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Les puissances mondiales sont-elles condamnées au déclin ? (vidéo)

04/03/2014 – PARIS (NOVOpress)
Christophe Réveillard analyse pour Realpolik.tv le livre Les puissances mondiales sont-elles condamnées au déclin ? (Herman, 2013) publié sous la direction de Georges-Henri Soutou, membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques).

Une étude historique et prospective qui nous change de l’immédiateté de l’actualité.

« A un certain degré de puissance et de développement, les grands pays sont poussés à se « mondialiser », mais ils finissent ainsi par dépasser leurs capacités réelles et entament, sous l’effet de leur surengagement, le processus de leur déclin. »

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"Le déclin. La crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine" de David Engels

« Le déclin. La crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine » de David Engels

21/02/2013 – 12h00
BRUXELLES (NOVOpress Breizh) – Professeur d’histoire du monde romain à l’Université Libre de Bruxelles, David Engels vient de publier aux éditions du Toucan Le Déclin. La crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine. Une réflexion passionnante sur la crise du monde romain à la fin de la République et la situation actuelle de l’Europe en ce début de XXIème siècle.

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Le Déclin français et les années 1970 - Par Pierre Milloz

Le Déclin français et les années 1970 – Par Pierre Milloz

Le rapport Gallois le relève dès ses premières pages : le début du déclin français date des années 1970. Pour autant il ne cherche pas à tirer quelque enseignement que ce soit de cette constatation : il s’abstient de toute allusion directe à la période extraordinairement brillante qui précédait ces années 70; et pas davantage il n’aborde les événements et décisions politiques de l’époque qui pourraient être responsables de ce déclin. (1)

Or en dépit de leur ancienneté, ces années méritent grande attention. P.M.

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[Lu sur le Net] “Vers un monde sans Union européenne ?” par Alexandre Latsa

[Lu sur le Net] “Vers un monde sans Union européenne ?” par Alexandre Latsa

19/07/2012 — 10h00
via RIA NOVOSTI Les Espagnols auront entendu au moins une bonne nouvelle durant cette année 2012: ils ont bien la meilleure équipe de football d’Europe. Mais une sombre coïncidence se confirme: les derniers vainqueurs de l’euro de la décennie sont dans une situation proche de la faillite économique, Grèce (2004) et Espagne (2008 et 2012).

En Europe, pas un mois sans une « réunion de la dernière chance », pas un jour sans que les mots « marchés financiers » ou « crise financière » ne viennent inquiéter la grande majorité des européens quand à leur avenir proche. Mois après mois ces réunions entre membres de l’Union Européenne construisent toutes des solutions provisoires, pour éviter l’éclatement de la zone Euro, et peut être celui de l’Union Européenne. Pour les citoyens des pays de l’union, le spectacle devient tragique : les pays à bout de souffle demandent comment emprunter encore plus, les autres donnent des conseils : travailler plus et gaspiller moins.

Les mauvais élèves de la classe (« les médiocres » dirait le politologue Biélorusse Vadim Gigin) espèrent que les élections en Allemagne en 2013 verront la chute politique du système Merkel, afin de permettre la mise en place d’euro-bonds destinés à mettre en commun (mutualiser) les dettes d’états via des euro-obligations. Ce système d’euro-bonds aurait pour conséquence directe qu’en cas de faillite d’un Etat les autres seraient « tenus » de rembourser sa dette. Autrement dit, il s’agit de faire payer l’ensemble des états encore relativement sains en jouant sur le principe de « solidarité financière ». Et peut être un choc psychologique pour les marchés, destinée à aider les derniers de la classe, en faisant baisser les taux d’intérêts spéculatifs.

(…)

La crise vient d’outre-Atlantique, c’est une crise de tout le système occidental, et l’Europe paye aujourd’hui très cher les conséquences en chaine de la crise des subprimes américaines. Le monde a changé à une vitesse fulgurante. L’opposition des idéologies communiste et libérale/occidentale avait au moins le mérite de structurer la planète. Lors de la victoire de l’idéologie libérale, une idée nouvelle est apparue : un accord planétaire, autour d’un modèle économique et politique, idéal et unique, serait peut être possible. La victoire du modèle capitaliste paraissait définitive, et on pensait généralement que l’idéologie du vainqueur serait fonctionnelle, peut être pour toujours. On a même rêvé à cette époque de la fin historique des idéologies. Pour Francis Fukuyama par exemple, l’Histoire devait en effet s’achever le jour où un consensus universel sur la démocratie mettrait un point final aux conflits idéologiques.

Or, 23 ans seulement après la parution de la thèse de Fukuyama, ce système « global-occidental » (globalitariste disent ses détracteurs) parait de moins en moins fonctionnel, et ce consensus universel sur la démocratie plus vague que jamais.

Où est passé l’optimisme qui régnait en occident au moment de la disparition de l’URSS? Et cette idéologie libérale démocratique mondialiste idéale qui allait enrichir tous les peuples de la planète? On comprend peu à peu que si l’idéologie libérale a accéléré la globalisation, cette globalisation a sans doute directement contribué à la destruction de la domination occidentale, via l’affaiblissement de son idéologie bien sur, mais aussi via l’apparition de nouveaux modes de gouvernance politico-économiques, et de nouveaux systèmes de valeurs.

On peut aujourd’hui se poser la question suivante: et si c’était finalement le système d’exploitation du monde occidental (politique, économique et moral) qui ne fonctionnait plus ?

Crédit photo Une : Florian K./Wikipédia sous licence CC