t-il un exemple ? S’il déçoit, cet ”effet Trump” se retournera contre tous ses soutiens en Europe.

Trump et les gouvernements européens

Le gouvernement français et la gauche sont sortis foudroyés par ce ”scénario catastrophe”. Trump donne des « haut-le–cœur » à Hollande. Il faut dire que le président français ne met pas, en proférant cette insulte irresponsable, la diplomatie française en péril face au nouveau dirigeant de la première puissance mondiale, puisqu’il est internationalement discrédité (petit Narcisse vaniteux, incompétent, indécis et ridicule, qui révèle des secrets d’État) et entrera dans les poubelles de l’histoire en mai 2017. Valls, indécrottable démagogue, dit ” comprendre” ceux qui ont voté pour Trump, tout en condamnant ce dernier. Il essaie de se construire un futur électorat. On peut toujours rêver.

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Donald Trump aimerait Nigel Farage comme ambassadeur aux Etats-Unis

23/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: « Beaucoup de monde aimerait voir Nigel Farage représenter la Grande‑Bretagne comme ambassadeur aux Etats‑Unis. Il ferait du bon boulot ! », indique Donald Trump dans un tweet.

L’ancien leader de l’Ukip (United Kingdom Independence Party), le parti souverainiste britannique qui a œuvré sans relâche pour le Brexit, n’a pas ménagé son soutien au candidat républicain, au point d’apparaître à ses côtés lors d’un meeting cet été et de venir l’épauler en coulisses durant un débat télévisé face à Clinton. En signe de remerciement, Nigel Farage a été le premier politicien étranger reçu par le président élu à la Trump Tower, le week‑end suivant sa consécration.

Nigel Farage s’est dit « très flatté » par la demande de Donald Trump :

« J’ai dit depuis que j’ai rencontré le président élu que j’aimerais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour œuvrer de manière positive à aider les relations entre nos deux pays », a‑t‑il déclaré.

Le gouvernement de Theresa May a réagi vivement à cette proposition et cherche à établir une relation directe avec Donald Trump sans son entremise, pour tenter de relancer la fameuse « special relationship » transatlantique. Downing Street a sèchement répliqué qu’il n’y avait « pas de poste vacant ». « Nous avons déjà un excellent ambassadeur aux Etats‑Unis », a déclaré un porte‑parole de la Première ministre britannique.

En tout cas, après avoir poussé David Cameron à proposer le référendum sur l’Europe, Nigel Farage refuse de laisser en paix celle qui lui a succédé à la tête du pays. « Je connais plusieurs personnes dans l’équipe de Trump depuis des années et je suis en bonne position pour aider avec le soutien du président élu, écrit Nigel Farage sur le site Breitbart. Le monde a changé et il est temps que Downing Street change aussi ».

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Manifestation anti-Trump à Paris

21/11/2016 – CANADA (NOVOpress)
500 personnes ont défilé entre la Tour Eiffel et la place du Trocadéro afin d’exprimer leur opposition au résultat de l’élection américaine. Un mouvement créé en moins d’une semaine est à l’origine de cette manifestation. Il est composé en grande majorité par des expatriés américains âgés de 20 à 40 ans.

Ici comme aux Etats-Unis, les défenseurs de la démocratie n’hésitent pas à la bafouer allégrement quand elle ne va pas dans leur sens.


Catholiques Trump

Pourquoi les catholiques ont voté pour Trump

Alors que le pape François avait déclaré que Trump n’était pas chrétien, au motif qu’au lieu de construire des ponts il entendait édifier un mur entre le Mexique et le territoire américain, 52 % des catholiques ont voté pour lui, contre 48 % pour Hillary Clinton, s’affranchissant du jugement pontifical. Aucun des finalistes n’était catholique, Clinton étant méthodiste et son adversaire presbytérien.

Sans doute, le fait que Trump soit « pro life », c’est-à-dire contre l’avortement, a-t-il joué. Mais pas tant que ça, car l’homme a beaucoup varié sur la question, comme sur d’autres. En revanche, son colistier Mike Pence, évangélique, a toujours été un ardent et courageux défenseur du respect de la vie. C’est plutôt la question de la liberté religieuse qui a été déterminante. On aurait pu penser que dans un pays où les confessions diverses et les sectes improbables poussent aussi facilement que champignons sous la pluie, la liberté religieuse n’était plus un problème.

C’est oublier que sévit également une religion séculière, prétendument humaniste, qui entend s’imposer à ceux qui refusent ses injonctions violant la loi naturelle. Parmi ceux qui refusent cette religion-là, il y a une majorité de catholiques. Or, Obama, à travers une prétendue politique sociale, dite Obamacare, a imposé aux employeurs de payer pour leurs salariées le coût de la contraception et de l’avortement. On a vu ainsi des Petites sœurs des pauvres contraintes de régler la pilule de leurs employées ! Trump, dans une lettre à la conférence épiscopale américaine, s’est engagé à travers l’abrogation de l’Obamacare à restaurer la liberté religieuse ainsi bafouée.

Ce n’est pas tout ! Dans les courriels des proches d’Hillary Clinton, révélés par Wikileaks, on apprenait que des membres de son équipe de campagne évoquaient la nécessité d’organiser un « printemps catholique » à l’intérieur de l’Eglise, pour y faire avancer les idées progressistes afin que reculent les tendances « réactionnaires ». Ces suggestions émanant du directeur de la campagne d’Hillary Clinton lui-même. Cela explique pourquoi alors que Clinton, à la fin de l’été, faisait la course en tête dans l’électorat catholique, elle a été battue par Trump dans la dernière ligne droite.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 19 novembre 2016

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Marine Le Pen : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! »

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview au quotidien Présent, Marine Le Pen déclare, en mode bravache : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! » La présidente du Front national explique en effet :

« Nous avons des connaissances en commun, oui. Mais depuis longtemps. Depuis bien avant qu’il soit élu à la primaire, en réalité. Si demain il veut me rencontrer, à la différence de Hollande, lui, il a mon numéro ! »

« Les Français, poursuit Marine Le Pen, ont bien analysé le fait qu’il y avait une révolution à l’œuvre aux Etats-Unis. Je pense qu’ils souhaitent cette même révolution pacifique, démocratique et populaire en France. Nous enregistrons chaque jour des victoires idéologiques, à nous de les transformer en victoire politique. Le XXe siècle s’est terminé avec la chute du mur de Berlin, le XXIe siècle est né je crois avec ce grand basculement des équilibres qui ressort de l’élection de Donald Trump. »

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Le président syrien Assad reste méfiant à l’égard de Donald Trump

17/11/2016 – SYRIE (NOVOpress) : Le président syrien Bachar el-Assad est prêt à coopérer avec Donald Trump mais il reste très méfiant. Interrogé mardi par la RTP, la télévision publique portugaise, il a estimé que l’élection de Donald Trump était certes « prometteuse », mais qu’il restait « dubitatif » : « S’il veut lutter contre le terrorisme, bien sûr, nous allons être alliés, des alliés naturels de la même manière que nous le sommes avec les Russes, les Iraniens et beaucoup d’autres pays qui veulent défaire le terrorisme. » Mais il n’en est par certain.

« Nos attentes ne sont pas immenses, a-t-il expliqué, parce que l’administration des États-Unis ne se limite pas au Président. Il y a différents pouvoirs au sein de cette administration, différents “lobbies“ qui influencent tout président. Nous devons donc attendre de voir […] Mais nous espérons toujours que les États-Unis ne sont pas partiaux, qu’ils respecteront le droit international, […] et bien sûr qu’ils arrêteront de soutenir les terroristes en Syrie. »

Questionné sur le rôle de la Turquie, le président syrien s’est montré intraitable à l’égard du président turc Erdogan :

« Vous parlez d’un homme malade. C’est un président mégalomaniaque. Il vit à l’époque ottomane, pas au temps présent. Il est déconnecté de la réalité. »

Et de rappeler que « les terroristes qui sont venus en Syrie l’ont fait à travers la Turquie avec le soutien de M. Erdogan ».

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Le maire de New York veut protéger les immigrés contre Donald Trump

17/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le maire de New York, Bill de Blasio, et le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, se sont entretenus pendant plus d’une heure ce mercredi.

A la sortie, Bill de Blasio s’est affirmé devant la Trump Tower en protecteur des immigrés de la Grande Pomme, « LA ville des immigrés ».

La raison pour laquelle il est important de rappeler au président élu et à son équipe qu’il y a beaucoup de craintes et d’inquiétudes ici, c’est qu’un mauvais message pourrait encourager les actes de haine. J’ai insisté sur le fait qu’il était crucial d’envoyer un message d’unité.



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Trump : l’esprit d’entreprise

Comme il est difficile d’être socialiste et gauchiste, aujourd’hui ! Bien évidemment la victoire de Trump est désespérante, si on considère qu’elle consacre la victoire démocratique du racisme, de l’homophobie, de l’antiféminisme, malgré un « front républicain » rassemblant le ban et l’arrière-ban de la gauche, mais aussi des chefs d’entreprise, des milliardaires, des artistes, de la droite « éclairée » », et ceci aux Etats-Unis comme en Europe… Mais au moins pouvait-on espérer, comme l’annonçaient, d’une même sinistre voix, Wall Street, les libéraux américains et la gauche européenne, un effondrement immédiat de la bourse, de la rentabilité des entreprises, du commerce international, et son corollaire : une explosion des mécontentements sociaux, du chômage, et un retour à la bonne vieille lutte des classes, le peuple regagnant enfin, dépité et repentant, les rangs de la gauche.

Mais depuis une semaine, rien ne se passe comme prévu. Après un très court passage à vide (l’incertitude est l’ennemie du business), voici que tous les indicateurs économiques repassent au vert, un vert des plus flashy ! Voici que Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches des Etats-Unis et du monde, celui que l’on surnomme « l’oracle d’Omaha » tant sa prescience est exceptionnelle dans le domaine économique, vient nous expliquer, à rebours de tout ce que ses confrères nous prédisaient depuis des semaines, que Donald Trump pourrait bien réussir là où les présidents successifs ont échoué depuis la fin de l’ère Reagan : redonner aux Américains confiance en eux, et faire ainsi repartir une croissance mondiale, en panne ou au ralenti depuis une dizaine d’années. Retrouver l’esprit de conquête, retrouver les valeurs de l’Occident chrétien, qui ont assuré quelques siècles de progrès et de croissance.

Les gourous de Wall Street sont estomaqués

Donald Trump « pourrait bien finalement être ce dont l’économie mondiale a besoin », écrivent, estomaqués, les gourous de Wall Street (par exemple Citibank), les mêmes qui avaient joué le tout-Clinton.

Si Trump est capable de faire voter simultanément, par un Congrès libéré des pressions du politiquement et économiquement correct, des baisses d’impôts, des dépenses d’infrastructures et des programmes ambitieux, capables de redonner une fierté d’appartenance et une cohérence, l’Amérique sera bel et bien de retour, après une éclipse de vingt ans.

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Minute le révèle : le cousin français de Donald Trump vote Le Pen !

minute-trump16/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : L’hebdomadaire Minute le révèle ce matin : le cousin français de Donald Trump vote Le Pen ! Le journal a retrouvé, en Normandie, Jean-Jacques Trump, tout à fait heureux de ce cousinage et de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis : « J’espère que ça va permettre de donner un grand coup dans la fourmilière en France ! Il est plus que temps. »

Car « J. J. Trump », un chef d’entreprise de 71 ans, est un ancien militant du Front national, puis du MNR de Bruno Mégret, dont il avait même été responsable cantonal :

« J’ai connu la grande époque des Stirbois, des Jean-Marie. Je militais beaucoup », raconte-t-il.

Il avait même voulu prendre Marine Le Pen, alors avocate, « comme conseil pour mon activité d’entrepreneur » : « Et puis ça ne s’est pas fait. Dommage… »

S’il n’a jamais rencontré Donald Trump, Jean-Jacques Trump s’est rendu à New York peu après le 11 septembre et s’est rendu à la Trump Tower, où le portier était manifestement heureux de rencontrer un autre membre de la famille ! (photo)

Donald Trump Systeme

Tribune libre de Denis Parest : « USA : la grande défaite du système ? »

Il avait tout contre lui. Les médias (97% des médias américains étaient pro-Clinton), les sondages (qui, jusqu’à la dernière minute, prédisaient une victoire des démocrates), les puissances financières (Clinton étant soutenue par un nombre incalculable de banquiers, avocats d’affaires etc.), les grandes âmes (tous ces humanistes qui prédisaient le chaos), le show-biz (jusqu’aux derniers meetings en compagnie des artistes les plus vendus), jusqu’à son propre parti (l’ancien président George W Bush a voté blanc). Il a gagné.

Pour le système (appelons ainsi la coalition qui, de fait, réunit ceux que nous énumérions plus haut), l’élection à la Maison Blanche de Donald Trump est une gifle colossale. La majorité des électeurs n’a pas tenu compte de ses anathèmes, de ses injonctions, de ses prophéties apocalyptiques. Beaucoup pourrait être dit sur les enjeux de cette élection (ras-le-bol à l’égard des élites ? stratégie de communication dépassée par la parole simple et le « même » sur internet ?). Mais tenons-nous en au résultat.

Tout le monde a été pris de court. Personne ne s’était préparé à ce qui, derrière les œillères médiatiques, semblait impensable. Le locataire de l’Élysée ne s’est exprimé que très tard, bégayant quelques félicitations préparées à la hâte, immédiatement tempérées d’un appel à la vigilance et à la paix dans le monde (le passé belliqueux et les déclarations guerrières d’Hillary Clinton lui ayant, semble-t-il, échappé). Le maire de Bordeaux et prétendant à l’Élysée Alain Juppé s’est limité à « prendre acte » du résultat, tout en soulignant « tous les risques que la démagogie et l’extrémisme font courir à la démocratie ». D’un point de vue diplomatique, ces félicitations sont autant d’insultes à peine voilées.

On se rappellera, en termes d’insultes, de celles proférées durant les derniers mois, lorsque le candidat républicain passait pour un énergumène, par quelques ténors du parti socialiste, de Manuel Valls (qui twittait « Trump entretient la haine et les amalgames ») à Anne Hidalgo (qui bégayait dans un anglais approximatif « Mr. Trump is so stupid, my god »). Pour ces grands amateurs de démocratie, c’est la soupe à la grimace, et il va leur falloir changer de ton – gageons que Donald Trump ne s’y trompera pas. Et passons sur les réactions anecdotiques et outrées des « people français », aussi grotesques les unes que les autres. […]

Alors, défaite du système ? il a perdu une bataille, cela va sans dire. Mais il n’a pas perdu la guerre.

Primo, parce que le président des Etats-Unis ne gouverne pas seul ; même si la haute administration fédérale devrait lui être acquise grâce au « spoil system », le remplacement des élites administratives à chaque élection présidentielle, il devra compter avec un Parlement qui, s’il est du même parti, pourrait se montrer réticent face à une véritable nouvelle donne politique.

Secondo, parce qu’il devra compter avec tout ce que le président ne contrôle pas, bien qu’il soit plaisant d’en faire l’homme le plus puissant du monde : intérêts financiers (et l’homme n’est pas insensible à la finance), situation militaire et internationale (comment gérer les situations extrêmement dégradées dans lesquelles se trouvent les forces occidentales au Moyen-Orient), alliances stratégiques (le nouveau président va-t-il chercher à calmer la nouvelle guerre froide ? quelle sera sa politique arabe ? ses relations avec la Russie, l’Iran, Israël, la Chine…). Rien n’est moins certain que le grand changement, que certains redoutent tandis que d’autres y aspirent.

Et n’oublions pas, pour conclure, les espoirs déçus. Du référendum contre la constitution européenne, dont le Parlement a fort démocratiquement invalidé les résultats, jusqu’au référendum britannique sur le « Brexit », dont le Parlement s’apprête tout aussi démocratiquement à faire des confettis, les signes d’une nouvelle ère ne manquent pas, mais sont immanquablement oblitérés par les pouvoirs en place, sans doute plus informés que les peuples de ce qui est bon et mauvais. Cette triste histoire va-t-elle se répéter encore longtemps ? L’avenir le dira.

Tribune libre de Denis Parest pour Infos-Bordeaux

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Eric Zemmour : « Ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton »

15/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Les Américains ont choisi Donald Trump mais ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton », s’est amusé ce matin Eric Zemmour sur RTL : « Ils pleurent comme des enfants qui ont perdu leur papa, comme des enfants du divorce qui voient leur père quitter leur mère : les Américains ont choisi Donald Trump mais ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton. » Tous les Européens ? Pas tout à fait mais tous ceux dont « le monde s’écroule » :

« Tous ceux qui croient encore au monde libre, en la fable de l’Oncle Sam bienveillant, tous les atlantistes, tous les libéraux, tous ceux qui ont la foi dans les vertus du libre-échange, tous ceux qui se sentent à l’abri sous le parapluie nucléaire américain, tous ceux qui ont peur de l’ogre russe, tous ceux qui considèrent que l’Amérique est la mère des démocraties, tous ceux qui ont la bannière étoilée dans le cœur avant même leur propre drapeau, tous ceux qui sont éternellement reconnaissants à l’Amérique de les avoir libérés de la botte nazie, en oubliant seulement que c’est la Russie qui a brisé la machine de guerre allemande, oui tous ceux-là ont la gueule de bois. »

Et pourtant, ils auraient dû pourtant s’y attendre :

« Ils auraient dû se méfier. Ils auraient dû mieux écouter ce que leur murmurait Obama. Ah les manières du distingué Barack étaient bien sûr plus policées, mais le fond n’était pas substantiellement différent des vociférations de Donald. »

Déjà, explique Zemmour, « Obama n’avait plus d’yeux que pour la Chine et son fameux pivot. Déjà le Congrès américain à majorité républicaine n’entendait pas ratifier les résultats de la Cop 21. Déjà Hillary Clinton avait renoncé au traité transatlantique sur la pression de sa base du parti démocrate. Déjà les militaires américains disaient le plus grand mal de l’Otan ; ils jugeaient les forces européennes minables voire encombrantes. Seules les troupes françaises en Afrique trouvaient grâce à leurs yeux. En vérité, l’Otan est devenue inutile depuis la chute de l’URSS il y a vingt-cinq ans. L’état-major américain a tout de suite proposé sa dissolution, mais les présidents ne l’ont conservée que pour justifier le maintien de leur protectorat sur l’Europe. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« Les dirigeants européens n’ont rien voulu voir et rien voulu savoir. Après le Brexit, la surprise devient chez eux une seconde nature. Si gouverner c’est prévoir, il faut admettre qu’il y a belle lurette que nous ne sommes plus gouvernés… »

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Donald Trump veut expulser près de trois millions d’immigrés clandestins

14/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Donald Trump est revenu dimanche sur son engagement de construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’immigration illégale, lors de sa première interview télévisée depuis son élection.

Interrogé par la chaîne CBS, il a expliqué que, sur certaines parties, le mur pourrait en réalité être une clôture. Il a aussi abordé le sujet de l’expulsion des clandestins.

Ce que nous allons faire, c’est renvoyer les criminels, les personnes ayant des casiers judiciaires, les membres de gangs, les trafiquants de drogue, sans doute deux millions de personnes mais peut-être même trois. Nous allons les faire sortir de notre pays ou les incarcérer. Ils sont ici illégalement.