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Donald Trump devant la CIA : « Nous allons faire de grandes choses »

22/01/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Dès le jour de sa prise de fonctions, Donald Trump s’est rendu au siège de la CIA. « Personne n’est aussi attaché à la communauté du renseignement et à la CIA que Donald Trump », a-t-il affirmé, parlant de lui à la troisième personne. « Nous allons faire de grandes choses », a-t-il lancé. Les applaudissements des agents du renseignement extérieur des Etats-Unis ont éclaté quand il a affirmé :

« Nous n’avons pas utilisé nos réelles capacités. Nous avons été restreints. Nous devons nous débarrasser de l’Etat islamique. Nous débarrasser de l’Etat islamique. Nous n’avons pas le choix. »

Puis Donald Trump a ajouté :

« Le terrorisme islamique radical doit être éradiqué de toute la surface de la Terre. C’est le Mal. C’est le Mal. […] On n’a jamais rien vu d’aussi maléfique. Vous allez devoir aller de l’avant et vous allez devoir faire un travail phénoménal. Nous allons y mettre fin. Maintenant. »

Molenbeek Abdeslam

Comment Molenbeek est devenu Molenbeek-sur-djihad : le livre événement

Molenbeek sur Djihad18/01/2017 – BELGIQUE (NOVOpress) : Molenbeek-sur-djihad : tel est le titre de l’ouvrage qui paraît aujourd’hui aux éditions Grasset. Il est l’œuvre de deux journalistes, Christophe Lamfalussy, grand reporter à La Libre Belgique, et Jean-Pierre Martin, grand reporter à RTL Belgique. Le propos de ce qu’ils nomment un « thriller journalistique » : raconter comme Molenbeek, cette commune d’où étaient partis les assassins du commandant Massoud et auquel les djihadistes du Bataclan menés par Salah Abdeslam ont donné une renommée mondiale, est devenu un « incubateur du terrorisme ».

Ils se sont donc plongés « dans cet étrange creuset du terrorisme, étudiant sa réalité actuelle et son histoire pour essayer de comprendre l’explosion d’un islam radical au cœur de l’Europe ». « D’argent saoudien en mères fanatisées qui envoient leurs fils en Syrie », ils racontent « la désolante rencontre du fanatisme religieux, du plus misérable gangstérisme et de l’incompétence politique », soit « trente ans de dérives » qui sont « une leçon, non seulement pour la Belgique, mais pour toute l’Europe ».

C’est peu dire que les deux journalistes ont eu peur de « stigmatiser ». D’ailleurs, le titre donné à leur livre n’est pas de leur fait et leur a fait peur. « Nous le trouvions trop sensationnaliste », a avoué Jean-Pierre Martin sur RTL Belgique. Et puis…

« Et puis on s’est dit que c’était pas faux après avoir rencontré un magistrat qui nous a fait cette confidence au lendemain d’une première audition d’Abrini, l’“homme au chapeau“ des attentats de Bruxelles, qui avait dit lors de cette audition qu’il avait été à Raqqa, la capitale autoproclamée du califat de l’organisation terroriste Etat islamique, et qu’il avait constaté que “tout Molenbeek y était“. »

Les auteurs ne remettent jamais en cause l’immigration. Ils croient à la prévention, à l’intégration, etc. Mais s’ils ne proposent aucune autre solution que celles qui ont échoué, ils ont bel et bien identifié l’aveuglement complet des autorités belges, qui est aussi celui de toute l’Europe :

« On a commencé à se pencher sur cette histoire pour finalement mettre en évidence le fait que la Belgique, parce qu’elle ne connaissait absolument pas la culture du monde musulman au milieu des années 60, quand les premiers immigrés sont venus, que le pays a accueilli ces ouvriers principalement marocains sans leur apporter un environnement culturel et spirituel, a donné le « paquet » à l’Arabie Saoudite, qui elle avait un véritable programme et voulait imposer à l’ensemble du monde arabo-musulman sa vision du monde qui était une vision wahhabite d’un islam très conservateur. De là, on s’est rendu compte comment le fondamentalisme s’était développé petit à petit en inoculant cette vision très conservatrice et réductrice de l’islam jusqu’à déboucher sur le djihadisme qu’on connaît depuis deux générations à Molenbeek. »

Comme le signale Le Monde : « Sur les 543 combattants belges officiellement présents en Syrie et en Irak, 179 proviennent de Bruxelles et, parmi ceux-ci, 79 de Molenbeek. »

Le quotidien du soir ajoute, sous la plume de son correspondant en Belgique :

« Aujourd’hui, tous les commerçants juifs ont quitté Molenbeek, où les auteurs ont, en revanche, déniché des poupées Barbie en niqab. »

Un rapport inquiétant sur les enfants enrôlés par l’Etat islamique

05/01/2017 – MONDE (NOVOpress) : Le quotidien belge Le Soir publie une longue étude sur « les enfants de Daech », d’après « un rapport édifiant dressé pour l’Unesco et l’ONU par la Fondation Quilliam » qui vient de paraître sous la forme d’un ouvrage : Les enfants de Daesh. Nous publions ci-dessous un extrait de ce dossier très étayé.

Enfants Daech Livre« Le think tank britannique, qui a travaillé en profondeur sur le sujet, détaille comment l’État islamique forme une nouvelle vague de combattants à moyen terme. Et quels mécanismes l’organisation a mis en place pour s’assurer de la parfaite adhésion de ses « lionceaux » à son idéologie haineuse en leur ôtant toute chance de réinsertion à l’avenir.

Moins coûteux et plus faciles à endoctriner car dépourvus d’idées préconçues et de croyances à déconstruire, les enfants font presque instantanément preuve de loyauté. Plus ils sont pris en charge tôt, plus ils sont faciles à façonner. « Les enfants peuvent répondre aux besoins présents du «califat», et une fois qu’ils auront grandi, ils continueront à maintenir l’existence et l’expansion de l’idéologie, assurant à ces idées une survie à long terme », relève le rapport de la Fondation Quilliam.

En Syrie, les enfants de Daesh de 5 à 10 ans sont envoyés dans des camps religieux puis, entre 10 à 15 ans, ils poursuivent leur formation dans des camps militaires.

Daesh prête aussi une attention particulière aux enfants issus de la région, qui n’auront nulle part où aller, et qui ne risquent pas de renouer un jour avec des origines occidentales. Une génération sacrifiée, condamnée à poursuivre son existence dans ce pays que la guerre a dévasté. « La gestion actuelle voit en ces enfants de futurs combattants bien plus dangereux et déterminés qu’eux, car ils n’auront pas été convertis à des idées radicales mais élevés au cœur de ces valeurs depuis leur naissance. Ils ont pu être exposés à des concepts religieux extrémistes dès le tout début et sont donc considérés comme «purs», et plus enclins au martyre que la génération actuelle.  »

Enfants DaechDrillés dès leur plus jeune âge, les enfants sont de « meilleurs » combattants que la génération actuelle. Plus brutaux aussi puisque élevés dans la violence et la barbarie ambiante. Ils sont par ailleurs souvent moins anxieux que les adultes et posent moins de questions. Ce qui en fait évidemment de bons candidats à l’attentat-suicide.

Daesh a fait de l’exploitation des mineurs un axe majeur de sa communication. Entre 2015 et 2016, la propagande de l’organisation terroriste a montré douze enfants bourreaux et un enfant participant à une exécution publique. En septembre 2016, le Daily Mail postait sur son site la vidéo d’un petit blondinet, très probablement un Européen âgé d’une dizaine d’années, exécutant un otage à bout portant.

Quelques mois plus tôt, Daesh avait déjà diffusé deux autres vidéos mettant en scène la mise à mort de prisonniers syriens. L’une par deux ados de 13 ou 14 ans, l’autre par un enfant identifié comme étant un jeune Français. »

Chard caritatives islamique

Des liens avérés entre associations caritatives et terrorisme islamique

Ainsi que le révélait le Telegraph dimanche, le nombre de signalements à la police par l’autorité de surveillance des organisations caritatives au Royaume-Uni (Charity Commission) de possibles liens entre des ONG et le terrorisme est passé de 234 à 630 entre 2013 et 2016. Quatre nouvelles enquêtes ont été ouvertes entre 2015 et 2016 pour utilisation d’organisations caritatives pour des projets liés au terrorisme.

Dans une interview publiée samedi dans le Telegraph, William Shawcross, le président de la Charity Commission, met en garde contre le danger de l’extrémisme musulman au sein de certaines organisations caritatives. M. Shawcross a appelé les ONG islamiques à coopérer avec les autorités pour faire face au risque d’utilisation de leur fonds par des extrémistes.

Dans un cas, en mars 2015, la Charity Commission avait obtenu que deux fondations britanniques cessent de financer l’ONG londonienne CAGE dirigée par Moazzam Begg, un ancien prisonnier de Guantanamo libéré en 2005, et par Asim Qureshi. Alors que ces deux individus soutiennent l’instauration d’un califat islamique et une application stricte de la charia, y compris la lapidation en cas d’adultère, leur organisation avait reçu entre 2007 et 2014 plusieurs centaines de milliers de livres sterling de deux fondations britanniques qui n’ont pourtant rien d’islamique : Joseph Rowntree Charitable Trust et Roddick Foundation.

Amnesty International a également été critiqué, y compris par l’écrivain Salman Rushdie, pour ses liens avec Moazzam Begg et l’organisation CAGE dont le principal but est la défense des musulmans dans la guerre contre le terrorisme menée par le gouvernement britannique. Moazzam Begg était encore présent au nom de CAGE le 14 décembre dernier lors d’une manifestation de plus de mille musulmans radicaux à Londres en faveur d’un califat. Parmi les paroles entendues ce soir-là, il y a eu des appels à la soumission de la Grande-Bretagne à « un Calife qui nettoiera ces rues » et des appels à la guerre et à la domination mondiale.

Dans un autre cas, la Charity Commission a dû bloquer en avril 2014 le compte bancaire d’une organisation collectant des fonds sur les médias sociaux pour des convois humanitaires à destination de la Syrie. L’organisation était dirigée par un certain Adeel Ul-Haq qui a ensuite été condamné, en février 2016, à cinq ans de prison pour ses transferts de fonds à l’Etat islamique.

Olivier Bault

Article et dessin parus dans Présent daté du 4 janvier 2017

Anis Amri avait juré d’« abattre les infidèles comme des porcs » (vidéo)

23/12/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Anis Amri, l’auteur de l’attentat de Berlin avait prêté allégeance à Abu Bakr Al Baghdadi, le chef de l’Etat islamique, dans une vidéo en arabe (ci-dessous). Il y jure d’« abattre les infidèles comme des porcs ». La nuit dernière près de Milan, c’est lui qui a été abattu.


Anis Amri mort

Anis Amri Mosquee Berlin

Anis Amri est allé dans une mosquée salafiste après l’attentat de Berlin !

Anis Amri Mosquee23/12/2016 – BERLIN (NOVOpress) : Anis Amri, le suspect numéro un de l’attentat de Berlin, s’est rendu dans une mosquée salafiste bien connue des services de police quelques heures après l’attaque au camion qui a fait 12 morts et 48 blessés. La presse allemande publie ce matin des images prises par des caméras de surveillance : elles attestent que le Tunisien en est sorti à 3 h 49 dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 décembre, soit huit heures après le carnage, et qu’il y était déjà allé les 14 et 15 décembre !

De plus, si cette mosquée du quartier berlinois de Boabit a été perquisitionnée jeudi matin par la police, ses liens avec le terrorisme ne sont pas une découverte : des écoutes téléphoniques avaient déjà établi que cette mosquée était considérée comme « la mosquée de l’Etat islamique à Berlin » ! Elle était aussi connue pour être un lieu de retrouvailles des djihadistes du Daguestan. Et elle n’avait pas été fermée…

Anis Mari Mosquée Jour Attentat

Berlin Attentat 2

Le cerveau des attentats islamistes arrêté !

22/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le cerveau des attentats terroristes islamistes aurait été arrêté ! Il répondrait au nom de Merkel et se prénommerait Angela. C’est du moins ce qu’affirme Karim Ouchikh, conseiller régional d’Ile-de-France et président du Siel (Souveraineté, Identité et Libertés).

Mensonges migrants

Comment répondre aux mensonges autour des migrants

22/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Répondre aux mensonges autour des migrants sur la question du terrorisme islamique : tel est le but de l’argumentaire que vient de produire le mouvement Les Identitaires. Il n’y a pas de lien entre le terrorisme islamiste et les migrants ? Faux, répond Les Identitaires, rappelant que

les deux kamikazes irakiens du Stade de France lors des attentats du 13 novembre 2015 se sont introduits en Europe en se mêlant au flux de clandestins grâce à de faux passeports syriens.

Ou encore que

le dernier compagnon de cavale de Salah Abdeslam (membre du commando islamiste du 13 novembre), blessé et arrêté en même temps que lui le 18 mars 2016 à Molenbeek s’est introduit en Europe le 20 septembre 2015 par l’île grecque de Léros grâce à un faux passeport syrien.

« Le 24 juillet 2016, lit-on encore, un demandeur d’asile syrien en Allemagne se fait sauter avec une ceinture explosive et blesse 12 personnes à Ansbach. Mohammad Deleel, membre de l’Etat islamique depuis plusieurs années, présent depuis deux ans en Europe, était venu s’y faire soigner après avoir été blessé au combat puis avait décidé de commettre un attentat. »

Un argumentaire à télécharger ici.

Argu Mensonges Migrants

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Comprendre le terrorisme et relever le défi, par Philippe Conrad

11/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Comprendre le terrorisme et relever le défi », tel est le titre de l’éditorial du hors série n° 13 de la Nouvelle Revue d’Histoire, consacré au terrorisme. C’est ce texte, signé par Philippe Conrad, que nous publions ci-dessous.

terrorisme-nrh-2Semant l’inquiétude et suscitant une condamnation générale, le « terrorisme » s’est progressivement installé au premier rang des préoccupations des Français. Mais, demeure le sentiment diffus qu’il n’a pas été analysé pour ce qu’il est, que les dirigeants des pays occidentaux n’ont pas évalué correctement la nature du défi qui leur est lancé. La définition du phénomène demeure incomplète, au point que les grilles d’interprétation utilisées pour en rendre compte apparaissent dangereusement obsolètes, le mot « terrorisme » désignant souvent des réalités bien différentes.

Si l’on se réfère à l’étymologie, le latin terrere signifie « terrifier » ou « effrayer », mais le mot peut recouvrir des acceptions très larges. Il apparaît dès 1794 pour rendre compte de la politique de « Terreur » mise en œuvre à partir de l’automne 1793 par le Comité de salut public pour sauver la République menacée. Cette terreur organisée par l’État n’a guère à voir avec les violences aveugles exercées par des minorités se jugeant opprimées. Dans un autre registre, le tyrannicide légitimé par les clercs, notamment dans le contexte des guerres religieuses de l’époque moderne correspond à un contexte bien particulier. L’assassin d’Henri III ou les conspirateurs qui tentent de faire sauter le Parlement anglais appartiennent à un autre monde de croyances et de représentations.

La machine infernale de la rue Saint-Nicaise, qui doit tuer le Premier Consul Napoléon Bonaparte s’inscrit davantage dans notre vision contemporaine du terrorisme, tout comme l’attentat qui coûte la vie – à Marseille, en octobre 1934 – au roi Alexandre de Yougoslavie. Il s’agit là, en faisant disparaître un chef d’État, de créer les conditions d’un chaos dont on attend qu’il permette de changer la situation politique mais l’attentat, réussi ou non, n’est qu’un épisode d’une lutte pour le pouvoir, il ne signifie pas une volonté de bouleversement radical de l’ordre établi et de la société dans son ensemble.

L’émergence du sentiment national va bientôt fournir, à partir du XIXe siècle, une légitimité nouvelle aux actions violentes de peuples luttant pour leur émancipation, des Irlandais rebelles aux Macédoniens privés d’État lors des recompositions territoriales balkaniques, des combattants de l’Irgoun sioniste aux fellaghas algériens. Selon le point de vue adopté à propos de ces différents conflits, le « terroriste » peut se transformer en « résistant », sans qu’il soit possible de départager sans appel les différents acteurs, le cas de l’interminable conflit israélo-palestinien demeurant exemplaire à cet égard.

Le terrorisme révolutionnaire visant à abattre l’ordre politique et social existant est d’une autre nature. Les nihilistes russes champions de la « table rase », les militants de la Fraction armée rouge allemande d’Andreas Baader hostiles à « l’impérialisme », ceux des Brigades rouges déterminés à établir un « pouvoir ouvrier » aux contours des plus flous se reconnaissent dans leur volonté commune du recours à la violence sachant que celle-ci, selon la formule de Raymond Aron, va obtenir « des effets psychologiques hors de proportion avec ses résultats physiques. » Elle doit intimider et faire peur, afin de créer les conditions d’un chaos dont on espère qu’il mobilisera « les masses » en vue du triomphe de la Révolution, porteuse des éternels « lendemains qui chantent ». Il faut toutefois constater que, le plus souvent, les capacités de résilience des sociétés ont permis de venir à bout des minorités violentes.

Le terrorisme auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est d’une nature différente. Il ne vise pas le triomphe d’une idéologie révolutionnaire telle que celles que nous avons connues depuis deux siècles, il ne revendique aucun territoire particulier. Il vise en revanche l’établissement d’un Dar al-Islam appelé à se confondre avec l’ensemble du monde. La bataille engagée dans un monde musulman, fort d’un milliard trois cents millions d’âmes apparaît, de ce point de vue, décisive car la victoire des islamistes, aujourd’hui encore minoritaires, signifierait la fatalité d’un « choc des civilisations » porteur de terribles conséquences.

Philippe Conrad

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L’Etat islamique pourrait passer aux attentats à la voiture piégée en Europe

05/12/2016 – EUROPE (NOVOpress) : Selon Europol, l’office européen de police, l’Etat islamique pourrait passer aux attentats à la voiture piégée en Europe, comme elle le fait en Irak et en Syrie. Selon un rapport actualisant l’état de la menace du terrorisme islamiste, il ne fait aucun doute que « d’autres attaques dans l’UE, tant par des acteurs isolés que par des groupes, sont susceptibles d’être tentées. Les estimations de certains services de renseignement indiquent que plusieurs dizaines de personnes envoyées par l’Etat islamique sont présentes en Europe avec la capacité de commettre des attaques terroristes ».

Europol alerte particulièrement sur les conséquences d’une défaite militaire de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, qui va entraîner « un taux accru de retour des combattants étrangers et de leurs familles de la région vers l’UE ou vers d’autres zones de conflit » : « Les experts en matière de lutte contre le terrorisme s’attendent à ce que l’Etat islamique commence à planifier et à distribuer des attaques en provenance de Libye. »

« Les éléments de la diaspora syrienne de réfugiés, ajoute Europol, peuvent être vulnérables à la radicalisation une fois en Europe et peuvent être ciblés par des recruteurs extrémistes. […] Une certaine infiltration des camps de réfugiés et d’autres groupes de réfugiés/migrants est probable. »

L’office européen se montre particulièrement alarmiste sur les connections entre les terroristes et les criminels : « Les contacts entre terroristes et criminels de carrière sont généralement d’un caractère très pragmatique et opportuniste, et à des fins très spécifiques seulement. Cependant, l’incidence relative des cas où il y a des connexions semble avoir augmenté. »

Et de conclure que la menace terroriste en Europe ne se limite pas à l’Etat islamique :

« L’Etat islamique n’est pas la seule organisation terroriste ayant l’intention et la capacité de mener des attaques contre l’Occident ou d’inciter les individus et les groupes résidant dans les États membres de l’UE à le faire. Les groupes et les individus affiliés ou inspirés par Al-Qaïda et/ou Al-Nosra continuent de constituer une grave menace pour les États membres de l’UE et les intérêts occidentaux en général. »

Joyeux Noël !

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Toujours plus de terroristes parmi les migrants

Selon l’édition de dimanche du quotidien allemand Die Welt, le renseignement allemand (BND) a rendu un rapport confidentiel confirmant que l’Etat islamique entraîne ses terroristes à se fondre dans la masse des demandeurs d’asile et à répondre aux questions des autorités de manière à ne pas éveiller les soupçons. 

Le média public pro-immigration Deutsche Welle (DW) semble lui-même reconnaître ses erreurs et cite une experte en terrorisme islamique, Susanne Schröter qui affirme : « On le savait depuis le début. […] L’EI avait annoncé qu’il enverrait des combattants en Europe par la route que prenaient les réfugiés. A ce moment-là, les politiciens niaient cette éventualité. […] Nos leaders pensaient que si nous admettions qu’il pouvait y avoir des terroristes parmi les réfugiés, cela ferait le jeu des populistes de droite et aggraverait les sentiments anti-migrants. Ils ont donc choisi de bagatelliser, ce qui n’était pas la bonne solution. »

Mais pour ne pas reconnaître s’être trompé sur toute la ligne en harmonie avec le gouvernement allemand, DW cherche à s’en sortir en expliquant à ses lecteurs que la masse des « réfugiés » musulmans accueillis, c’est autant de gens dont la radicalisation sera rendue plus difficile que s’ils étaient restés au Moyen-Orient ! Ceci ne l’empêche pas d’avouer, pour justifier l’intensification du contrôle des communications des simples citoyens par les services allemands, que « la sécurité de l’Allemagne et de ses citoyens ne va plus de soi ». Car ce qui inquiète le BND, outre la présence de djihadistes venus spécialement avec les « migrants » en profitant de l’ouverture des frontières à l’automne 2015, c’est le recrutement de nouveaux djihadistes dans ces mêmes milieux par les musulmans radicaux déjà présents en Allemagne.

C’est ainsi que la police allemande a conduit mardi 200 perquisitions dans tout le pays, pour fouiller les bureaux de l’organisation salafiste « Vraie religion » qui se spécialise dans la distribution gratuite d’exemplaires du Coran et, accessoirement, dans le recrutement de partisans de l’Etat islamique sur le territoire allemand. Le ministère de l’Intérieur a donc annoncé l’interdiction de cette organisation en expliquant que sa traduction du Coran servait à « diffuser des messages de haine et des idéologies contraires à la constitution ».

Mais si c’était un simple problème de traduction du Coran, le BND ne serait pas aussi inquiet de ces centaines de milliers de demandeurs d’asile musulmans arrivés l’année dernière.

Olivier Bault

Article et dessins paru dans Présent daté du 17 novembre 2016

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La « déradicalisation » : ça ne sert à rien mais ça peut rapporter gros

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le business de la déradicalisation, qui peut rapporter gros en argent public, est de plus en plus mis en cause pour son inefficacité et son amateurisme, et France Inter vient de publier une enquête tout à fait édifiante sur ce business « pas très sérieux » auquel Manuel Valls a promis d’affecter « plus de 100 millions d’euros, sur trois ans », soit « l’équivalent du budget annuel de l’Elysée ».

« Aujourd’hui, près de 80 structures travaillent sur ce nouveau marché », et la sénatrice écologiste Esther Benbassa s’est indignée auprès de France Inter de ce qu’elle a vu dans le cadre d’une mission parlementaire :

« Plus on avançait, plus on se rendait compte qu’il y avait des associations qui s’étaient engouffrées dans le créneau parce que ça rapporte de l’argent, et que ces associations faisaient n’importe quoi. Je n’aime pas utiliser les mots d’ »escroc » ou de « charlatan », mais je parlerais de gens totalement incompétents ! Qui ne connaissaient pas le sujet du tout ! »

L’élue ajoute :

« Tout le monde peut s’engouffrer parce que ce n’est pas difficile, on donne trois cours d’islam et on fait de la palabre ! On fait d’abord de l’effet auprès de la préfecture ou du département, on se fait ensuite quelques interviews et après on devient la personnalité du coin ! Les médias vous tombent dessus et vous devenez des vedettes. »

On pense ainsi à la Maison de la prévention de la radicalisation, crée en 2014 en Seine-Saint-Denis et « subventionnée par le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la déradicalisation (CIPDR) et par la préfecture de police de Paris ». Sa fondatrice, Sonia Imloul, a été depuis mise en examen pour détournements de fonds public. Julien Revial, qui était le numéro deux de cette structure, vient de publier un livre, Cellule de déradicalisation, chronique d’une désillusion (éd. Michalon) et explique :

« Quand je voyais certains articles de presse, je me demandais vraiment si c’était la structure dans laquelle je travaillais ! On parlait de juristes, de “victimologues-criminologues“, de gens avec des compétences très solides, alors que, dans la réalité, il y avait Sonia (Imloul), moi qui n’avait aucune compétence sur ce sujet et la personne chargée du pôle psychologie qui était stagiaire. »

Pour Jean Maillard, vice-président du tribunal de grande instance de Créteil et représentant du syndicat FO Magistrats, les pouvoirs publics ont voulu aller trop vite, l’action a précédé la réflexion.

« Comme on ne sait pas ce qu’est la radicalisation, on sait encore moins ce qu’est la déradicalisation. Donc on est dans l’invention d’un concept dans lequel on cherche à mettre en place des dispositifs avant d’avoir défini ce sur quoi on allait agir. Et quiconque se présente aujourd’hui comme expert en radicalité ou « déradicalisateur en chef » peut se voir attribuer des crédits qui ne vont ni à la police ni à la justice. »

Et c’est ainsi, comme disait Alexandre Vialatte, qu’Allah est grand.

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Officiel : le « flux de migrants » permet bien d’infiltrer des terroristes islamistes

07/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : C’est RTL qui l’affirme ce matin, dans le cadre de révélations sur les attentats de novembre 2015 à Paris, dont celui du Bataclan : « Un homme répondant au nom de Abou Ahmed aurait piloté les attaques depuis la Syrie, en envoyant en France des djihadistes cachés dans les flux de réfugiés. » Avant le 13 novembre, cet Abou Ahmed « aurait envoyé vers la France plusieurs terroristes dans le flux de migrants syriens ».

S’appuyant sur les déclarations d’un terroriste islamiste arrêté en Autriche, la radio ajoute : « Au moment de son départ de Raqqa, le fief syrien de Daesh, ce terroriste a reçu un téléphone, de faux papiers, de l’argent et des instructions par SMS, en langage codé. Où se trouve ce donneur d’ordre aujourd’hui ? En Syrie ? En Irak ? A-t-il lui aussi rejoint l’Europe ? Les enquêteurs l’ignorent précisément. »

Les commandos islamistes ayant opéré à Paris et à Bruxelles avaient d’autres projets : « activer d’autres cellules en France, ou même kidnapper des personnalités contre la libération de certains membres de Daesh, comme Mehdi Nemmouche, l’auteur de l’attentat contre le musée juif de Bruxelles.

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Julien, témoin des crimes de Daech (reportage vidéo)

04/11/2016 – MOSSOUL (NOVOpress) : Pour le deuxième épisode de Julien, témoin des crimes de Daech, TV Libertés est partie pour Mossoul : « Nous verrons le martyr des Yazidis ; un des plus anciens peuples d’origine indoeuropéenne. Considérés comme des mécréants par les djihadistes de l’Etat islamique, les Yazidis, dont les croyances sont antérieures à l’Islam, sont massacrés en Irak. »

Ce reportage montre aussi « comment un prêtre a réussi, seul et sans aucun moyen, à sauver des textes antiques chrétiens », ou « comment des compagnies pétrolières peu scrupuleuses s’approvisionnent auprès de l’Etat islamique ».

Jaak Raes

« Depuis 2011, la dynamique de Daech reste plus ou moins la même »

04/05/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Selon le patron de la Sûreté de l’Etat belge, le seul organisme civil de renseignement et de sécurité de Belgique, « la dynamique » de l’Etat islamique restée inchangée depuis 2011. Ces propos, qui contrastent avec les annonces répétées de reculs territoriaux et militaires de Daech, font craindre à Jaak Raes de nouveaux attentats sur le sol européen : « Il est question d’une dynamique permanente. Je sais que le ministre de l’Intérieur Jan Jambon a déclaré dans les médias que la tendance était en recul, mais je dois le décevoir. Si nous nous penchons à plus long terme, depuis 2011 à ce jour, la dynamique reste plus ou moins la même».

S’exprimant mardi devant un parterre universitaire, Jaak Raes a également insisté sur les collusions entre les terroristes islamistes et le grand banditisme : « Les trafiquants d’êtres humains, les fournisseurs de faux papiers et d’armes semblent avoir trouvé un avenir dans le djihadisme et la machine de guerre qui y est associée. » Une raison supplémentaire de rester plus que jamais sur ses gardes… et de traquer les criminels de droit commun.

Drapeau Suède

Menace d’attentat en Suède à l’approche du concours de l’Eurovision

La police suédoise a confirmé mardi avoir reçu des informations sur l’existence de menaces concrètes à Stockholm à l’approche du concours de l’Eurovision qui se déroulera dans la capitale suédoise du 12 au 14 mai. Des menaces si concrètes que l’ambassade des Etats-Unis conseille officiellement aux citoyens américains d’éviter les attroupements de foule en Suède par crainte d’attentats.

D’après plusieurs médias suédois cités par l’agence Reuters et les sites Breitbart et The Local se, les services de sécurité du pays seraient à la recherche d’un groupe d’au moins six à huit terroristes de l’Etat islamique signalés par le renseignement irakien. Ces terroristes auraient quitté l’Irak en février 2015 et seraient arrivés en Suède via la Turquie en se faisant passer pour des réfugiés. Leur objectif serait d’organiser plusieurs attaques terroristes pour forcer la Suède à se retirer de la coalition internationale contre l’Etat islamique.

D’après la télévision publique norvégienne NRK, citée par Reuters, la famille royale norvégienne envisagerait d’annuler son voyage à Stockholm prévu ce week-end pour les célébrations de l’anniversaire du roi de Suède. Les festivités, qui doivent durer cinq jours, pourraient elles aussi être ciblées par le commando de terroristes islamiques déguisés en réfugiés. […]

Pour le directeur du renseignement national américain, James Clapper, le problème, c’est l’incompatibilité fondamentale entre la politique des frontières ouvertes de l’Europe et la sécurité des citoyens. Discutant lundi dernier avec des journalistes lors d’un petit-déjeuner organisé par le Christian Science Monitor, James Clapper, dont les propos ont été repris par le New York Times puis par de nombreux journaux anglo-saxons, a confirmé la présence de cellules terroristes clandestines de l’Etat islamique qui ont profité de la liberté de circulation pour s’infiltrer dans plusieurs pays européens. Outre la Suède, les cibles prochaines pourraient être la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie.

Olivier Bault

Article paru dans Présent n° 8599 daté du 30 avril 2016

Khaled Kelkal

Alain Bauer rappelle que Khaled Kelkal avait eu une enfance privilégiée

23/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Pour en finir avec l’explication sociale, chère à la gauche, de toutes les dérives, le criminologue Alain Bauer a pris l’exemple de Khaled Kelkal, ce terroriste islamiste qui, en 1995 déjà – il y a plus de vingt ans ! –, avait semé la terreur en France, de l’attentat du RER Saint-Michel (8 morts) à celui contre une école juive de Villeurbanne, avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

Or, a rappelé Alain Bauer dans une conférence donnée le 21 avril au Conservatoire national de arts et métiers (Cnam), où il est titulaire de la chaire de criminologie appliquée, Kelkal a raconté sa vie dans un long entretien et cet entretien, « c’est le drame du système » car « on n’est pas dans une analyse sociolâtre », c’est lui qui s’exprime.

Et que dit-il ? Il dit en substance, ironise Bauer : « Ma famille était heureuse, je vivais dans un endroit très sympa, mon collège était super-génial, mes enseignants étaient exceptionnels, j’étais heureux. » Alors ? Alors c’est lui, Khaled Kelkal, qui n’avait jamais été discriminé, à qui s’offrait même un excellent lycée, qui a décidé, avec son libre arbitre, de verser dans la délinquance, comme l’avait fait son frère, puis dans le terrorisme. Il était à ce point doué qu’il ne lui a fallu qu’une semaine pour apprendre à lire l’arabe. En prison.

Au cours de cette même conférence, Alain Bauer a développé la notion de « terroristes honteux », basée sur les exemples des attentats du Thalys, de Saint-Quentin-Fallavier et de Villejuif, et du tandem Abdeslam-Abrini, version islamiste du « C’est un fâcheux malentendu, Monsieur le président ».