Tag Archives: DGSE

hollande-destitution

Les Républicains demandent la destitution de François Hollande

08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : A l’initiative de Pierre Lellouche, député (LR) de Paris, le groupe Les Républicains de l’Assemblée nationale, présidé par Christian Jacob, a engagé aujourd’hui la procédure de destitution de François Hollande, sur la base de l’article 68 de la Constitution. Celui-ci prévoit qu’« en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », le président de la République peut être destitué par le Parlement, réuni en Haute Cour.

« Nous considérons que le président de la République a manqué à ses responsabilités vu ce qui est publié dans le livre [Un président ne devrait pas dire ça…] sur différentes opérations, des rançons, des cartes classées secret défense. Non, un président ne peut pas tout dire », a expliqué Christian Jacob

Dans l’ouvrage écrit par deux journalistes du Monde, sur la base de très nombreux entretiens réalisés par le chef de l’Etat, François Hollande se vante notamment d’avoir donné son feu vert aux services secrets français pour quatre « opérations Homo » (pour « homicide »), une incroyable violation du « secret Défense » qui a fait bondir jusqu’à son ministre de la Défense, qui est pourtant l’un de ses derniers fidèles, Jean-Yves Le Drian.

Alain Chouet

Terrorisme : les accusations d’un ancien cadre de la DGSE

25/03/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Alain Chouet est un ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure, qu’il a quittée en 2001. Interrogé par le Bien public après les attentats de Bruxelles, il met en cause la responsabilité des politiques, qui, sur le plan intérieur, ont « joué la carte de l’islam politique à des fins électorales », et, sur le plan extérieur, ont choisi de s’allier aux « sponsors » du djihadisme, en Belgique comme en France. Extraits.

Le renseignement est-il efficace ?

« Dans une démocratie, on ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque citoyen. Le risque zéro n’existe pas. En Europe, les services de renseignement fonctionnent bien. Du temps où j’étais dans les services, j’ai pu observer que la coopération entre les polices européennes était excellente. Le problème est d’une autre nature. Il est politique. Dans certains quartiers, comme à Molenbeek, des élus ont joué la carte de l’islam politique à des fins électorales. Ils ont interdit aux services de police d’y faire quoi que ce soit. On n’a pas voulu voir les problèmes. Ils nous éclatent aujourd’hui à la figure, que ce soit en Belgique ou en France. »

Que faire pour se protéger de nouvelles attaques ?

« Il faut s’attaquer aux causes du problème, et pas uniquement aux effets. Nous sommes alliés aux pétromonarchies sunnites qui sponsorisent le djihadisme. Il faut revoir de manière globale notre stratégie face au terrorisme. »

Vu sur Facebook

Terrorisme en Syrie : l’enjeu pétrolier

Publié le
edward-snowden-has-always-been-a-privacy-fanatic

Edward Snowden : « La surveillance de masse est pratiquée dans tous les pays »

11/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
A l’occasion d’un rassemblement organisé à Paris par Amnesty International, Edward Snowden a tenu – le mercredi 10 décembre – sa première conférence en France. Elle se déroulait en direct vidéo depuis la Russie, où Snowden est réfugié depuis l’été 2013. C’est la première fois que l’ancien consultant de la NSA prenait la parole en France.

La France est-elle sous surveillance ? Voici la réponse d’Edward Snowden :

Je n’ai pas accès à des informations secrètes. J’ai tout détruit, à part ce que j’ai donné aux journalistes. C’est maintenant le rôle de la presse. Mais la surveillance de masse a lieu dans tous les pays qui ont les moyens d’avoir des agences de renseignement. Il y a eu des rapports qui ont montré qu’Orange fournissait des informations à la DGSE. (…) Est-ce que c’est juste ? Est-ce que c’est moral de violer les droits de la population ? On n’a pas répondu à cette question sérieuse en France.

Faits et Documents n°362 du 15 au 30 septembre 2013 : "Portrait : Bernard Bajolet"

Faits et Documents n°362 du 15 au 30 septembre 2013 : « Portrait : Bernard Bajolet »

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 30 septembre 2013 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait du directeur général de la DGSE (renseignement extérieur), Bernard Bajolet. Extrait.

Personnage sinueux et fuyant, Bernard Bajolet sait composer : coordonnateur national du renseignement auprès de Nicolas Sarközy, ce diplomate, qui fut en poste à Alger et Kaboul, a été propulsé par François Hollande à la tête des services secrets extérieurs (DGSE). Il cache pourtant tellement bien son jeu qu’on ne sait plus vraiment s’il est un diplomate chez les espions ou un espion chez les diplomates.

« Plutôt de gauche. » Le Point, août 2008.

« J’adhère totalement à la philosophie politique de Nicolas Sarközy mais je ne suis pas un militant politique. » Le Monde, 27 août 2008.

« Bernard Bajolet va devoir apprendre à faire du patin à glace sur une peau de banane […] “Il est forcément accepté car il est déjà dans le coup” glisse un militaire de haut rang. Tellement dans le coup, d’ailleurs, que certains le voyaient déjà faire partie des services. Bernard Bajolet reconnaît avoir travaillé “en total tandem” avec la DGSE pour la libération des otages français d’Irak, mais, ajoute- t-il en faisant mine de tracer un ensemble : “Je suis diplomate, je travaille pour l’État. »
Le Monde, 27 août 2008.

« Un champion des missions casse-gueule, les casseroles en moins. Le genre de profil qu’on irait davantage dégotter boulevard Mortier, à la DGSE, qu’au Quai d’Orsay. »
Bakchich, juin 2008.

Lire la suite

Mohamed Merah, homme seul ou réseau ?

Mohamed Merah, homme seul ou réseau ?

19/04/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Où est passée l’affaire Merah ? Si l’on sait bien que le temps médiatique et le temps politique ne coïncident pas toujours, il est effarant de voir qu’une des plus graves affaires de terrorisme sur le sol français de ces dernières années a totalement disparu de la campagne présidentielle. Et ce juste au moment où des questions intéressantes commençaient à être soulevées sur les relations de Mohamed Merah et de la DCRI. Incompétence ? Instrumentalisation ? Dans les deux cas, si la réponse est oui, l’on se demande comment une question aussi grave peut disparaître sans remous des radars médiatiques…

Les premiers à lancer la charge vont être les parents de Mohamed Merah qui affirment que leur fils a agit sur ordre des services français et a été exécuté dans la foulée, pour ne pas « parler ». Aucun indice ne vient étayer cette thèse pour le moment. On sort un témoin « anonyme » du chapeau qui affirme que Mohamed Merah aurait été abattu dès le début du siège. On ne sait pas qui est ce témoin, et personne d’autre n’a rien vu. Mais comme il faut, dans ce camp là, accréditer à tout prix la thèse de « l’assassinat » de Merah par les forces de l’ordre, on brode sur le nombre de cartouches tirées lors de l’assaut (environ 300). L’on feint de s’étonner d’autant de balles pour tuer un homme. Sauf que, pour commencer, l’homme en question a défendu chèrement sa peau ; ensuite, que les forces de l’ordre avaient pour consigne prioritaire de ne pas le tuer justement, ce qui rallonge de fait la durée de l’assaut. Tout ceci est un peu contradictoire : si il a été abattu délibérément c’est soit au moment de l’assaut, soit avant, mais pas les deux… En l’état, tout ceci ne prouve rien.

Les relations de Mohamed Merah avec la DCRI

Le vrai point douteux de cette affaire est dans la deuxième hypothèse : les relations de Mohamed Merah avec la DCRI. Ce qui a éveillé les soupçons, c’est, pendant le siège, le souhait de Merah de s’épancher auprès d’un officier de la DCRI qu’il connaissait. Ce qui, en soi, contrairement aux élucubrations que l’on a pu lire dans la presse ici ou là, n’est pas nécessairement suspect. Les officiers ont leurs sources comme les flics ont leurs indics. Le travail de police et de renseignement passe par l’humain pour être efficace, ce n’est pas juste de la gestion de bases de données magiques comme dans les séries américaines. Après, le renseignement humain a des failles si l’on ne fait pas le travail nécessaire de vérification. Ce qui semble s’être produit ici, on va le voir.

Mohamed Merah rencontre l’officier Hassan (pseudo) de la DCRI après son séjour en Afghanistan. Presque un an après. Il est à l’époque signalé par les services extérieurs qui le trouvent suspect. La DCRI affirme avoir mené une enquête sur lui après son voyage (Egypte, Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, Tadjikistan, Afghanistan) et n’a rien trouvé de probant. Elle veut néanmoins lui poser quelques questions. Au moment de sa convocation, il est alors au Pakistan. Une fois rentré, il va répondre aux questions. C’est là qu’il affirme avoir fait du tourisme en Afghanistan (!!). Ce qui visiblement ne met pas la puce à l’oreille de l’officier Hassan. Personne ne lui demande ce qu’il faisait au Pakistan non plus… À ce stade il est un peu hâtif d’affirmer comme certains, que cela prouve que Mohamed Merah était un agent de la DCRI. Il est en revanche légitime de s’interroger sur les compétences de la DCRI, dont on le rappelle, la lutte contre le terrorisme islamiste est la mission prioritaire.

Dès le lendemain de l’assaut du Raid, Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, s’invite pour une interview dans Le Monde pour déminer les soupçons. Il ne nie pas que Mohamed Merah était plus ou moins repéré par ses services. Sa ligne de défense va être la suivante : Mohamed Merah était un « loup solitaire », il n’était pas membre d’un réseau. Or, les services de lutte anti-terroriste français ne sont pas organisés pour répondre à ce type de menace. Un homme seul est difficilement détectable en l’état, si l’on n’a pas d’élément à charge contre lui. Les services sont formés pour repérer et démanteler des réseaux. Voilà. Fermez le ban. A partir de là toute la presse va reprendre à qui mieux mieux, l’hypothèse de « l’homme seul » qui dédouane les services…

Le hic, c’est que le jour même un groupe djihadiste « les soldats du califat » revendique au nom d’Al-Qaida les attaques de Toulouse. Bien évidemment tout ceci va être balayé d’un revers de main par la DCRI et les experts médiatiques en terrorisme. On va nous dire que Al-Qaida revendique toujours les actions qui vont dans son sens, même quand cela ne la concerne en rien. Mohamed Merah serait donc un homme seul…

Un homme seul ?

Une semaine plus tard, sur les mêmes forums djihadistes, un deuxième communiqué apparaît (« Yusef al-Faransi (Muhammad Merah) As I Knew Him » – al-qimmah.net/showthread.php?p=53163). Il va être beaucoup moins médiatisé. La DGSE, elle, estime le message crédible. Que dit-il en substance ? L’auteur est un membre des « soldats du califat » qui aurait rencontré Mohamed Merah dans un camp d’entraînement. Il ne précise pas si c’est en Afghanistan ou au Pakistan. En revanche, il explique qu’au départ il avait été demandé à Mohamed Merah de commettre un attentat-suicide en France, et celui-ci semble avoir changé de plan d’action une fois rentré. Pour la non-appartenance au réseau, on repassera.

Djihadistes à l'entraînement en Afghanistan, vidéo de 2011

Djihadistes à l'entraînement en Afghanistan, vidéo de 2011 (capture d'écran)

D’autres indices vont montrer sinon l’appartenance, du moins le proximité réelle de Mohamed Merah avec des réseaux djihadistes. Revenons un petit peu en arrière. Début 2007, un jeune homme est arrêté en Syrie, il voulait aller jouer les kamikazes en Irak. Il est cueilli à sa descente d’avion par la DGSE, qui va dès le lendemain démanteler un gros réseau ariégeois et toulousain d’exportation de djihadistes vers l’Irak. Le groupe était alors sous la surveillance de tous les services, DGSE, RG, SDAT. Le jeune homme en question se nomme Sabri Essid. Il n’est autre que le… beau-frère de Mohamed Merah (le fils du deuxième mari de sa mère).

Son propre frère, Abdelkader, est lui aussi soupçonné de participer au réseau. Il serait le maître d’œuvre de la partie entraînement de la filière en Égypte, où il a de nombreux contacts. Égypte, Syrie… Cela ressemble beaucoup au parcours du premier voyage de Mohamed Merah qui se terminera en Afghanistan. Mieux : en 2008, qui va voir régulièrement en prison, Sabri Essid ? Mohamed Merah lui-même. Mais personne ne se pose de question à l’époque sur l’extension de la petite entreprise terroriste au reste de la famille.

Il faut dire que c’est à la même époque que la fusion DST/RG se produit pour créer la DCRI. De fait la DGSE, pourtant rudement efficace pour le démantèlement du premier réseau va se retrouver hors-jeu. Squarcini récupère alors l’entière responsabilité pour la DCRI de la surveillance des réseaux terroristes sur le sol français. Avec la belle efficacité que l’on voit. Il faut dire qu’à ce moment là, la DCRI est plus préoccupée par le groupe de Tarnac que par la poursuite des investigations à Toulouse…

Au vu de l’incompétence des services sur le dossier, on peut légitimement douter du bien-fondé de la fusion DST-RG et du mode de fonctionnement opérationnel de la DCRI. Ce qui explique les prises de position immédiate de Squarcini visant à nous faire avaler la thèse de l’homme seul. Circulez. Il n’y a rien à voir. On vous protège…

Spoutnik, pour Novopress