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Et pendant ce temps… La Chine

10/12/2015 – MONDE (NOVOpress)

Comme nous vous l’avions expliqué dans une série d’articles sur la fin du dollar-roi (voir les épisodes 1, 2, 3, 4 et 5 de cette série), le Yuan est maintenant une monnaie officielle du FMI depuis le 30 novembre dernier.

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Et l’avance de cette monnaie en remplacement du dollar US se poursuit, la Banque Centrale d’Algérie a demandé que toutes les transactions avec la Chine soient effectuées en Yuan et non plus en US dollars, la Chine étant devenue le premier partenaire commercial de l’Algérie.

C’est une décision importante et courageuse, car il faut garder en mémoire que tous les pays producteurs de pétrole qui avaient eux aussi décidé d’abandonner le dollar pour d’autres devises dans leurs transactions aient été immédiatement attaqués sur les plans militaires ou économiques par les USA, comme ce fut le cas pour l’Irak, la Libye, l’Iran. Nous verrons si dans les tous prochains mois des émeutes ou des attaques « terroristes » n’apparaissent pas spontanément dans ce pays.

Crédit photo : soukbledi via Flickr (CC) = arzew (raffinerie en Algérie)

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Enterrons l’Euro, déterrons l’ECU !

19/10/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Oui, l’Europe a besoin d’une monnaie forte au niveau mondial, un instrument d’échange et de puissance capable de rivaliser avec le Dollar ou le Yuan. Non, celle-ci n’a pas besoin d’être « unique » comme l’euro. L’ECU est la solution à la fin de l’euro.

Interrogée en octobre 2014 par Nicolas Beytout du journal L’Opinion, [vidéo à partir de 4 min 4 s], Marine Le Pen, Présidente du Front National, avait cité l’ECU durant l’entretien, ce projet de monnaie de l’Europe unie imaginé avant l’Euro. Il faut se remémorer que l’ECU aurait dû être la monnaie de l’Europe, avant qu’il soit étrangement torpillé et remplacé par l’Euro, la France et l’Europe ayant peut-être subi à l’époque la pression de l’impérialisme américain sur ce dossier.

L’ECU avait la particularité d’être une monnaie « commune » et non pas une monnaie « unique » comme l’est l’Euro. La différence est qu’une monnaie commune est une monnaie qui existe en parallèle aux monnaies nationales. Une monnaie unique est une monnaie qui remplace toutes les monnaies nationales en circulation en Europe. Dans le cadre d’une Europe économiquement unie, supprimer les monnaies nationales se révèlent être une erreur, car chaque pays possède son propre potentiel et rythme économique, et surtout, comme l’explique l’économiste Jacques Sapir dans une émission de télévision,

les constructions nationales sont de vielles choses extrêmement puissantes qui ont dans certains cas plus de 1 000 ans d’existence pour l’Angleterre et pour la France, qui sont plus récentes dans d’autres cas, mais qui ont quand même constituées leur réalité dès le XVIe et le XVIIe siècle, et on ne peut pas passer un coup de rabot là-dessus, donc il vaut mieux en tenir compte.

Rétablir les monnaies nationales n’implique pas d’abandonner l’idée d’une monnaie européenne, car l’Europe a nécessairement besoin d’une grande devise pour être de taille face aux autres aires de civilisation du globe telles que les USA avec leur Dollar et la Chine avec son Yuan ; et peut-être, qui sait, bientôt une monnaie pour une civilisation islamique qui émerge de manière fulgurante au sud de l’Europe pendant qu’en France les « politiciens » s’empêtrent dans des querelles byzantines telles que celle qui porte sur le poids des cartables à l’école.

Avec l’Euro, l’erreur a été de vouloir appliquer le modèle Américain à l’Europe, de faire « les États unis d’Europe » comme l’avaient souhaité Laurence Parisot lorsqu’elle fût présidente du MEDEF et la socialiste Ségolène Royal.

C’est impossible à faire parce que nous ne sommes pas les États-Unis, les pays européens ont une histoire beaucoup trop longue, et aujourd’hui on le voit bien : regardez en Belgique, les Flamands ne veulent pas payer pour les Wallons, donc on ne peut pas espérer que demain les Allemands accepteraient de payer pour les Espagnols ou pour les Italiens ; il faut donc prendre acte de cette situation.

explique Jacques Sapir.
La solution serait donc d’avoir à la fois une monnaie nationale et une monnaie commune, en l’occurrence l’ECU, qui sera une monnaie civilisationnelle. La monnaie nationale servira pour la vie courante, la monnaie commune pour les affaires intraeuropéennes et le commerce mondial avec les autres civilisations. L’ECU servira également pour les zones frontalières, le secteur des transports, le tourisme et l’hôtellerie. Il faudra donc mettre en circulation dans toute la Communauté européenne des pièces rigoureusement identiques en taille, en poids et en métal ; de cette façon les nationaux d’un pays membre voyageant dans un autre pays membre ne verront pas leurs pièces refusées par les commerçants ou les appareils automatiques.

Hubert Grandboursier

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La fin du dollar roi ? – suite sans fin – les nouvelles routes de la soie

01/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Non contente de payer son pétrole en Yuans, de mettre en place ses propres systèmes d’échanges financiers ou de cartes de crédit ou encore de monter un FMI asiatique, la Chine lance un Plan Marshall pour développer tout le continent asiatique… à son profit bien sûr. Un clou de plus dans le cercueil du dollar roi et de l’hégémonie économique et diplomatique des USA.

L’initiative « une ceinture, une route » plus connue sous le nom de « route de la soie » est une initiative économique lancée par le Président chinois Xi Jin Ping en 2013. Le plan se concentre sur la mise en place d’une infrastructure économique et logistique le long de l’ancienne route de la soie vieille de 2000 ans. Cette nouvelle route terrestre se doublera d’une route de la soie Maritime.
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L’Asie Centrale, l’Iran, la Turquie et la Russie sont directement concernées ainsi que la côte orientale de l’Afrique finissant même à Venise. Ce programme ambitieux a de multiples buts comme établir des installations et zones de libre-échange, promouvoir l’utilisation du Yuan et intensifier la coopération diplomatique entre la Chine et de ses voisins, en cas de succès on estime que ce programme concernera environ 4,4 milliards de personnes dans plus de 65 pays.
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La fin du dollar roi ? – suite – Russie et Chine veulent remplacer le FMI !

26/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Cheval de Troie de la politique libérale américaine et du dollar-roi, le FMI se voit maintenant concurrencé par l’ AIIB, son pendant monté par les BRICS et sous influence chinoise.

Le Président Vladimir Poutine a approuvé en mai dernier la création fonds de réserve équivalent à 100 milliards de dollars pour aider spécifiquement les BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. C’est une nouvelle étape des BRICS pour construire une alternative au Fonds Monétaire International pour toute aide financière et au-delà pour se dégager de l’emprise des USA.

Les BRIC représentent 40 % de la population mondiale et environ 20 % de l’activité économique du monde. Le Fonds de réserve aidera les BRICS ayant des problèmes de trésorerie. Il obtiendra la plus grande partie de son financement de démarrage de la Chine, qui contribuera pour 41 milliards de dollars en équivalent Yuan. La Russie, l’Inde et le Brésil apporteront 18 milliards chacun et l’Afrique du Sud donnera 5 milliards.
La Banque Internationale d’investissement pour l’Asie – AIIB – est sur les rails.

Cette démarche non approuvée financièrement par les États-Unis est devenue une question épineuse pour le président Obama. Les nations européennes, comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont bravé les demandes américaines de refuser l’adhésion et ont choisi de soutenir la Banque de Chine. Le Financial Times a ainsi attaqué le gouvernement britannique pour son « accommodation constante » avec la Chine, et pourrait être perçu comme un avertissement pour les autres pays tentés par l’aventure, mais à ce jour sans effet. La Corée du Sud a demandé son adhésion, et d’autres grands alliés dans la région, le Japon et l’Australie, semblent intéressés par le projet. Mais l’événement le plus embarrassant fut de voir Taïwan, qui n’a aucune relation officielle avec la Chine continentale, et n’a survécu au 20e siècle que par l’aide américaine de demander à rejoindre ce fonds.

Mais les USA semblent bien avoir raté le départ de cette nouvelle longue marche… Le message de la Chine vers le reste des pays de l’Asie est simple : « venez croître avec nous ». Et dans le même temps les dirigeants chinois veulent donner l’impression que la montée de la Chine est inévitable et que ces pays doivent décider s’ils veulent être l’ami ou ennemi de la plus grande puissance régionale.
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La fin du dollar roi ?– suite – MasterCard et Visa demandent à la Chine de les laisser utiliser son réseau

24/06/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Non contents de battre en brèche le monopole américain sur les transactions interbancaires, la Chine se dote de son propre système de carte de crédit.

Depuis le 1er juin, la Chine autorise Visa et MasterCard à utiliser son propre standard de transmission pour les paiements par carte bancaire, Union Pay. Il y a là une certaine ironie, car jusqu’à un passé récent ces deux géants des paiements dématérialisés – sans échange d’argent physique – pensaient encore pouvoir imposer leur propre système à tous les pays. Mieux, UnionPay vient de dépasser Visa en termes de montant de transactions réalisées, à 1,9 milliards de dollars contre 1,75 pour le géant américain sur les quatre premiers moise l’année 2015.

Mais la faiblesse de leur position a éclaté au grand jour en mars 2014 quand Visa et MasterCard décidèrent de bloquer les transactions russes sans préavis suite aux sanctions imposées par le gouvernement US contre ce pays.

Il faut bien comprendre que Visa, MasterCard ou American Express ne font pas de paiements eux-mêmes, mais ne sont que des réseaux informatiques qui mettent en relation banques et commerces adhérents. Tous les paiements en devises sont regroupés sur un gigantesque serveur de compensation où les échanges (clearing) se font via un cours de change basé sur le dollar US. Les groupements de cartes de crédit se financent via des prélèvements sur chaque opération et ce sont les standards et les lois US qui gèrent ce système. Votre banque n’intervient nulle part dans ce processus.

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La fin du dollar Roi ? – suite – la Chine crée son propre système électronique bancaire

19/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le pétrodollar n’est pas le seul levier de la puissance américaine contesté par les BRICS. Le contrôle des flux financiers pourrait aussi échapper en partie à l’Oncle Sam, au profit de la Chine.

Si Vladimir Poutine peut sourire – personne ne l’a vu faire – il en aurait l’occasion avec les derniers développements financiers de la région. Après avoir mis en place un méga-contrat de fourniture énergétique avec la Chine en yuans, la Russie aura bientôt la possibilité de se faire payer via un système électronique indépendant des USA et donc du dollar.

La Chine vient en effet d’annoncer qu’elle testait sur 20 banques, dont 13 Chinoises, une nouvelle technologie de transmission bancaire appelée CIPS – Système de Paiements Internationaux Chinois.
SWIFT est l’actuel système de transactions financières interbancaires. C’est un standard de communication créé en 1973 et utilisé par 10.800 institutions financières et 215 pays. Il est indispensable pour recevoir vos relevés bancaires, mais aussi pour transférer des fonds partout dans le monde, donner des autorisations de signatures dans une entreprise ou faire fonctionner un cash-pool. Voilà pourquoi un blocage de SWIFT signifierait la mort de l’activité économique d’un pays ou d’une banque, un peu comme si on vous interdisait d’utiliser le langage informatique Java : fini les achats en ligne avec votre Visa, vos consultations de comptes, les réservations sur le web, et extinction des téléphones sous Androïd.
La dernière utilisation de cette arme de destructions massive financière a eu lieu en 2012. Les USA et leurs alliés ont poussé SWIFT à retirer de son réseau 30 institutions financières iraniennes (y compris la Banque centrale). Cette sanction visait à stopper des milliards de dollars d’exportations de pétrole et mettre les entreprises iraniennes à l’arrêt.
Il s’avère que beaucoup de banques iraniennes avaient déjà paré cette attaque d’une manière presque embarrassante. Au lieu d’utiliser le système SWIFT pour envoyer et recevoir leurs ordres de paiement, ils ont simplement décroché leur téléphone ou envoyé un courriel. Certes cela est moins efficace et prend un peu plus de temps, mais au final fonctionne tout aussi bien et il n’y a rien que SWIFT ou quelqu’un d’autre puisse faire pour empêcher les banques de communiquer directement entre elles.
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La fin du dollar Roi ? La Chine paie du pétrole Russe en Yuan

17/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les premières ventes de pétrole en Yuan entre la Russie et la Chine sont officielles : un tournant historique qui pourrait bien signer la fin de l’hégémonie du dollar US dans le monde.

Deux mastodontes de l’économie mondiale, la Chine et la Russie, qui se passent du dollar pour leurs transactions pétrolières, voilà qui est totalement inacceptable pour les Etats Unis d’Amérique confronté là à une question de vie ou de mort.
En 1971 Richard Nixon avait conclu un accord avec l’Arabie Saoudite puis avec l’Opec imposant le règlement de toute transaction pétrolière en USD. Le pétrodollar était né.
Cela impliquait que les produits non producteurs en pleine croissance, comme le Japon d’alors, devait d’abord gagner des dollars pour pouvoir acheter l’énergie dont ils avaient besoin. Donc vendre leur propre production de biens de consommation en USD. Et aux pays moins développés ne restait que la solution d’emprunter des USD sur les marchés financiers ou à la Banque mondiale, à moins qu’ils ne soient généreusement aidé par le Fonds Monétaire International, toujours en USD. Et de payer des intérêts en USD.

Les États-Unis de leur côté n’avaient qu’à imprimer plus de billets pour couvrir leurs besoins et répondre à cette demande massive de dollars. Ils peuvent donc importer ce qu’ils veulent sans avoir à se soucier de « gagner » l’argent qui servira à payer leurs fournisseurs. Ce qui se reflète par leur dette astronomique de 18 000 milliard d’USD dont une large partie est supportée par des investisseurs étrangers et des organismes financiers.
Si les 4/5ème des échanges mondiaux qui utilisent actuellement le dollar se faisant en une autre devise, alors la monnaie américaine n’aurait guère plus d’intérêt pour les investisseurs et s’effondrait. Ce qui rendrait du jour au lendemain les produits Apple et Nike hors de prix, où entrainerait une baisse de profit significative de ces sociétés stars qui seraient compensée par des « ajustements » de main d’œuvre et une explosion du chômage.
Pour résumer : un effondrement soudain du fameux modèle Américain.

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« Dé-dollarisation » : la Russie veut attaquer la toute puissance du pétrodollar

« Dé-dollarisation » : la Russie veut attaquer la toute puissance du pétrodollar

23/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le monopole du pétrodollar est-il sur le point de voler en éclats ? Pendant des décennies, les États-Unis ont bénéficié d’un crédit gratuit de milliers de milliards de dollars en tant que monnaie de réserve mondiale et la quasi-totalité du pétrole et du gaz naturel dans le monde a été acheté et vendu en dollars US. Quand l’économie mondiale a tremblé devant la perspective d’un blocage monétaire des États-Unis, seulement évité lorsque Washington a conclu un accord pour relever le plafond de la dette, l’agence officielle chinoise Xinhua a appelé à un monde « des-américanisé ». Et lorsque le gouvernement américain a initié ses sanctions économiques contre la Russie, il n’a probablement jamais imaginé les graves conséquences que cela pourrait avoir pour les États-Unis. Désormais, les médias russes rapportent que le ministère russe des Finances s’apprête à lancer un plan de « dé-dollarisation ».


Au cours de ces dernières années, des pays tels comme la Chine ont ainsi évoqué la nécessité de passer à un nouveau système monétaire sans que personne n’ait vraiment eu une de raisons de bouleverser le statu quo. La Libye et l’Irak l’ont fait, en vendant leur pétrole en Euro pour des raisons politiques, avec les conséquences que nous connaissons, et les interventions militaires américaines visant à récupérer le contrôle des ventes de pétrole. Mais en dix ans, la donne a changé. La lutte pour l’Ukraine a incité la Russie à réévaluer complètement sa relation financière avec les États-Unis. Si la Russie négocie maintenant ses ventes de pétrole et de gaz naturel dans des monnaies autres que le dollar américain, ce sera un coup de massue pour le pétrodollar, et cela pourrait finir par changer radicalement le paysage économique mondial.

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La crise des devises annonce un nouveau désastre économique global

La crise des devises annonce un nouveau désastre économique global

05/02/2014 – 15h10
PARIS (NOVOpress) – Les turbulences qui se répandent dans les systèmes financiers des économies dites émergentes, représentent un tournant pour l’économie mondiale dans son ensemble. Les racines de la crise se trouvent dans la politique d’assouplissement quantitatif (QE), à savoir l’injection de milliers de milliards de dollars dans le système financier mondial par la Réserve fédérale et d’autres banques centrales, initiée en réaction à l’effondrement de 2008 provoquée par la faillite de la banque d’investissements américaine Lehman Brothers.

L’essentiel des fonds est allé vers les marchés émergents, à la recherche de profits plus élevés avec l’envolée de la valeur des actions et une augmentation du taux de retour sur investissement d’autres valeurs financières dans ces pays. Mais alors que la bulle commence à se dégonfler les capitaux spéculatifs se ruent vers la sortie, faisant plonger les devises.

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La Chine marcherait vers une nouvelle révolution ?

La Chine marcherait vers une nouvelle révolution ?

Paysannes du Yunnan (Chine) repiquant du riz.

26/11/2013 -10h30
PEKIN (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
On assiste depuis quelque temps à une révolution silencieuse en Chine : le rapport de l’empire du milieu à l’or a beaucoup évolué. Ses réserves actuelles sont telles que la Chine pourrait se détacher de la dépendance au dollar américain, et, c’est là le plus incroyable, acheter le pétrole directement en yuan.

Mais la réforme, qui apparaît comme plus importante, et qui fut quasiment passée sous silence par les médias français, est celle qui concerne le rapport des citoyens chinois à la terre, et notamment à la possession agricole.

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L’oligarchie américaine s’accorde pour poursuivre la fuite en avant budgétaire

L’oligarchie américaine s’accorde pour poursuivre la fuite en avant budgétaire

Image : En noir la dette publique des Etats-Unis de 1993 à mi-2012 en milliards de dollars. Actuellement elle approche les 16,5 milliards.

07/01/2013 – 16h20
WASHINGTON (NOVOpress via le Kiosque courtois) –
Le Congrès américain a voté la semaine passée une loi permettant de contourner le « mur budgétaire » qu’il avait lui‑même édifié. En l’absence de nouvelle loi, une précédente loi de 2011 serait entrée en vigueur : le gouvernement américain aurait alors dû mettre en œuvre des mesures de réduction drastiques du déficit public. Il y aurait eu pour 200 milliards de dollars de hausses d’impôts et 400 milliards d’économies budgétaires.

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Le Japon et la Chine veulent « dédollariser » leurs échanges

Le Japon et la Chine veulent « dédollariser » leurs échanges

02/01/12 – 16h00
TOKYO (NOVOpress) –
Le Japon et la Chine ont décidé de promouvoir le commerce directement réalisé en yen et en yuan sans utiliser des dollars et encourageront désormais le développement d’un marché spécifique pour des sociétés impliquées dans ces échanges.

Le Japon a également affirmé qu’il s’appliquera à acheter des obligations chinoises, permettant de favoriser l’investissement entre les deux pays.

Ces décisions ont été prises suite à la rencontre du Premier ministre japonais Yoshihiko Noda et du Premier ministre chinois Wen Jiabao à Beijing.

Rappelons que la Chine est le plus grand partenaire commercial du Japon avec 26.5 trillions de yens (340 milliards de dollars) de transactions bilatérales l’année dernière alors que ces échanges représentés moins de 10 trillions de yens il a 20 ans.

Ces engagements régionaux entre deux des plus grandes économies mondiales ont pour but de sortir du règne du dollar et de se protéger des aléas des spéculations des marchés financiers globaux.

Crédit photo : Images_of_Money/Flickr sous licence creative common

États-Unis : des riches de plus en plus riches

États-Unis : des riches de plus en plus riches

28/10/11 – 15h15
WASHINGTON (NOVOpress)
— Les inégalités se creusent chaque jour davantage aux États-Unis. Face à la paupérisation d’une part croissante de la population, l’infime minorité (1%) de « très riches », elle, ne cesse de voir ses revenus augmenter.

En effet, dans un rapport du bureau du budget du Congrès, on apprend que ce 1% des plus riches Américains a presque triplé ses revenus sur les trente dernières années.

Le document officiel se penche sur la période entre 1979 et 2007 et montre que les revenus des plus riches ont augmenté de 275% durant ces trois décennies tandis que ceux des plus pauvres n’ont augmenté que de 18%.

Le rapport établit également que les 1% des plus riches détiennent plus de 50% des actions en bourse du pays et que les patrons des plus grandes entreprises touchent des salaires en moyenne 90 fois supérieurs à ceux de l’Américain moyen.

Une situation qui nourrit le mouvement de contestation anti-libéral « Occupy Wall Street » qui occupe les rues américaines depuis maintenant plusieurs mois pour dénoncer les dérives d’un système capitaliste ne profitant plus qu’à l’hyper-classe.

Photo en Une : crédits Images_of_Money via Flickr (cc)

Crise financière : les Américains jouent à se faire peur [vidéo]

Crise financière : les Américains jouent à se faire peur [vidéo]

24/08/2011 08h30
Washington (NOVOpress) –
Tout le monde se souvient du docu-fiction de la RTBF (Belgique) qui montrait les conséquences d’une décision unilatérale de la Flandre de déclarer son indépendance. Dans le même état d’esprit, un site financier américain, stansberryresearch.com, a mis en ligne une vidéo montrant les conséquences sur douze mois de la cessation d’achat de bons du trésor américain par la Chine et le Japon. En effet, ces deux pays sont les principaux créanciers des Etats-Unis, qui rappelons le, vivent largement à crédit. Or la Chine et le Japon ont également besoin de liquidités…

[box class= »warning »]Attention : vidéo en anglais[/box]

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Poutine dénonce "le monopole du dollar" qui "parasite l'économie mondiale"

Poutine dénonce « le monopole du dollar » qui « parasite l’économie mondiale »

02/08/2011 – 10h30
MOSCOU (NOVOpress) —
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, n’a pas mâché ses mots aujourd’hui en s’en prenant au système économique américain et à la gestion de la dette par le gouvernement des Etats-Unis.

Au cours de la visite d’un camp de jeunes aménagé près du lac Seliger, dans la région russe de Tver, il a déclaré que le pays de l’Oncle Sam « vivait au-dessus de ses moyens, rejetant « la responsabilité » de « ses problèmes sur l’économie mondiale ».

Surtout, Vladimir Poutine s’est attaqué violemment au système monétaire américain qui « parasite l’économie mondiale grâce au monopole du dollar ».

Qui est derrière les agences de notation ? — crédit photo : Ben Garrett

Qui est derrière les agences de notation ?

29/07/2011 – 11h30
NEW YORK (NOVOpress) — Les agences de notation et leur rôle dans l’économie mondiale sont sur toutes les bouches. Certains considèrent que leurs évaluations sont objectives, tandis que d’autres y voient presque des organisations criminelles. Le président de la Banque nationale allemande Claus Raidl demande de recourir à la police pour briser leur influence, jugée démesurée.

Toujours AAA pour les États-Unis alors qu’ils sont presque insolvables

Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch. Ces trois noms résonnent sur toutes les bouches après les spectaculaires et profondes décotes de la solvabilité de plusieurs États européens. Ces trois agences de notation américaines représentent à elles seules 95% du marché. Leur jugement exerce sur les marchés financiers un poids capable d’ébranler l’ensemble de la zone euro, soit une zone économique de 320 millions d’habitants. Mais s’agit-il en fait d’un levier des intérêts américains et de Wall Street ? On peut le soupçonner, d’autant que les États-Unis, alors qu’il sont en passe de devenir insolvables, jouissent d’un niveau de solvabilité extrêmement élevé. Des politiciens européens ont fait de cette troïka d’outre-Atlantique leur ennemi déclaré. Mais la vérité se trouve probablement, comme souvent, au milieu.

La Grèce a longtemps réussi à cacher l’ampleur réelle de ses problèmes financiers. Il y a environ un an, la lumière a été faite sur la gestion catastrophique de ses finances publiques. Les problèmes du pays ont attiré l’attention des Fitch et consorts, qui ont rapidement réagi en décotant la solvabilité des emprunts d’État. Depuis, l’euro n’est plus en repos. Une « vache sacrée » a même été sacrifiée récemment – l’Italie. Des politiciens de Bruxelles et nationaux ont reconnu le risque de se retrouver dans une situation délicate. Enfin, un coupable a été trouvé : ce n’est pas la pratique de distribuer à la population des cadeaux électoraux qu’il n’y avait pas lieu de financer, mais des analystes de la lointaine Amérique qui étaient responsables des misères de l’union monétaire européenne.

Ceux qui sont derrière

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Un coup d’œil sur la structure des agences permet de douter de leur objectivité. Par exemple, le légendaire gourou de la bourse Warren Buffet détient, comme l’indique NEWS dans son numéro 28 de cette année, au travers de Berkshire-Hathaway, 12,5% des parts de Moody’s. Buffet a aussi une participation dans la banque d’investissement Goldman Sachs, dont la notoriété est égale à sa mauvaise réputation. Une constellation autonome, en somme.

Le problème est que les agences de notation sont payées par les banques pour évaluer leurs produits. Si l’analyste et le donneur d’ordre ont tous les deux le même propriétaire, cette relation est un terrain éminemment propice à une dangereuse absence de transparence et aux coteries. Qui mordrait la main qui le nourrit ? Standard & Poor’s appartient à la maison d’édition médias McGraw-Hill dont le principal actionnaire est la société d’investissement Capital World, laquelle détient aussi une participation dans Moody’s. Le Français Marc Ladreit de Lacharriere contrôle Fitch Ratings via sa maison-mère Fimalac. Il a présidé pendant des années la section française du groupe Bilderberg. Le comité de direction de Fimalac a des relations et des intersections étroites avec des groupes de sociétés agissant dans le monde entier comme Coca Cola et diverses grandes banques.

La solvabilité de la classe politique

Nos élus, dans leurs critiques à l’encontre des Moody’s et autres, n’ont sûrement pas tort, ou du moins pas totalement. Les interdépendances avec les grands acteurs du monde de la finance et de l’industrie s’opposent à leur objectivité. Dieu seul sait pourquoi les USA ont-il toujours le statut triple A… ou les propriétaires des agences. Mais l’accroissement régulier de l’endettement et la corruption des milieux gouvernementaux aboutiront tôt ou tard à un retour de bâton. Les gouvernements d’Europe ont traité à la légère l’attribution des critères de stabilité. Ce comportement négligent, fruit de spéculations à court terme, se traduit maintenant en un déclassement des évaluations. Faire des agences de cotation l’unique responsable des affres de la zone euro serait omettre la responsabilité de la classe politique, et surévaluer, peut-être, sa propre solvabilité.