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Faillite des gauches

26/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8555)

Tandis que notre pays s’enfonce dans la crise, que se creusent la dette et les déficits, que l’ombre noire du terrorisme islamique plane sur lui, les socialistes débattent âprement d’une question existentielle qui s’apparente à celle sur le sexe des anges : où est la vraie gauche ? « Nous représentons la gauche moderne », assure Martine Aubry parlant d’elle et des frondeurs, reprenant la formule de Manuel Valls qui l’appliquait à sa politique et fustigeait la « gauche passéiste ».
Réplique de l’édile lilloise : « Nous sommes la gauche progressiste. » Mélenchon explique que Martine Aubry ne fait que se rallier à ce qu’il a toujours dit, lui le porteur de la vraie croix socialiste. Ce jeu de ping-pong peut durer un moment encore, car dans cette querelle des anciens et des modernes, tout le monde veut être moderne.
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C’est la réforme du Code du travail, portée par Myriam El Khomri, qui a déclenché les hostilités et a contraint Mme Aubry à sortir de sa tranchée nordiste pour monter au front. Depuis, les vieux croyants du socialisme ne sont qu’imprécations, fulminations, condamnations, hurlant à la trahison des sublimes idéaux de la gauche. La vérité pourtant est que les socialistes ont depuis un moment déjà mis de l’eau libérale dans le vin rouge du socialisme, non par vertu, mais par nécessité, le projet du ministre du Travail aujourd’hui n’en est que la dernière manifestation.

Qui, chez les anciens comme les modernes du PS, donne toujours du socialisme la définition du dictionnaire : « l’appropriation collective des moyens de production » ? Qui fait toujours sienne la formule de Mitterrand en 1971 : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec le capitalisme celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ? En 1983, alors au pouvoir, il dut renoncer à ces billevesées pour éviter d’achever la ruine du pays par l’application du programme commun.
En 2002, loin de rompre avec le capitalisme, le gouvernement Jospin le restaura de 1997 à 2002, il fut le Premier ministre qui privatisa le plus. Rappelons que Martine Aubry et Jean-Luc Mélenchon y étaient ministres. La « trahison » vient de loin, les poulains de Hollande, Valls, Macron, El Khomri, s’inscrivent dans sa continuité en dépouillant le socialisme de ses dogmes exténués.

Mais cette faillite idéologique s’accompagne d’une autre, bien plus grave, dont Hollande est le syndic. Les socialistes ont trahi les ouvriers, les oubliés, les laissés-pour-compte de la société dont ils prétendaient être les défenseurs.
L’ancêtre du PS, c’était la SFIO : Socialistes français de l’internationale ouvrière. Il n’y a plus d’ouvriers au Parti socialiste, occupé par les bobos, les hauts fonctionnaires et les apparatchiks. Au point qu’en 2002 Pierre Mauroy, qui avait connu, dans le Nord, un socialisme ouvrier, dut lancer au candidat Jospin : « Ouvrier, ce n’est pas un gros mot ! »
Ces gens-là n’ont entendu parler du peuple que par ouï-dire. De Hollande à Mélenchon en passant par Aubry et Valls, ils sont pour les immigrés au détriment des travailleurs français dont ils ignorent la souffrance.
Et ils s’étonnent que ceux-là, leurs électeurs d’hier, se tournent vers le Front national, seul à les défendre.

Guy Rouvrais

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Désunion à gauche

25/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La maire de Lille Martine Aubry a publié une tribune incendiaire dans Le Monde, attaquant la politique gouvernementale, et visant particulièrement Manuel Valls puis François Hollande. Dans cette tribune, intitulée « Sortir de l’impasse », elle est accompagnée de plusieurs autres membres du Parti socialiste, comme Benoît Hamon, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot ou encore Christian Paul, pour aborder certains points comme la réforme sur le droit du travail, la déchéance de nationalité et la gestion de la crise migratoire. Ils déplorent au fur et à mesure toutes les mesures prises par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

En parallèle, Martine Aubry affirme qu’il existe des réponses et des réponses modernes. Pour le droit du travail par exemple, dite loi El Khomri, il y a des solutions pour que, d’une part, la compétitivité des entreprises soit améliorée, et, d’autre part, assurer davantage de protections aux salariés. Elle renchérit ensuite en scandant « La gauche progressiste et moderne, c’est nous ! Il y a une gauche réformiste, c’est nous ! »

Cette attaque frontale ne manifeste-t-elle pas une crise plus globale au sein de la gauche ?
La gauche française connaît aujourd’hui de véritables dissensions et cette tribune ne fait que les révéler. À quelques mois des campagnes électorales, les auteurs de cette tribune précisent que le problème vient du gouvernement en place et pas du socialisme, et s’en désolent pour le futur et pour la France « Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? ».
Il y a donc une opposition entre la gauche passée « Les vieilles recettes » et la gauche moderne, réaliste, qui a les solutions. Mais pour d’autres politiques, comme Michel Sapin, cette opposition anciens/modernes est pratique pour la critique, et ils estiment que les alternatives concrètes manquent encore à ce discours.

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr (CC) = Martine Aubry 2eme primaires citoyennes


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Cohn-Bendit : encore un Français de papier (Présent 8362)

27/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Nous avons donc depuis quelques jours un nouveau compatriote : Daniel Cohn-Bendit. C’est le ministre de l’Intérieur en personne qui l’en a informé, le 21 mai, quarante-sept ans après, jour pour jour, où, en mai 1968, un autre ministre de l’Intérieur prenait un arrêté d’expulsion contre « Dany le Rouge ». C’était l’époque où l’émeutier professait avec Lénine « qu’un prolétaire n’a pas de patrie » ; aujourd’hui il en a deux, la France et l’Allemagne. Il aurait pu être naturalisé beaucoup plus tôt, comme son frère Gaby, mais il voulait échapper au service militaire. Il est devenu français, en quelque sorte, par le sang versé, pas le sien, mais celui des CRS et des gendarmes mobiles agressés par les pavés sous lesquels il n’y eut jamais que l’égout anarchiste et non point de plage.8362-P1
Normalement, au cours d’une cérémonie à la préfecture, il est rappelé aux nouveaux Français leurs droits et leurs devoirs, ils doivent aussi chanter la Marseillaise. On lui a épargné cette épreuve, car entonner le chant national en eût été une. Il a confié au Point que, s’il pleure en écoutant l’hymne européen, il ne peut toujours pas chanter la Marseillaise. Sur Canal +, il a même fustigé ceux qui l’ont fait le 11 janvier ! « Qu’un sang impur abreuve nos sillons, Cabu aurait dit : “Mais qu’est-ce que c’est que ces cons-là ?” » Pour ce qui est du drapeau français, il clamait en mai 1968 qu’il était « fait pour être déchiré ». Cela est pour le moins fâcheux pour un Français, même de fraîche date. Mais tout est relatif !
Aujourd’hui, le socialiste Jean Zay entrera au Panthéon, malgré les protestations de dizaines d’associations d’anciens combattants et de résistants qui refusent que la patrie soit « reconnaissante » à un homme qui, dans Le Drapeau, appelait l’étendard sous lequel des millions de héros sont morts « cette saloperie tricolore », « cette immonde petite guenille », « de la race vile des torche-culs », un drapeau qu’il avouait « haïr férocement ». À côté de ça, le rouquin ferait presque figure de patriote…
Cohn-Bendit n’attache pas plus d’importance que ça au fait de devenir français, « C’est un jeu », dit-il, car il restera « cosmopolite jusqu’au bout ». Mais alors pourquoi ? Son fils Bela, fan de l’équipe de France de foot, l’y a incité, apparemment plus Français que son père, il avait les cheveux bleu-blanc-rouge lors de France-Brésil. Encore l’échec d’une éducation ! Ce n’est pas comme ça que son père l’a élevé, ni pour que son fils se teigne les cheveux aux couleurs du drapeau qu’il a fait brûler en mai 1968, les jeunes sont ingrats…
A-t-il des regrets ? lui a-t-on demandé. Oui. « Trois pages que j’ai écrites » dans Le Grand Bazar, racontant comment, dans une crèche où il travaillait, il se laissait tripoter le sexe par des bambins, lui faisant de même à leur égard. Il en était toujours au « il est interdit d’interdire ». Notez que ce ne sont pas ces actes qu’il regrette, mais de les avoir révélés.
Le ministre de l’Intérieur nous dit que cet homme-là a été jugé digne de recevoir la nationalité française, quoique ni lui ni personne n’eût été affecté s’il était resté allemand puisque, de toute façon, depuis longtemps, sans être français il est chez nous comme s’il était chez lui. Il n’est pas fier d’être français ; rassurons-le, nous ne sommes pas fiers non plus qu’il le soit, nous en avons honte.

Guy Rouvrais

Daniel Cohn- Bnedit aura attendu 70 ans pour demander la nationalité française

Daniel Cohn-Bendit aura attendu d’avoir 70 ans pour demander la nationalité française

30/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
À tellement l’entendre, le voir sur les divers plateaux de télévision française, dans les meetings politiques depuis 1968, nous aurions pu croire que l’ex-leader du parti écologiste allemand était un des nôtres, à savoir un Français.

Il est vrai que ses propos sur la France ont été perpétuellement critiques. Il a, volontiers, ramené ce pays dans les anathèmes de la seconde guerre mondiale à grand renfort de reductio ad hitlerum, omettant justes, résistants, populations apeurées, un peuple occupé pour ne retenir qu’un essentialisme, simpliste par nature.

On ne s’attendait pas à ce que son désamour aille jusqu’au refus de devenir français. Lui, né à Montauban en avril 1945 n’aurait eu aucun mal à obtenir la carte nationale d’identité.

À moins qu’internationaliste jusqu’aux tréfonds de son idéologie, les mots : nation, nationalité, identité n’aient heurté profondément sa sensibilité. Mais, alors, la nationalité allemande ? il l’explique ainsi : « J’ai pris la nationalité allemande par hasard, parce qu’elle me permettait de ne pas faire mon service militaire. »

Il y a un an, Daniel Cohn-Bendit expliquait au Parisien : « Je ne suis ni français, ni allemand, ni les deux. Je me sens européen. » Pourtant, l’ancien député européen semble désormais décidé à demander la nationalité française, comme il l’a confirmé à l’AFP ce lundi 30 mars.

Se sentant subitement, à la fois, Français et Allemand, Daniel Cohn-Bendit, qui aura 70 ans samedi, souhaite enfin demander la double nationalité, allemande et française. « Je souhaite à présent matérialiser cela par le biais de la double nationalité », a-t-il déclaré.

L’ancien meneur de la révolte estudiantine de mai 1968 n’a pas souhaité s’exprimer concernant un éventuel retour en politique. « Chacun et chacune a le droit de rêver concernant mon avenir », a-t-il dit.

La nationalité française permettrait en effet à Daniel Cohn-Bendit de se présenter aux élections en France, notamment à la présidentielle.
Serait-ce la motivation après avoir été définitivement discrédité sur la scène politique allemande par les révélations à la fois sur son parti et sur son passé sulfureux ?

Crédit photo : Heinrich-Böll-Stiftung via Flickr (cc)



 

 

Daniel Cohn-Bendit trouve la France trop timide dans ses réformes

Cohn-Bendit trouve la France trop timide dans ses réformes

14/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’ancien coprésident du groupe Les Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit est étonnement toujours très interrogé sur la politique surtout française. Et ce n’est jamais pour en dire du bien, ni pour défendre son identité.

Il répond cette fois à une entrevue des Échos.fr :

Êtes-vous, comme Manuel Valls, « angoissé » par le FN ?

Manuel Valls a raison de mettre sur la table l’hypothèse d’une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle. Il serait irresponsable et même idiot de dire le contraire. On a trop reproché au PS et à Lionel Jospin d’avoir ignoré, d’une manière un peu hautaine, la possibilité de Jean-Marie Le Pen d’être au second tour pour exclure aujourd’hui une hypothèse on ne peut plus sérieuse. Les conditions d’une victoire du FN existent, tant sont fortes la haine entretenue à droite contre les socialistes et François Hollande et, à l’inverse, la haine d’une partie de la gauche contre l’UMP et Nicolas Sarkozy. La question, maintenant, c’est quelles conséquences on en tire ? Manuel Valls ne peut pas appeler tout le monde à faire barrage au FN sans accepter une évolution politique. On ne peut pas simplement jouer sur le chantage.

Et quelle est votre réponse ?

Je pense que l’UMP, le PS, la gauche de la gauche, les centristes, les libéraux et je ne sais qui d’autre vont devoir arrêter avec le manichéisme politique et trouver un terrain d’entente. Tout ce que propose la gauche n’est pas idiot et tout ce que propose la droite n’est pas bête.

Je suis estomaqué par l’archaïsme de la vie politique française.

Cela inclut les syndicats comme le patronat, incapable de trouver un accord et de s’y tenir. Il y a urgence à changer la manière dont on dessine des compromis sociaux ou politiques. Il y a des réformes qui doivent être soutenues par une vraie majorité. Il faut trouver un accord plus large que l’accord qu’on puisse trouver par un 49-3… La Finlande a réformé son école en profondeur avec un accord droite-gauche. Au premier tour de la présidentielle, François Hollande a obtenu 28 % des suffrages exprimés. Avec un quart de la société, on ne peut pas faire des réformes qui nécessitent une évolution extrêmement sensible.

Quel jugement portez-vous sur les réformes menées par François hollande ?

La France pourrait aller plus loin. En avançant notamment sur la flexisécurité sur le modèle de l’Europe du Nord. Avec ce qui est fait, elle est au milieu du gué. La loi Macron, par exemple, n’est ni l’horreur ni le paradis et le ministre de l’Economie n’est ni le diable ni un prestidigitateur. D’un côté, la droite devrait voter ce texte. De l’autre, le débat à gauche c’est : « 4 dimanches par an, on est de gauche ; 8 on est un peu néolibéral, et 12 on est réactionnaire ». On marche sur la tête ! Ces débats idéologiques et religieux sur les dimanches ouvrés sont aberrants. De la même manière, quand le président de la République, de droite hier, de gauche aujourd’hui, dit que la France est un grand pays, il ne dit pas la vérité. Elle a une grande histoire. Mais la vérité, c’est que, face à la mondialisation qui s’accélère, elle ne s’en sortira que par l’Europe. Est-ce que l’Europe est à la hauteur ? Non. Je pense par exemple que si l’Europe soutient ce que fait la France au Mali ou contre Daech, elle devrait aider et considérer que ces dépenses de la France comme des dépenses européennes. Mais croire qu’on s’en sortirait mieux sans l’Europe, c’est faire une erreur monumentale.

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« On n’est pas couché » : Eric Zemmour seul face à la meute

06/10/2014 – PARIS (NOVOpress)

Invité samedi dernier de l’émission On n’est pas couché pour présenter son dernier livre « Le suicide français », Eric Zemmour a été soumis à un véritable procès stalinien. De la part bien entendu du prévisible et pathétique Aymeric Caron, mais également de Léa Salamé qui a pratiqué une ridicule et sidérante reductio ad hilerum contre Eric Zemmour.

Le journaliste-essayiste a dû subir les remarques pour le moins grotesques d’une certaine Anne Dorval, une actrice québécoise.

Enfin Eric Zemmour a eu un échange pour le moins particulièrement vif avec Daniel Cohn-Bendit.

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Cohn-Bendit et le lobby pédophile vert humiliés par la télé Russe

22/01/2014 – 10h30
PARIS (NOVOpress) – VIDÉO –
Reportage de la télévision russe sur la mouvance pédophile en Allemagne, étroitement liée aux Verts. Le reportage revient notamment sur les propos que Daniel Cohn-Bendit avait tenu en 1982 dans l’émission Apostrophes face à Paul Guth. Pour le journaliste russe : « Il est absolument incompréhensible, après de tells paroles, que cet homme soit en liberté et fasse de la politique ». Si Daniel Cohn-Bendit s’est toujours défendu d’avoir été pédophile, expliquant ses propos par la volonté de « choquer le bourgeois des années 1970 », il est directement accusé (ainsi que d’autres membres fondateurs des Verts) par Eckhard Stratmann-Mertens, cofondateur du parti Vert allemand et ancien député au Bundestag, dans une interview accordée à Die Welt en juillet 2013.

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Après l'Allemagne, Cohn-Bendit rattrapé en Pologne par son passé d'incitation à la pédophilie

Après l’Allemagne, Cohn-Bendit rattrapé en Pologne par son apologie de la pédophilie

30/04/2013 – 11h00
VARSOVIE (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
Après, récemment, le président de la Cour constitutionnelle fédérale allemande qui  a refusé de remettre un prix à Daniel Cohn-Bendit en raison de son passé d’apologie de la pédophilie, c’est en Pologne que ce passé le rattrape.

Mercredi dernier, Daniel Cohn-Bendit, député européen, a annoncé l’annulation de sa participation à un débat sur l’Europe à l’Institut de politologie de l’université de Wroclaw, en Pologne. En effet, sa venue a suscité de nombreuses protestations. La loi polonaise interdisant de vanter des actes pédophiles, de nombreux polonais se sont indignés de cette invitation.

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Journées du Nouvel Obs’ à Nantes : face à la crise, une idéologie à bout de souffle

Journées du Nouvel Obs’ à Nantes : face à la crise, une idéologie à bout de souffle

Photo ci-dessus: Daniel Cohn-Bendit. Le vieux leader soixante-huitard va prendre sa retraite.

23/04/2013 – 14H00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
« Quelles raisons d’espérer ?» C’est sur ce thème que Le Nouvel Obs’ organisait avec Ouest France les 12 et 13 avril à Nantes un colloque réunissant, selon Laurent Joffrin, « un plateau prestigieux de responsables, de militants, d’experts et d’intellectuels ». Appartenant à l’oligarchie politico-médiatique, partageant à quelques nuances près la même doxa libérale–mondialiste, les intervenants se sont donc laborieusement efforcés, durant ces deux journées, à tenter de répondre à la question posée. Manifestement sans résultat.

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La « règle d’or », l’anarchiste et le « petit con »

La « règle d’or », l’anarchiste et le « petit con »

16/09/2012 – 11h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – La rectification par le Parlement, début octobre, du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » obligera la France à inscrire le principe de la « règle d’or » d’équilibre des comptes publics dans une loi organique. Promettant une « renégociation », François Hollande est revenu le 29 juin du sommet de Bruxelles avec 120 milliards d’euros pour des mesures de croissance, l’union bancaire et une taxe sur les transactions financières. Pour autant le Front de gauche, une partie du PS et des écologistes ont annoncé qu’ils ne voteront pas la ratification de ce « compromis » européen.

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Au moment du changement à leur tête, du rififi chez les Verts

Au moment du changement à leur tête, du rififi chez les Verts

23/06/2012 — 15h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Les périodes post-électorales sont propices aux règlements de compte. Après la foire d’empoigne au sein de l’UMP, c’est au tour des Verts d’échanger des petites phrases assassines.

Dans un entretien, Daniel Cohn-Bendit épingle Europe Ecologie-Les Verts, dont « l’image est devenue détestable« , mais surtout il cloue au pilori la « chef de clan » Cécile Duflot. Dany le rouge poursuit : « On existe à l’Assemblée, au Sénat et au gouvernement, mais plus dans la société. Notre image est devenue détestable. Nous avons échoué là où on voulait redonner espoir en faisant de la politique autrement. Aujourd’hui, nous incarnons souvent l’insoutenable légèreté de l’arrivisme ».

Très remonté contre la nouvelle ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, il critique ouvertement son comportement jugé arriviste et son retournement de veste: « Quand on (la) voit par exemple, dans un documentaire, brandir son stylo en jurant qu’elle ne signera jamais un accord avec le PS sans la sortie du nucléaire, et qu’évidemment on le signe quand même car c’est un bon accord, cela est dévastateur. »

Mais la défenseur du cannabis n’est pas la seule à subir les foudres de Cohn-Bendit puisque Jean-Vincent Placé a également été l’objet de critiques. Selon le député européen d’EELV, Placé a été selon lui trop affairé à trouver un ministère au lieu de prendre la défense de Duflot lors de sa sortie malheureuse sur la dépénalisation du cannabis.

Quand l’État "hadopise" les livres

Quand l’État « hadopise » les livres

04/04/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) — Le 22 février dernier, une loi sur la numérisation des livres indisponibles du XXème siècle a été votée par 19 députés présents dans l’hémicycle. Elle a été complétée le 3 avril par une modification du code de la propriété intellectuelle qui en permet l’application.

De quoi s’agit-il ? Au départ l’idée est excellente. Il s’agit de numériser, afin de les rendre accessibles au public, tous les livres publiés avant 2001 qui ne sont plus commercialisés sans être pour autant tombés dans le domaine public (une œuvre tombe dans le domaine public 70 ans après la mort de l’auteur).

Concrètement comment cela va-t-il se passer ? D’abord la BNF va établir petit à petit un fichier des œuvres concernées. À partir de la publication du fichier, les auteurs ou les ayants droit auront six mois pour demander le retrait de l’œuvre du fichier si ils le désirent.

Ensuite sera créée une Société de Perception et de Répartition des droits qui versera une rémunération pour la commercialisation des livres numériques, moitié-moitié pour le premier éditeur de l’œuvre et pour l’auteur. Enfin pas vraiment moitié-moitié pour l’auteur, puisque dans son cas on amputera ses droits d’auteur des frais de numérisation.

Il est également prévu de numériser les « œuvres orphelines », c’est à dire sans ayants droit. Là c’est la Société de Répartition des droits qui engrangera le bénéfice. Qui siègera dans cette société ? Où ira l’argent ? Mystère. On peut donc facilement imaginer que, comme souvent en France, ce sont des amis du pouvoir qui vont se goinfrer. Et ce dans la plus parfaite opacité.

Le projet, en revanche, sera financé par l’argent du contribuable, puisque il bénéficiera des fonds du grand emprunt. Coût estimé : entre 30 et 50 millions d’euros.

Des auteurs commencent à se regrouper et à pétitionner contre cette loi qui favorise de manière éhontée les éditeurs au détriment des auteurs (c’est le groupe Lagardère qui va être ravi avec dans son escarcelle Hachette, Hatier, Grasset, Larousse, Dunod, Stock, Le Masque, Fayard, Marabout, Le Livre de poche, entre autres).

Pourtant la Société des Gens de Lettres a validé l’accord. Celui-ci est tout de même plus avantageux que celui que Google avait négocié aux USA et qui a a depuis été cassé par la justice américaine. L’auteur, dans la loi française, garde en effet le droit, même après l’expiration du délai de six mois, de faire retirer l’œuvre numérique si il juge qu’elle nuit à sa réputation. L’éditeur aussi peut contester, dans ce cas il aura trois ans pour faire numériser l’ouvrage à ses frais. Alors que ça pourrait être fait aux frais de l’auteur et du contribuable ? On peut prédire que les éditeurs ne vont pas beaucoup contester…

Archaïque avant même sa mise en application ?

Le système est totalement archaïque à l’heure où Amazon propose aux auteurs « numériques » de toucher 70% des bénéfices et de fixer eux-mêmes le prix de l’ouvrage. Comme pour Hadopi avec les majors musicales, les poids lourds de l’édition s’accrochent à un modèle économique qui spolie les artistes à leur bénéfice, avec la complicité de l’État.

Mais le meilleur reste à venir.

Le président de la BNF, Bruno Racine qui je le rappelle doit décider des listes de livres à inscrire au fichier de numérisation, souhaite l’instauration d’un « comité de vigilance » pour les « livres sensibles ».

Vous allez vite comprendre où l’on veut en arriver avec les déclarations de ce monsieur : « Un livre comme « Mein Kampf » ne bénéficiera pas du système, c’est une question de « droit moral » (…) On ne peut pas mettre en vente un livre qui ferait l’apologie du Mediator, par exemple. Un livre qui semblerait faire l’éloge de la pédophilie tomberait sous le coup de la loi. Par exemple, dans les années 70 et 80, il y a eu une mode qui s’est intéressée à la sexualité des enfants. Il ne faudra pas constituer le corpus de manière mécanique. »

Il propose donc ni plus ni moins que la restauration de la censure préalable à publication. Donc exit les livres politiques non conformes au sens du vent, même s’ils ont un intérêt historique. Exit les livres pédophiles ? Mais nous avons envie d’avoir des preuves de la saloperie de quelques individus encore vivants. Une fois qu’ils auront nettoyé leur e-réputation sur internet, si les livres n’existent plus, plus de preuves… comme c’est commode. Idem pour le Mediator…

Cette loi c’est la méthode sarkozyste en acte : une bonne idée se transforme toujours dans les faits en loi liberticide qui favorise l’enrichissement des copains… Il restera toujours les bacs des bouquinistes mais c’est plus aléatoire.

Spoutnik pour Novopress

Crédit photo : zigazou76 via Flickr (cc)

(Exclusivité Novo) Incident avec Daniel Cohn-Bendit : les explications de Jean-Marie Le Pen [audio]

(Exclusivité Novopress) Incident avec Daniel Cohn-Bendit : les explications de Jean-Marie Le Pen [audio]


15/09/2011 – 13h00
PARIS (NOVOpress) – Nouvel incident hier au parlement européen, entre Jean Marie Le Pen et Daniel Cohn-Bendit (vidéo du Figaro ci-dessous), alors qu’un hommage était rendu par les différents groupes politiques aux victimes de la tuerie norvégienne.

Après avoir été qualifié par Daniel Cohn-Bendit de « honte pour le parlement européen » (suite à ses propos dénonçant notamment  la faiblesse des autorités norvégiennes en termes de sécurité et de surveillance avant la tuerie d’Oslo), Jean-Marie Le Pen a souhaité s’expliquer sur ses propos, ce qui ne lui a pas été permis, puisque son micro a été partiellement coupé. S’en sont suivis de vifs échange, dont France 2 notamment s’est fait l’écho, malgré un montage ne reflétant manifestement pas toute la teneur des évènements.

Explications avec le principal intéressé, Jean-Marie Le Pen, qui revient également sur les attaques dont est victime Bruno Gollnish, suite à sa « rentrée » en tant que professeur à l’Université de Lyon III, 5 ans après en avoir été exclu.

Propos recueillis par Yann Vallerie.

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