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Franxit ? OUI !

14/03/2016 – FRANCE (Présent 8566)

La possibilité accordée aux Britanniques de se prononcer pour ou contre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne fait des envieux. Ceux qui voudraient en bénéficier en Europe, ce sont d’abord les Français. C’est ce qui résulte d’une enquête de l’université d’Édimbourg effectuée le mois dernier auprès de 8 000 électeurs dans six pays : Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède.
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53 % de nos compatriotes souhaitent qu’on leur demande s’ils veulent continuer la folle course vers « une union toujours plus étroite », selon la formule des traités européens. Les Français sont les seuls à être majoritairement partisans d’une telle consultation pour leur pays (45 % en Allemagne, 47 % en Espagne, 49 % en Suède, 39 % en Pologne…) Cette étude, publiée le 10 mars, est la première à interroger les opinions publiques européennes à l’occasion de la consultation au Royaume-Uni.

Si les Français sont majoritairement en faveur d’un référendum au sujet du Franxit, ils sont aussi les plus favorables à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Comme si, faute de bénéficier du même droit, ils se réjouissaient de celui de leur voisin. Fort logiquement, c’est en France que l’on souhaite le plus mettre fin à la liberté de circulation en Europe.
C’est aussi chez nous que 53 % de nos concitoyens veulent réduire l’accès aux aides sociales des étrangers. Au moins que l’on obtienne le peu que les Britanniques ont arraché au Conseil européen, à savoir un délai de quatre ans avant que ces étrangers aient les mêmes prestations que les nationaux !

La classe politique française ne s’émeut guère du vœu des Français. Quoique les dirigeants des partis n’aient que les mots « démocratie », « concertation », « respect » à la bouche, aucun ne songe à interroger les électeurs pour savoir ce qu’ils veulent, sauf le Front national qui annonce un référendum sur l’euro, lié à l’UE. Ces mêmes partis s’étonnent ensuite de la montée en puissance des souverainistes, des nationalistes, qu’ils appellent « populistes » de façon péjorative. En l’absence de consultation directe, ceux qui veulent exprimer leur refus de cette Europe-là votent pour les formations qui la récusent.

Mais il est vrai que cette même enquête révèle aussi qu’en cas de référendum, 45 % des Français voteraient pour rester dans l’UE, 33 % pour quitter (22 % sans opinion). Que les eurocrates ne s’en réjouissent pas trop vite ! Ils ont la mémoire courte. Rappelons que, lors du référendum sur la Constitution européenne, selon les sondages le oui l’emportait massivement en octobre 2004, à 69 % contre 31 % pour le non.
Six mois plus tard, en avril 2005, c’est le non qui faisait la course en tête 54 % contre 46 % pour le oui, ce qui correspondra au verdict final le mois suivant. Pour ce qui est du traité de Maastricht, le oui ne l’emporta que sur le fil, alors qu’au début de la campagne il était massivement plébiscité.
Il est sûr que l’annonce officielle d’un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne, en faisant renaître l’espoir, susciterait un élan vers l’émancipation de la tutelle bruxelloise. À ceux qui en doutent, socialistes, centristes, républicains, nous disons « chiche ! ». Hélas, ils ne se risqueront pas à proposer un référendum…

Guy Rouvrais

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« Frexit », migrants : les sondages nous donnent raison

Source : Boulevard Voltaire

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple.

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple. La première, menée par l’université d’Édimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part, traite du rapport qu’entretiennent les Européens avec l’Union européenne. La seconde, rendue par l’IFOP, étudie l’opinion des Français par rapport à l’immigration. Dans ces deux enquêtes, les Français interrogés donnent raison aux eurosceptiques et aux opposants à l’immigration de masse.
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De la crise migratoire au Brexit : l’Union européenne en voie d’atomisation

Source : Boulevard Voltaire
Schengen n’est déjà qu’un vague souvenir. L’Euro s’effondre progressivement. Les nations libres s’imposent comme la solution d’avenir, la solution logique.

Le premier coup dur porté à la construction européenne fut le référendum volé de 2005. Une large majorité de Français avaient refusé le traité établissant une Constitution pour l’Europe, avant d’être trahie, peu de temps après, par Nicolas Sarkozy. Échaudés, les télégraphistes de Bruxelles (pardon, les gouvernants français) n’ont, depuis lors, plus présenté de référendum au peuple. Quand le peuple vote mal, on ne le fait plus voter.

L’Allemagne porte la responsabilité du démantèlement prévisible de l’Union européenne. En cause, sa politique égoïste et irresponsable dans tous les domaines : immigration, économie, défense et énergie. Quant à la France, elle est coupable de faiblesse. Soumis, les dirigeants français n’ont eu de cesse de faire des cadeaux à Berlin. Tout s’est accéléré sous la présidence de François Mitterrand, lequel, européiste acharné, craignait que l’Allemagne réunifiée ne se tourne irrémédiablement vers l’Est.
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Le dhimmi du jour est Moscovici, qui veut instaurer une taxe « clandestins »

26/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)

Pierre Moscovici, mérite bien le titre de dhimmi du jour en proposant une taxe en faveur des clandestins -essentiellement en provenance de pays musulmans- au niveau européen. Le commissaire européen aux Affaires économiques demande aux États-membres de la Commission européenne de prendre des moyens pour favoriser leur intégration. Depuis le mois de mai dernier, celle-ci agit en trois points principaux : solidarité, action, effectivité de la politique de retour.
Mais selon lui, aujourd’hui, la question se situe sur notre manière d’accueillir des « réfugiés », et pas sur leur accueil ou non, car « Un réfugié ne vient pas en Europe pour repartir ! » Le problème central concerne la politique de l’intégration de ces réfugiés en Europe : qu’ils puissent trouver leur place, particulièrement au niveau de l’emploi. Et ceci pourrait consister en un financement, par le moyen d’une taxe.


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Brexit pour les dupes

22/02/2016 – EUROPE (Présent 8551)

David Cameron était allé à Bruxelles pour participer au Conseil européen, avec mission de défendre les intérêts des Britanniques en secouant la tutelle bruxelloise, il en est revenu en petit télégraphiste de ses pairs pour convaincre ses compatriotes de rester au sein de l’Union européenne en votant oui au référendum. Pour cela, il faut qu’il ait lui-même l’air convaincu. Il a donc essayé, dès son retour, de démontrer qu’il avait gagné sur toute la ligne… ou presque, et la face de l’Union allait en être changée, comme celle des îles britanniques.
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Le Premier ministre a assuré aux sujets de Sa Majesté que l’accord « nous donne le meilleur des deux mondes », le beurre et l’argent du beurre, les avantages de l’UE sans les inconvénients : « Le Royaume-Uni ne fera jamais partie d’un super État de l’Union européenne, le pays n’adoptera jamais l’euro, nous ne participerons pas aux parties de l’Union qui ne fonctionnent pas. » Il peut donc faire campagne pour le oui, ses revendications ont été satisfaites. Mais cela, c’est un discours à usage interne…

Tout est changé, dit-il. Rien n’est changé, répondent ses homologues. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a certes déclaré que l’accord « renforce le statut spécial de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Pas glamour, mais sans concession sur les valeurs fondamentales de l’Europe ».
Et sans « dérogation aux règles » européennes, s’est empressé d’ajouter François Hollande, qui a précisé : « Il n’y a pas de révision prévue des traités et de droit de veto du Royaume-Uni sur la zone euro, ce qui pour la France était très important. » Est-ce donc l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein ? Non, il s’agit d’un marché de dupes : en échange d’un engagement ferme du Premier ministre britannique de soutenir le oui, il n’a reçu que des promesses conditionnelles, à l’accomplissement lointain ou hypothétique.

Parmi ses revendications, il y avait l’abrogation, ou au moins la réduction, du versement des allocations familiales pour les travailleurs européens dont les enfants sont restés au pays. Accordé ! Mais l’adoption définitive dépend du vote du Parlement européen qui n’interviendra qu’après le référendum du 23 juin ! Quant au veto des parlements nationaux sur les projets européens, il se traduit par ceci : quand 16 de ces 28 parlements nationaux s’accorderont pour contester un texte de la Commission contraire au principe de subsidiarité, à ce moment-là, figurez-vous que l’accord prévoit de déclencher… « une discussion approfondie » (sic) au Conseil.
C’est tout !

David Cameron demandait d’échapper à l’engagement vers une « Union toujours plus étroite », l’un des piliers de la construction européenne. Il a obtenu cette exemption. Laquelle sera effective quand elle sera intégrée au traité européen lors d’une prochaine révision à une date inconnue… si révision il y a. Ce qui signifie que la Grande-Bretagne est toujours soumise à cette clause. David Cameron voulait un délai de quatre ans pour les ressortissants de l’UE au Royaume-Uni avant de bénéficier des aides sociales, il n’a obtenu qu’une limitation de ces aides.

Il est douteux qu’avec un tel bilan, Cameron convainque ses concitoyens de dire oui à cette Europe-là, alors que le non a le vent en poupe. Le Brexit est pour bientôt.

Guy Rouvrais

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Jacques Sapir alerte à nouveau sur les conséquences de l’euro pour la France

22/02/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Selon l’économiste Jacques Sapir, il est plus que temps de tirer le bilan de l’impact de l’euro sur l’économie française. En effet, approuvée à une très courte majorité lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, entrée en service en 1999 pour les transactions bancaires puis en 2002 de manière concrète pour la population des pays de la zone euro, cette monnaie est censée avoir amélioré la situation globale de la France, selon le discours officiel.

Sur qui se base le discours officiel ?

Selon des économistes comme Mundell, McKinnon ou encore Kennen, plus l’économie d’un pays est ouverte sur l’extérieur, moins le taux de change est important ; et si l’économie d’un pays est diversifiée, cela réduit l’impact de ce que l’on appelle des « chocs exogènes » permettant à ce pays d’être lié à d’autres par des taux de change fixes. En conséquence de quoi, un pays aurait tout intérêt à se lier à d’autres, tant que le capital et le travail sont parfaitement flexibles, et que son économie est diversifiée.
Ces travaux sont basés, selon Jacques Sapir, sur des visions fausses des processus économiques. Ils ne prendraient pas en compte le phénomène de persistance du commerce international, et négligeraient l’influence de facteurs endogènes sur le développement du commerce qui redonnent toute leur importance aux dévaluations pour redonner de la compétitivité aux pays.

Quelles seraient alors les conséquences réelles de l’euro ?

Toujours selon Jacques Sapir, l’euro a favorisé l’Allemagne, qui, sans lui, aurait eu à affronter une forte hausse de son taux de change. Cela s’est fait au détriment de pays comme la France ou l’Italie, qui, par exemple, ont vu leur industrie s’effondrer en raison d’un trop important déficit commercial corrélé à une trop grande différence de compétitivité-coût.
De surcroît, le coût économique de l’euro s’accompagne d’un coût social propre à désagréger la société française.
En effet, l’euro pousse l’économie réelle à réduire ses coûts et les états à mettre en œuvre une politique d’austérité, entraînant l’augmentation incontrôlée du chômage de masse, et la captation de la richesse par un petit nombre au détriment de la majorité.

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Quand Bruxelles n’aime pas la Pologne

Source : Boulevard Voltaire
Le 13 janvier, la Commission européenne a décidé de lancer à l’encontre de la Pologne une procédure — inédite — de « sauvegarde de l’État de droit ». Rien que cela…

Le 13 janvier, la Commission européenne a décidé de lancer à l’encontre de la Pologne une procédure – inédite – de « sauvegarde de l’État de droit ». Rien que cela…
De quoi Varsovie s’est-il donc rendu coupable ? D’une proclamation de l’état d’urgence ? Non, l’état d’urgence, la Pologne a déjà donné, en 1981, avec le général Jaruzelski et ses cohortes staliniennes. Et cela n’avait pas autant ému nos vierges effarouchées d’aujourd’hui. L’état d’urgence pour trois mois, renouvelable au besoin et que l’on voudrait inscrire dans la Constitution ? Non, cela, c’est en France que cela se passe aujourd’hui, une France peut-être bien mal placée pour s’ériger en donneuse de leçons sur ces sujets, non ? D’élections truquées ? Non, la majorité de droite en Pologne a été élue démocratiquement, et nettement, le 25 octobre dernier.
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Budget illimité à Bruxelles pour « informer » les électeurs britanniques

04/01/2016 – EUROPE (NOVOpress)

Après avoir augmenté les salaires de ses collaborateurs de manière très significative pour 2016 – 2.4% – après une précédente augmentation identique sur 2015, l’Union Européenne a décidé de mettre tout son poids et notre argent dans le prochain referendum qui doit se tenir en Grande Bretagne. Cette décision vient à la suite d’une série d’articles parus dans la presse Britannique qui soulignait que 10 000 Eurocrates gagnaient plus que leur premier ministre David Cameron!
Bruxelles se prépare donc à lancer une campagne soutenue «d’information » lors du prochain référendum en Grande-Bretagne pour tenter de convaincre les électeurs de rester dans l’Union européenne.
Les électeurs Anglais devraient voir arriver cette propagande pro-UE très prochainement avant ce vote sur l’avenir de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne.
Comme la Commission Européenne est basée à l’étranger, elle n’est pas contrainte de respecter les strictes règles des élections britanniques sur la quantité de dépliants et d’affiches produits par les différents partis pour leur campagne du référendum.
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Garde-frontières européens : le putsch légal de la Commission européenne

19/12/2015 – EUROPE (NOVOpress)
La commission européenne veut mettre en place un corps de garde-frontières pour lutter contre la vague migratoire. Problème : la commission pourra décider sans l’État concerné de faire intervenir ces forces de l’ordre.

Sous couvert de répondre (enfin !) aux préoccupations soulevées par l’invasion migratoire, la Commission européenne veut dynamiter ce qui reste de souveraineté aux États.
L’UE veut en effet créer une véritable agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières, constituée de milliers de personnels mobilisables rapidement en cas de menace grave à une frontière de l’Union. Ce serait via une refonte de Frontex, l’agence européenne que naîtraient les premières forces de l’ordre de l’Union Européenne. Dotée d’un personnel permanent de 1  000 agents (contre 400 actuellement), et d’un corps de réservistes de 1  500 personnels (composé de garde-côtes et de garde-frontières nationaux), cette force serait mobilisable en deux ou trois jours.
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Comment parvenir à de telles performances alors qu’actuellement il faut plusieurs semaines pour rassembler les renforts dépêchés par les États en cas de crise ? Simple : en passant par dessus leur tête.

En cas de crise, la Commission pourrait demander à un comité d’experts de valider en urgence une intervention du corps de garde-frontières. La procédure, rapide, mais opaque, relève de la « comitologie », un mode de décision bruxellois particulièrement décrié, puisqu’il relève du putsch légal à l’encontre des États. Récapitulons :
1/La commission se saisit d’un dossier, par exemple la trop grande porosité des frontières grecques.
2/Elle décide d’envoyer les garde-frontières européens. Devant « l’urgence », elle ne demande pas son avis à la Grèce.
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3/Cette décision doit être entérinée par un comité, composé de représentants des États-membres, mais présidé par la Commission (on devin ou va l’allégeance des experts…). La réunion peut être convoquée en urgence et se tenir par téléphone.
4/Refuser cette proposition relève pour le comité de la gageure, car ils doivent rassembler une «  majorité qualifiée inversée  », d’au moins 73 % des voix contre.
5/La commission, à la fois organe décisionnaire et partie prenante dans son propre organisme de contrôle, peut ainsi facilement imposer sa volonté, dans le respect des procédures, qui tient lieu à Bruxelles de légalité kafkaïenne.
Ainsi, selon un diplomate de haut rang,

Cette proposition de la commission va trop loin notamment la partie sur la cosmétologie. Décider d’une invasion en comitologie ? C’est une plaisanterie.

Si la France et l’Allemagne sont pour – et pour cause, elles sont à l’origine de l’idée, surtout l’Allemagne, cela fait longtemps que la France n’est plus à l’origine de quoi que ce soit — les petits pays européens freinent des quatre fers. La Pologne et la Hongrie ne veulent pas en entendre parler, les Tchèques et les Slovaques sont très critiques, l’Espagne et Chypre sceptiques.
Le chef de la diplomatie polonaise, Witold Waszczykowski, a qualifié l’initiative de « non démocratique. »

Cela signifie qu’une institution serait créée, qui déciderait de manière arbitraire de son action sans la participation des États-membres

Belle définition d’un putsch « légal ». Espérons que ces États qui parlent avec la voix de la raison sauront se faire entendre au Conseil européen, qui devra valider ce projet à la majorité qualifiée et que le parlement européen saura se lever contre la dérive autoritaire -pas neuve, hélas- de la Commission.

Charles Dewotine

Crédit photo : Rock Cohen » via Flickr (CC) = FRONTEX

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L’UE promet 3 milliards de dollars à la Turquie

30/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Après qu’un sommet européen s’est réuni dimanche sur l’immigration que subit l’Europe, les pays se sont accordés pour verser une somme de 3 milliards d’euros à la Turquie a annoncé le Premier ministre turc venu représenter Recep Tayyip Erdogan. Le Premier ministre turc a déclaré : « C’est un jour historique dans notre processus d’accession à l’Union européenne ». Donald Tusk, président du Conseil européen qui représente les chefs d’État européens a commenté « Notre objectif principal est d’endiguer le flot des migrants en Europe », il a ensuite décrit la Turquie comme une « partenaire clé » dans la lutte antiterroriste et dans le règlement de la guerre islamique en Syrie.

Légende photo : Donald Tusk, président du Conseil européen



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Terrorisme : gesticulations européennes autour de la possession légale d’armes

25/11/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Comme si les collectionneurs, chasseurs ou tireurs sportifs avaient défouraillé au Bataclan, l’Union européenne veut restreindre le commerce et la détention légale d’armes. Où l’on voir que toute occasion est bonne de renforcer le contrôle social à l’encontre des citoyens honnêtes.

Par définition, terroristes, criminels et délinquants se moquent bien des lois et ne vont pas se fournir en Kalashnikov et autres lance-roquettes chez l’armurier du coin. C’est pourtant ce que laisse entendre la Commission européenne qui a lancé récemment une initiative destinée à restreindre encore le commerce et la détention d’armes à feu. Alors que les possesseurs légaux d’armes à feu sont déjà très encadrés, la commission tend à les considérer dorénavant comme une sorte de cinquième colonne, aussi dangereuse que les terroristes.

Le Comité Guillaume Tell, qui regroupe les associations et fédérations de professionnels ou utilisateurs d’armes à feu, s’élève contre cette mesure.

Résumons : les citoyens respectueux des mois sont dans le collimateur de la commission, ce qui ne fait que renforcer la légitime suspicion à l’encontre de cette instance non démocratique, qui ne rate pas une occasion pour renforcer le contrôle social des populations européennes.
Car là est le véritable objectif de telles mesures à l’instar de celles restreignant la liberté d’expression ou l’espionnage généralisé prises par le gouvernement. Si l’objectif était réellement de lutter contre le terrorisme, il est évident que les moyens considérables nécessaires pour faire appliquer cette nouvelle directive seraient bien mieux utilisés ailleurs.

Crédit photo : Nicolas Verneuil via Flickr (CC) = à la chasse



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Cop21 : travailleurs détachés, fermeture des frontières, le pouvoir face à ses contradictions

07/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
200 « travailleurs détachés » sur le chantier de la Cop21, les frontières « fermées » pour protéger le raout écolo, mais ouvertes à tous les vents migratoires, le sommet sur le climat s’annonce comme un concentré des contradictions et reniements de la « gauche » au pouvoir.

À l’occasion de la Cop21, les frontières seront contrôlées du 13 novembre au 13 décembre, a affirmé Bernard Cazeneuve. Tous les moyens de transport sont concernés : ces contrôles s’effectueront aux points de passage frontaliers routiers, ferroviaires, maritimes et aériens.
Outre le côté ridicule de la mesure sécuritaire (terroristes de tout poil, il vous suffit d’entrer en France avant le 12 novembre et d’attendre tranquillou, Airbnb vous fournit des chambres d’hôtes discrètes), le symbole est symptomatique de ce qu’est devenue la « gauche » au pouvoir : servile avec les puissants, elle bafoue le droit de ses modestes citoyens, qui auraient été en droit d’entendre

La France va fermer ses frontières pendant quelques semaines

à propos de la crise migratoire qui frappe l’Europe et menace la survie de la civilisation européenne.
Mais bon sang, mais c’est bien sûr, ils s’en moquent, de la civilisation européenne ! et même sans employer de grands mots, ils se tamponnent aussi, nos hommes de « gauche », du modèle social français, avec ses trop nombreuses rigidités, certes, mais qui protégeait tout de même le travailleur modeste. Grâce à l’Europe de Bruxelles, tous ces « archaïsmes » sont bien heureusement à ranger au rayon des mauvais souvenirs. Ainsi avec la directive européenne ultralibérale de 1996, qui officialise le dumping social et la concurrence déloyale, on peut se payer des sommets mondiaux à moindres frais.
C’est pour cela que près de 200 travailleurs détachés venus d’Europe de l’Est sont employés sur le chantier de la Cop21 au Bourget, en Seine-Saint-Denis, alors que les organisateurs de la conférence s’étaient engagés à employer prioritairement la main d’œuvre locale. Un salarié venu de Slovaquie a expliqué qu’il ne touche que 70 € pour des journées de 10 à 12 heures.

Bref, droit, social, droit des peuples tout cela c’est bon pour les discours que plus personne ne croit. Le changement, de « gauche » en « droite », c’est maintenant.*
* mais rassurez-vous, l’inverse est également vrai


Pour les agriculteurs, ressemer sa propre récolte sera taxé

Pour les agriculteurs, ressemer sa propre récolte sera taxé

01/12/2011 – 18h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Une proposition de loi UMP, adoptée cette semaine, obligera les agriculteurs français à payer une taxe pour continuer à ressemer les graines de la récolte précédente ! Une situation totalement folle puisque les agriculteurs ont l’habitude, depuis la nuit des temps, de réutiliser les graines d’une année sur l’autre.

Si cette pratique était en théorie interdite, elle était jusqu’à présent largement tolérée : la moitié des céréales cultivées étaient jusqu’ici ressemées par les agriculteurs. Désormais, ils devront s’acquitter d’une redevance de nature fiscale, dont le but est de soutenir les droits des créateurs de variétés végétales, c’est‑à‑dire les entreprises de semenciers.

Il est inquiétant de voir s’accroître la dépendance des agriculteurs auprès des entreprises semencières. Rappelons aussi que la recherche moderne a bénéficié gratuitement de millénaires de recherches paysannes.

Pour la Commission de Bruxelles, boire de l’eau ne prévient pas la déshydratation

Pour la Commission de Bruxelles, boire de l’eau ne prévient pas la déshydratation

01/12/2011 – 15h00
BRUXELLES (NOVOpress Breizh) – Ce n’est pas un canular : pour la Commission européenne, il n’est pas démontré que boire de l’eau empêcherait la déshydratation. L’administration bruxelloise vient donc d’interdire aux producteurs d’eau en bouteille de mentionner sur les étiquettes que boire de l’eau prévient la déshydratation. Retour sur une histoire d’eau qui défraye la chronique.

Après trois années d’enquête (!), vingt-et-un scientifiques réunis à Parme (Italie) sont en effet arrivés à la conclusion qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour affirmer que boire de l’eau prévenait la déshydratation. La Commission européenne en a aussitôt tiré les conclusions et a interdit aux producteurs européens d’eau en bouteille de l’affirmer sur leurs produits. Avec, à la clé, une peine de deux ans d’emprisonnement pour les contrevenants. 

Le règlement (UE) n° 1170/2011 de la Commission en date du 16 novembre 2011 concernant « le refus d’autoriser certaines allégations de santé portant sur les denrées alimentaires et faisant référence à la réduction d’un risque de maladie »  signé par le président José Manuel Barroso en personne a été publié au Journal officiel de l’Union européenne du 17/11/2011. 

A l’origine, deux médecins allemands, Andreas Hahn et Moritz Hagenmeyer, avaient saisi la Commission européenne aux fins de savoir s’il était permis de mentionner sur les bouteilles d’eau que « la consommation regulière de quantités significatives d’eau peut réduire le risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances ». A priori rien de bouleversant. Grave erreur. 

José Manuel Barroso : le président de la Commission veille sur la santé des Européens (Photo Guillaume Paumier Licence CC)La décision n’a bien entendu pas manqué de provoquer pas mal de commentaires ironiques ou indignés sur la folie réglementatrice de l’administration européenne. Le député européen Roger Helmer (G-B) a déclaré que la décision était «  d’une stupidité abyssale. L’euro est en feu, l’Europe s’effondre et il y a des technocrates grassement payés pour s’interroger sur les qualités évidentes de l’eau et pour tenter de nous interdire le droit de dire ce qui est évident. S’il fallait un exemple pour démontrer la folie que représente le projet européen, c’est celui-ci. » Dans un langage plus diplomatique, le ministère de la Santé britannique a tenu à préciser « qu’évidemment que l’eau hydrate. Bien que nous supportions l’Europe dans la prévention des affirmations mensongères à propos des produits, il est important de garder le sens commun. » 

Certains ont toutefois pris la défense de la Commission en expliquant que la déshydratation n’est pas forcément causée par le fait de boire trop peu. La déshydratation peut en effet être causée par un manque d’électrolytes comme le sodium ou le potassium. D’autres ont estimé justifiée  l’explication des scientifiques européens qui ont affirmé, pour justifier leur refus, que « la teneur en eau dans le corps est un symptôme de déshydratation, et non quelque chose qui puisse être contrôlé par le fait de boire de l’eau ». 

Quoi qu’il en soit, en cette période particulièrement agitée que connait l’Union européenne, d’aucuns estimeront rassurant de savoir que M. Barroso et ses collègues, à défaut de trouver une solution à la crise de l’euro, consacrent une partie importante de leur précieux temps à veiller avec un soin jaloux sur la santé des Européens. Dans ce domaine on  peut même constater qu’ils n’hésitent pas à se mouiller. 

[box class= »info »]Crédit photo Une : Olybrius sous licence CC[/box]