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Vincent Daniel

Les tweets militants de Vincent Daniel sous couvert de France Télévisions

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Sur son compte Twitter, Vincent Daniel se présente comme journaliste pour France TV info, le site internet d’informations de France Télévisions ou, comme il dit, « l’offre d’info en continu du service public ». Aucune mention ne vient préciser à 10 000 abonnés que ses tweets n’engagent que lui, procédé un peu cavalier qui a le don d’agacer en interne. Vincent Daniel s’est d’ailleurs déjà fait rappeler à l’ordre par le syndicat CGC des journalistes quand, en 2011, alors qu’il ne figurait pas sur la liste du personnel de France Télévisions, il se permettait déjà de s’en prévaloir.

Or sur Twitter, cet ancien contributeur du Post se lâche. Cet après-midi, alors que la pluie s’abattait sur la capitale, Vincent Daniel a posté ce message, réminiscence du blog qu’il avait tenu sur le site de France Télévisions lors des débats sur le « mariage pour tous » :

Rigolo, non ? Et fin, et élégant…

Vendredi dernier, alors que Frédéric Taddeï recevait dans Ce soir (ou jamais !), sur France 2, Eugénie Bastié, Diane Ducret, Camille Emmanuelle et quelques autres femmes dans une émission consacrée aux femmes, il s’était fait racialiste :

 

 

Pas de pot : parmi les invitées figurait Hourya Bentouhami-Molino, agrégée de philosophie, auteur de travaux sur la race, la culture et l’identité appréhendées à travers une « approche féministe et post-coloniale ». Pas de pot encore : la partie musicale de l’émission était assurée par Alpha Wann, un rappeur (noir de chez noir).

Le militantisme, c’est comme le journalisme, c’est un métier coco !

La semaine dernière, il s’est pris de bec avec Adrien Saumier, élu écologiste à la mairie du XIIIe arrondissement de Paris, et le plus à gauche n’était pas celui que l’on croit. Alors que Saumier faisait remarquer que le quartier de la rue Jean-Pierre Timbaud, dans le XIe arrondissement, n’était pas très accueillant pour les femmes (« Une copine qui y a vécu cinq ans m’a récemment confié qu’elle n’y mettait plus de jupe »), Vincent Daniel lui a répondu… par le tweet sur l’absence de mixité raciale à Ce soir (ou jamais !) !

Et cela après avoir glissé qu’il habitait à deux pas de la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud et qu’il y avait aussi les bistrots et l’arrêt de bus qui, là, lui semblaient mixtes par nature !

Vincent Daniel Twitter

En cherchant bien, il devrait aussi trouver des femmes dans les cuisines. Pour ce qui est d’en trouver à la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud, qui donne le ton au quartier, là, faut quand même pas rêver…

Logo Afp

La curieuse Charte de déontologie de l’Agence France Presse

20/04/2016 – FRANCE (NOVOpress) : L’Agence France Presse s’est dotée d’une Charte des bonnes pratiques éditoriales et déontologiques « dont certains passages sont pour le moins étonnants », écrit l’hebdomadaire Minute, qui s’est arrêté sur la notion de « médias respectés ». Extrait :

« Le problème de l’AFP, c’est [sa] prétention à être meilleure que les autres et même, à être supérieure aux autres. Le passage le plus révélateur de cette arrogance porte sur l’éventualité qu’un journaliste de l’AFP soit interviewé par un de ses confrères. Lui qui est payé pour faire parler les témoins, peut-il s’exprimer ? Peut-il, par exemple, expliquer à d’autres son métier, si envié ?

« A cette question apparemment anodine, la charte apporte une réponse qui vaut son pesant de politiquement correct. Les journalistes de l’AFP, est-il écrit, “ne doivent accepter les demandes d’interviews que de médias respectés“. Pardon ? Et c’est quoi un “média respecté“ ? Et “respecté“ par qui d’abord ? On a beau chercher, la notion de “média respecté“ n’existe nulle part. Et pour cause : elle a été créée pour l’occasion. A l’AFP, où l’on se pense comme un “média respecté“, on ne mélange pas les torchons et les serviettes.

« Aussitôt après, la Charte explique que ce qu’il importe d’éviter, ce sont “les situations dans lesquelles [les journalistes de l’AFP] peuvent être interrogés par des polémistes ou dans lesquelles leurs propos peuvent être exploités aux fins de propagande“. On a compris. Le “média respecté“, c’est celui qui est jugé respectable aux yeux de l’establishment. Celui qui ne posera jamais de questions qui fâchent. Celui qui acceptera, sans sourciller, que la voix de l’AFP propage, à travers lui, ses vérités, les seules qui vaillent. Et pas celui dont les critiques éventuelles sont, par avance, qualifiées de “propagande“…

« Autrement dit, Eric Zemmour peut toujours demander un entretien à un journaliste de l’AFP, il ne l’aura jamais. Il a beau être respecté par des millions de Français, il a beau travailler pour des médias a priori respectés, comme RTL ou Le Figaro, il n’est qu’un “polémiste“. Etrange “déontologie“ qui crée deux catégories de journalistes : ceux qui écrivent pour des médias “respectés“ et les autres – qui ne sont pas respectables ? »

Philippe Marque

Un militant anti-FN déguisé en journaliste au Républicain lorrain

31/03/2016 – STRASBOURG (NOVOpress) : Le texte que nous publions ci-dessous n’est pas issu d’un tract anti-FN du Parti de gauche ou du NPA. Il est paru hier dans Le Républicain lorrain. Au lendemain de la réunion de la commission permanente du conseil régional Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes (Acal), Philippe Marque laisse libre cours à sa vindicte contre le Front national, qui, écrit-il, a « malheureusement fait du FN » en « manifestant son opposition systématique à toute ouverture à l’autre, dès lors qu’il est différent » (sic) !

FN Republicain lorrain

« Pathétique ! », écrit-il en guise de conclusion de son billet rédigé dans un modèle d’écriture automatique, après avoir énuméré toutes les subventions auxquelles les élus du parti de Marine Le Pen se sont opposés : en faveur des migrants par exemple, ou de la Ligue de l’enseignement, et sans même avoir pris la peine de vérifier. Françoise Grolet, conseiller régionale FN, a ainsi dû préciser, sur sa page Facebook, que le FN n’avait pas voté contre la subvention au Printemps de la Palestine mais s’était abstenu, après avoir reçu un courrier du Bnai Brith l’enjoignant de voter contre.

C’est pourtant ce même Philippe Marque que Le Républicain lorrain avait envoyé, quelques jours plus tôt, pour expliquer l’essence du journalisme aux élèves du Centre de formation d’apprentis Ernest-Meyer de Metz dans le cadre de la Semaine de la presse à l’école. Dépité de découvrir « la défiance de la jeunesse, de toute une génération, vis-à-vis des médias », il était venu leur expliquer comment il faisait son métier… « dans le respect des opinions de chacun » !


Semaine de la presse au CFA Ernest Meyer de… par republicain-lorrain

[Lu sur le net] Caroline Fourest, conflit d'intérêt ?

[Lu sur le net] Caroline Fourest, conflit d’intérêt ?

Source : www.ojim.fr Certains sont pour le mariage entre personnes du même sexe. D’autres contre. Certains manifestent pour. D’autres contre. Où l’exercice du métier de journaliste devient difficile, c’est quand le/la journaliste est à la fois juge et partie. La position de Caroline Fourest la contraint à pratiquer une forme de journalisme engagé. Pourquoi pas ? Mais il faut alors ne pas se porter comme juge de paix moral sur les ondes de la radio ou de la télévision. À défaut cela porte un nom bien connu en déontologie : le conflit d’intérêt.

Crédit photo : DR.

Interview d’un soi-disant repenti de « l’Ultra droite radicale » : Fdesouche répond au Midi Libre

Interview d’un soi-disant repenti de « l’Ultra droite radicale » : Fdesouche répond au Midi Libre

17/10/2012 – 18h45
PARIS (NOVOpress via Fdesouche.com) — Il y a une dizaine de jours, le Midi Libre publiait sur une même page l’interview d’un soi-disant repenti de « l’Ultra droite radicale » « proche du Bloc Identitaire », suivie sans la moindre séparation d’un article sur le site Fdesouche. Il laissait ainsi supposer à ses lecteurs que le repenti en question était un membre de l’équipe de www.fdesouche.com. L’identité de l’auteure de l’article (Nathalie Balsan-Duverneuil) avait été masquée peu de temps après par le Midi Libre : ses sympathies politiques envers l’extrême-gauche ouvertement affichées sur Internet posant sans doute la question de l’objectivité de son propos et de sa déontologie de militante journaliste.

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