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enfant noyé

Aylan Kurdi : le poids de l’émotion, levier de la manipulation ! Tribune Libre de Vincent Revel

04/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La loi des images impose la pensée unique. Les partisans de l’immigration de masse bénéficient pleinement de l’appui des médias et ceux-ci n’hésitent plus depuis longtemps à sélectionner leurs informations. Face à ce rouleau-compresseur, rares sont ceux à assumer publiquement une réflexion contraire au politiquement correct. 

Désormais, tout passe par l’image. Celle-ci peut faire et défaire la plus solide des réputations et transformer une idéologie ou une utopie en vérité absolue. L’image est là pour émouvoir, briser tous désirs de résistance. Face à elle, la raison n’a plus sa place. Le choc qu’elle est sensée produire a pour but de tout renverser. L’émotion guide à présent les décisions de nos politiques et plus rien ne peut être entrepris sans l’aval des médias, devenus avec le temps les gardiens des nouveaux dogmes, servis intelligemment par les images.

Les « immigrationnistes » l’ont bien compris. La propagande officielle s’en sert pour délivrer ses slogans formatés. L’Européen moderne est prisonnier de ce système et ne peut plus avoir une réflexion indépendante de la loi des images. Tous les détracteurs de l’Occident en abusent, aussi bien les partisans du grand métissage, que les extrémistes de gauche, très influents dans les associations antiracistes, mais aussi les néo-libéraux seulement soucieux de la courbe de croissance des économies modernes.
Qui ose encore assumer publiquement des propos lucides sur le drame des migrants après les images passées en boucle du cadavre d’Aylan Kurdi, ce petit de trois ans, récupéré sur une plage ? L’hypocrisie est à son comble avec cette triste histoire car rien n’a changé dans le sort des migrants, des clandestins et de ceux qui tentent de demander l’asile politique en abusant souvent du système d’accueil de l’Union européenne, complètement dépassée par l’ampleur du problème pourtant prévisible car souvent annoncé par de nombreux auteurs inspirés.
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Mercedes Erra

Immigration : « 200 000 personnes par an, c’est finalement peu »

17/05/2015 — FRANCE — (NOVOpress)
Dans une interview accordée à Challenges, Mercedes Erra, présidente du conseil d’administration du musée de l’histoire de l’immigration, donne une bonne leçon de langue de bois.

Si vous doutiez que le discours immigrationniste soit aussi bien porté par la gauche « morale » que par la droite « de l’argent », allez faire un tour sur le site du magazine Challenges. Média des entrepreneurs et des milieux d’affaires, vous y trouverez le discours de la parfaite orthodoxie libérale. Ne soyez pas surpris d’y lire l’entretien complaisant de Mercedes Erra, présidente du conseil d’administration du musée de l’histoire de l’immigration. Au menu, tous les poncifs du genre, en mode « déconstruction » de la réalité.

Si l’on remonte à deux générations, un quart de la population est d’origine étrangère. L’immigration est une composante historique de la France.

Le chiffre est peut-être exact, mais depuis combien de temps ? Les années 1970 ? Un peu avant ? Quoi qu’il en soit, la « composante historique » est pour le moins un abus de langage. Pas un historien sérieux n’a quelque chose à dire sur l’immigration en France entre les grandes invasions des IVe aux VIe siècles et la révolution industrielle, les premières vagues d’immigration significatives numériquement intervenant après la Première Guerre mondiale.
À propos des difficultés d’intégration des vagues d’immigration récente, Mercedes Erra concède que c’est plus compliqué

Peut-être parce que les gens viennent de contrées plus lointaines, avec des cultures plus éloignées. Mais le principal problème, c’est la panne du système d’intégration, conjuguée à celle de l’ascenseur social.

Argument classique du discours immigrationniste en trois points :
1 — Minimisation du fait culturel, alors que l’on constate tous les jours la cristallisation de l’affirmation culturelle, religieuse, civilisationnelle, en opposition frontale avec l’identité du pays d’accueil.
2 — Culture de l’excuse pour l’immigré : ce n’est pas de sa faute, c’est la crise. Et il est en partie vrai que la crise économique est un facteur aggravant
3 — Culpabilité pour le pays d’accueil, qui ne sait plus intégrer. Sur ce dernier point, nous serions plutôt d’accord avec elle, pour des raisons sans doute opposées aux siennes. Comment intégrer qui que ce soit à une culture dont les « élites » ne cessent de dévaloriser à coups de repentance et de discours xénophile ?
Au sujet du contrôle des flux migratoires, nous vous laissons juges :

L’immigration aujourd’hui est déjà régulée, on ne fait pas n’importe quoi en France… Il faut espérer que l’Europe, face à ces questions, puisse prendre une position digne des hautes valeurs humaines qu’elle défend.

Alors que l’immigration clandestine explose, que le système de demande d’asile est dévoyé et croule sous son propre poids, on ne fait pas n’importe quoi… et l’on attend de l’Europe qu’elle ouvre encore plus grand les vannes, car…

200.000 personnes par an, c’est finalement peu…

Et si cela ne vous suffit encore pas, vous pourrez suivre le lien « à lire aussi », qui nous donne un bilan objectif de l’immigration en France. « Spoiler » : le bilan en question est positif… on s’en serait doutés…

Crédit photo : Pierre Metivier via Flickr (CC)