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Sainte-Rita, la mobilisation prend de l’ampleur

13/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
L’église sainte Rita, menacée de destruction, est occupée depuis le début de la semaine. Ces personnes, citoyens et paroissiens sont bien décidés à défendre leur patrimoine religieux et culturel. Une messe a été célébrée ce dimanche dans l’édifice, ce qui n’avait pas eu lieu depuis le mois d’avril.

Voisins, catholiques convaincus, « indignés » apolitiques, « anonymous », l’église Sainte-Rita ne désemplit plus… ce sont en permanence une quinzaine de personnes qui occupent l’église nuit et jour, empêchant les travaux de démolition prévus.
Le député-maire du XVe arrondissement de Paris, Philippe Goujon, a expliqué à la presse que des recours juridiques sont en cours. Il évoque un permis de construire périmé et parle de « troubles graves à l’ordre public » de la part des personnes travaillant sur le chantier. Il a également évoqué la possibilité que l’église serve au profit d’une communauté de chrétiens d’Orient.

Mgr Pouhé y voit une bénédiction.

Je ne sais pas si c’est la Providence ou les larmes du cœur qui nous les a amenés, avant cela je ne les connaissais pas, mais aujourd’hui ils sont les soldats de Marie, des anges venus combattre.

Les anges en question ne se battent d’ailleurs pas forcément au nom de la religion.
Si certains, comme ce voisin, est venu avec ses deux fillettes, « en soutien » face à « ce danger immédiat » pour « le patrimoine et les valeurs menacés par le profit », d’autres ont pris fait et cause pour Sainte Rita au nom de « la démocratie du peuple français », comme les Anonymous ou le Mouvement du 14 juillet, des prêts à « la révolution pacifiste » pour redonner parole et place aux citoyens.

Le mouvement du 14 juillet avait besoin de prendre sa Bastille, avec Sainte-Rita c’est fait ! […] Nous dénonçons la trahison du peuple, qui est pourtant souverain dans une démocratie, et le manque de consultation populaire.

se félicite Nicolas Stoquer, président délégué de l’association de défense Les Arches de Sainte-Rita.
Pas si désespérée que ça, la cause de Sainte-Rita ?

[Tribune libre ] "J’accuse l’oligarchie" par Michel Geoffroy

[Tribune libre ] « J’accuse l’oligarchie » par Michel Geoffroy

14/04/2014 – PARIS (via Polémia)
« J’accuse l’oligarchie de provoquer des crises pour mettre en tutelle les peuples, d’encourager tout ce qui favorise l’implosion des sociétés, de programmer la destruction des cultures et des savoirs, de détruire la démocratie, de conduire à la guerre ». Un texte fort de Michel Geoffroy. Les oligarques de l’hyperclasse mondiale, voilà l’ennemi ! Polémia


1) J’accuse l’oligarchie occidentale de provoquer les crises pour mieux mettre en tutelle les peuples afin d’ouvrir la voie à un gouvernement mondial.

L’oligarchie n’échoue pas à trouver des solutions aux différentes « crises », qu’il s’agisse du chômage, de l’immigration, de la natalité ou de l’insécurité. Ces « échecs » constituent en réalité pour elle autant de succès car le choc et le chaos font partie intégrante de sa stratégie.

J’accuse l’oligarchie d’avoir systématisé la pratique du choc théorisée par les néo-libéraux de l’Ecole de Chicago dans les années 1970, comme moyen d’imposer des réformes économiques et sociales contre la volonté des peuples.

J’accuse l’oligarchie d’encourager la succession des « crises » afin de diminuer la résistance du corps social, de propager l’angoisse et de provoquer un état d’hébétude chez ceux qui y sont soumis afin d’inhiber leurs capacités de réaction et d’opposition politiques.

– L’insécurité conduit ainsi les citoyens au repli sur soi, ce qui contribue à leur démobilisation politique et à affaiblir la légitimité des Etats. Elle permet aussi une privatisation rapide des fonctions souveraines de l’Etat pour le plus grand profit du « marché ».

– Le terrorisme permet de renforcer le contrôle de la population et notamment d’Internet et des nouvelles technologies de communication.

– L’immigration profite au patronat mais elle sert aussi à démoraliser les Européens, en leur donnant le sentiment de ne plus se sentir chez eux.

– Le chômage propage l’inquiétude devant l’avenir et la docilité des salariés vis-à-vis des employeurs.

– La crise des dettes souveraines permet de mettre en tutelle la politique économique des Etats et de promouvoir toujours plus de solutions libérales pour « rétablir les comptes publics ». Ces politiques libérales en retour déconstruisent les protections sociales, renforçant l’isolement et la dépendance des individus.

– L’écologisme et la thématique du réchauffement climatique offrent enfin de nouveaux prétextes à propager l’anxiété et légitimer l’augmentation des réglementations, des contrôles et à la réduction des libertés concrètes.

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Incendie de Hôtel Lambert à Paris : le Qatar a joué avec le feu

Incendie de Hôtel Lambert à Paris : le Qatar a joué avec le feu

11/07/2013 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – L’incendie ayant ravagé l’hôtel Lambert « a porté des atteintes très graves à un élément essentiel du patrimoine de Paris, dont certaines sont irréversibles », a déclaré mercredi la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti. Parmi ces dégâts, la ministre a cité le Cabinet des Bains, peint par Eustache Le Sueur au XVIIème siècle. Le monument historique, racheté par la famille de l’émir du Qatar en 2007 pour le mettre aux goûts clinquants de son nouveau propriétaire, a pris feu dans la nuit de mardi à mercredi. Or, selon les pompiers, ces travaux ont joué un rôle dans la violence de l’incendie : « Le feu s’est propagé assez vite puisque le bâtiment est vide et en pleine rénovation et l’intervention était très compliquée avec une structure très fragilisée », a expliqué le lieutenant-colonel Pascal Le Testu.

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Mariage homosexuel : un acte « beau comme une rose »… socialiste

Mariage homosexuel : un acte « beau comme une rose »… socialiste

30/01/2013 – 12h00
PARIS (NOVOpress) – Les débats autour de la légalisation du mariage homosexuel ont démarré hier à l’Assemblée nationale. Ils devraient durer deux semaines et porteront aussi sur l’adoption des enfants par des couples d’homosexuels et de lesbiennes. Hier après-midi, Christiane Taubira, la ministre de la Justice, a voulu faire preuve de grandiloquence en citant le poète guyanais Léon-Gontran Damas : « L’acte que nous allons accomplir est beau comme une rose dont la Tour Eiffel assiégée à l’aube voit s’épanouir enfin les pétales ».

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La télévision, arme de destruction mentale massive

La télévision, arme de destruction mentale massive

[box class= »info »] Article de Sarah Brunel pour Belle et Rebelle.[/box]

Les critiques de la télévision, même les plus virulentes, remettent rarement en cause l’existence même de la télévision, se bornant à vilipender ou à déplorer la médiocrité et la nocivité de ses « programmes ». Dans ce schéma critique, il existerait donc la possibilité d’une « bonne » télévision (éducative, pluraliste, culturelle…) qu’il suffirait de substituer à la « mauvaise » (commerciale, vulgaire, racoleuse…). Cette vision optimiste a pourtant tout du vœu pieu et ignore le caractère néfaste « par essence », ontologique, du média télévisuel, quels que soient les programmes véhiculés. Il faut avoir le courage de l’affirmer: il n’y a pas de bon usage de la télévision. Arte et les chaînes historiques documentaires ne seront jamais autre chose que les cache-sexe et les alibis de la lobotomie de masse par injection de 3 à 4 heures quotidiennes de télévision.

Une telle affirmation n’a évidemment que peu de chances d’être populaire dans un pays où le taux d’équipement en télévisions couleurs frise les 98 % et où la norme est même désormais de détenir plusieurs postes par foyer. Admettre cette nocuité intrinsèque de la télévision est pourtant l’un des préalables indispensables à la libération du joug du matérialisme, du consumérisme et de la tyrannie de l’apparence et de la superficialité. Aucune lutte efficace contre la marchandisation de l’existence humaine n’est envisageable dans le cadre civilisationnel et mental créé par la télévision. Car la télévision n’est pas un simple outil, une machine réductible à son simple utilitarisme, c’est un vecteur de conditionnement psychologique et la source de production d’une néo-réalité totalement conditionnée par le matérialisme et le consumérisme.

L’avènement du règne de la télévision n’est donc pas une simple innovation technique mais bien une révolution anthropologique. L’Homme de la télévision n’a que fort peu de points communs avec son ancêtre dépourvu de cet appendice cathodique. La télévision a profondément transformé l’Homme et son rapport à l’autre. Illustration particulièrement frappante de cette mutation, l’organisation du foyer, qu’elle soit spatiale (disposition des meubles, fonction des pièces…) ou temporelle (horaires des repas, du coucher…) est dorénavant entièrement régie par la télévision qui prend peu à peu la place symbolique que pouvaient avoir les dieux ladres dans les sociétés primitives. La vie familiale –si tant est que l’on puisse encore donner ce nom à l’espèce de cohabitation ennuyée, quand elle n’est pas carrément hargneuse, qui tient lieu d’existence à tant de familles modernes- s’organise presque exclusivement autour des impératifs, des injonctions de la sublime et vénérée lucarne. Il n’est ainsi aujourd’hui ni inconcevable ni même rare de refuser une invitation ou d’annuler une sortie pour cause de dénouement de telle série policière ou de « prime » de tel autre jeu de télé-réalité.

Sur les ruines de toutes les cultures populaires passés (métiers, corporations, syndicats, églises, partis, communautés locales…), la télévision est incontestablement devenu le principal, pour ne pas dire l’unique, prescripteur social, et son influence s’étend à toutes les dimensions de l’humain. Le vocabulaire, qui structure la perception du monde et le lien à autrui, est notamment totalement phagocyté par la phraséologie télévisuelle et notamment les salmigondis psychologisants qui baignent les dialogues de Desesperate Housewife ou Sex and the City et consorts. Les affres, tournant invariablement autour du fric et de la fesse, des avocats new-yorkais et des executive women californiennes (ou plus exactement de leurs caricatures respectives) sont devenus, par la grâce du média télévisé, les obsédantes préoccupations des secrétaires de Roubaix comme des employées de banque de Milan ou des gamines de Clichy-sous-bois. A défaut de partager les bénéfices, le système capitaliste partage généreusement les modèles sociétaux et les archétypes comportementaux.

Par la télévision sont également véhiculés tous les stimuli d’achats. Via la publicité directe bien sûr, assénée à un rythme toujours plus soutenu, mais aussi, et peut-être surtout, au travers de toutes ces publicités indirectes ou même cachées que sont les clips musicaux, les reportages «de société », les émissions « économiques » (type « Capital ») ou les grands reportages exotiques sponsorisés par United Airlines ou le Club Med.

La télévision compose ainsi une vaste mosaïque de signes clinquants et obsédants que l’on ne peut espérer approcher ou partiellement posséder que moyennant finances (le même voyage que l’aventurier présenté au 20 heures, les mêmes fringues que la chanteuse mise en avant par la chaîne musicale, la même voiture ou le même café –car il convient de racketter tous les types de bourses- que le beau George Clooney, la même drogue que cet écrivain branché tellement sympathique malgré tout…).

A la fois sujet de conversation, source de références et usine à désirs, la télévision colonise ainsi tyranniquement les imaginaires et arase méthodiquement les ancestrales différences historiques et géographiques au profit d’un égalitarisme de caniveau où tout le monde, du balayeur anglais au PDG danois en passant par la prof de banlieue française ou l’agent immobilier allemand, croupit dans le même désert intellectuel et culturel, agitant pathétiquement les mêmes hochets de grande distribution. Alléluïa, nous sommes tous des personnages de sériés télé ! Ou tout du moins aspirons-nous à un jour en devenir un… Voilà la grande ambition du temps. Il ne peut y en avoir d’autre d’ailleurs, tant que ne sera pas rompu le carcan télévisuel, cette geôle personnelle et festive dans laquelle meurent peu à peu la pluralité du monde et la diversité des individus.

Il ne peut y avoir de rupture avec la marchandise sans renoncement à la télévision. Sans ce préalable, toute contestation de l’ordre marchand ne sera que discours et gesticulation. On ne mord pas le maître dont on adore la laisse.

Répétons le donc, penser pouvoir subir la télévision « avec recul et distance », imaginer qu’il suffit de « faire le tri » dans ce que l’on regarde, c’est à la fois survaloriser ses forces et sous-estimer la puissance du mal.

Le flux ininterrompu d’images et de sons, la multiplication des chaînes engendrant un « zapping » presque obligatoire, les innombrables coupures publicitaires, les représentations induites, le choix des sujets, imprègnent inconsciemment tout cerveau qui y est confronté.

Par ailleurs, quelle que soit la supposée « qualité » du programme absorbé, l’(in)activité télévisuelle « en tant que telle » engendre isolement, atomisation sociale, avachissement physique et enfermement individualiste.

La seule défense contre la télévision, une défense active et pleine de promesses, par le temps qu’elle libère, par la liberté retrouvée qu’elle induit, par la réappropriation de sa vie qu’elle entraîne, c’est son refus total et définitif.