Tag Archives: délocalisation

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Le vrai visage du sans-frontiérisme ! Tribune Libre de Vincent Revel

01/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Quand les élites trahissent leur peuple au profit des firmes transnationales, quand les défenseurs des travailleurs promeuvent aussi la mondialisation sauvage et défendent les sans-papiers, c’est que nous sommes dans le règne de la trahison sans-frontiériste.

À l’heure où l’Europe vit selon les volontés allemandes, des technocrates bruxellois et de ceux du FMI, les mots : mobilité, reconversion, disponibilité, délocalisation, chômage, concurrence déloyale, austérité sont, aujourd’hui, devenus courants. Le travailleur doit sans cesse savoir se remettre en cause, mais aussi s’adapter à des changements parfois violents et difficiles. Chaque semaine qui passe nous donne des exemples de ce qu’est un monde sans frontière où les hommes sont devenus de simples marchandises, assujettis aux besoins des marchés selon l’offre, la demande et les intérêts des oligarques mondiaux et des grands groupes internationaux. La suppression de 50 000 emplois par la Banque HSBC, alors que cette institution de la finance enregistre tout de même un bénéfice de 13 milliards de dollars, est devenue un évènement presque ordinaire dans notre monde progressiste et néo-libéral.

Comme dans une tragédie grecque, nos responsables politiques continuent à jouer leur rôle d’hypocrites sans réellement se soucier de savoir s’ils sont crédibles et efficaces. En Occident, comme le disait Cornélius Castoriadis,

il y a longtemps que le clivage gauche-droite ne correspond plus ni aux grands problèmes de notre temps ni à des choix politiques radicalement opposés.

Plus rien ne les émeut tellement ils sont déracinés de la terre de leurs pères. En caste privilégiée, ils se font seulement les relais des grands de ce monde pour qui l’objectif premier du capitalisme n’est pas de produire des valeurs d’usage, mais uniquement « de produire toujours plus de marchandises » au coût de production le plus faible. Même les grands fleurons de notre industrie ne sont plus à l’abri de la trahison de nos élus.
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[Chez nos confrères] Un santonnier provençal délocalise une partie de sa production en Tunisie

[Chez nos confrères] Un santonnier provençal délocalise une partie de sa production en Tunisie

08/12/2014- AUBAGNE (via Nouvelles de France)
Un santonnier « historique » de la région provençale reconnait pour la première fois qu’il délocalise une partie de sa production en Tunisie. C’est le seul moyen, dit-il, de rester compétitif. Les santonniers de la région sont scandalisés et veulent l’exclure de la foire aux santons de Marseille. Ils estiment qu’il porte atteinte aux traditions provençales.

Emmanuel Macron va inaugurer une usine Renault en... Algérie

Emmanuel Macron va inaugurer une usine Renault en… Algérie

11/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Alors que l’industrie française souffre depuis des années de délocalisations massives et alors que depuis l’arrivée de François Hollande à l’Elysée la France compte 500.000 chômeurs de plus, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, annonce, via son compte Twitter, qu’il va accompagner Laurent Fabius pour aller inaugurer une usine Renault… en Algérie.

Peugeot - Citroën : fin du Made in France pour les C3

Peugeot – Citroën : fin du Made in France pour les C3

24/05/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Aujourd’hui fabriquée à Poissy, la fabrication de la C3 sera bientôt délocalisée en Slovaquie.

Le groupe PSA Peugeot Citroën a justifié cette décision par la mise en place d’une nouvelle stratégie visant à  réserver la production française aux modèles hauts de gamme. Le porte-parole de PSA a souligné que le groupe s’était engagé à ne pas fermer ses usines en France. Pourtant, la fin de la production des C3 sur le site de Poissy pourrait concerner plus de 5000 personnes. Le président du directoire de PSA avait reconnu que la production des petits modèles en France n’était plus rentable pour le groupe de par la concurrence toujours plus forte sur le marché des citadines.

Le groupe Peugeot s’inscrit avec cette délocalisation dans la ligne de Renault qui a déjà délocalisé la production des Clio en Turquie.

Crédit photo : Thomas doerfer via Wikipédia (cc)

Marine Harvest préfère la Pologne à la Bretagne

Marine Harvest préfère la Pologne à la Bretagne

05/06/2013 – 16h00
CARHAIX (NOVOpress Breizh) –
Nouveau coup dur pour l’emploi en Bretagne. Après le volailler Doux, c’est maintenant le groupe norvégien Marine Harvest, numéro un mondial du saumon, qui  annonce la fermeture de ses sites de Poullaouen (Finistère) et de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) au premier semestre 2014. Plus de 450 emplois vont être supprimés.

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Le conseil régional socialiste d’Île-de-France délocalise un centre d’appel au Maroc

Le conseil régional socialiste d’Île-de-France délocalise un centre d’appel au Maroc

27/07/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpres) —
C’est une nouvelle dont le gouvernement socialiste, et plus particulièrement Arnaud Montebourg – le vibrionnant ministre du Redressement productif –, se serait passé. En effet, le conseil régional d’Île-de-France, présidé depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon, a décidé de délocaliser le centre d’appel du Stif (le syndicat chargé des transports en commun de la région parisienne) au Maroc. Selon une information du Parisien-Aujourd’hui en France.
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Un serpent chinois défie la métallurgie nazairienne

Un serpent chinois défie la métallurgie nazairienne

18/07/2012 – 12H30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Œuvre d’un artiste d’origine chinoise fabriquée en Chine et cofinancée par l’Union européenne, le « Serpent d’océan » fait figure d’hommage à la mondialisation planté face aux chantiers navals de Saint-Nazaire.

Parmi les œuvres exposées dans le cadre d’Estuaire, la « biennale artistique » organisée cette année comme en 2007 et 2009 le long de l’estuaire de la Loire, le Serpent d’océan est spécialement remarqué. Spectaculaire, cette sculpture semi-immergée représente le squelette d’un serpent gigantesque échoué sur la plage de Saint-Brévin-les-Pins, face à Saint-Nazaire. Son auteur, Huang Yong Ping, est un artiste contemporain d’origine chinoise naturalisé français, qui s’installa en France en 1989.

Comme le note le site web La fonderie et piwi, « dommage que les autorités locales qui ont financé cet excellent projet aient confié (après les études et prototypes réalisés à la fonderie HP Drouot), la fabrication des pièces moulées de ce très long squelette marin à un fondeur chinois. Cela s’appelle un scandale qui mérite d’être mentionné et dénoncé. »

D’autant plus que les « autorités locales » n’ont pas financé seules le projet : il a été cofinancé par l’Union européenne (FEDER). Mais on note qu’Estuaire, à propos de cette œuvre, remercie Lowendalmasaï (Shangaï). Ce cabinet international d’origine française est un spécialiste de la réduction des coûts, souvent synonyme de délocalisation.

« Chaque fois que la globalisation inéluctable avance d’un pas, un dieu se retire ! », déclarait Huang Yong Ping à l’occasion de son exposition « Traces du sacré » au Centre Pompidou en 2008. De quel dieu son serpent aura-t-il provoqué le retrait ? « Certain jour au fond d’un estuaire / Un serpent piqua Saint-Nazaire / Que croyez-vous qu’il arriva ? / Ce fut le serpent qui creva ! », plaisante le blog nantais « La Méforme d’une ville », détournant la fameuse épigramme de Voltaire contre le journaliste quimpérois Fréron. On aimerait en être sûr !

Les délocalisations en Chine ne seraient plus si intéressantes

Les délocalisations en Chine ne seraient plus si intéressantes

04/07/2012 — 14h00
LONDRES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Civitas, groupe de réflexion britannique, a effectué une intéressante étude sur les délocalisations vers la Chine. Intitulée « Vers la fin du Made in China », l’étude pointe une relocalisation d’industries vers la Grande‑Bretagne. En effet, les produits chinois ont vu leurs prix grimper du fait de l’augmentation des salaires, des problèmes de qualité, du manque d’ouvriers qualifiés en Chine, et des coûts des transports, s’étant envolés ces dernières années à cause de l’augmentation du prix du pétrole. L’étude pointe en outre la faible productivité de la Chine, ainsi que le vol de technologies, rendant les entreprises occidentales de plus en plus méfiantes.

Cette étude confirme le non‑sens du mondialisme sauvage, le principe de base de l’industrie étant, comme le montre l’étude : « proximité, qualité, stabilité ».

Séné (Morbihan) : le maire préfère le granit chinois

Séné (Morbihan) : le maire préfère le granit chinois

03/02/2012 – 14h30
VANNES (NOVOpress Breizh) –
La rue principale  traversant Séné (56), une commune de l’agglomération vannetaise dirigée par une municipalité socialiste, va être refaite avec du granit importé de Chine. Une décision qui suscite la colère des granitiers bretons, qui n’avaient pas vraiment besoin de ça.

La commune de Séné, que dirige Luc Foucault (Mouvement des citoyens), a confié le marché de réfection de la voirie à la Sacer Ouest, laquelle a fait appel à la société chinoise Xiamen San Xiang Da pour se fournir en granit. Ce recours à un fournisseur chinois devrait permettre à la commune de réaliser, selon certaines estimations,  une économie de l’ordre de 40.000 euros, soit environ1% du montant total du marché.

Un choix « caricatural et indéfendable » pour l’association En-Avant-Bretagne/Breizh War-Raok, qui estime « qu’en ces temps difficiles, œuvrer à la préservation de l’emploi en Bretagne est plus que jamais une priorité pour les Bretons.» Et l’association de poser la question : «Comment Luc Foucault, maire de Séné qui se prétend écologiste et défenseur des circuits courts ose-t-il justifier son choix Chinois dans la presse locale en faisant la promotion des avantages économiques de la mondialisation?» Bonne question en effet.

Maire de Séné depuis 2008, Luc Foucault est un nouveau venu dans le monde politique vannetais. Chevènementiste, membre du Mouvement des citoyens, le Télégramme  (13/12/2010) le décrit comme un « républicain humaniste de gauche », qui connait bien les entreprises. «Elles doivent gagner de l’argent», déclarait-t-il au quotidien, avant de préciser : «De l’argent pour l’outil, pas prioritairement aux actionnaires, car de l’emploi dépend la vie sociale».

Une belle profession de foi, démentie par les faits. Recourir au granit chinois ne favorisera en effet ni l’outil de travail, ni l’emploi, ni la vie sociale de la filière bretonne du granit. Celle-ci, qui a vu au cours de ces dix dernières années un tiers de ses entreprises et 1.500 emplois disparaître, aurait certainement apprécié qu’une carrière bretonne soit retenue pour l’aménagement de la rue principale de Séné. Mais Luc Foucault, « républicain humaniste de gauche » en a décidé autrement.

Crédit photo : DR

Eurofins Scientific va transférer son siège de Nantes au Luxembourg

Eurofins Scientific va transférer son siège de Nantes au Luxembourg

14/01/2012 – 14h00 NANTES
(NOVOpress Breizh) – Eurofins Scientific, l’un des fleurons de l’économie nantaise, va transférer son siège au Luxembourg. Une délocalisation probablement motivée par la législation accommodante de ce paradis fiscal.

L’assemblée générale d’Eurofins Scientific a voté avant-hier le transfert de la société de Nantes au Luxembourg. Les adversaires de cette opération n’ont pas fait le poids face à des dirigeants qui détiennent plus de 60 % des droits de vote.

Eurofins Scientific est une réussite exceptionnelle de l’économie nantaise. Elle est née en 1987 d’un brevet déposé par un couple de scientifiques de l’université de Nantes. Repris par les deux fils des inventeurs, Gilles et Loïc Martin, ce brevet portant sur l’analyse de la qualité du vin par résonance magnétique nucléaire a été le point de départ d’une saga entrepreneuriale. Les deux frères ont progressivement étendu leur domaine à toutes sortes d’analyses pour les secteur de l’agro-alimentaire et de l’environnement. En une vingtaine d’années, ils ont fait d’Eurofins Scientific un leader mondial très respecté.

Déjà installés en Belgique, les dirigeants d’Eurofins Scientific vont transférer le siège de leur groupe au Luxembourg. Ils assurent que Nantes restera le centre de leurs activités. Cependant, le quotidien Luxemburger Wort/La Voix du Luxembourg ne s’embarrasse pas de précautions oratoires : la société nantaise devient luxembourgeoise.

Devenu un groupe international, Eurofins Scientific a créé ou racheté plus de 150 laboratoires d’analyse dans le monde entier. Mais son siège principal est toujours à Nantes. Cotée en Bourse, la société y a fait un beau parcours et bénéficie d’un consensus très positif malgré son endettement important.

Le transfert du siège social au Luxembourg a été vivement critiqué par l’Association française de gestion financière (AFG) et le cabinet de conseil aux investisseurs Proxinvest. Celui-ci y voit une « décision opportuniste et sans justification donnée [qui] manifeste une défiance vis-à-vis des racines scientifiques et nantaises de la société ». Eurofins Scientific affirme que son siège opérationnel restera à Nantes. Mais le transfert de son siège social « donne raison aux paradis fiscaux », estime Proxinvest : « la gestion multinationale efficace est aussi celle qui sait détruire les cultures d’entreprise ».

Désindustrialisation : 900 usines ont été fermées en France en 3 ans

Désindustrialisation : 900 usines ont été fermées en France en 3 ans

29/12/11 – 08h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est un chiffre impressionnant et effrayant qui reflète l’état de déliquescence de l’industrie française : 900 usines ont été fermées et près de 100.000 emplois perdus en France au cours des trois dernières années.
Dans le même temps seules 460 usines on été créées soit une disparition nette de 440 unités industrielles.

C’est une étude du journal économique « Les Echos » qui révèle cette situation alarmante.

Délocalisations, dérégulation, concurrence mondiale… le paysage industriel français est aujourd’hui sinistré et l’année 2012 s’annonce également difficile selon les auteurs de l’étude.

Les secteurs les plus préservés sont l’aéronautique, l’agroalimentaire et le luxe ; et les plus sinistrés l’automobile, la chimie et la métallurgie.

Crédit photo : Eric Verkleeren, via Flickr, licence CC.

Granit chinois : la réaction de J.-M. Begoc, président du syndicat des granitiers bretons, après le choix de la Ville de Tours [audio]

12/12/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress Breizh) – L’affaire du tramway brestois – la municipalité socialiste de Brest, avant d’accorder au final 1/3 du chantier aux granitiers bretons, avait décidé de ne traiter qu’avec la Chine – avait en son temps défrayé la chronique. C’est désormais la municipalité socialiste de Tours – après celle de Reims – qui pratique la préférence étrangère, dans un climat de mondialisation acharnée et de concurrence déloyale.

Le Syndicat des transports en commun de la ville de Tours vient en effet d’acheter pour six millions d’euros de granit chinois en prévision de la construction du tramway dans la ville. Une nouvelle qui a provoqué la fureur des granitiers de l’Hexagone, filière abandonnée de l’Etat, comme de nombreux autres secteurs de l’emploi français, et qui s’écroule petit à petit sous les coups de boutoirs des envahisseurs chinois, dont les moyen de pression s’appellent « bas prix » et « néo-esclavagisme ».

Nous avons interrogé  Jean-Marie Begoc, président du syndicat des granitiers bretons et directeur commercial de la Socal (exploitation du granit) afin de connaitre la position des granitiers, leurs intentions (une filière aussi importante ne peut pas se laisser mourir sans réagir) et les raisons de leur colère.

 Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress Breizh.

Crédit photo : Christian Amet/Wikipédia sous licence Creative Common

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