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L’Assemblée a voté la possibilité de « funérailles républicaines »

02/12/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Il existait déjà le « baptême républicain ». L’Assemblée nationale a introduit un nouveau rituel laïc : les « funérailles républicaines ». Le projet, déposé par le groupe socialiste, se pare des vertus du pragmatique. Affirmant que quatre Français sur dix se déclarent non croyants, le rapport socialiste Hervé Féron a déploré que « les familles [soient] souvent contraintes d’accepter des obsèques religieuses ». Grâce à la nouvelle loi, chaque commune mettra, lorsque c’est possible, une salle municipale à la disposition des proches du défunt. La présence d’un élu pourra asseoir le sérieux de la chose mais le texte ne précise pas si un Vénérable pourrait faire l’affaire…

Qu’y a-t-il derrière ces très peu pieuses intentions ? Pour les Radicaux et les élus Front de gauche, il s’agit d’accompagner « la forte croissance de l’organisation de rites républicains ». Même constat de la part du député centriste (UDI) du Territoire de Belfort, Michel Zumkeller. Quant aux Républicains, ils ont juste souligné le problème du coût de ce nouveau dispositif. Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard avaient déposé des amendements à cette proposition, mais ils n’ont pu être présents lors des débats.

La seule opposition est venue de Jacques Bompard qui a dénoncé un texte « foncièrement idéologique », d’un « spiritualisme prégnant ». « Si la République veut s’arroger le respect des morts, a ironisé le maire d’Orange, elle doit faire œuvre d’introspection » Une allusion à la Terreur révolutionnaire et au génocide vendéen, que la République n’a jamais reconnu. L’élu du Vaucluse a conclu : « Le christianisme dispose de rites pour exclure la violence de la cité, et notamment l’instrumentalisation de la violence par des forces tierces. Aujourd’hui, un certain nombre d’idéologues désirent ardemment mimer les cérémonies chrétiennes pour s’arroger de droits nouveaux sur l’homme et la société. »

Le texte doit encore être débattu au Sénat.

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Le projet de loi sur la fin de vie adopté au Sénat

30/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Sénat adopte la proposition de loi Claeys-Léonetti sur les personnes en « fin de vie », en deuxième lecture.
Il avait rejeté une première version du texte en juin dernier. L’esprit assumé de la proposition de loi est de faciliter l’arrêt des soins médicaux, en organisant une sédation profonde et continue jusqu’au décès ; il s’agit également de laisser plus ou moins le patient choisir sa date de mort ; celui-ci a la possibilité de laisser des directives anticipées. Ainsi, la loi française se rapproche insensiblement de l’euthanasie.

Cependant, les sénateurs sont allés contre l’avis du gouvernement ; ils ont décidé notamment que l’on devait donner à boire aux malades jusqu’à leur mort.
Une des mesures phares de cette proposition de loi était la qualification à donner à l’hydratation et l’alimentation artificielles. Selon le texte, donner à boire et à manger artificiellement à un malade, c’est lui donner un traitement, et non un soin ; or, on peut arrêter un traitement qui maintient artificiellement en vie le malade ; donc, on peut couper l’eau et les vivres donnés par voie artificielle.

Les sénateurs ont affirmé au contraire que l’hydratation artificielle constitue un soin : elle « peut être maintenue jusqu’au décès de la personne ». Il n’est jamais disproportionné de donner de l’eau à un malade.
Cela constitue un net recul pour Marisol Touraine : pour le ministère de la Santé, il est nécessaire qu’on puisse arrêter l’hydratation : cela « abrège les souffrances ».
En revanche, les sénateurs ne disent rien de l’alimentation artificielle : on peut donc être contraint de donner à boire à une personne, mais pas de la nourrir.

D’une manière générale, au travers de plusieurs dispositions, le Sénat diminue l’automaticité de l’arrêt des soins au malade.
Cependant, ce texte n’est pas définitif. Une commission paritaire composée de sept sénateurs et sept députés va se réunir afin de déterminer le texte de loi final. Le gouvernement a annoncé son intention d’agir afin de libéraliser l’accès à la mort, et de veiller à ce qu’on considère l’hydratation comme un traitement, susceptible d’être arrêté.
Les écologistes, eux, se sont abstenus de voter pour le texte de loi défini par les sénateurs. Ils ont bien l’intention d’aller plus loin, plus tard, dans la libéralisation de la mort médicale. Un sénateur écologiste, Corinne Bouchoux, a notamment regretté que ce texte s’adresse encore à ceux qui vont mourir, et non à ceux qui veulent mourir.

Son intention est claire : pour elle, l’euthanasie est au bout du chemin.

Crédit photo : Rob! via Flickr (CC) = veinsarebetterthanthespinalcanal


Christophe de Margerie, le P-DG de Total, décède dans un accident d'avion à Moscou

Christophe de Margerie, le P-DG de Total, décède dans un accident d’avion à Moscou

21/10/2014 – MOSCOU (NOVOPress)
Christophe de Margerie (photo), président-directeur général du groupe pétrolier français Total, est décédé de manière tragique le 20 octobre 2014 peu après 22h (heure de Paris) dans un accident d’avion, à l’aéroport de Vnukovo de Moscou, à la suite d’une collision avec un engin de déneigement. Quatre personnes ont trouvé la mort dans cet accident dont trois membres d’équipage et Christophe de Margerie. « L’ensemble des salariés est très sensible aux très nombreux témoignages d’affection reçus de France et de tous les pays où Christophe de Margerie était connu et apprécié », a déclaré Jean-Jacques Guilbaud, secrétaire général de Total.

Outrepassant les ordres des USA et de l’Union européenne qui ont décidé d’imposer des sanctions commerciales contre la Russie, Christophe de Margerie avait souhaité que la France maintienne de bonnes relations économiques avec le pays des Tsars, notamment dans le vital secteur énergétique.

Crédit photo : MEDEF via Wikipédia (cc).

Décès de Maurice Rollet

Décès de Maurice Rollet

21/01/2014 – 20h25
PARIS (NOVOpress) – Maurice Rollet, figure emblématique de la mouvance nationaliste des années 1960 et de la Nouvelle Droite est mort ce 21 janvier 2014 à l’âge de 80 ans, au terme d’un long parcours militant. 
Jeune militant dans les années 1960, Maurice Rollet participa à l’aventure de la Fédération des étudiants nationalistes (FEN), mouvement qui deviendra le creuset de toute une génération d’importantes et brillantes figures comme Alain de Benoist, Pierre Vial, Jean-Claude Valla ou bien encore Dominique Venner. Médecin de profession, il mit son savoir médical au service de son activité militante en soignant des hommes de l’OAS durant les évènements d’Algérie.

C’était également un ami intime du bandit mythique Albert Spaggiari, ancien comme lui de l’OAS et cerveau du « casse du siècle » de la société générale de Nice en1976. En 1968, Maurice Rollet participa également, avec nombre de ses camarades de la FEN, à la fondation du GRECE, animant notamment, jusqu’à aujourd’hui, sa « maison de Provence », la « Domus Europa ». Il fut avec Jean Mabire, en 1973, l’initiateur d’un mouvement de jeunesse s’inspirant de l’expérience des wandervogels.

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Décès de Nelson Mandela : débauches d’hommages du système… mais triste héritage

Décès de Nelson Mandela : débauche d’hommages du système et triste héritage

06/12/2013 – 11h30 [Mis à jour à 12h45]
PARIS (NOVOpress/Bulletin de Réinformation) – Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU salue « une source d’inspiration pour le monde », Laurent Fabius : « un géant charismatique qui s’en va », Obama : « un homme courageux, profondément bon », David Cameron : « une grande lumière [qui] s’est éteinte »…

Pour la célébration du quatre-vingt dixième anniversaire de Mandela, il y a cinq ans, l’hebdomadaire sud-africain Mail and Guardian jetait le trouble, regrettant que « la célébration d’un leader dévoué et généreux se mêle au goût amer d’un héritage pollué ». Pour le journal son héritage est « menacé par l’apparition d’une classe de vampires politiques ». Selon l’indicateur du développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (le PNUD), l’Afrique du Sud a reculé de 35 places depuis la fin de l’apartheid. L’espérance de vie, qui était de 60 ans en 1994, est maintenant de 43 ans. La criminalité – qui se nourrit d’une pauvreté galopante : 43 % de la population vit à présent avec moins de deux dollars par jour – est l’une des plus élevées du monde.

Réactions sur Twitter

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Décès du général Aussaresses, figure controversée - réactions sur Twitter

Décès du général Aussaresses, figure controversée – réactions sur Twitter

04/12/2013 – 18h40
PARIS (NOVOpress) –
Aujourd’hui a été annoncé le décès du général Aussaresses, figure controversée. Ancien de la France libre, il est créateur du 11ème Choc, le bras armé du SDECE (l’ancêtre de la DGSE). Mais cet officier gaulliste reste associé à l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie, avouant même l’avoir pratiquée personnellement. Il sera condamné pour apologie de son usage et retiré des cadres de la Légion d’honneur par Jacques Chirac.

L’annonce de son décès n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux, notamment Twitter. Florilège.

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Mort d'Hugo Chavez, quelques réalités derrière la légende

Mort d’Hugo Chavez, quelques réalités derrière la légende

07/03/2013 – 16h00
CARACAS (NOVOPress) – Hugo Chavez vient de mourir. Les chefs d’Etat ainsi que les politiques semblent unanimes pour rendre hommage au « grand homme » et au « grand révolutionnaire ». Les hommages rendus traversent les clivages de l’extrême gauche (Jean-Luc Mélenchon : « Ce qu’il est ne meurt jamais ») à la droite nationale (Florian Philippot : « Chavez, c’était d’abord une volonté, un courage, à l’intérieur comme à l’extérieur de son pays »).

Mais derrière la légende et l’hagiographie, nous avons voulu en savoir un peu plus sur la réalité de la situation politique et économique du Vénézuela en posant quelques questions à Michaël Rabier, journaliste, correspondant en Colombie et au Venezuela. Chercheur à l’Institut Hannah-Arendt de l’université de Paris-Est Marne-La-Vallée. Avec Stephen Launay, il est l’auteur de « La révolution sans la révolution, Hugo Chávez et le socialisme du XXIème siècle », à paraître aux éditions Vendémiaire.

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[MàJ] Mouloud Aounit, ancien président du Mrap, est décédé (vidéos)

11/08/2012 — 16h00
PARIS (NOVOpress) — Suite au décès de Moloud Aounit, plusieurs personnalités lui ont rendu hommage. De gauche bien entendu, y compris François Hollande, mais également des responsables musulmans et des dirigeants d’associations juives.

Ainsi, pour Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Mouloud Aounit « a été un des premiers à dénoncer, avec courage, bravant certaines critiques, l’islamophobie montante, exacerbée par l’extrême droite et une partie de la droite ». François Hollande précise : « Acteur essentiel de la marche pour l’Égalité de 1983, il aura fortement contribué au dialogue entre les cultures, au sein de la communauté nationale » (sic !). Et Martine Aubry a fait part de sa tristesse.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris a présenté ses « plus vives condoléances et un soutien spirituel dans cette épreuve survenue le 22ème jour de jeûne du mois sacré de Ramadhan ». De son côté, le site communautariste Oumma.com rappelle qu’« en 2006, Mouloud Aounit n’a pas craint d’aller à contre-courant de l’élite du parisianisme, qui s’enflammait alors pour la défense de Robert Redecker, ce professeur de philosophie, auteur d’une violente tribune contre l’islam, en condamnant, au nom du MRAP, les intimidations dont il était victime, tout en critiquant vertement ses propos qui renforçaient les amalgames du type “musulman-fanatique-violent-terroriste” ». Rappelons que Mouloud Aounit avait voulu faire interdire les Assises contre l’islamisation.
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Décès d'Olivier Ferrand, député PS et président de la fondation Terra Nova, think tank progressiste

Décès d’Olivier Ferrand, député PS et président de la fondation Terra Nova, think tank progressiste

Olivier Ferrand Novopress

Olivier Ferrand

30/06/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpress) — Elu le 17 juin dernier député de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône, le socialiste Olivier Ferrand (photo ci-contre) n’aura pas le temps de marquer la nouvelle mandature. Il est en effet décédé ce samedi d’un arrêt cardiaque, au retour de son jogging. Agé de 42 ans, peu connu du grand public Olivier Ferrand n’en est pas moins devenu au fil des années un personnage incontournable de la social-démocratie. Notamment au travers de la très progressiste fondation Terra Nova, qu’il avait fondée en 2008.

Véritable incarnation de l’hyperclasse mondiale et de son idéologie, Olivier Ferrand a ainsi été conseiller technique pour les affaires européennes du Premier ministre Lionel Jospin, conseiller du représentant de la France à la Convention sur l’avenir de l’Europe, Pierre Moscovici, membre du groupe des conseillers politiques du président de la Commission européenne, Romano Prodi, puis délégué général du think tank « À gauche en Europe », fondé par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard.

Il a été chargé de mission à l’inspection des finances. Puis il été nommé rapporteur général de la mission « l’Europe dans la mondialisation » présidée par Laurent Cohen-Tanugi (2007-2008). Il a également été le rapporteur adjoint de la commission Juppé-Rocard sur les investissements d’avenir2(2009).

Depuis le 1er novembre 2009, il est chargé de mission à l’ IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique). Européen convaincu, il est rédacteur en 2004 du rapport « Construire l’Europe politique »3 que Romano Prodi a commandé à un groupe de hautes personnalités présidé par Dominique Strauss-Kahn. Administrateur de l’ONG EuropaNova4, il participe aussi à la rédaction du rapport « Peut-on faire l’Europe sans les Européens ? », remis au Conseil européen de juin 2006.

Ancien Young Leader de la très atlantiste French American Foundation, il était diplômé d’HEC, de Sciences PO et de l’Ena.

A travers de nombreux rapports et études, ainsi que par des tribunes libres publiées par exemple par Libération, Slate, Rue 89, Médiapart ou le Nouvel Observateur, sans oublier des chroniques pour LCI, Terra Nova s’est signalée par une volonté d’adapter le PS et la gauche aux nouvelles réalités ethniques. Proposant ainsi d’abandonner les classes populaires au profit des classes moyennes urbaines et au profit des immigrés. La victoire de François Hollande en mai dernier semble lui avoir donné raison.

Bien entendu, Olivier Ferrand s’opposait à tout ce qu’il lui semblait patriote ou identitaire.

La carrière d’élu d’Olivier Ferrand faisait montre d’un certain nomadisme. Maire adjoint de 2001 à 2007 du 3ème arrondissement de Paris, il tente de se faire élire député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Orientales (un échec). Devenu maire adjoint de la ville du Thuir (66), il est donc élu député des Bouches-du-Rhône le 17 juin dernier dans le cadre d’une triangulaire contre l’UMP et le FN.

Crédit photo : LeCardinal/Wikipédia sous licence CC.

Affaire du collégien de Rennes : quand la com’ du Gouvernement déraille

Affaire du collégien de Rennes : quand la com’ du Gouvernement déraille

23/06/2012 – 13h30
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Alors que suite à une bagarre avec un autre élève survenue hier matin, un collégien de Rennes était toujours vendredi soir entre la vie et la mort, Jean-Marc Ayrault et le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon se sont empressés d’annoncer, par des communiqués grandiloquents, son décès. Une intervention prématurée plutôt malvenue, qui rappelle celles du précédent gouvernement.

Hier soir aux alentours de 21h, un communiqué du Premier ministre informait la presse qu’il avait appris « avec une grande tristesse » le décès du collégien de 13 ans « survenu en fin de journée », à la suite d’une bagarre en matinée dans la cour de récréation du collège Cleunay à Rennes, faisant part « à la communauté éducative tout entière de son soutien dans cette épreuve ». Vincent Peillon avait aussitôt renchéri, affirmant que « ce soir, ce sont tous les parents de ce pays qui sont en deuil », ajoutant, pour faire bonne mesure que « ce décès est une véritable tragédie ».

Ces informations ont aussitôt été démenties hier par la directrice de la communication au CHU de Rennes, qui a déclaré à l’AFP que le collégien « est toujours entre la vie et la mort. Le pronostic vital est toujours engagé. Son état est toujours très grave, mais il est en vie ». Mettant en cause « des informations erronées »  Jean-Marc Ayrault a donc dû exprimer dans la soirée « ses regrets les plus vifs », ainsi que ceux de son ministre, pour avoir « annoncé à tort » le décès de la victime. Malheureusement, aujourd’hui samedi 23 juin, le collégien est décédé des suites de ses blessures.

La Première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui avait dénoncé – à juste titre – en 2010 une « dramatique erreur » et fustigé une « récupération lamentable du gouvernement », à propos de l’annonce erronée par François Fillon de la mort d’un policier, sur le thème de l’insécurité, n’a pas encore fait part de son sentiment sur la communication de son « ami » Jean-Marc Ayrault.

La bagarre survenue pendant la récréation vendredi matin entre les deux garçons – Souleymane et Killian -, reste inexpliquée. Selon l’inspecteur d’académie d’Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Bessol, dont les propos sont rapportés par l’AFP, « il y a eu une bagarre qui a opposé deux élèves ordinaires », et l’un des deux protagonistes « ne s’est pas relevé ». Pour ce fonctionnaire « le scénario n’est pas clairement établi », selon lui « il y a eu deux coups de poing » et peut-être un début de « strangulation », et « la tête a peut-être heurté quelque chose ». L’autre collégien, Souleymane,  âgé de 16 ans, a été interpellé par les policiers.

Si, selon l’inspecteur d’académie aucun de ces deux élèves n’avaient posé de problème jusqu’à maintenant, la principale du collège précise qu’ « elle est amenée à gérer régulièrement des problèmes de dispute de ce genre en récréation ». Construit dans les années 60, le collège se situe dans le quartier « sensible » de Cleunay dont la population – selon les termes de l’AFP – « été considérablement renouvelée depuis deux décennies ».

 

Crédit photo : Commentator,via Wikimedia, licence CC

[Football] Le pays de Galles en état de choc après la mort de Gary Speed

[Football] Le pays de Galles en état de choc après la mort de Gary Speed

27/11/2011 – 19h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh) –
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans tout le pays de Galles : Gary Speed (photo ci-dessus), le sélectionneur de l’équipe nationale galloise de football, a été retrouvé mort ce matin à son domicile de Chester, où il résidait avec sa famille. Selon les premiers éléments de l’enquête l’ancien international aurait mis fin à ses jours. Il était âgé de 42 ans.

« C’est une nouvelle déchirante. » Carwyn Jones, le Premier ministre du pays de Galles, n’a pas caché son émotion ce dimanche,  lorsqu’il est monté à la tribune en personne pour exprimer la tristesse de toute une nation. De son côté la Fédération galloise de football, a déploré dans un communiqué la disparition d’un homme « jeune et talentueux » estimant qu’il s’agit « d’une énorme perte, pas seulement pour sa famille et ses amis mais pour le pays tout entier. »

Joueur de légende, Garry Speed avait débuté sa longue carrière de milieu de terrain en 1988  en Angleterre dans l’équipe de Leeds United. Il disputera 312 rencontres sous les couleurs de ce club, avant de jouer pour Everton, Newcastle, Bolton, puis enfin Sheffield United. Le Gallois, sélectionné 85 fois dans l’équipe nationale galloise, aura été le premier joueur de l’histoire du football britannique à effectuer 500 matches en Premier League.

Devenu sélectionneur du pays de Galles en décembre 2010, Gary Speed s’était attaché les services de Raymond Verheijen, en tant qu’entraîneur adjoint. Sous sa direction, les Dragons ont terminé les éliminatoires du championnat d’Europe 2012 avec 3 victoires en 4 matchs.

[box class= »info »]Site de Ryan Giggs[/box]

L'écrivain Michel Mohrt est décédé

L’écrivain Michel Mohrt est décédé

19/08/2011 – 15h55
LOCQUIREC (NOVOpress Breizh) –
« Dans quel monde va-t-on vivre demain ? Je viens de fêter mes 90 ans et je n’ai qu’une envie c’est de m’en aller lorsque je vois où nous en sommes arrivés ! » Le romancier et académicien Michel Mohrt, décédé mercredi à Paris, à l’âge de 97 ans, aura finalement été exaucé.

Né à Morlaix en 1914 dans une famille bretonne où la tradition avait un sens, Michel Mohrt fera son entrée dans le monde de la littérature dès l’âge de 14 ans en illustrant de bois gravés Gorsedd Digor, une pièce satirique de l’écrivain breton Jakez Riou. Après des études de droit à Rennes, il ouvrira  en 1937 un cabinet d’avocat à Morlaix. Trois ans plus tard la guerre le trouvera à la tête d’une section d’éclaireurs-skieurs à la frontière des Alpes, où sa brillante conduite – il repoussera une attaque italienne – lui vaudra d’être décoré de la croix de guerre.

Après un séjour à Vichy durant une partie de l’Occupation – il était proche de l’Action Française –, il s’installera aux États-Unis en 1947, enseignant la littérature française à Yale et autres universités prestigieuses. En pleine vogue de l’existentialisme, ses étudiants découvriront ainsi Montherlant, Drieu, Morand, Chardonne, Brasillach ou Jouhandeau, écrivains proscrits – pour des raisons politiques – dans les universités françaises. Devenu un grand spécialiste de la littérature anglo-saxonne, il sera à partir de 1952 responsable des traductions aux éditions Gallimard. Essayiste, critique littéraire et historien de la littérature, il traduira notamment William Styron et publiera Le nouveau roman américain (1955) et L’air du large (1970).

Élu à l’Académie Française en 1985, Jean d’Ormesson le recevra en ces termes « Vous êtes breton, catholique et sauvage. J’aurais voulu vous saluer dans votre langue natale qui fut celle d’un Renan, d’un Charles Le Goffic ou d’un Jean Guéhenno : “Aotrou, ni a zo laouen oc’h heti d’eoc’h digemer vad e breuriezveur ar galleg” (Monsieur, nous sommes heureux de vous souhaiter la bienvenue à l’Académie française). »

L’auteur d’Au Plaisir de Dieu avait vu juste. Incontestablement l’œuvre de Michel Mohrt est marquée par son enfance bretonne : « J’ai passé toute mon enfance au bord de la mer, soumis à ses caprices, à l’horaire des marées, au régime des vents. Très tôt, je me suis émerveillé que la langue bretonne n’ait qu’un seul mot : “glas”, pour désigner le bleu et le vert, couleurs de la mer… » (La maison du père 1979). Très attaché à son pays natal, il séjournera très souvent dans sa maison de Locquirec, dans la baie de Lannion.

Du Répit (Albin Michel 1945) jusqu’à Jessica ou l’amour affranchi (Gallimard 2002), en passant par La prison maritime (Gallimard 1961) pour lequel il reçut le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1962 – « un livre étonnant, avec un côté adolescent, bourré de force, de camaraderie et d’aventure » (Erik Orsena in Le Télégramme) – Michel Mohrt aura créé une superbe œuvre romanesque. Sous sa plume, à la fois élégante et classique, des aventures de guerriers et de marins, pleines de sel et d’embruns, prennent vie pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.

Conscient des problèmes de l’époque, lui qui confiait, dans un entretien accordé en 2004 à la revue Réfléchir & Agir « ne penser que du mal du monde moderne »,  n’hésitait pas à déclarer à propos de la question de l’immigration : « Malheureusement j’ai bien peur qu’il ne soit trop tard. On s’est battu à Poitiers et l’Espagne a retrouvé sa terre après la Reconquista. Mais là, nous vivons une autre conquête de manière pacifique.» Lucide et désabusé.