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Sentinelle

L’Opération Sentinelle est source de désaccords entre l’Intérieur et la Défense

06/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : L’Opération Sentinelle, et, plus largement, l’engagement permanent des armées dans la sécurité intérieure, provoquent actuellement de vives tensions entre les ministères de l’Intérieur et de la Défense. Un rapport de Matignon sur ce sujet, remis le 17 février au Premier ministre, a été classifié « Confidentiel Défense ». Au‑delà de l’opération Sentinelle, ce rapport détaillait « les évolutions permettant de garantir la disponibilité, la capacité d’action et l’efficacité des effectifs militaires engagés dans la mission de protection du territoire national ».

Ce rapport n’a été remis en catimini qu’aux deux chefs des commissions parlementaires de la Défense. En revanche, un autre document, public celui‑là et uniquement rédigé par le ministère de la Défense, a été présenté la semaine dernière par Jean‑Yves Le Drian au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Le constat de cet état d’urgence permanent est que les militaires n’agissent plus dans une logique d’appoint ponctuel mais bien dans des opérations de surveillance policière classique. En effet, cette surveillance via une position défensive et statique ne revient pas normalement à la fonction militaire. Elle désarme moralement les soldats et aussi les expose à des problèmes juridiques en cas d’intervention, qu’elle soit appropriée ou non. Ce qui explique que le militaire en garde statique auprès du Bataclan soit resté l’arme au pied ainsi que l’a révélé le commissaire Jean-Luc Taltavull devant la commission parlementaire d’enquête sur la vague terroriste.

La question est grave : à qui les militaires obéissent‑ils lorsqu’ils sont engagés dans la sécurité intérieure ? C’est  très confus : à la fois au chef d’état‑major des armées et à leur propre hiérarchie ou au ministre de l’Intérieur, via les préfets des sept « zones de défense et de sécurité ».

Sur le terrain, les choses se passeraient généralement bien malgré quelques divergences de nature politique et tactique : la préfecture de police privilégie les « gardes statiques » devant les sites sensibles, notamment les synagogues ; le gouverneur militaire de Paris, plus soucieux d’efficacité et de sécurité de ses troupes, préfère les « dispositifs dynamiques » sous forme de patrouilles aléatoires.

Thibault De Montbrial

La pénétration de l’islamisme n’épargne ni la police ni l’armée

12/03/2016 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
Une note confidentielle de la préfecture de police a récemment révèlé une progression préoccupante du fondamentalisme religieux dans les commissariats tandis qu’un ancien militaire radicalisé a été arrêté au Maroc.

Pour Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et spécialiste des questions de terrorisme, cette tendance est inquiétante.

Concernant l’ancien militaire, Thibault de Montbrial est loin d’être étonné :

le recrutement de l’armée est le reflet de la population française. La communauté musulmane y est très présente. La DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), dont la mission est d’anticiper les comportements à risque, est aux aguets.

Va-t-on vers des cas de «Green on green» ?

L’un des scénarii d’attentats que l’on a vu en Afghanistan est ce que les Américains appellent le «Green on green» (armée) ou le «Blue on blue» (police): des représentants des forces de l’ordre s’en prennent à leurs collègues. Quelqu’un qui porte l’uniforme s’en prend à quelqu’un d’autre, qui porte le même uniforme. Un tel scénario n’est pas impossible en France. Les forces de sécurité doivent avoir ce risque présent à l’esprit.


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Le pouvoir civil cherche à faire peur au pouvoir militaire

08/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Une analyse intéressante, à mettre en écho avec l’éditorial de Maxime de La Devèze sur Boulevard Voltaire, que nous avons publié tout à l’heure. (NDLR NOVOpress).

On se souvient que le général Piquemal avait été appréhendé par la police puis enfermé en garde à vue durant deux jours, pour avoir participé à une manifestation anti-invasion contre la jungle de Calais, le 6 février dernier, et qui avait été interdite par les pouvoirs publics.

Cette arrestation avait fait parler d’elle… et semble avoir de nouvelles suites…
Après avoir été arrêté puis traîné dans la boue par plusieurs médias, le général Piquemal risque désormais de passer devant un conseil de discipline, sous l’impulsion du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui voit dans la participation du général à la manifestation anti-migrant une rupture de son devoir de réserve.
En effet, le général Piquemal n’est pas à strictement parler à la retraite : il est encore membre de la « deuxième section », un statut qui permet de rappeler des généraux ayant cessé leurs activités en mettant leurs compétences à contribution en cas de conflit.
Le conseil disciplinaire viserait donc à exclure le général Piquemal de cette deuxième section. En outre, le ministre a annoncé qu’une modification du code de la Défense allait permettre par la suite à ce dernier d’exécuter directement cette procédure, et ceci sans passer par aucun conseil.

Cette décision est lourde de symboles
Cet acharnement à l’encontre du général, qui plus est ex-patron de la Légion étrangère, est un signal clair envoyé au pouvoir militaire : « ne vous occupez pas de politique ». Si le pouvoir s’acharne contre un ancien militaire, général, et ancien patron d’un des corps d’armée les plus prestigieux, c’est pour faire comprendre qu’il sera intraitable. L’Armée reste l’un des derniers bastions français du patriotisme, du sens aigu du devoir et de l’honneur. Pour cette raison, il est possible que cette dernière capte à l’avenir une grande partie de la confiance voire des espoirs des Français. Nos élites civiles jugent sans doute que, par mesure de précaution, il faut commencer à faire des exemples.

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Et si notre salut venait finalement de l’armée ?

Source : Boulevard Voltaire
Ceux qui se taisent beaucoup sont souvent très écoutés.

La semaine dernière, plusieurs déclarations inouïes ont marqué le fil des actualités. C’est le pape qui, le premier, parle « d’invasions arabes », après avoir appelé à l’accueil. Rappelons que l’hospitalité existe aussi bien dans la tradition européenne qu’orientale, et que nulle part dans le monde accueillir ne signifie se soumettre à la religion du nouvel arrivant. Ce serait même plutôt le contraire.

C’est ensuite l’entretien du commander de l’OTAN en Europe, publiée dans le Guardian. Le général en chef affirme que « ISIS » (Daech) est un cancer qui prolifère au sein des migrants. Lui ne s’embarrasse pas des éléments de langage daechiens de notre ex-ministre des Affaires étrangères…
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La « Liaison 16 » : l’armée française à la botte du Pentagone

28/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Dans un article intitulé « Forfaiture et dissidence », publié en ligne par notre excellent confrère Politique Magazine, Mathieu Epinay, pseudonyme d’un collectif de spécialistes des questions de Défense, revient sur le fiasco de la « Liaison 16 »

La liaison 16 (L16) est le standard de liaison de données tactiques de l’OTAN pour l’échange d’informations entre unités militaires alliées, présentes sur un même champ de bataille. Pour Mathieu Epinay « La L 16 a été adoptée, en 1995, en violation des règles de programmation militaire par une génération d’officiers issue de mai 68. Conçue pour la guerre froide, archaïque sur les plans technique et conceptuel, elle est verrouillée par le Pentagone qui la contrôle et la modifie à son gré. Notre armée a juste le droit de payer les mises à jour d’un système qui mine la souveraineté opérationnelle de nos forces !» Par ailleurs, si l’armée française partage l’ensemble de ses données via la L16, contrôlée par les États Unis, ces derniers se gardent bien de lui confier leurs données sensibles. Leurs F22 entre autres, n’en sont pas équipés…

Un sujet trop ésotérique pour inquiéter les politiques ?
Mais il est explosif pour l’appareil d’État, étant donné les sommes mises en jeu et l’éminence des décideurs… Mathieu Epinay parle ainsi d’un « fiasco d’un demi milliard d’euros, d’un chantier ayant monopolisé les services techniques de l’Armée pendant des années, et de 10 ans de retard dans le domaine ultra sensible des liaisons de données tactiques ». En décembre dernier, le patron français des opérations aériennes déplorait nos difficultés de coordination avec les aviations russe et syrienne, relevant que l’absence de fiabilité de la L16, je cite : « Met en jeu la sécurité de nos équipages ».

Une dissidence s’est malgré tout fait jour au sein de l’Armée
Hélas, trop peu nombreuse. « Quant à ceux qui avaient compris les enjeux, relève Mathieu Epinay, beaucoup, par appétit de carrière, ont préféré se taire ». En 2012, le député Jacques Bompard posait à l’Assemblée une question écrite sur la L16. Elle est restée sans réponse…

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CRS et gendarmes mobiles débordés ! Cazeneuve tente de limiter les dégâts

23/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les unités des Forces Mobiles (CRS et gendarmes mobiles) sont tellement débordées que Cazeneuve est obligé de centraliser leur gestion pour sacrifier certaines de leurs missions.

C’est une information passée totalement inaperçue dans la presse généraliste , mais qui est pourtant d’une importance capitale : les unités de Forces Mobiles (Compagnies républicaines de sécurité et escadrons de gendarmerie mobile) cessent d’être gérées au niveau zonal et passent directement « sous l’autorité du ministre de l’Intérieur », via une unité de coordination au sein du cabinet du Directeur général de la Police nationale.
Cette évolution fait suite à une étude soulignant que « l’augmentation croissante des missions de maintien de l’ordre » ne permettait plus de répondre aux besoins.

Concrètement, cela veut dire que les forces mobiles de police et de gendarmerie, saignées à blanc par la sécurisation de Calais, par les missions Vigipirate et par les innombrables troubles à l’ordre public, ne sont pas assez nombreuses pour répondre aux besoins. Le ministère de l’Intérieur se trouve donc contraint de rationaliser au maximum leur emploi, sacrifiant certaines missions.
Dorénavant, les directives sont claires : dans une note adressée aux préfets, Bernard Cazeneuve demande « d’appliquer le principe de stricte suffisance des moyens engagés, de prioriser objectivement les demandes de renforts et d’évaluer […] la pertinence des dispositifs mis en œuvre ».

Débordé par la masse de désordres touchant la France, le ministère de l’Intérieur n’est plus capable de maintenir l’ordre et doit choisir quelles missions sont sacrifiables sans que ça ne se voie trop.
Ce qui appelle, au vu de l’augmentation des tensions, à une interrogation primordiale : quand est-ce que les tensions seront telles que l’État ne pourra plus répondre, même aux missions prioritaires ?

Crédit photo : philippe leroyer via Flickr (CC) = French Indignant’s Demonstration (25) – 14Jul11, Paris

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Armée : les Français retrouvent le goût des métiers de l’uniforme

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors qu’en février 2014, et pour la première fois, l’armée française n’était pas parvenue à recruter son quota mensuel de 730 engagés volontaires, l’année 2015 s’est achevée au contraire dans une paralysie des services de recrutement.
Plus de 170 000 Français ont contacté les bureaux de recrutement ou le site sengager.fr, presque deux fois plus que l’année précédente.

Cet engouement patriotique se manifeste notamment chez les jeunes…
… et notamment les jeunes diplômés qui déclarent vouloir se rendre « utiles à la société », au moment où celle-ci est menacée. Cœur sur la main ou armes au poing, ces Français marqués par les attentats de Paris semblent souhaiter bâtir l’engagement de demain.

Il en est de même pour la gendarmerie nationale qui enregistre, tout comme la police, un afflux record de postulants
En hausse de 47 % en un an, les candidatures spontanées se multiplient depuis les attentats et cela malgré l’explosion du nombre d’agressions dont sont victimes les gendarmes et les policiers.
Le nombre d’inscriptions pour devenir sous-officier de gendarmerie a triplé passant de 1 500 dossiers à 4 500 par semaine.

Et pour ceux qui ne souhaitent pas embrasser une carrière militaire, la réserve nationale leur ouvre les bras
Réserve où 25 000 citoyens sont déjà engagés.
Mardi, un sondage du journal Le Parisien a révélé que 70 % des Français se déclaraient favorable à un retour du service militaire.
Cette année 2015 aura été l’année de tous les renversements…

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Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.
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Comment réagir en cas d’attaque terroriste ? Le message désarmant de l’État

05/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Voilà qui semble une bonne idée a priori : le gouvernement diffuse une affiche expliquant comment réagir en cas d’attaque terroriste. Les trois points de base de la survie : fuir, se cacher, se battre ? Non, pour l’État, il ne faut pas se battre.

Le b-a-ba de la survie en cas d’attaque terroriste ou assimilée, tel qu’enseigné par tous les professionnels de la sécurité est clair :
1/Fuir : s’éloigner du danger est évidemment la meilleure option de survie
2/Se cacher : dans l’impossibilité de fuir, se cacher derrière des éléments « durs », se barricader.
Dans les deux cas, prévenir les forces de l’ordre dès que possible.
3/se battre : en dernier recours et en dernier recours seulement, il faut se battre, si possible en groupe et en utilisant toutes armes improvisées à portée de main.

Pas besoin d’aller sur des sites survivalistes et mytho en diable pour trouver ces conseils de bon sens. Le site de l’Obs, « bien sous tous rapports », nous les livre, avec quelques autres conseils utiles.

Mais l’État a peur des citoyens qui l’ont pas peur, c’est ce qui ressort en filigrane de la campagne de communication (affiches, page internet…) lancée pour expliquer à la population comment réagir en cas d’attaque terroriste.
Les conseils prodigués s’arrêtent en effet au point 2, « se cacher », remplaçant « combattre » par « alerter ».
Bien sûr, alerter les forces de l’ordre et leur obéir quand elles sont présentes est le bon sens même ; mais ne même pas expliquer à la population qu’en dernier recours elle doit combattre pour sa survie est très révélateur du contrôle social accru qui s’exerce à l’encontre des citoyens. Ce sont eux les premiers visés par les lois renseignement, le contrôle accru des armes légales et les mesures d’exception.
Décidément, le pouvoir préfère les moutons. À nous de ne pas nous laisser tondre.

Charles Dewotine

Ps : les messages américains visant le même but (éduquer la population aux bons comportements face à une attaque) n’oublient pas le 3e point : combattre.


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Face aux nouvelles menaces planétaires, que pèse encore l’armée française ?

21/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Le gouvernement Hollande semble découvrir les menaces mortelles qui pèsent sur notre pays…
Avec la disparition de l’URSS et de la menace communiste sur l’Europe, nos politiques, de droite et de gauche, s’étaient délicieusement coulés dans la vision fukuyamienne de la « fin de l’histoire » : paix universelle, règne sans fin d’un marché émancipateur des peuples, mondialisation heureuse, bisounoursisme à tous les étages. Certes, le budget de notre outil de défense croît régulièrement chaque année, mais il s’agit d’une croissance en trompe-l’œil. Depuis 1990, en euros constants, le budget de l’armée a en fait baissé de 20 %. Si l’on observe les 15 meilleures années de cette période en termes de croissance économique, on constate que le PIB français a crû en moyenne de 2,8 % alors que le budget de notre défense n’augmentait quant à lui que de 0,3 %. En 2014, la France ne consacrait plus à son outil de défense que 2,2 % de son budget, un minimum historique, contre 3,5 % pour les États-Unis et 4,5 % pour la Russie.

Coupes massives dans les effectifs de l’Armée depuis 2008…
La loi de programmation militaire (LPM), décidée, en 2013 par François Hollande fixait un objectif de 34 500 postes à supprimer entre 2014 et 2019, s’ajoutant aux 45 000 déjà supprimés au cours de la précédente LPM du quinquennat Sarkozy. En tout, une saignée de quelque 80 000 postes. En termes de destruction de notre défense nationale, « Républicains » et socialistes font donc rigoureusement la paire. Dans son livre La Dernière Bataille de France, le général Vincent Desportes se livre à un réquisitoire sans appel.

Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus… Les armées françaises n’ont jamais été aussi fragiles (…) Un avion sur deux ne peut décoller, un navire sur deux ne peut prendre la mer, un char sur deux ne peut plus rouler, quatre hélicoptères Tigre sur cinq ne peuvent prendre l’air.

Mais en avril dernier, le président Hollande annonçait que 18 500 postes seraient finalement maintenus
Soit malgré tout un bilan net de 61 500 postes supprimés. Les socialistes se montrent en cela les dignes héritiers du Front populaire de 1936, qui n’avait eu de cesse, trois années avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, de casser notre outil de défense. Souvenons-nous de ce cri du cœur de Léon Blum, le 7 mars 1936, dans le quotidien l’Humanité : « S’il s’agit de détruire l’armée française, j’en suis ! » On connaît la suite…

VAB par by Pierre Delattre wikimedia

Armée : « Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus », dénonce le général Vincent Desportes

Source : Francetv Info
Dans un entretien donné le 11 novembre, le général Vincent Desportes dénonce le manque de moyens de l’armée et son incapacité à mener à bien ses missions essentielles. Un avertissement qui résonne de façon particulière après la vague d’attentats que nous venons de subir.

Ce haut gradé de l’armée de terre fustige, dans son livre « La Dernière Bataille de France », la baisse du budget des armées. Et estime que les militaires français, engagés sur plusieurs fronts, ne peuvent plus assurer leurs missions.

[…] Le général Vincent Desportes a toujours été connu pour sa franchise. Mais avec son dernier livre, intitulé La Dernière Bataille de France (qui vient d’être publié chez Gallimard), le Saint-Cyrien, professeur à Sciences Po, se livre à un réquisitoire sans appel. « Nous sommes revenus à l’époque de la Grande Illusion, écrit-il. Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus… Les armées françaises n’ont jamais été aussi fragiles. » […]

Francetv info : Pourquoi une telle sévérité dans votre jugement ?
[…]Vincent Desportes : Les menaces s’accroissent et en particulier depuis deux ans. On peut dire qu’autour de nous le monde a pris feu, de l’Ukraine au Sahel, en passant par le Moyen-Orient. Et nos armées sont « surdéployées » par rapport à leurs capacités. Que ce soit sur mer, à terre ou dans le ciel, toutes nos armées sont en train de s’user. Je dirais même que la corde est sur le point de casser. […]
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Véhicule 4X4 P4

Armement : le gouvernement ne connaît pas le patriotisme économique

04/05/2015 – FRANCE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Armement : pas de remplaçant française pour le 4X4 P4

Pour remplacer la P4, un 4×4 Peugeot, assemblé à Sochaux, l’armée française préfère le modèle Ranger fabriqué par Ford au Dacia Duster modifié par Poclain Études pour Renault. À l’heure où les emplois sont rares, on croyait que le made in France sur le refrain « produisons français, achetons français », était un credo cher au gouvernement. Apparemment, le patriotisme économique n’est pour le gouvernement qu’une vue de l’esprit. Les constructeurs tricolores aimeraient bien savoir pourquoi l’armée française a choisi le « made in USA », alors que Le Duster version « mili », moins cher d’ailleurs que les autres véhicules en lice, s’en est mieux sorti que la concurrence aux tests tout-terrain.

« Autant d’heures de travail qui ne sont pas affectées à la France », se désole Pascal Bernard, directeur général de Poclain. « Ce marché représentait 10 000 heures de travail pour nous, sept à huit personnes à l’année. Sans parler des 100 000 € investis dans le développement pour répondre au cahier des charges de l’armée et les essais de ce Duster modifié. Idem chez Nedey » qui a réalisé la peinture « vert OTAN » du véhicule.

Cependant, tout n’est pas perdu encore. L’appel d’offres portant sur 5 000 véhicules, seuls 1 000 d’entre eux ont été attribués au constructeur américain. Il n’empêche, la pilule est dure à avaler pour les constructeurs français.

Crédit photo : kosmograddotnet via Flickr (CC)


Défilé du 14 juillet 2010

Focus Défense (½) : Budget, le pire est évité… pour l’instant

29/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
18 500 postes sauvés et 3,8 milliards d’euros de crédits budgétaires, l’armée peut respirer. François Hollande a rendu des arbitrages moins mauvais que prévu. Il faut dire que notre outil de défense est au bord de la rupture tant humaine que matérielle.

François Hollande aime les OPEX (opérations militaires extérieures). Son mandat aura vu le déclenchement des opérations Serval et Barkhane au Mali, Sangaris en Centrafrique, des livraisons d’armes clandestines en Syrie ou l’engagement des Rafale français en Irak contre Daech. Le chef de l’État envisage d’intervenir en Libye, non seulement sur les côtes pour stopper les afflux de migrants, mais aussi parce que ce foyer de déstabilisation menace le Mali et constitue une zone pivot entre le Proche-Orient et le Sahel, par laquelle les différents califats pourraient opérer une jonction. Tout cela sans parler des opérations en cours depuis plus longtemps, au Liban, au Tchad, en Côte d’Ivoire, dans le Golfe de Guinée et de la présence militaire à Djibouti, aux Émirats Arabes Unis, au Gabon et au Sénégal (environ 4000 hommes en 2014). Et bien sûr sans oublier le front intérieur, avec l’opération Sentinelle, soit 7000 à 10 000 hommes déployés en permanence pour protéger les sites sensibles sur le territoire français.

Un long préambule pour expliquer pourquoi le président a décidé de ne pas (complètement) casser son jouet. Le conseil de Défense qui s’est tenu aujourd’hui a en effet acté de la très forte sollicitation des forces armées et a rendu des arbitrages budgétaires dans ce sens. La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoyait en effet un budget annuel de 31,4 milliards d’euros et 34 000 suppressions de postes. Impensable dans le contexte actuel où l’usure des troupes et des matériels nécessitent, selon les estimations, 8 à 9 milliards d’Euros et où les armées étaient menacées d’une cessation de paiement d’ici l’été prochain en raison du retard dans l’encaissement de recettes exceptionnelles (REX) à hauteur de 2,2 milliards d’Euros.

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Destruction de l’Armée française et sacrifice de la Défense - Guillaume Faye

Destruction de l’Armée française et sacrifice de la Défense – Guillaume Faye

26/10/2014 – PARIS (via le blog de Guillaume Faye)
Depuis maintenant près de trente ans, sous les gouvernements de droite de gauche, l’Armée française est sacrifiée. Dans ses effectifs, ses équipements, son budget. Analysons ce drame, le sacrifice de la Défense, son ampleur, ses causes, ses conséquences et ce qu’il faudrait faire pour y remédier. Bien entendu, les autres pays européens suivent la même voie funeste de diminution drastique des budgets de Défense. Ce qui donne l’impression que l’Europe, aux frontières ouvertes, baisse la garde. Au moment même où les menaces intérieures et extérieures s’accroissent.

Sacrifier la Défense : une constante politique droite/gauche

Chirac a été le premier à restreindre le budget militaire et a entamer la réduction du format des armées et même, à réduire les vecteurs de la dissuasion nucléaire aux composantes sous marines et aériennes en supprimant les composantes fixes et mobiles terrestres. Chirac, le pseudo-gaulliste, a entamé la démolition de l’armée française. Non pas tant en supprimant le service militaire qu’en inaugurant une diminution des effectifs et des budgets des armées professionnelles.

Aucune des LPM (Loi de programmation militaire) n’a vraiment été respectée depuis trente ans. Non seulement on baisse régulièrement les crédits de l’armée française, mais les promesses de ”sanctuarisation” du budget de la Défense n’ont jamais été tenues. Tous les gouvernements, adeptes du mensonge élastique, se sont assis sur les besoins des armées. Avec à peine 1,9% du PIB, leur budget est ridiculement insuffisant.

Moins naïfs que les Européens et pas si bêtes, les Américains maintiennent leurs capacités militaires. Le budget du Pentagone représente 50% de tous les autres budgets militaires internationaux. Partout dans le monde, on réarme, sauf en l’Europe où l’on désarme. Depuis 30 ans, l’armée ne cesse de fondre comme peau de chagrin ; un tiers des départements n’a plus de garnison ; cette désertification militaire provoque à la fois un délitement du tissu social et un recul de l’activité économique locale. Entre 2009 et 2019, au terme de la loi de programmation militaire en cours, l’armée professionnelle aura perdu 80.000 hommes, soit un quart des effectifs. Beau suicide, accompli au nom de la ”rationalisation”. La loi de programmation militaire 2008-2014, votée par l’UMP et le PS, a sabré 54.000 postes. Les socialistes prévoient encore 23.500 suppressions d’ici 2019. Dissoudre des régiments, couper dans les budgets d’équipement ou les reporter, voici les principales missions des ministres de la Défense successifs. Aucun(e) n’a osé protesté, droite et gauche confondues, puisque leur carrière politicienne passe avant tout.

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Eric Zemmour tâcle la laborieuse oraison d’Edwy Plenel « pour les musulmans »

02/10/2014 – PARIS (via Figarovox)
Dans FigaroVox, Eric Zemmour commente le livre d’Edwy Plenel, « Pour les musulmans ».

«Tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois […], la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce». Edwy Plenel connaît fort bien cette célèbre ouverture de Marx dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte. Il n’a pas su pourtant résister à la tentation. En pleine affaire Dreyfus, Emile Zola avait lancé un vigoureux plaidoyer «pour les Juifs». Plus d’un siècle plus tard, Edwy Plenel nous inflige une laborieuse oraison «pour les musulmans». Mais le goût de la posture a été plus fort que la crainte du ridicule ; et le prêche culpabilisateur plus fort que la réalité historique.

Car la situation des Juifs de la fin du XIXème siècle n’a rien à voir avec celle des musulmans dans la France de 2014. Au-delà du fait évident que les violences antijuives d’aujourd’hui sur notre sol sont perpétrées pour la plupart par des musulmans, ils ne jouent pas du tout le même rôle dans l’imaginaire collectif français. A l’époque, le Juif incarne l’argent, la réussite indécente, la destruction par le capitalisme des solidarités traditionnelles héritées du catholicisme.

Pour Eric Zemmour :

L’angoisse que suscite le musulman est tout autre, relève d’abord du nombre (le «grand remplacement»), de la violence (des islamistes) et des libertés (pour les femmes, les homosexuels etc.)

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Maaloula, village-symbole du martyre des chrétiens en Syrie, renaît de ses cendres

Maaloula, village-symbole du martyre des chrétiens en Syrie, renaît de ses cendres

14/09/2014 – MAALOULA (NOVOPress)
Le village de Maaloula, symbole du martyre des chrétiens en Syrie, renaît de ses cendres. Un an après sa prise par les terroristes djihadistes et six mois après sa reconquête par l’armée syrienne et le Hezbollah, Maaloula dont l’une des singularités est d’avoir une partie de ses habitants parlant encore la langue du Christ (l’araméen) a célébré dans la nuit du 13 au 14 septembre, la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix en illuminant une croix sur l’une des collines surplombant le village. Le tout sous l’œil attentif des groupes d’auto-défense chrétiens.

Djihadistes : Exécution de chrétiens, enlèvements et destructions religieuses

Le 4 septembre 2013, après avoir attendu plusieurs mois sur les collines dominant le village, les djihadistes du front Al-Nosra prenaient d’assaut Maaloula. C’est un attentat-suicide (vidéo ci-dessous) perpétré par un combattant jordanien sur le poste de contrôle de l’armée syrienne à l’entrée du village qui va lancer les hostilités. De septembre 2013 à avril 2014, le village de Maaloula va être être le champ de bataille entre djihadistes et l’armée syrienne, avant la reconquête définitive par les troupes de Bachar el-Assad et du Hezbollah. Les monastères et églises vont connaître, durant les quelques mois de son occupation par les islamistes, une destruction des bâtiments et le vol des icônes, statues et peintures.

Du côté de la population, malgré la fuite d’une bonne partie d’entre elle, trois chrétiens vont être immédiatement tués par les djihadistes et six autres vont être kidnappés. A ce jour, leurs familles n’ont toujours aucune nouvelle de leur sort éventuel.

Par ailleurs, douze religieuses orthodoxes du monastère Sainte-Thècle seront enlevées par les djihadistes et détenues plusieurs mois avant d’être libérées grâce au paiement d’une rançon de 7 millions de dollar par le Qatar.

Mais ce que beaucoup de chrétiens vont vivre comme une trahison, c’est le fait que des habitants musulmans sunnites vivant en paix au milieu d’eux, vont accueillir les islamistes comme des libérateurs !

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Michel Onfray : « Alain Finkielkraut n’est pas le diable »

14/09/2014 – PARIS (via France Inter)
Interrogé vendredi 12 septembre dans le 7/9 de France Inter lors des questions d’auditeurs, Michel Onfray est revenu sur ces propos sur l’école (cf. cet article de Novopress) et a surtout pris la défense d’Alain Finkielkraut :

Je trouve terrible cette façon qu’on a de mépriser Alain Finkielkraut et de ne pas le lire. On peut le lire et ne pas être d’accord avec lui et on peut débattre et respecter les idées qui sont les siennes sans l’insulter sans le traiter de fasciste et de tous les noms. On gagne quand on est intellectuel à lire le travail des autres et puis à débattre. Je préfère des proximités avec Alain Finkielkraut qui n’est pas le diable que je sache, plutôt qu’avec d’autres intellectuels.

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