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De la remigration - par Renaud Camus

De la remigration – par Renaud Camus

13/11/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Je n’ai pas bien compris pourquoi M. Floris de Bonneville traitait, dans ces colonnes (Boulevard Voltaire, note de Novopress), le mot remigration d’appellation barbare, au seul motif qu’il était « inconnu de l’Académie française et même de Wikipédia ». Il faut laisser un peu de temps à cette vieille dame et à ce jeune savant. Un mot n’est pas barbare parce qu’il est nouveau. Celui-ci ne sonne pas mal, il est parfaitement formé, chacun est bien libre de produire des formes itératives des mots savants qui s’y prêtent ; et si migration est admissible, comme je crois, remigration l’est forcément aussi. Tout juste pourrait-on le chipoter sur son adéquation à ce que ses promoteurs entendent le voir désigner. Je disais pour ma part : renversement des flux migratoires. Mieux vaut un seul terme que trois.

Pour ma part je m’y rendrai avec enthousiasme car quiconque a conscience du Grand Remplacement — et il faudrait être aveugle et sourd, ou M. Gaëtan Dussaussaye, pour n’en être pas conscient… — envisage forcément le retour des colonisateurs sur leurs terres ancestrales. C’est une lutte anticolonialiste que nous menons, et il est sans exemple qu’une décolonisation n’ait pas entraîné le retrait d’une partie, au moins, des conquérants.

Nos amis identitaires convoquent samedi la cour et la ville de l’antiremplacisme à une demi-journée de réflexion sur le thème. Pour ma part je m’y rendrai avec enthousiasme car quiconque a conscience du Grand Remplacement — et il faudrait être aveugle et sourd, ou M. Gaëtan Dussaussaye, pour n’en être pas conscient… — envisage forcément le retour des colonisateurs sur leurs terres ancestrales. C’est une lutte anticolonialiste que nous menons, et il est sans exemple qu’une décolonisation n’ait pas entraîné le retrait d’une partie, au moins, des conquérants.

citation-de-gaulle-francaisOn nous objecte que le métissage est déjà bien avancé et que cela risque de rendre difficile la séparation à l’amiable (de préférence) entre des ethnies, des cultures, des civilisations déjà si étroitement mélangées. Mais ni le Grand Remplacement ni la remigration ne sont des notions racialistes, contrairement à ce qu’affirmait à tout hasard, la semaine dernière, notre jeune ami M. Dussaussaye (décidément… qui veut noyer son chien l’accuse de la race). « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France a une vocation universelle », disait de Gaulle en une envolée fameuse, qui mériterait d’être citée jusqu’au bout, mais tout le monde la connaît. Ce sont les civilisations, les cultures, les façons d’être là, les modes d’habiter la terre et d’occuper le territoire qui ne peuvent pas se mélanger sans que les unes soumettent les autres, ou les intègrent. Et celles qui ne peuvent pas intégrer se font intégrer (ou éliminer). Celles qui ne peuvent pas soumettre se font soumettre.

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