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[Chez nos confrères] La France face au multiculturalisme - par Gabriel Robin

[Chez nos confrères] La France face au multiculturalisme – par Gabriel Robin

04/02/2015 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
« Laissez la culture à la gauche, ça lui donnera un os à ronger », avait dit Charles de Gaulle, une erreur majeure dont nous payons encore les conséquences aujourd’hui. A vouloir projeter par la force la France dans le monde d’après, post-historique, les tenants du pouvoir depuis quarante ans ont rendu la France orpheline d’elle-même, expatriée de son être propre. La cohésion et la force d’un ensemble de civilisation, et ce quel que soit son système politique organique, résident dans l’identification culturelle profonde que s’en font ses composantes humaines (subséquemment avec son histoire et son essence), et non pas dans ses richesses territoriales ou matérielles. Les peuples sont attachés à leur(s) histoire(s), nonobstant les positionnements idéologiques d’une élite politique de plus en plus déterritorialisée. L’immigration massive nous a contraints à aménager notre façon de vivre, à noyer notre culture dans un maelstrom informe qui est devenu au fil du temps le théâtre de l’affrontement stérile de micro-tribus antagonistes.

D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ». Aimé Césaire soulignait fort justement qu’une « civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ». Le pouvoir est incapable de résoudre l’insécurité culturelle dans laquelle se retrouve plongé son peuple car il est incompétent pour définir précisément les maux qui affligent notre nation : en effet il en est le responsable direct ! Si la France était incarnée par la république apaisée, voire irénique, que nous présente François Hollande, il n’y aurait pas eu ces attentats, il n’y aurait pas eu ces manifestations de soutien d’une jeunesse en marge qui ne veut plus se reconnaître comme appartenant à l’ensemble culturel dans laquelle se trouve notre identité nationale. Il faut dire qu’on leur a inlassablement répété que la France était désormais multiculturelle (ou de toute éternité pour certains), que son histoire précédente était monstrueuse, qu’elle devait faire repentance ; comment alors vouloir s’assimiler à une nation vidée de sa substance, faible, présentant pour seule transcendance un tout uniformisé et mondialisé qui n’est qu’un rien.

D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ».

C’est pour toutes ces raisons, extrêmement préoccupantes, que nous devons de toute urgence retrouver notre identité culturelle nationale, et, surtout, la valoriser et la transmettre. Notre culture a pour caractéristique sa capacité à l’examen critique et à la raison, ces deux éléments ayant permis l’émergence du débat d’idées garantissant l’épanouissement des libertés d’expression et d’opinion (qui n’ont pas grand-chose en commun avec l’injure et la dialectique éristique constamment mises en avant sur les plateaux de télévision, mais passons). Plutôt que de subventionner des œuvres qui nient la culture nationale, l’Etat devrait aider une création d’avant-garde qui soit une force de projection de notre culture historique et une arme diplomatique conséquente. Non, nous n’avons pas à nous résoudre à l’abaissement, à la petitesse d’une culture sans relief, sans élévation. L’effacement de notre culture traditionnelle devait faciliter l’intégration de tous dans une société post-nationale. Mais le « vivre-ensemble » à la manière post-moderne est d’abord un « vivre avec », puis un « revivre » sous une autre forme foncièrement différente de celle qui fut auparavant, il n’y a donc pas de volonté d’assimiler des peuples à notre culture mais bien plutôt le projet de tous nous assimiler à marche forcée à une vision du monde globalisante fondée sur une utopie conceptuelle dont on ne peut mesurer les conséquences. L’échec est total, dramatique.

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Synthèse de la septième journée de Réinformation de Polémia : "La bataille culturelle"

Synthèse de la septième journée de Réinformation de Polémia : « La bataille culturelle »

21/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
La 7ème édition de la Journée de Réinformation sur « la bataille culturelle » s’est tenue samedi 18 octobre au Salon Dosne-Thiers, devant une salle comble, démontrant que cette manifestation suscite un intérêt croissant auprès d’un public attentif et sensibilisé aux thématiques développées par la fondation Polémia depuis plusieurs années. Novopress y était présent a pu constaté le succès et le sérieux de cette journée.


Jean-Yves Le Gallou a ouvert les travaux en posant la question : « Qui sont les censeurs ? Qui sont les dictateurs ? » Reprenant les exemples qu’il citait dans la présentation de la Journée diffusée sur le site le 16 octobre, il a mis en évidence que c’est en France qu’un Jack Lang avait pu instaurer un corps d’inspecteurs de la création artistique, qu’un libraire se voit cloué au pilori sur une radio d’Etat pour avoir diffusé des ouvrages de Dominique Venner ou d’Alain de Benoist, qu’un directeur d’un grand musée est « recadré » pour être intervenu sur Radio Courtoisie. C’est encore en France que les mondes des bibliothèques municipales et des livres pour enfants sont aux mains des « petits flics de la pensée », qui font peser sur eux la chape du politiquement correct.

Il a pu compléter cette illustration par deux événements tout récents :

• Lors des « Rendez-vous de l’Histoire » de Blois sur « Les rebelles », qui se déroulaient du 9 au 12 octobre dernier, la conférence inaugurale prononcée par Marcel Gauchet a soulevé un scandale, car l’intervenant n’était pas jugé assez « rebelle » aux yeux de certains ;
• Les protestations contre l’érection sur la Place Vendôme du « sapin » de MacCarthy (qui n’est autre qu’un « plug anal » géant), ont été repoussées du pied par les pouvoirs publics au motif que « l’œuvre » avait obtenu toutes les autorisations nécessaires ! (L’on devait apprendre dans la journée qu’elle avait été vandalisée au cours de la nuit, ce qui pourrait n’être qu’une manœuvre pour soutenir sa cote.)

Le président de Polémia insiste sur le fait que ces exemples apparemment épars se ramènent à un phénomène global : les mécanismes d’intimidation mis en œuvre, par l’Etat, les collectivités locales, les médias et le monde des grandes entreprises privées, notamment financières, pour briser, dans le domaine culturel, toutes les tentatives de dissidence par rapport au modèle idéologique dominant.

Mais la contre-offensive a commencé, et c’est précisément l’objet de cette Journée d’en apporter la preuve.

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Samedi 18 octobre, 7ème journée de la réinformation de Polémia : la bataille culturelle

Samedi 18 octobre, 7ème journée de la réinformation de Polémia : la bataille culturelle

13/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 18 octobre aura lieu la septième journée de la réinformation de la Fondation Polémia consacrée à la bataille culturelle.

L’enjeu de cette journée : dénoncer sans complexe la dictature culturelle de la gauche et de l’artistiquement correct. Refuser la censure et cesser de se laisser intimider par les faux procès en “diabolisation” et “ringardisation”. Montrer que face aux bobards culturels du (non)art contemporain, il y a un art caché, un retour des traditions vivantes et que la génération 2013 est en train de reprendre l’initiative. Le temps de l’offensive est venu pour sortir de la crise culturelle par un réenracinement identitaire.

Programme à venir.

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