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Carte France Provinces

Tribune libre – La République anti-démocratique, par Vincent Revel

Quand un homme politique prend un ton solennel, c’est qu’il va nous parler des valeurs de la République. Même si elles sont constamment bafouées, ces valeurs (égalité, fraternité, liberté, civisme, patriotisme, laïcité…) sont présentées comme de nouveaux commandements à vocation universaliste. Peu importe que ces valeurs ne relèvent d’aucune réalité historique, peu importe qu’elles aient été détournées par de fausses démocraties au profit d’un système oligarchique, mondialisé, consumériste, cosmopolite, l’essentiel est qu’elles se mettent au service exclusif de la nouvelle religion libérale des « droits de l’homme ».

Notre République est soi-disant une démocratie et, de ce fait, tous les moyens sont bons pour faire taire ses opposants. Telle est la logique actuelle de ce qui nous sert de dirigeants. Avec une lecture manichéenne revendiquée de l’histoire, notre élite peu inspirée ne cesse, avec l’aide des médias complices, de nous vendre en boucle le modèle de société multiculturelle où l’être enraciné dans une terre et une mémoire devrait impérativement laisser la place au nouvel individu hédoniste nommé « citoyen du monde ».

Dans cette logique globale et mondialiste, tout ce qui rappelle les valeurs ancestrales, comme les coutumes, les traditions, les liens familiaux et claniques, devient obsolète, périmé et nuisible au bon fonctionnement des sociétés dites progressistes et modernes. Si vous vous risquez à émettre un avis différent, vous devenez immédiatement une personne infréquentable méritant d’être ostracisée.

Pour cette raison, parmi d’autres causes répondant à des intérêts personnels et de partis, nos politiques ont décidé, depuis quelques années, de déconstruire et de détruire ce qui peut encore rattacher l’individu à une histoire et à un terroir souvent symboles d’une identité charnelle. Les dernières réformes territoriales vont toutes dans ce sens avec la naissance de nouvelles régions (Hauts de France, Grand Est), de nouveaux cantons, de nouvelles métropoles (Lyon), déconnectées de leurs vieilles provinces historiques, aboutissant même à la dissolution de communautés de communes représentant parfois un terroir ancien possédant une forte identité locale.

Cette frénésie de réformes ne répond, malheureusement, à aucune logique sur le long terme et n’apporte aucune solution au blocage structurel de nos institutions et administrations. A l’heure où nos vieilles et riches provinces (Alsace, Lorraine, Champagne, Saintonge, Forez, Velay, Dauphiné, Flandre, etc.) s’effacent soi-disant pour laisser place à des structures moins coûteuses et plus fonctionnelles, nous nous retrouvons avec un « millefeuille » d’élus ne représentant souvent rien d’autre que leurs familles politiques.

Notre République jacobine est à bout de souffle et ses incohérences s’expriment pleinement à chaque élection. A l’heure où le Parti socialiste, avec moins de 90 000 adhérents à jour de leurs cotisations, dirige unilatéralement le pays, le Front national, premier parti de France, réussit difficilement à aligner deux députés à l’Assemblée nationale !

Pour remédier à ses défaillances anti-démocratiques, il nous faudrait engager une véritable rupture avec notre système centralisateur et renouer avec nos vieilles provinces en créant une fédération unie autour d’un projet patriote. Seul un système fédéral antimondialiste et « anti-multiculturel », plus proche des citoyens, attaché au suffrage proportionnel et à la possibilité d’avoir recours aux référendums d’initiative populaire, comme pour nos voisins Suisses, reconnaissant aussi l’identité charnelle de chaque province, à vocation « localiste » et non universaliste, pourra remédier à la grave crise de confiance qu’ont les Français envers leurs politiques.

En attendant que nos vieilles provinces renaissent de leurs cendres, nous nous consolerons avec la belle victoire du FPÖ au premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, signe d’un ras-le-bol affirmé d’une grande partie d’Européens, décidés à rompre définitivement avec les technocrates de Bruxelles et leurs sbires locaux.

Vincent Revel

La démocratie représentative représente-t-elle vraiment le peuple français ?

08/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La Ve République est née en 1958, il y a presque 60 ans. C’est elle qui définit les règles de notre démocratie représentative. Sauf qu’au fil des élections, la notion de représentativité s’est effritée doucement mais sûrement, faisant grimper dans le même temps l’abstention à chaque élection.

Cette vidéo de Data Gueule nous donne des éléments de réponse très intéressants.


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Le totalitarisme à front renversé : comprendre les États-Unis

Source : lescrises.fr
Le livre Democracy incorporated. de Chalmers Johnson propose un diagnostic controversé, mais en fin de compte convaincant, sur la manière dont les États-Unis ont succombé à une tentation totalitaire inconsciente et permet de comprendre comment ils sont contrôlés. Si l’ouvrage n’est disponible qu’en anglais, sa recension traduite par lescrises.fr est déjà des plus éclairantes.

http://www.les-crises.fr/le-totalitarisme-a-front-renverse/

Pendant plus de deux générations, Sheldon Wolin a enseigné l’histoire et la philosophie politique, de Platon à nos jours, aux étudiants de Berkeley et Princeton […] Il est l’auteur d’ouvrages primés et désormais classiques tels que : Politique et Vision (1960, édition revue et augmentée en 2006), et Tocqueville entre deux mondes (2001), ainsi que de nombreux autres ouvrages.
[…]
Son dernier ouvrage, , Democracy Incorporated: Managed Democracy and the Specter of Inverted Totalitarianism (Démocratie S.A., la démocratie contrôlée et le spectre d’un totalitarisme à front renversé), est un brûlot contre la gestion actuelle du pouvoir aux États-Unis. Il évoque notamment les évènements des dernières années et donne des propositions pour éviter que notre système ne sombre dans les méandres de l’histoire en compagnie de ses prédécesseurs totalitaires : l’Italie fasciste, l’Allemagne nazie, et la Russie bolchevique. Le moment est bien tardif, et il est peu probable que le peuple américain se réveille et emprunte le chemin qui éviterait à notre nation de connaître son Crépuscule des Dieux. Toutefois, Wolin est celui qui analyse le mieux en quoi l’élection présidentielle de 2008 ne changera rien à notre destin. Ce livre démontre pourquoi la science politique, lorsqu’elle est appliquée correctement, reste la reine des sciences sociales.
[…]
Pour synthétiser son argumentation complexe, depuis la Grande Dépression, les forces jumelées de la démocratie contrôlée et de « Superpuissance » ont pavé la voie pour quelque chose de nouveau : le « totalitarisme inversé », forme tout aussi totalitaire que son avatar classique, mais reposant sur la collusion interne, l’apparence de liberté, le désengagement politique au lieu de la mobilisation des masses, et comptant davantage sur les « médias privés » que sur des officines gouvernementales pour renforcer sa propagande sur la version officielle des évènements. Il est inversé dans le sens où il ne nécessite pas de coercition, de puissance policière ou d’idéologie messianique à l’instar des versions fasciste, nazie ou stalinienne (à noter toutefois que les États-Unis ont le plus fort taux de citoyens emprisonnés – 751 pour 100 000 habitants – de toute la planète). Selon Wolin, le totalitarisme inversé a vu le jour « de façon imperceptible, non préméditée, et avec les apparences d’une parfaite continuité avec la tradition politique du pays ».
Le génie de notre système totalitaire inversé est de « manier un pouvoir totalitaire sans le montrer, sans créer de camp de concentration, sans imposer d’idéologie uniformisante, et sans supprimer les éléments dissidents tant qu’ils restent inoffensifs. La régression du statut de “peuple souverain” à celui de “sujet impuissant” est le symptôme d’un changement de système, d’une démocratie qui est un moyen de “populariser” le pouvoir à celle qui n’est que la marque d’un produit que l’on vend chez nous et à l’étranger. Ce que ce nouveau système, le totalitarisme inversé, prétend être, est l’opposé de ce qu’il est réellement. Les États-Unis sont devenus l’exemple de la façon dont on gère une démocratie sans révéler qu’elle n’existe plus. »

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Les patriotes pestiférés !

14/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Désormais, nous devons être lucides. Du fait que la France a déjà tellement changé, il sera très compliqué pour un parti patriote d’être convenablement représenté dans une assemblée locale ou nationale. Une grande partie des Français est tellement devenue individualiste, hédoniste, fataliste, adepte du multiculturalisme et indifférente au mot patrie qu’il sera plus qu’improbable de voir le Front National gagner une élection sans que notre pays soit malheureusement au bord du chaos.

Sans aucune contestation possible, le Front National est le premier parti de France. Ce parti patriote, capable de défendre l’identité française ancrée dans son héritage européen, rassemble les voix de près de 30 % de Français ! Aujourd’hui, d’un point de vue électoral, il est la seule formation politique française à s’opposer à la mondialisation, à la perte de souveraineté de notre nation, à l’immigration de masse, à l’islamisation de nos territoires et à la communautarisation de notre espace national.
Face à l’esprit de culpabilisation et de repentance qui anime la quasi-totalité de nos élites et face au Grand remplacement et au Grand métissage voulus par l’ensemble de la classe politique, il est le seul parti à vouloir défendre une France fière de son héritage et de son histoire. Dans une Europe dirigée par des technocrates apatrides, devenus avec le temps membres d’une oligarchie déconnectée des intérêts nationaux, le Front National propose une alternative patriote à la déconstruction des nations européennes et à la dissolution de la civilisation européenne dans une globalisation défendue avec pugnacité par l’ensemble des partis dits de gouvernement.
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Jusqu’à preuve du contraire: décryptage des mensonges médiatiques

Source : OJIM

Au menu de cette nouvelle chronique de décryptage des mensonges médiatiques de Christopher Lings, la France n’est pas un « pays de race blanche » mais le CSA estime qu’il y a trop de Blancs à la télévision (cherchez l’erreur) ; les médias nous bombardent d’images d’« enfants migrants » pour tenter de nous émouvoir, eux qui dénonçaient il y a quelques mois l’« utilisation des enfants » faite par La Manif pour Tous (cherchez l’erreur bis) ; le détournement d’une photo par le maire de Béziers Robert Ménard est scandaleuse mais le recadrage et le bidouillage de celle du petit Aylan ne pose aucun problème (cherchez l’erreur ter) ; le Bondy Blog enfin dénonce la télé facho… et là, miracle, on est d’accord avec eux !

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Polémique sur la race blanche : Nadine Morano reçoit le soutien d’Alain Delon

28/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview accordée à TV Magazine, Alain Delon prend la défense de Nadine Morano qui avait provoqué la colère des bien-pensants en évoquant la race blanche.

L’acteur qui fète ses 80 ans déclare :

Juste une question : le Kenya est un pays de quelle race? Les gens sont noirs. C’est une polémique ridicule, grotesque, qui n’a aucun sens. Nadine Morano a des c… de tenir comme elle tient et de dire : ‘Je vous emmerde tous, je dis ce que je pense et je continuerai à le dire’. Chapeau! »

Jean-Luc Mélenchon a ensuite réagi en ces termes : « Alain Delon et Nadine Morano se trompent.La France n’est pas «un pays de race blanche» mais une nation universaliste » (sic)


 

 

1930 école de filles du Centre d'Achicourt

Affaire Morano: l’indignation sélective

03/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Nous savons tous que notre démocratie ne garantit plus la liberté d’expression. Face à une censure agressive, nous avons le devoir de ne pas nous taire. Par Vincent Revel

Scandale !
Le système s’emballe et dérape. La ligne rouge a été franchie. L’indignation doit être collective. Les heures sombres de notre histoire se rappellent à nous.
Le problème de ce début d’automne se nomme Nadine Morano ! Ses propos, se référant pourtant à des mots prononcés par le général de Gaulle, ont choqué l’ensemble de la classe politique et médiatique. Il y a cinquante ans, le grand Charles avait déclaré dans un entretien privé que la France était une nation de race blanche avec des racines judéo-chrétiennes. Il y a cinquante ans cette vérité ne dérangeait personne. Elle était admise de tous. Elle ne faisait que refléter l’histoire de notre pays. Elle était indiscutable.
La France, avant que nos dirigeants modifient profondément sa population par une immigration de remplacement, était effectivement un pays de race blanche où le christianisme avait joué un rôle important dans son évolution.

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Nadine Morano, clouée au pilori pour délit de bon sens

Aujourd’hui, cette vérité est devenue un crime. C’est un tabou, un interdit.
Dans notre société du bien-vivre ensemble, ces mots sont contraires à l’idéologie multiculturelle et à la pensée unique. Même s’ils sont l’expression d’une vérité, le système ne veut plus les entendre. Nos élites mondialisées n’agissent plus selon la réalité, mais réagissent selon les nouveaux dogmes et les nouvelles doctrines de la pensée unique. C’est ce que l’on peut nommer l’uniformisation des esprits.
Pourtant personne ne s’offusque lorsque l’on parle de l’Afrique noire, mais tout le monde fait mine d’être indigné lorsque l’on évoque l’histoire de l’Europe blanche.
Le Blanc est devenu une singularité embarrassante pour nos dirigeants. Le Blanc, surtout le mâle blanc, doit laisser la place à l’Autre, au plus faible, au plus défavorisé. Il doit apprendre à être moins égoïste et à privilégier les intérêts des enfants des autres avant les intérêts des siens. Que ce soit à la télé, dans le monde du travail, dans l’administration, en politique, le Blanc est devenu bien encombrant.
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Vincent Revel : «La France Big Brother!», à lire pour s’éveiller, se rebeller

24/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Pour retrouver un esprit critique objectif, il est impératif d’aller à l’essentiel. Certains ouvrages ont cette capacité de cibler clairement les causes de nos erreurs ainsi que les responsables de nos échecs. Les livres de Laurent Obertone, et singulièrement « La France Big Brother ! » en font partie. Par Vincent Revel.

Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir pris conscience que nos dirigeants sont des menteurs et des profiteurs. Le fait d’entendre Christiane Taubira demander pardon aux familles des victimes du terrorisme à Paris, en essayant de justifier et d’expliquer que le gouvernement Valls n’avait rien à se reprocher dans la lutte contre l’islamisme, est tout simplement indécent.
Depuis près de trente ans, tout est entrepris politiquement pour que l’avenir des Français s’écrive en lettres de sang et à présent que les fissures laissent apparaître le chaos, nos bonnes âmes essayent de s’esquiver en venant faire de la communication de bas étage. Mais peut-on vraiment pardonner à un responsable coupable de reproduire continuellement les mêmes erreurs qui mènent à de tels scénarios ?
La France est orpheline de dirigeants.
À sa tête se trouvent des carriéristes, des technocrates, des idéologues et des pantins. Leurs sorties médiatiques sont calculées. Rien n’est vrai. Leurs propos sont creux et l’émotion qu’ils suscitent donne plutôt la nausée. Pour cette raison, à l’heure où Claire Chazal quitte le JT de TF1, j’invite tous les éveillés à faire de même. Je les invite à se déconnecter de notre système de désinformation. Sans être un fan inconditionnel de Claire Chazal, je suggère cette bonne résolution à des fins thérapeutiques. Cette attitude est le meilleur moyen pour retrouver un peu de liberté, pour ne plus être pris en otage.
Ceci peut juste nous permettre de respirer, de retrouver des sommets oubliés, de prendre l’air et des chemins menant à un début de rébellion.

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Laurent Obertone

Pour ça, je ne peux que conseiller la lecture de La France Big Brother de Laurent Obertone.
Paru fin 2014, ce livre est un monument. Suivant le monde imaginé par Orwell dans 1984, l’auteur décrit avec humour la société qui nous mène à l’abattoir. Au fil des lignes, la pensée unique prend tout son sens et la liberté d’expression devient une chimère inaccessible.
Tout ça, avec le sourire inébranlable de nos spécialistes en tout genre !
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Pour commencer l’année en souriant… par Bernard Lugan

La démocratie tue l’Afrique – Par Bernard Lugan

L’Afrique sud saharienne est frappée par deux maladies mortelles, la démographie et la démocratie[1].

Le mal démocratique est la conséquence du « one man, one vote ». La raison en est simple : les fondements individualistes de la démocratie moderne sont incompatibles avec les réalités communautaires des sociétés africaines. Là est la cause principale des conflits qui ravagent le continent au sud du Sahara. Contrairement à ce que psalmodient les tenants de la doxa, ce ne sont ni la question du développement, ni les problèmes économiques qui sont à l’origine des guerres africaines[2] – même si, ici ou là, minerais rares ou précieux peuvent en être le carburant – mais le Politique. Ainsi :

– Au Soudan du Sud, comme les Dinka sont les plus nombreux, ils sont assurés de détenir le pouvoir, ce que les Nuer refusent. La guerre ne cessera donc pas.

– Au Mali, les Touareg, moins de 5% de la population, sont écartés du pouvoir par la mathématique électorale. Alors que le règlement de la crise passe par la reconnaissance de cette réalité, la seule solution proposée fut la tenue d’élections. Or, pas plus au Mali qu’ailleurs, le scrutin n’a réglé le problème nord-sud car l’ethno-mathématique électorale n’a fait que confirmer la domination politique des plus nombreux, en l’occurrence les Sudistes. D’autant plus que pour ces derniers, les ennemis ne sont pas tant les islamistes que les séparatistes touareg.
– En Afrique du Sud, les Blancs (environ 8% de la population) n’ont ethno-mathématiquement parlant aucune chance de l’emporter dans des élections face aux Noirs. A ce clivage racial vient s’ajouter une fracture ethnique qui fait qu’au sein de l’ANC, le parti de gouvernement, les plus nombreux parmi les Noirs, à savoir les Zulu (environ 25%) l’ont ethno-mathématiquement emporté sur les Xhosa (environ 18%). L’avenir du pays s’inscrira donc automatiquement à l’intérieur de cette réalité.

– Au Rwanda, les Tutsi (10% de la population) ont ravi le pouvoir aux Hutu (90%) à la faveur du génocide et ils le conservent grâce à des pratiques politiques dignes de la grande époque du système communiste. Si des élections libres étaient organisées, le régime tutsi serait électoralement balayé par l’ethno mathématique.

Le problème politique africain se résume donc à une grande question : comment éviter que les peuples les plus prolifiques soient automatiquement détenteurs d’un pouvoir issu de l’addition des suffrages ?
La solution réside dans un système dans lequel la représentation irait aux groupes, l’Etat-nation de type européen étant remplacé par l’Etat-ethnique.

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Déni de démocratie - Entretien avec Marine Le Pen (Présent 8325)

Déni de démocratie – Entretien avec Marine Le Pen (Présent 8325)

30/03/2015 – PARIS (NOVOpress)

— Marine Le Pen, ce résultat du second tour des départementales marque une belle progression malgré tout…

— C’est indéniable. Il s’agit d’un bouleversement politique, inévitablement. Je me souviens du plafond de verre dont on parlait quand j’avais raté les législatives à 100 voix à Hénin, quand nous avions manqué la municipalité en arrivant à plus de 48 %. On nous disait : « plafond de verre, plafond de verre ». Aux élections suivantes, nous gagnons au premier tour. Donc voilà : je pense que le plafond de verre n’existe plus, s’il a vraiment existé un jour. Il y a une vraie installation.

Déni de démocratie - Entretien avec Marine Le Pen (Présent 8325)Nous n’avons aucun département, mais nous ne l’avons jamais réellement espéré. La marche était trop haute. Pour rappel, nous n’avions qu’un seul conseiller général sortant sur 4 000. La progression est donc formidable. J’ai lu un article dont le titre révélait une image très juste. Il disait : « Ce n’est pas un raz-de-marée, c’est une inondation. » Je crois véritablement que c’est une inondation, c’est-à-dire que partout le FN monte, partout il fait des scores spectaculaires. Je ne connais pas beaucoup d’observateurs qui, il y a trois ans, auraient parié sur un résultat tel que celui-là.

— N’est-ce pas un paradoxe d’avoir 40 % des voix mais aucun département ?

Oui effectivement, c’est le paradoxe de la démocratie à la française qui, je crois, exaspère de plus en plus de nos compatriotes. Parce que faire un tel score et ne pas avoir le nombre d’élus correspondant – il en est de même au Sénat, mais aussi à l’Assemblée nationale –, ça ne pourra pas durer bien longtemps. C’est un système qui a été conçu pour préserver des gens dont les Français contestent la politique. Encore une fois, nous ne sommes pas dans une véritable démocratie. La preuve, ce soir, c’est une évidence. Mais nous sommes bel et bien le premier parti de France, comme le premier tour l’a prouvé. Ce sera réparé bientôt. Ce sont des effets de seuil.

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oligarques

Lettre à mes frères oligarques, par Michel Geoffroy

« Nous pouvons d’abord nous réjouir de la déstabilisation des pays musulmans, initiée grâce à la guerre contre l’Irak puis renforcée par les « révolutions arabes » et l’élimination programmée des « dictateurs ». Elle a aussi provoqué par contrecoup la progression de l’islamisme, qui sera un puissant facteur de chaos en Afrique, en Asie et dans les pays européens. »


Chers frères et amis,

Permettez-moi de vous appeler ainsi puisque nous nous connaissons tous et que nous partageons les mêmes intérêts et le même projet : celui d’un gouvernement mondial, sous la direction éclairée des Anglo-Saxons.

Chers frères, donc, je vous écris pour faire le point de la situation mondiale et pour vous assurer que nos affaires avancent très bien.

Nous sommes en train de réussir dans la propagation du chaos mondial, qui comme vous le savez constitue le préalable à l’affermissement de notre pouvoir. Puisque le chaos détruit la confiance dans les Etats-nations, il sert aussi à terroriser les peuples et à déstructurer les communautés. Et demain, il nous permettra de nous présenter en sauveurs de l’humanité !

Nous pouvons d’abord nous réjouir de la déstabilisation des pays musulmans, initiée grâce à la guerre contre l’Irak puis renforcée par les « révolutions arabes » et l’élimination programmée des « dictateurs ». Elle a aussi provoqué par contrecoup la progression de l’islamisme, qui sera un puissant facteur de chaos en Afrique, en Asie et dans les pays européens. Nous espérons aussi que cela contribuera à développer les tensions entre l’Inde et le Pakistan et, bien sûr, aussi en Palestine.

L’immigration est, vous le savez, notre grande réussite chaotique en Europe : à la fois parce qu’elle a permis de réduire les salaires et aussi parce qu’elle a contribué à déstabiliser ces Etats-nations qui croulent désormais sous les dépenses sociales et les difficultés d’intégration de ces populations, ce qui nous a permis, en retour, de mettre en accusation ces mêmes Etats au titre des déficits publics que nous avons indirectement provoqués, et d’exiger les réformes que nous réclamons ! Ainsi la privatisation et la désagrégation de ces Etats, au prétexte du rétablissement des comptes publics, avancent vite, ce qui nous laisse entrevoir en outre d’intéressants bénéfices.

Et grâce au vote de différentes législations répressives et grâce aussi aux juges européens et au soutien des Eglises, nous interdisons toute remise en cause de l’immigration de peuplement en Europe. Avec les médias que nous contrôlons, nous sommes en effet parvenus à faire assimiler le refus de l’immigration à du racisme, voire à du nazisme !

L’isolement stratégique de la Russie, suite à l’opération de déstabilisation de l’Ukraine que nous avons lancée, est aussi en très bonne voie. Je crois que nous pouvons dire que nous avons atteint notre objectif de découpler durablement la Russie de l’Europe occidentale. Plus la Russie se rapprochera de la Chine ou de l’Iran, plus cette coupure s’approfondira, en outre. Les Français, qui ont rallié l’OTAN grâce à Nicolas Sarkozy, n’osent même plus honorer les commandes russes de matériel militaire ! Nous avons bon espoir enfin que les sanctions économiques contre la Russie finissent par provoquer aussi le chaos économique là-bas, voire la guerre civile dans la Fédération.

De même nous pouvons nous réjouir de l’orientation prise par l’Union européenne : elle nous a permis de bloquer toute velléité d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis. L’élargissement continu de l’Union la rend de toute façon ingouvernable, comme nous l’avions souhaité. Cet élargissement marginalise au profit de nos fidèles alliés les pays fondateurs de l’Europe et notamment la France qui était l’opposant le plus dangereux à notre projet. Vous savez aussi que la Banque centrale européenne veille à maintenir la zone euro en dépression, ce qui nous garantit durablement contre la concurrence européenne. Et d’une façon générale la progression du chômage et de la précarité, la désindustrialisation que nous initions et les rumeurs persistantes que nous entretenons autour de la solvabilité des Etats et des banques nous assurent aussi de la docilité des Européens.

Le prochain Traité transatlantique permettra enfin de mettre en tutelle définitivement les Etats de l’Union européenne en soumettant leurs législations aux règles d’arbitrage qui préserveront nos intérêts et nos bénéfices.

Nous notons aussi avec satisfaction la situation chaotique du continent africain, qui ne parvient pas à maîtriser la croissance de sa population et qui – plus de 60 ans après la fin des empires coloniaux – ne parvient toujours pas à un développement pacifique. Le chaos africain nous est en tout profitable : il reste en effet le principal moteur de l’immigration en Europe et de la culpabilisation des Européens. Il procure aussi à nos entreprises des matières premières et des débouchés précieux. Il ne permet pas, enfin, à nos concurrents de s’appuyer durablement sur ce continent instable.

La Chine, qui s’obstine à vouloir préserver son identité et ses intérêts stratégiques, reste bien sûr notre principal souci. D’autant qu’elle est en passe de rattraper les Occidentaux au plan militaire et technologique. Aussi nous suivons avec un particulier intérêt tous les facteurs de déstabilisation interne : comme les conflits sociaux, les actions des défenseurs des droits de l’homme ou bien les menées séparatistes de certaines communautés. Nous soutenons tous ces mouvements et nous espérons aussi que les différends frontaliers en Asie, notamment avec le Japon, vont s’amplifier.

Nous avons, bien sûr, encore quelques soucis avec les populations qui refusent l’orientation que nous voulons donner au monde. Il y a encore trop de peuples qui veulent préserver leur identité et leur souveraineté ! Vous savez que sur ce plan notre souci principal concerne l’Europe, qui reste en tout notre priorité.

Mais si certains d’entre nous se sont inquiétés de la progression des sentiments nationaux en Europe comme le montrent toutes les études d’opinion, je crois cependant qu’il nous faut rester optimistes.

D’abord, la population européenne autochtone vieillit très vite, et vous savez que ce ne sont pas les vieux qui font les révolutions ! La jeunesse européenne pourrait constituer une menace ; mais vous savez que la destruction de l’enseignement et la soumission des jeunes aux médias ont permis leur déculturation rapide – et leur reprogrammation dans le sens que nous souhaitons.

Ensuite, l’ensemble de la classe politique européenne nous est acquise. Car nous la tenons du fait de ses innombrables compromissions, que nous avons su encourager habilement au moment de la libéralisation et de la dérégulation de l’économie.

Enfin, nous avons beaucoup investi dans les neurosciences et les nouvelles technologies.

Des dispositifs extrêmement sophistiqués de surveillance de toutes les communications, mis en place au prétexte de garantir la sûreté, nous permettent aujourd’hui de détecter tout mouvement d’opinion qui nous serait hostile – et donc de réagir en temps utile.

Bientôt aussi, grâce à l’ingénierie psychique, nous serons capables de contrôler étroitement les représentations mentales de la population, ce qui renforcera l’effet sidérant de la télévision mondiale et nous permettra d’écarter définitivement toute velléité d’opposition.

Bref, mes chers frères et amis, nous avons toutes les raisons de regarder l’avenir avec optimisme ! Les gouvernements que nous dirigeons « n’échouent » pas, comme disent les naïfs : au contraire, grâce à eux, nous avançons chaque jour un peu plus vers la réalisation de notre grand projet.

Votre dévoué oligarque.

P.S. N’oubliez pas de détruire ce courrier, comme à l’habitude, afin de préserver notre confidentialité.

Michel Geoffroy

Crédit image : DR.

Source : Polémia – 21/11/2014

Alexis de Tocqueville : de l’individualisme dans les pays démocratiques

Alexis de Tocqueville : de l’individualisme dans les pays démocratiques

Source : occidentaldissent.com À l’heure où chaque communauté revendique un “droit” spécifique, au logement, au travail, aux papiers, à l’adoption, au mariage, au halal, au voile, à la GPA, à l’avortement, à l’adoption… il serait bon de relire ce que le grand penseur Français Alexis de Tocqueville écrivait en 1835 à propos de la plus grande démocratie du moment, l’Amérique. De toutes les tares qui déjà menaçaient cette société naissante, conformité, peur, apathie, désorganisation, lâcheté, le plus dangereux était l’individualisme naissant.

« J’ai fait voir comment, dans les siècles d’égalité chaque homme cherchait en lui-même ses croyances ; je veux montrer comment, dans les mêmes siècles, il tourne tous ses sentiments vers lui seul.
L’individualisme est une expression récente qu’une idée nouvelle a fait naître. Nos pères ne connaissaient que l’égoïsme.
L’individualisme est un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis ; de telle sorte que, après s’être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même.
L’égoïsme est un vice aussi ancien que le monde, il n’appartient guère plus à une forme de société qu’à une autre.
L’individualisme est d’origine démocratique, et il menace de se développer à mesure que les conditions s’égalisent. »

Cet individualisme embryonnaire est aujourd’hui à son apogée narcissique avec la « Moi Génération » qui est la racine de tant d’autres problèmes qui se reflètent dans notre société.

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Ukraine : on a bombardé Tripoli, pourquoi pas Kiev ? Tribune de Jean Bonnevey

Ukraine : on a bombardé Tripoli, pourquoi pas Kiev ? Tribune de Jean Bonnevey

Ci-dessus : L’opération militaire alliée en Libye, lancement d’un missile Tomahawk par le destroyer USS Barry en 2011.

Certaines populations n’intéressent pas la communauté internationale !

Décidément démocratie rime de plus en plus souvent avec hypocrisie. Les civils ukrainiens de l’est du pays n’ont-ils pas la même valeur que les civils libyens de l’est de leur pays ? Il faut tout de même rappeler le prétexte qui a permis le bombardement de Tripoli, l’intervention militaire puis l’élimination physique de Kadhafi. Il s’agissait de protéger des populations civiles qui ne reconnaissaient plus le pouvoir de Tripoli face à l’intervention d’une armée très supérieure aux milices armées de l’est.

Les similitudes avec ce qui se passe depuis quelques jours en Ukraine sont tout de même assez frappantes. Il est évident qu’on laisse faire l’oligarque mis en place avec la complicité des Usa et de l’Europe car les civils menacés par la répression de l’armée sont des méchants qui préfèrent Moscou à Bruxelles. Notre droit d’ingérence au nom des grandes valeurs et des immenses principes est bien à géométrie variable.

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[Tribune libre ] "J’accuse l’oligarchie" par Michel Geoffroy

[Tribune libre ] « J’accuse l’oligarchie » par Michel Geoffroy

14/04/2014 – PARIS (via Polémia)
« J’accuse l’oligarchie de provoquer des crises pour mettre en tutelle les peuples, d’encourager tout ce qui favorise l’implosion des sociétés, de programmer la destruction des cultures et des savoirs, de détruire la démocratie, de conduire à la guerre ». Un texte fort de Michel Geoffroy. Les oligarques de l’hyperclasse mondiale, voilà l’ennemi ! Polémia


1) J’accuse l’oligarchie occidentale de provoquer les crises pour mieux mettre en tutelle les peuples afin d’ouvrir la voie à un gouvernement mondial.

L’oligarchie n’échoue pas à trouver des solutions aux différentes « crises », qu’il s’agisse du chômage, de l’immigration, de la natalité ou de l’insécurité. Ces « échecs » constituent en réalité pour elle autant de succès car le choc et le chaos font partie intégrante de sa stratégie.

J’accuse l’oligarchie d’avoir systématisé la pratique du choc théorisée par les néo-libéraux de l’Ecole de Chicago dans les années 1970, comme moyen d’imposer des réformes économiques et sociales contre la volonté des peuples.

J’accuse l’oligarchie d’encourager la succession des « crises » afin de diminuer la résistance du corps social, de propager l’angoisse et de provoquer un état d’hébétude chez ceux qui y sont soumis afin d’inhiber leurs capacités de réaction et d’opposition politiques.

– L’insécurité conduit ainsi les citoyens au repli sur soi, ce qui contribue à leur démobilisation politique et à affaiblir la légitimité des Etats. Elle permet aussi une privatisation rapide des fonctions souveraines de l’Etat pour le plus grand profit du « marché ».

– Le terrorisme permet de renforcer le contrôle de la population et notamment d’Internet et des nouvelles technologies de communication.

– L’immigration profite au patronat mais elle sert aussi à démoraliser les Européens, en leur donnant le sentiment de ne plus se sentir chez eux.

– Le chômage propage l’inquiétude devant l’avenir et la docilité des salariés vis-à-vis des employeurs.

– La crise des dettes souveraines permet de mettre en tutelle la politique économique des Etats et de promouvoir toujours plus de solutions libérales pour « rétablir les comptes publics ». Ces politiques libérales en retour déconstruisent les protections sociales, renforçant l’isolement et la dépendance des individus.

– L’écologisme et la thématique du réchauffement climatique offrent enfin de nouveaux prétextes à propager l’anxiété et légitimer l’augmentation des réglementations, des contrôles et à la réduction des libertés concrètes.

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En Libye il est temps d’en finir avec les billevesées démocratiques pour en venir enfin à la realpolitik Libye : la guerre des milices – Par Bernard Lugan

En Libye il est temps d’en finir avec les billevesées démocratiques pour en venir enfin à la realpolitik, par Bernard Lugan

Le jeudi 6 mars, à Rome, lors de la Conférence internationale sur la Libye, le ministre italien des Affaires étrangères a considéré que le principal problème qui se pose dans ce pays meurtri est la « surimposition de légitimités ». Cet euphémisme archétypique du vocabulaire « politiquement correct » sert à cacher la vérité de la situation libyenne qui est tout simplement l’anarchie. Cette manipulation sémantique illustre le désarroi de cette prétendue « communauté internationale » qui, au nom des « droits de l’homme » et de la démocratie postulée universelle, a déstabilisé un pays fragile. Aujourd’hui, elle n’ose même pas employer les mots justes pour décrire les résultats de la calamiteuse guerre qu’elle déclencha sans raison avouable contre le colonel Kadhafi.

Cessons de nous boucher les yeux en rêvant d’élections qui ne régleront pas les problèmes de fond pour regarder la réalité en face : en Libye, la situation devient de plus en plus confuse, de plus en plus anarchique et de moins en moins lisible. Le pays est livré à la loi des milices et les « autorités » ne font même plus de la figuration. Le 10 octobre 2013, le Premier ministre Ali Zeidan au pouvoir depuis novembre 2012, a ainsi été enlevé par des hommes armés. Tout récemment, le dimanche 2 mars 2014, à Tripoli, le Parlement (le CNG : Congrès national général), institution issue des élections de juillet 2012, a été pris d’assaut, en partie incendié et plusieurs députés blessés.

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