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Terrorisme musulman « Made in France », analyses d’un vrai journal indépendant

10/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La décroissance est un mensuel écologique apolitique, méprisé et même exécré par les écologistes opportunistes ultralibéraux et libertaires traîne-savates du PS, car remettant en cause le concept même de notre modèle de société basé sur une croissance infinie.
NovoPress, beaucoup plus ouvert que la presse officielle, tenait à vous faire partager certains points de vue originaux de leur dernier numéro de février sur les causes du terrorisme musulman « made in France ».

Un premier article de Patrice Marcolini, « Radicalisons-nous », explique que l’islam dit radical n’est qu’un islam en parfaite phase avec notre société libertaire.
L’auteur refuse tout d’abord d’appliquer le terme « radical » qui sert à désigner – et isoler — dans la classe politico-médiatique l’islam auquel se réfèrent les tueurs musulmans français. Radical vient de racine, et pour lui ces assassins n’ont aucune interprétation « originelle » de l’islam, mais juste une mise en pratique extrême de leur croyance dans une société qui favorise ces comportements.
En effet, dans un monde où la transgression permanente sous couvert culturel (pornographie, blasphème, violence…), scientifique (GPA, transhumanisme, euthanasie), économique (publicité, sport, mondialisme) est une norme applaudie par les médias et les politiques, pourquoi ne pas aller dans une logique extrémiste proposée par le coran ?
L’auteur de l’article cite ainsi le philosophe Castoriadis pour qui l’illimitation est devenue la signification imaginaire centrale de notre vie.
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[Exclusivité Novopress] Serge Latouche : "La décroissance n'a pas à se situer sur l'échiquier politique"

[Exclusivité Novopress] Serge Latouche : « La décroissance n’a pas à se situer sur l’échiquier politique »

07/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Professeur émérite d’économie à l’université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Il est l’un des fondateurs de la revue d’étude théorique et politique de la décroissance Entropia.  Rédacteur historique de la Revue du MAUSS, il dirige depuis 2013 la collection « Les précurseurs de la décroissance » aux éditions Le Passager Clandestin.

Serge Latouche est aujourd’hui considéré comme le spécialiste de la décroissance qu’il a contribuée à lancer dès le début des années 2000 grâce à des ouvrages tels que Le pari de la décroissance, Pour une société d’abondance frugale ou encore l’Age des limites. C’est à ce titre que nous avons désiré le rencontrer, afin d’engager un dialogue à bâtons rompus avec ce courageux dissident de la société de consommation. Serge Latouche nous a donné rendez-vous dans une brûlerie du boulevard Saint-Germain à Paris, où, entre deux cafés, il a bien voulu développer pour nous son analyse de la société industrielle. L’échange, à l’heure où les débats sont plus que jamais tronqués, nous parait stimulant et porteur de sens.

Propos recueillis par Arnaud Naudin et Guillaume Le Carbonnel


Question récurrente s’il en est, mais nécessaire : existe-t-il une définition simple de ce qu’est la décroissance ?

Ce n’est pas seulement une question récurrente, c’est une question impossible. On ne peut pas définir la décroissance parce que c’est un terme que nous avons utilisé comme un slogan provocateur et qui bien évidemment, contrairement à ce que la plupart des gens pensent, et surtout nos adversaires, ne doit pas être pris à la lettre. Etre absolument contre toute croissance est absurde dans la mesure où c’est une des lois de la nature. Décroître pour décroître serait complètement stupide au même titre que croître pour croître. Ce serait prendre un moyen pour la fin. Derrière ce slogan politique, l’idée est de faire comprendre aux gens la nécessité de sortir de la société de croissance, société dominée par la religion de la croissance. Il est urgent de devenir des athées de la croissance. Si nous voulions être rigoureux, il faudrait d’ailleurs parler d’a-croissance, au même titre que d’athéisme. Nous envisageons ce rejet de la société de croissance, non pas pour rejeter le bien être mais au contraire, cette société ayant trahie ses promesses, pour réaliser ce que mon collègue britannique Tim Jackson appelle la prospérité sans croissance et ce que je nomme l’abondance frugale.

C’est un slogan que vous avez d’ailleurs relancé dès 2002…

Oui, disons même que la date officielle du lancement est avril 2002 lors du colloque organisé à l’UNESCO. Précédemment, le numéro 280 de la revue Silence daté de février 2002, publié sous la direction de Vincent Cheynet et Bruno Clémentin, avait déjà pris pour titre « La Décroissance ». Il faut le reconnaître, ce sont eux qui ont eu l’intuition géniale à cette époque que le moment était venu de reprendre l’idée lancée par Nicholas Georgescu-Roegen dans son livre traduit en français par Jacques Grinevald. J’avais lu ce livre à sa sortie en 1994 et j’en avais fait une recension sans que cela ne marque vraiment les esprits. D’ailleurs, l’ouvrage n’avait pas eu un gros succès. Et pourtant en 2002, le mouvement va se mettre en place.

Derrière ce slogan politique, l’idée est de faire comprendre aux gens la nécessité de sortir de la société de croissance, société dominée par la religion de la croissance.

La décroissance n’est en rien une croissance négative…

En effet, la décroissance n’est pas le symétrique de la croissance. Ce n’est sûrement pas une croissance négative. Mais l’idée n’est claire pour personne et encore moins pour les partisans de la croissance. Qu’est-ce que la croissance ? On évoque généralement la croissance du PIB, l’indice fétiche des croyants. C’est ce que remettent en cause les athées. Cependant, du point de vue de l’écologie et dans la mesure où le PIB mesure tout et son contraire, l’indice le plus rigoureux reste l’empreinte écologique, c’est à dire le poids de notre mode de vie sur la biosphère. C’est d’ailleurs dans ce sens strict, et non pas dans celui d’un slogan provocateur pour un projet alternatif, que les Verts avait inscrit dans leur programme la notion de « décroissance de l’empreinte écologique ». Signe manifeste qu’ils n’avaient pas lu mon livre. Mais ce détournement leur permettait d’affirmer : « Nous ne sommes pas pour la décroissance de tout mais pour une croissance sélective ». Inutile de dire que je ne fus jamais partisan d’une décroissance de tout. C’est une vision pour le moins très réductrice du projet. Si vous êtes favorable à la simple décroissance du PIB, alors votre projet est en cours de réalisation ! Mais ce n’est guère serein, convivial et joyeux. C’est bien plutôt l’austérité que la décroissance. Si votre projet est de réduire l’empreinte écologique, le problème est plus complexe. Le PIB décroît bien plus que l’empreinte écologique. On peut même avoir une décroissance du PIB tout en connaissant une croissance de l’empreinte écologique.

Inutile de dire que je ne fus jamais partisan d’une décroissance de tout. C’est une vision pour le moins très réductrice du projet. Si vous êtes favorable à la simple décroissance du PIB, alors votre projet est en cours de réalisation !

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[Vu de gauche] revue de presse été 2014

[Vu de gauche] revue de presse été 2014

30/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses … et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Numéro été 2014 d'"Alternative libertaire"

Numéro été 2014 d' »Alternative libertaire »

Où l’écologie radicale est dans tous les esprits et dans tous les kiosques

Alternative libertaire  (AL) consacre une double-page intéressante à la dénonciation de la « transition écologique » et du green business, rappelant la nécessité d’une écologie conséquente face à ces éco-tartufferies. Décidément, l’écologie intégrale ou radicale est présente dans tous les esprits en cette année 2014 ! Depuis les Veilleurs, dont l’un des fondateurs Axel Rokvam vient de co-publier un essai particulièrement dense sur le sujet, jusqu’aux anarchistes d’Alternative libertaire. Avec lucidité, ces derniers ne se cachent d’ailleurs pas des paradoxes à résoudre tel que « la difficulté à concilier écologie et défense de l’emploi dans le système capitaliste ». Difficulté à laquelle se sont frottés nombre de pères de l’écologie radicale et qui ne peut être résolue sans une destruction totale du système économique actuel et son rédécoupage en petites entités de production sur le modèle de l’artisanat. C’est toute la démarche des socialistes « de guilde » tels que William Morris. Vous découvrirez mieux ce dernier, presque inconnu en France, dans le consistant dossier consacré par La Décroissance aux pères fondateurs du courant du même nom, numéro estival qui a déjà fait l’objet d’une recension positive dans les colonnes de Novopress.

Une lutte antifasciste de plus en plus consternante

Alors que l’oligarchie mondialiste renforce de plus en plus sa pression, certains perdent encore leur temp à lutter contre … le fascisme. Ainsi AL se félicite d’une manifestation d’opposants au nouveau maire frontiste d’Hayange et évoque « un vote de détresse plus que d’adhésion » tout en soutenant que « la progression de ce parti repose sur l’isolement, la peur et le désespoir ». On croirait entendre un expert TF1 ou lire l’une de ces fines analyses auxquelles Erwan Lecoeur nous a habitué. Vous avez dit « idiots utiles » ? Vous n’avez pas fini de vous étrangler. La commission antifasciste d’AL semble en effet vouloir prendre les armes « face à une extrême droite qui multiplie les attaques dans la rue [sic] (…) et dont les discours sécuritaires, racistes et xénophobes sont légitimés dans les actes depuis des décennies par les médias bourgeois et les dirigeants libéraux [resic] « . Consternant. CQFD (n°124) consacre une double page à un entretien avec Stéphane François intitulé « La Nouvelle Droite dans la face » et dont il ressort que la Nouvelle Droite est … à l’opposé de la caricature qui en est faite dans les milieux antifascistes. Il serait temps de voir les choses en face, non ?

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Selection de la rédaction à lire sur arte.tv
Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, P... Lire la suite »
[Tribune libre] Nous sommes des briseurs de formules ! - par Guillaume le Carbonnel

[Tribune libre] Nous sommes des briseurs de formules ! – par Guillaume le Carbonnel

01/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Nous vivons une époque formidable. Se déroule devant nos yeux une période intense de recomposition idéologique, un carrefour où se rencontrent et s’entrechoquent toutes les positions intellectuelles et politiques confrontées au turbocapitalisme que nous subissons aujourd’hui de plein fouet. Alors que « gauche » et droite » apparaissent plus que jamais comme sœurs siamoises du monstre libéral, on nous annonce des lois sur la croissance comme autant de danses de la pluie pour invoquer le dieu développement. L’écotartuffe Noël Mamère en appelle à Jacques Ellul (photo) et Bernard Charbonneau, et l’oligarchie ploutocratique, déjà gangrenée par le luxe et l’oisiveté pour reprendre les termes d’Emile Massard, nous assure que l’Afrique est le marché du futur pour l’Europe. Le capital ayant pressé le citron européen à son paroxysme se tourne aujourd’hui vers les derniers dissidents de la société de consommation.

Parallèlement, une « gauche » critique, qui se veut de plus en plus radicale, commence à émerger et lance d’intéressantes pistes de contre-société dans les domaines sociaux, politiques et culturelles.

L’excellent mensuel Politis a récemment consacré un dossier sur le thème travail / temps libre empruntant certaines analyses d’André Gorz.

Les expériences menées au cœur de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont d’un intérêt majeur pour qui s’intéresse aux contre-sociétés et aux projets d’après développement. De nombreuses tentatives d’autogestion et de vie en autonomie sont mises en place au sein de communautés spontanées. Il existe au sein de cette mouvante radicale tout un tas de collectifs, groupes associatifs ou réseaux d’entraides et d’échanges qui pensent et organisent leur sortie du capitalisme. La nébuleuse de la décroissance est sans aucun doute le phénomène le plus prolifique en la matière.

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[Revue de presse] Vu de gauche numéro 1 : Jaurès, sport, décroissance, théorie du genre

[Revue de presse] Vu de gauche numéro 1 : Jaurès, sport, décroissance, théorie du genre

19/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses … et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Quand la gauche cherche ses racines et retourne à Jaurès

politis-jauresLes deux dernières échéances électorales ont vu l’effondrement du pouvoir socialiste, pourtant solidement implanté et malgré le soutien conjoint de l’Education nationale et du pouvoir médiatique. Cette débâcle n’a pas touché que le Parti socialiste (ramené à moins de 14 %) mais toute la gauche, du Front de Gauche (6,61 %) au Nouveau Parti anticapitaliste (0,39 %). Etourdie par ce choc électoral, la gauche doit également composer avec une équipe au pouvoir qui développe une politique clairement libérale-libertaire, bien loin des aspirations des classes populaires et moyennes (fonctionnaires compris). Comment ne pas s’interroger alors sur l’identité de la gauche ? « La notion est fragile, en plus d’être relative. Etre à la gauche de Sarkozy – ce qu’on peut à la rigueur concéder au gouvernement actuel – suffit-il à être « de gauche » ? », s’interroge Denis Sieffert dans son édito du hors-série de Politis consacré aux « Grands Débats de la gauche depuis Jaurès ». On comprend facilement son interrogation !

Il n’est pas inintéressant de revenir à Jaurès. Quoique l’on pense du personnage, il fait partie de ces intellectuels qui, à l’égal de Maurras ont façonné en profondeur les luttes politiques françaises. Et le Jaurès qui constate en 1893 que « la puissance de l’argent [a] réussi à s’emparer des organes de l’opinion et à fausser à sa source, c’est-à-dire dans l’information publique, la conscience nationale (…) qu’un Etat nouveau, l’Etat financier, a surgi dans l’Etat démocratique, avec sa puissance à lui, ses ressorts à lui, ses organises à lui » sonne encore juste en 2014. Nous ne partageons pas cependant l’analyse de Jérôme Pellissier qui dans son article « Jaurès et la République sociale » évoque à propos de la Révolution française, la puissance « d’un grand peuple voulant se diriger lui-même ». Là où nous voyons une insurrection organisée et pilotée par une partie de la bourgeoisie, œuvrant à une véritable transformation anthropologique, avec le soutien actif de puissances étrangères(1).

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N°111 de "La Décroissance" : une bouffée d'air frais - par Guillaume Le Carbonnel

N°111 de « La Décroissance » : une bouffée d’air frais – par Guillaume Le Carbonnel

15/072014 – PARIS (NOVOpress)
Le numéro 111 du journal La Décroissance (numéro double juillet/août) vient de paraître. Autant le dire tout de suite, il s’agit là d’une véritable bouffée d’air frais. Le mensuel, dirigé par Vincent Cheynet, en est à sa dixième année d’existence et a su garder un ton et une approche critique totalement vivifiante. Cheynet a fait paraître en mars dernier un petit opuscule intitulé Décroissance ou décadence(1) dans lequel il revenait sur tous les thèmes liés à l’hybris (la démesure) que nous connaissons actuellement. S’il ne peut être raisonnablement classé parmi nos amis, Cheney, en homme soucieux du débat, n’a pas jugé utile de cracher sur Alain de Benoist, ce qui n’est déjà pas si mal. Par ailleurs, il se montre admirateur de Jean-Claude Michéa ce qui n’est pas pour nous déplaire. Bref, le bonhomme mérite qu’on s’y attarde.

Cette livraison d’été de La Décroissance est admirable en tous points. La « Une », « Géants d’hier, néant d’aujourd’hui » annonce la couleur. Il s’agit de dresser un constat impitoyable : l’absence totale de véritables pensées critiques au cœur de la société médiatique. « Chaque société a les philosophes qu’elle mérite. La société de consommation a BHL, Luc Ferry, André Glucksmann, Jacques Attali, André Comte-Sponville, Pascal Bruckner, Elisabeth Badinter, Dominique Volton, Michel Serres, Eric Fassin, Caroline Fourest et j’en passe de l’innombrable meute des chiens de garde », écrit Vincent Cheynet. Dans son papier intitulé « De Georges Orwell à Luc Ferry », Cheney revient sur la publication par l’ancien ministre de l’Education nationale de deux ouvrages sur l’écologie, domaine dont les médias l’ont étrangement proclamé « spécialiste ». Ferry y défend une certaine forme de résignation, expliquant qu’il n’y a pas qu’autre choix que la voie du capitalisme, du productivisme et estime que l’innovation seule sauvera le monde. Cheynet démonte une à une les thèses fumeuses de ce « poseur pour médias libéraux » qu’il resitue comme créature « d’un système dont il n’est que le récitant ». « Sa fonction est de rassurer le bourgeois dans son conformisme », ajoute t-il.

De son côté, Bruno Clémentin, dans l’éditorial, nous rappelle que la manipulation des masses est toujours à l’œuvre. Pour preuve, les sujets en sciences économiques et sociales du « bacho » version 2014 : « Les facteurs travail et capital sont-ils les seules sources de la croissance économique ? » ou bien « Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ? » ou encore « A quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ? ». A bon entendeur…

L’« écotartufette » du mois n’est autre que Mélanie Laurent, actrice et réalisatrice, qui s’est mise en tête de produire, avec Cyril Dion du mouvement des Colibris(2), un film sur « des hommes et femmes (qui) inventent un autre monde qui respecte la nature et les humains ». Ou comment l’égérie de Dior tombe dans le pathos bobo du capitalisme vert.

Tout serait à citer dans ce nouveau numéro de La Décroissance. A ceux qui croiraient encore que le Front de Gauche ou le Front National sont des partis anti-système, le journal n’oublie pas de rappeler les « petites phrases » productivistes des uns et des autres. Salutaire pour qui revendique le droit de ne jamais idolâtrer qui que ce soit.

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Notre-Dame-des-Landes : un combat identitaire - par Guillaume Le Carbonel

Notre-Dame-des-Landes : un combat identitaire – par Guillaume Le Carbonel

07/07/2014 – NOTRE-DAME-DES-LANDES (NOVOpress)
Au lendemain du grand rassemblement d’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (festival L’abandon c’est maintenant !), il convient de s’interroger sur l’absence totale sur ce terrain de radicaux identitaires. Pour les uns comme pour les autres, il apparaît clairement que nous n’avons pas su prendre la mesure de ce qui est en train de se passer là bas. Et pourtant, au risque de heurter quelques sensibilités, il nous faut comprendre que ce combat est aussi et avant tout le nôtre.

Certes, de vieilles barbes nationales-réactionnaires n’hésiteront pas à taper du point sur la table en dénonçant cet engagement « écolo-gauchiste ». Ces gens ont tort. Ils se trompent à la foi de combat et d’époque. Nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes et nous le répétons : la lutte identitaire ne peut s’inscrire que dans un projet de sortie du capitalisme qui est intrinsèquement ethnocidaire. Un projet cohérent de contre-société ne peut faire l’impasse sur le mouvement décroissant et sa proposition de rompre avec la société de croissance illimitée.

Or, qu’avons-nous vu et entendu ce week end autour des stands installés près de la ferme de Bellevue ? Quelques pancartes intitulées : « Des légumes pas du bitume », « Aéroport = capitalisme. Arrêt immédiat », « Quelle terre vont-ils nous laisser ? », « T’es rien sans terre ! » ou encore « Changeons de voix, changeons de voie ! ». Autant de slogans que nous pourrions reprendre à notre compte. Dominique Fresneau, l’un des co-présidents de l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) clame à qui veut l’entendre : « Cet endroit, ces champs, ces fermes, on considère que c’est chez nous !»

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Identité et décroissance – par Guillaume le Carbonel

Identité et décroissance – par Guillaume le Carbonel

26/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
Il est une évidence qu’on ne martèle guère suffisamment dans les rangs identitaires : notre combat politique est une guerre à mort contre le capital et la société marchande. C’est une chose dont il faut être intimement convaincu. Ceux qui pensent qu’un réformisme de la logique capitaliste est possible se trompent. On ne réforme pas un système viscéralement mortifère.

Certains penseurs radicaux ont très bien défini ces phénomènes. Notre société postmoderne est minée de l’intérieur par une économie de croissance qui ne tourne plus que sur elle-même. Il y a longtemps déjà que la valeur d’usage a laissé place à la valeur d’échange, que le système génère l’accumulation de marchandises non utiles et seulement destinées à être vendues. Ce système, fondé sur la démesure, ne connaît plus aucune limite dans aucun domaine. Nous sommes entrés dans l’ère de la croissance pour la croissance, de l’accumulation illimitée du capital que le phénomène de globalisation ne fait qu’accentuer.

Serge Latouche(1) (photo) a montré que la société de croissance se base sur toute une série d’illimitations : dans la production (destruction des ressources), dans la consommation (créer artificiellement des besoins) ou encore la production de déchets. Il en est une qui pourrait passer pour secondaire et pourtant : l’illimitation politique et culturelle revêt une importance capitale. C’est la destruction méthodique de toutes les cultures, l’arasement des frontières et des barrières qui forment les identités, au nom de l’homogénéité planétaire.

Toutes les coutumes et traditions, nous dit Hervé Juvin(2), toutes les frontières et structures sociales ne sont que des « empêchements à commercer librement ». Le capital allié au progressisme effréné nous entraîne vers un marché mondial des hommes. L’immigration de masse n’est pas un hasard. La croissance repose sur une création anthropologique : l’homo economicus, sorte de consommateur illimité par addiction consumériste. Seuls ses intérêts le portent, il est le fruit de ses seules volontés et désirs. Notre époque est celle de l’avènement d’un homme nouveau, sans racines, sans origines, sans liens communautaires, rappelle Hervé Juvin. C’est tout l’intérêt du capital que de déplacer les individus là où il y a du travail et là où ils seront utiles.

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Bon pour la casse. Où est passé le civisme ? Par Pierre Le Vigan

Bon pour la casse. Où est passé le civisme ? Par Pierre Le Vigan

Made to break (fait pour casser) dit le canadien Giles Slade dans son livre sur l’obsolescence dont s’est inspiré Serge Latouche. On le sait : des défaillances techniques sont introduites volontairement dans nombre de produits manufacturés. Objectif : qu’ils ne durent pas « trop » longtemps. C’est cela, l’obsolescence programmée. Un moyen de faire acheter un nouveau produit le plus vite possible. « Le point de départ de l’obsolescence programmée c’est l’addiction de notre système productif à la croissance. » L’obsolescence programmée est un moyen d’éviter une crise des débouchés. En cas d’insuffisance du pouvoir d’achat, les crédits y pourvoient.

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[Tribune libre] Décroissance versus ubris

[Tribune libre] Décroissance versus ubris

[box class= »info »]Tribune reprise du site Zentropa[/box]

[Tribune libre] Décroissance versus ubrisDevant l’ampleur et la persistance de la crise économique mondiale, le discours sur la « décroissance », déjà fort marginal jusque là, est devenu presque inaudible. Il a été emporté, et avec lui la plus grande part des préoccupations écologiques auxquelles il est associé, par la chute du pouvoir d’achat, la montée du chômage et l’ombre menaçante de la « récession » avec laquelle la décroissance est parfois confondue.

Comment oser parler de « frugalité », de « simplicité volontaire », de « limitation de la consommation » quand tant de gens ont «bien du mal à boucler les fins de mois » et que l’ensemble des hommes politiques, de droite comme de gauche, ainsi que tous les « spécialistes » médiatiquement adoubés nous expliquent que, tout au contraire, seule une « reprise de la croissance » peut sauver l’Europe, notre « way of life » et l’avenir de nos enfants ?

Car le système capitaliste productivo-consumériste a cette formidable spécificité, qui est aussi une incroyable arrogance: il se nourrit et se renforce de ses propres fiascos.

Plus il échoue et plus il devient incritiquable, plus il démontre son inanité et moins on s’autorise à envisager ses alternatives, plus il dysfonctionne et plus on nous invite à lever les dernières fragiles barrières qui gênaient son épanouissement absolu…

La solution à la crise engendrée par le capitalisme financier mondialisé ? Encore plus de capitalisme financier mondialisé ! C’est clair non ? Vous ne comprenez pas ? C’est que vous n’êtes pas un « spécialiste », ni un « économiste » de haut vol, ni même un fin « analyste » mais juste un pauvre con, un beauf bas du front qui, lorsque sa voiture est tombée 10 fois en panne et que chaque nouveau modèle acheté présente les mêmes symptômes, envisage de prendre le bus ou de se mettre au vélo.

Dorénavant, le libéralisme financier ne cherche même plus à masquer sa dimension totalitaire. C’est désormais sans gêne ni vergogne qu’il punit des Etats (Grèce), impose des gouvernements non démocratiques (Italie) et des « plans d’austérité » à l’heure où les milliardaires pullulent et n’ont jamais été aussi riches.

Toute contestation est alors au mieux ridiculisée (le plus souvent au nom du « réalisme », ce qui ne manque pas de sel pour un système fondé sur l’idée proprement démentielle d’une croissance infinie dans un monde fini), au pire criminalisée (écrasement fiscal des Systèmes d’Echange Locaux, amendes et peines de prisons pour les militants anti-OGM ou les paysans alternatifs…) et généralement étouffée par le très efficace complot du silence. Le système ne tolère au final que les pitres sans danger façon Besancenot (dont le tête avec Michel Drucker dans « Vivement Dimanche » restera longtemps dans les an(n)ales de l’action révolutionnaire…) ou Mélenchon, caniches aboyant mais bien vite ramenés à la niche lorsqu’ils sortent par mégarde de leurs rôles de bouffons et d’épouvantails.

Pourtant il n’est pas besoin d’être grand clerc pour voir qu’il n’y a pas de salut dans la fuite en avant capitalo-consumériste qu’on nous présente comme horizon indépassable. La crise que nous connaissons n’est pas conjoncturelle mais systémique et n’aura d’issue, s’il l’on poursuit sur la voie de nos maîtres, que dans le plus terrifiant chaos. La déconnexion avec le réel est devenu trop importante, le mépris du bon sens et l’ignorance des signaux physiques d’épuisement planétaire sont allés trop loin. Le système parasitaire de la finance mondialisée est ni plus ni moins en train d’assassiner l’humanité après l’avoir lobotomisée. L’heure n’est plus aux voeux pieux ni aux rafistolages, et toute politique qui ne cherche pas à penser la sortie du libéralisme n’est qu’une fumisterie, un colin-maillard au bord du précipice.

C’est pourquoi les problématiques de la décroissance gardent plus que jamais leur intérêt et leur validité, non pas comme solution unique et miraculeuse mais comme base de réflexion pour le vital changement de paradigmes qui est le grand chantier de notre génération (et des suivantes).

Car la décroissance n’est pas qu’une théorie économique, elle propose également une vision éthique et sociale de l’organisation humaine prise dans sa pluralité et non réduite à ses seules fonctions consuméro-hédonistes. Cette vision est basée sur le sens de la limite, la nécessité du don, l’importance de l’autonomie, de la proximité et de la communauté.

La décroissance, ce n’est pas l’appauvrissement mais une autre vision de la richesse, qui ne serait plus uniquement matérielle et individuelle mais aussi spirituelle, morale et collective. La décroissance ce n’est pas l’ascèse et la privation mais la saine sobriété et le refus de l’accumulation de l’inutile et du néfaste.

La décroissance, c’est aussi la réhabilitation du « métier », fondé sur l’apprentissage de savoirs faire, sur l’autonomie et la création de valeurs utiles, contre « l’emploi », hyper-spécialisé, flexible, précaire et producteurs de simples valeurs d’échange. La décroissance c’est le rejet de la chrématistique et le retour à une économie « où les biens fondamentaux sont produits en fonction de besoins humains réels et en tenant compte, région par région, de l’empreinte écologique du travail collectif » (Jean-Claude Michéa).

La décroissance n’est pas une utopie, c’est une urgence.

Élections présidentielles : Eva Joly absente du débat

Démagogie communautaire : Eva Joly souhaite que Kippour et l’Aid deviennent des jours fériés en France

12/01/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
La candidate EELV (Europe-Ecologie les verts) aux élections présidentielles , Eva Joly, continue de se décrédibiliser aux yeux des Français. Après avoir livré une prestation politique calamiteuse dimanche soir sur le plateau de BFM TV, provoquant la gène des journalistes qui l’interrogeaient, Mme Joly vient de proposer mercredi soir, lors de la « Nuit de l’égalité » au Bataclan, que l’Aïd El Kebir et Yom Kippour, fêtes religieuses musulmanes et juives, deviennent des jours fériés.

« Chaque religion doit bénéficier d’un traitement égal dans l’espace public », clame haut et fort celle qui en pince manifestement « un peu plus » pour les communautés juives et musulmanes que pour la communauté catholique française, absente de ses propositions.

Lors de son discours, les personnes présentes dans la salle du Bataclan et désireuses d’assister à un grand moment de combat écologiste en sont venues à se demander s’elles ne s’étaient pas trompées de meeting, En effet, entre les propositions sur les fêtes religieuses, celles sur l’égalité territoriale pour les habitants de banlieue ou encore pour la création de statistiques de la discrimination, rien, absolument rien ne pouvait différencier le discours d’Eva Joly de celui d’un Mélenchon ou d’un Hollande.

Maryvonne, adhérente EELV depuis 2 ans, témoigne : « On se sent rouler dans la farine en tant qu’adhérents. Si j’ai rejoins les Verts, c’était avant tout pour le combat contre le nucléaire et pour le localisme notamment. Aujourd’hui, je suis mal à l’aise car j’ai l’impression que la question écologiste est mise de côté et que Mme Joly, tout comme d’autres dirigeants des verts, désirent faire avant tout de la politique en faveur de l’immigration et des communautés. »

On en viendrait presque à s’étonner qu’Eva Joly « résiste » à dans les sondages avec tout de même 3 à 4 % d’intention de votes, au vu du peu d’originalité de son programme, notamment par rapport à un Jean-Luc Mélenchon, meilleur tribun et plus rassembleur qu’elle à gauche.

Entre l’écologie façon « bobo » parisienne (ou franco-norvégienne) et les locavores, les écologistes, les décroissants, il y a une fossé qui semble ne pas cesser de grandir.

Crédit photo : DR

Décroissance: Pourquoi Paul Ariès a-t-il aussi peur des “identiverts”? par Xavier Eman

[Tribune Libre] Décroissance : Pourquoi Paul Ariès a-t-il aussi peur des “identiverts”? par Xavier Eman

Paul ArièsSi Paul Ariès ne ménage pas, à juste titre, ses attaques contre le capitalisme et sa boulimie productivo-consumériste qui mène notre monde à l’abîme, il semble cependant viscéralement attaché au « droit de propriété ». Estimant que le concept de « décroissance » appartient sans contestation possible à sa petite personne et à ses quelques amis en sandales, il n’a donc de cesse que de dénoncer, pratiquement à chaque numéro de son (fort intéressant au demeurant) journal, les « faux amis » de son cher bébé « décroissant », qu’il surveille comme un père abusif et jaloux bien que, de toute évidence, la paternité réelle ne lui revienne aucunement.

Mais qui sont donc ces terribles et inquiétants « faux amis » qui, dans la mentalité obsidionale d’Ariès, sont bien plus dangereux que les plus farouches adversaires proclamés ? Et bien, grosso modo, ce sont tous ceux qui ont l’outrecuidance de se pencher sur les problématiques de localisme, d’écologie, de simplicité volontaire, de ré-enracinement, d’économie alternative et de néo-ruralisme sans avoir au préalable reçu l’approbation morale et le tampon citoyen de la « gauche ».

Alain de Benoist, les écologistes indépendants, Antoine Waechter… tout le monde y passe. Et au premier rang de ces horrifiques et fantasmés « infiltrés », on trouve, bien sûr, les machiavéliques « identiverts » qui ont la criminelle audace d ‘étendre le concept de bio-diversité aux peuples du monde, qui pensent que le libéralisme marchand mondialisé encourage et se nourrit des flux migratoires et que, de ce fait, on ne peut combattre efficacement l’un sans s’opposer à l’autre, que les hommes sont aussi le fruit d’une héritage, d’une histoire et de valeurs spécifiques et que donc le déracinement massif et le « métissage» imposé à grande échelle sont des crimes contre la pluralité du monde, qu’il ne peut y avoir d’échanges fructueux et enrichissants qu’entre peuples libres, autonomes et différenciés, que la circulation « libre et incontrôlée » des personnes a pour inévitable corollaire celles des capitaux et des marchandises et qu’il est donc mensonger et démagogique de prétendre souhaiter l’un sans assumer l’autre…

Que l’on ne partage pas ces opinions peut bien évidemment se concevoir mais cela fait-il pour autant des « identiverts » des monstres déshumanisés avec lesquels on ne peut « même pas débattre » et dont la dénonciation ignominieuse (et mensongère) est plus cruciale et urgente que le combat contre les néo-esclavagistes du Medef, les pollueurs de tous poils, leurs complices de la finance internationale et tous ceux qui, d’un bord à l’autre de l’échiquier politique, refusent d’aborder le thème de la décroissance sous un autre angle que celui du ricanement méprisant ? Dans l’esprit de Paul Ariès, confit au fin fond de son sectarisme, la réponse est évidemment : oui ! Car, voyez-vous, Monsieur Paul Ariès ne juge pas les faits, les dires ou les actes, non, il sonde les coeurs et les âmes ! Sublime devin, il décrypte les « arrières-pensées » et suppute les « non-dits » !

Article de Paul Ariès contre les identiverts

Article de Paul Ariès contre les identiverts

Les méthodes des procès de Moscou, ont, semble-t-il, encore de beaux jours devant elles…

Les « identiverts » fondent une Amap? Mais c’est qu’ils rêvent de pouvoir aller chercher leurs carottes et leurs navets en chemise brune ma bonne dame !

Les « identiverts » travaillent avec des Africains pour déconstruire le mythe occidentaliste de « l’Eldorado migratoire » ? C’est pour mieux camoufler leur racisme épidermique, bien sûr !

Les « identiverts » tentent de mettre en place une coopérative de défense des viticulteurs familiaux ? Abject protectionnisme petit-bourgeois !

Les « identiverts » proposent une détaxation de proximité… Bon là, on n’a pas encore trouvé ce qui était odieux mais le simple fait que cela vienne d’eux rend cette proposition intolérable et inacceptable !

Dans un monde sain et apaisé, les divergences qui peuvent exister au sein de la mouvance anti-capitaliste et écologisto-localiste donneraient lieu à des échanges et débats sans doute virulents, mais certainement utiles et fructueux . Ce n’est malheureusement pas le cas. Les vieux réflexes idéologiques gauchistes sont plus forts que l’intérêt général et les petits chefs de clans de la décroissance boboesque nullement à la hauteur des immenses enjeux qu’ils prétendent embrasser. Dont acte.

De leur côté, les « identiverts » continueront à clamer « Vivre et travailler au pays ! » sans se sentir obligés d’ajouter « … mais au pays de son choix » par peur panique de sortir des limites rassurantes et confortables du « politiquement correct ». De Dieppe à Yamoussoukro : localisme, communauté, tradition ! Et mort aux cons !

Alimentation : 1/3 de la production mondiale gaspillée

Alimentation : 1/3 de la production mondiale gaspillée

21/08/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– Alors que les prix des denrées alimentaires ne cessent de flamber et que se multiplient les famines meurtrières, 1 un sondage de la FAO (Food and Agriculture Organization) révèle que jamais le gaspillage alimentaire n’a été si important.

Selon l’organisme international, ce gaspillage fait perdre 1,3 milliard de tonnes de produits alimentaires, soit 1/3 de la production alimentaire mondiale.

Face à ce terrible constat et contrairement aux multinationales de l’agro-alimentaire qui militent en faveur d’une agriculture toujours plus intensive et plus chimique avec un recours croissant aux OGM pour augmenter la productivité, la conclusion de la FAO est sans appel : « Il est aujourd’hui plus rentable de réduire le gaspillage de nourriture que d’accroître la production agricole pour nourrir une population mondiale croissante. »