Tag Archives: Dominique Strauss-Kahn

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La phrase du jour est de l’inénarrable Bernard-Henri Lévy

15/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Sur le plateau d’On n’est pas couché de samedi dernier. Il était reçu à l’occasion de la sortie de son dernier livre L’esprit du judaïsme : « Face à cette affaire Strauss-Kahn, il y avait quelque chose là, en tout cas qui n’était pas sain. Je ne me suis jamais posé la question de savoir s’il y entrait ou non de l’antisémitisme, mais si vous me posez la question, il y entrait probablement ». Le va-t-en-guerre Béhachelle voit de l’antisémitisme partout.
L’implication de Laurent Fabius dans le scandale du sang contaminé serait de l’antisémitisme. Bernard-Henri Lévy fait un rapprochement osé entre ce scandale et les accusations de meurtre rituel. À la question de la journaliste Léa Salamé sur la chute de Dominique Strauss-Kahn, il répond qu’il s’agit encore d’antisémitisme.


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DSK président ? (Présent 8375)

15/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

Dominique Strauss-Kahn est innocent. De tout. À New York, dans l’affaire du Sofitel, le procureur a abandonné les poursuites pénales. À Paris, la plainte pour viol de Tristane Banon a été classée sans suite, les faits étant prescrits. Et à Lille, il vient d’être acquitté du chef de proxénétisme en bande organisée, car, nous a dit le procureur, dans ses ébats collectifs il n’était que le client de prostituées. Cela a dû étonner DSK de l’apprendre, car il a toujours cru et affirmé ne se livrer à la débauche qu’avec d’authentiques femmes du monde.
Pénalement blanc comme neige, innocent multirécidiviste, rien ne lui interdit de se présenter à la présidence de la République. D’ailleurs, une grande conscience comme Jack Lang n’y verrait que des avantages : « C’est un homme d’une grande compétence, un homme brillant, intelligent, qui a une connaissance, en particulier, de l’économie mondiale. S’il souhaite entreprendre un nouveau combat politique, il sera le bienvenu. » Il semble pourtant que les Français, eux, si l’on en croit les sondages, ne lui disent pas « bienvenue », ayant une objection… morale.8375-Une
Quoi ! Vous avez dit « morale » ? Qu’est-ce que la morale vient faire là-dedans ? À Lille, le président du tribunal avait annoncé d’emblée qu’il n’était pas le gardien de « l’ordre moral », d’accord en cela avec le procureur qui, au terme des débats, a précisé que la justice se rend avec « le Code pénal » et non pas « le code moral ». Observons au passage que la formule « ordre moral » est une tautologie, l’ordre est moral ou il n’est pas, un ordre immoral, ce n’est pas l’ordre, mais le désordre dans la Cité.
Donc, la loi et la morale font chambre à part si, en l’espèce, on ose la formule. Mais quand la justice condamne un voleur, n’est-ce parce que c’est mal de voler ? Oui, nous dit-on, mais parce que cela lèse le prochain. Certes, mais pourquoi est-ce mal de léser son prochain ? Parce que léser son prochain empêche de vivre paisiblement en société. Mais pourquoi est-ce bien de vivre paisiblement en société ? Pour ne pas subir la loi de la jungle. Celle des animaux qui suivent leurs instincts ? Exactement. L’homme n’est pas un animal, le lion qui dévore une antilope n’est pas immoral, c’est dans sa nature de prédateur.
Or un individu qui, selon le témoignage des prostituées, se jette sur elles, pour se livrer à des pratiques dégradantes, violentes, obscènes, malgré leurs protestations, pour satisfaire ses bas instincts, n’est-ce pas un prédateur ? Ce qu’il dévore ce ne sont pas des antilopes, mais des femmes. De Lille, la justice nous dit : « Ça ne nous regarde pas. » Ce qui se passe entre adultes consentants, nous n’avons pas à en connaître, même quand DSK reconnaît avoir sexuellement des « pratiques plus rudes que la moyenne. » La « rudesse » subie par ses victimes n’intéresse pas la loi non plus. Elles ont consenti, n’est-ce pas ? Alors, elles n’ont plus que leurs yeux pour pleurer sur leur corps abîmé. Mais combien auraient consenti, si elles avaient pu vivre décemment sans ces passes humiliantes avec de libidineux notables aux désirs sordides ? C’est une de ces questions qui relève du « code moral » dont le procureur ne veut pas entendre parler. Il a la loi pour lui. Tout est donc bien qui finit bien : le droit est respecté, DSK est innocenté et la route de l’Élysée lui est rouverte. Que demander de plus, si ce n’est un vomissoir ?

Guy Rouvrais

Faits et Documents n°356 du 1er au 15 mai 2013 : "Portrait : Stéphane Fouks"

Faits et Documents n°356 du 15 mai au 15 juin 2013 : « Portrait : Stéphane Fouks »

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 mai au 15 juin 2013 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Stéphane Fouks, l’incontournable « Mazarin de l’influence ». Extrait.

Après les affaires Dominique Strauss-Kahn et Jérôme Cahuzac, l’incontournable « Mazarin de l’influence », co-président d’Havas Worldwide, qui a tissé depuis trente ans une incroyable toile d’araignée, vient de se faire taper sur les doigts, pour la première fois, par son patron Yannick Bolloré, qui lui a demandé de ne plus signer aucun contrat avec des ministres en exercice. Avec Anne Méaux et Michel Calzaroni, cet ashkénaze multimillionnaire est l’un des trois gourous qui « disposent d’un immense pouvoir d’influence sur la vie politique et économique française ». Un « vrai décideur installé dans l’ombre de notre système démocratique » (Les Inrockuptibles, 23 mars 2011).

« Tout en vitupérant “le capitalisme consanguin et protégé”, Stéphane Fouks cultive soigneusement son réseau de relations politiques […] Adversaire du mélange des genres (une connerie affirme-t-il sans rire), Stéphane Fouks vit de troublants dédoublements. Par exemple lorsqu’il remporte des marchés auprès d’élus que par ailleurs il conseille bénévolement. »
Le Canard enchaîné, 31 janvier 2001.

« Il est en mouvement constant, donc assez bordélique mais il est rapide, ça le sauve. »
Jacques Séguéla, Stratégies.

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Affaire du Carlton de Lille : DSK lâché les siens pour ses relations avec des jeunes femmes consentantes

Affaire du Carlton de Lille : DSK lâché par les siens pour ses relations avec des jeunes femmes consentantes


31/10/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) —
 Dans un article du 29 octobre dernier, signé Ariane Chemin et David Revault d’Allonnes, la quotidien de gauche Le Monde s’étend sur l’abandon d’un homme lâché par tous ses amis et soutiens politiques, à quelques rares exceptions, tournant en rond dans sa « prison dorée » : Dominique Strauss-Kahn.

Extraits : « Après le Sofitel, on l’appelait, glisse une de ses têtes chercheuses. Là, c’est fini. On ne lui téléphone plus. Plus envie. » « Je suis très en colère. On a été trompés. Il nous a trompés. Je ne veux plus jamais entendre parler de ce mec. » « C’est plus que de la déception, c’est de la colère. On est tous très marqués par cette affaire. On trouve inimaginable de n’avoir rien su, rien vu. C’est comme dans les dénis de grossesse, où l’entourage immédiat ne voit rien non plus. C’est vertigineux. »

Emblématique d’une bourgeoisie parisienne intellectuellement et moralement délabrée, l’objet de cette rage et de cette amertume n’est ni la plainte pour tentative de viol sur une femme de chambre du Sofitel New York en mai 2011, qualifiée de « relation inappropriée » selon l’intéressé ; ni la plainte pour agression sexuelle sur une autre jeune femme, la journaliste Tristane Banon, déposée le 5 juillet dernier et classée sans suite pour des raisons de délais de prescription. Plus simplement : la « strauss-kahnie », plus à un paradoxe près, reproche à son leader déchu des relations tarifées avec des professionnelles, consentantes de fait.

Affaire du Carlton de Lille : DSK laché les siens pour ses relations avec des jeunes femmes consentantes

"DXK" : un film pornographique sera même réalisé à partir des frasques de l'ancien directeur du FMI. Crédit photo : mypornproductions.com

En attendant les romans et biographies de circonstance qui ne manqueront pas de surgir dans les prochains mois sur la question, c’est l’industrie du cinéma, d’un genre un peu particulier, qui s’est emparée du sujet, avec le projet d’un film pornographique sobrement intitulé « DXK », dont le synopsis est le suivant : « La parodie X de la plus médiatique affaire de moeurs impliquant un important dirigeant politique et économique international et une femme de ménage dans un hôtel de luxe. David Sex King (Roberto Malone), patron d’une grande institution financière, ne résiste pas aux charmes de la femme de chambre (Katia Dé Lys) qui vient faire son travail… ».

D’ici la sortie de ce monument du cinéma, les internautes pourront toujours patienter en revisionnant l’excellente opération d’Action discrète menée à Reims en novembre 2008 à l’occasion du congrès du Parti Socialiste. Que ceux qui n’étaient pas au courant lèvent la main…

Les relations douteuses du député Urvoas

Les relations douteuses du député Urvoas

25/10/2011 – 15h00
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – «Je ne sais rien de ce qui lui est reproché, cela m’indiffère assez». Interrogé par le Télégramme à propos de l’affaire de proxénétisme de Lille sur ses relations avec Jean-Christophe Lagarde, l’un des policiers mis en examen, Jean-Jacques Urvoas reconnait volontiers avoir travaillé avec lui mais préfère ignorer les rapports douteux qu’il entretenait avec DSK
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« Je ne les ai jamais vus tous les deux ensemble, mais c’est bien Dominique Strauss-Kahn qui me l’a recommandé ».Le député socialiste du Finistère n’a pas caché, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, qu’il a fait appel au sulfureux policier pour travailler sur les questions de sécurité. « Depuis un an, il participe aux réunions de travail de la fondation Terra Nova*, à l’Assemblée nationale. Pour moi, c’est quelqu’un de précieux, un policier de terrain, un homme de gauche et puis ce n’est pas un conceptuel mais un pragmatique. Quelqu’un de franc du collier (sic). »

Le « Monsieur Sécurité » du PS a confirmé au Télégramme ses liens avec Lagarde, précisant que ce dernier faisait également partie du groupe de travail qu’il avait créé sur la sécurité. « C’est DSK qui m’avait conseillé de le contacter en me disant que c’était un flic de gauche», reconnait J.J. Urvoas, «Je ne voyais le commissaire que pour des réunions. C’est un flic de terrain, c’est comme ça que je jauge son apport. Ce n’est pas un conceptuel mais un type au plus près de l’application de la loi, je n’ai jamais cherché à savoir ce qu’il faisait à Lille». Ce en quoi il a sans doute eu tort.

Jean-Christophe Lagarde, chef de la sûreté départementale du Nord et « homme de gauche », a en effet été mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d’abus de biens sociaux » et placé sous contrôle judiciaire. Selon ce qui ressort de l’enquête, ce dernier et Jean-Claude Ménault, directeur départemental de la sécurité publique du Nord, se seraient notamment rendus à New-York à l’invitation de DSK, accompagnés de « secrétaires » – des prostituées fournies par Dominique Alderweireld, alias « Dédé la Saumure » (!) – officiellement pour parler « sécurité ». Le tout financé par David Roquet, patron d’une filiale d’Eiffage, égalemen mis en examen. Eiffage qui a remporté par ailleurs le marché de construction du Grand Stade de Lille. Une affaire qui ne fait que commencer.

Jean-Christophe Lagarde, « un type au plus près de l’application de la loi » ? On peut décidément s’interroger sur la clairvoyance du député Urvoas quant au choix de ses relations. Pour quelqu’un dont on parle – dans l’hypothèse d’une victoire de François Hollande – comme éventuel futur ministre de l’Intérieur, cela fait un peu désordre. C’est le moins que l’on puisse dire.

* Think tank mondialiste, la fondation Terra Nova s’est illustrée récemment en préconisant au PS d’abandonner la classe ouvrière – jugée irrécupérable – pour se tourner vers les populations immigrées…

Photo : Jean Jacques Urvoas (à gauche sur la photo), député, au congrès de Reims du PS. Crédit ; jyc1 via Flickr sous licence CC.

DSK interviewé par Claire Chazal : une opération de com

DSK interviewé par Claire Chazal : une opération de com !

[box]Extrait de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 21 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

De mauvais esprits se sont étonnés du choix de Chazal pour réaliser cette interview [sur TF1, dimanche soir] sous prétexte qu’elle copine avec Anne Sinclair. Regrettable suspicion ! Saluons au contraire le courage de la journaliste : quand on voit ce dont les amies de sa fille accusent DSK, celles de sa femme ont toutes les raisons de se méfier. De docteur Strauss-Kahn en mister Kro, interviewer ce client-là, aujourd’hui, pour une femme, c’est presque aussi dangereux qu’un reportage de guerre – avec une ceinture de chasteté en guise de gilet pare-balles.

Commentant cette émission, la presse parle aujourd’hui d’une « opération de com ». Du m au n, il n’y a qu’une lettre. A aucun moment, la journaliste n’a insisté sur un point dérangeant, ni mis en cause les assertions de l’invité cher ami concernant, par exemple, le rapport du procureur, qui, à l’en croire, le lave de tout soupçon.

Ce n’est pas exactement ce qu’écrit le magistrat, qui argue surtout, pour demander l’abandon des poursuites, de l’impossibilité de se fier au témoignage de Nafissatou Diallo. Que la victime présumée soit une menteuse ne répond pas à toutes les interrogations, concernant notamment la brièveté de sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn – brièveté qui avait conduit le procureur new-yorkais à penser que la liaison n’avait probablement pas été consentie.

Chazal n’a pas cherché non plus à savoir pourquoi les avocats de Strauss-Kahn avaient prétendu, au début de l’affaire, qu’il n’avait pas rencontré la femme de chambre. A menteuse, menteur et demi ? De même, après avoir déclaré que rien ne s’était passé entre lui et la journaliste Tristane Banon, qui le poursuit en France pour tentative de viol, l’ancien patron du FMI aurait reconnu devant les policiers qu’il avait essayé de « l’embrasser ». Sur ce point non plus, Chazal n’a pas jugé bon d’insister…

Les sous-titres des images projetées au fond du plateau suffisaient à résumer l’intention de l’émission: d’abord « les explications » (on aurait pu écrire: les justifications); ensuite: « l’avenir »: on a eu droit à l’analyse de la crise économique par l’ancien patron du FMI. Comment se passer d’un si grand homme? Il s’agissait, en somme, de préparer le retour de DSK dans la vie politique française, dont une majorité de Français, selon un sondage publié par le « JDD », ne veulent pas. Malheureusement, l’acteur n’a pas été à la hauteur de la mise en scène: Dominique Strauss-Kahn a surjoué et pas dans le sens attendu. Il s’est montré arrogant, agressif, revanchard. L’exercice avait-il été trop bien préparé et trop souvent répété ? Strauss-Kahn s’est montré bien mauvais comédien. Si ça pouvait être la dernière séance !

François Couteil

DSK interviewé par Claire Chazal : une opération de com

Tristane Banon / DSK : une affaire politique selon François Hollande [vidéo]

Tristane Banon / DSK : une affaire politique selon François Hollande [vidéo]

21/07/2011 – 07h00
PARIS (NOVOpress) — Derniers rebondissements dans « l’affaire DSK/Banon » : à l’issue de son audition par la police, François Hollande a dénoncé « une opération politique visant à mettre {son} nom dans la presse » et menacé de poursuites judiciaires ceux qui tenteraient de l’y impliquer. Au final, il n’y a qu’au Parti Socialiste où les frasques sexuelles de l’ancien directeur du FMI et présidentiable Dominique Strauss-Kahn étaient ignorées. Vidéo © BFM TV