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Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses… et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Modernité et critique technologique, la ligne de crête

revue-decroissanceC’est une contradiction qui nous tiraille tous. Comment maintenir les valeurs traditionnelles – c’est-à-dire celles qui ne passent pas – tout en ne négligeant pas les outils modernes qui ont remplacé les anciens moyens de communication ? L’archéo-futurisme répondrait Guillaume Faye ? Ce n’est pas sans risque. Nous marchons en tout cas sur une ligne de crête, et les occasions de chute sont nombreuses. Le dossier principal de La Décroissance du mois d’octobre est consacré à « La fuite du réel ». Et le courrier des lecteurs apporte le témoignage d’un professeur de lettres classiques confronté à l’invasion high-tech au sein de l’Education nationale : « Le message qui m’y fut délivré est simple : tout à l’ordi. Tout à l’ordi, comme on dit tout à l’égout ». Et cette grande course suicidaire n’est pas que l’œuvre de naïfs, toujours assez bêtes pour penser que le nouveau est nécessairement bon. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la destruction méthodique des savoirs, le refus de la transmission et la rupture de tout lien historico-civilisationnel servent tout à fait un double objectif de l’oligarchie. D’une part l’arraisonnement-abêtissement-fragilisation des masses, incapables de réagir et de se prendre en main ; et d’autre part l’augmentation de la consommation par compensation d’une détresse psychologique et sociale de plus en plus vive.

L’Université et les pédagogues à l’assaut de la transmission historique

Il y a une crise de la transmission en France. Tous les adeptes cinglés de la « déconstruction » ont sapé en quelques décennies post soixante-huitardes le patient travail de plusieurs siècles. François-Xavier Bellamy, normalien et professeur de philosophie, en a fait une description aussi précise qu’envolée dans un essai percutant Les déshérités. Le Français moyen mesure tout à fait cette réalité. Le bac désormais bradé, les adolescents très largement analphabètes bien qu’à des degrés divers, l’amnésie générale quant à une large part de l’histoire et des valeurs européennes. Pour certains pédagogues pédagogisants, cela n’est pourtant pas suffisant. Selon eux, nous assistons au grand retour des heures les plus sombres de notre histoire, portées par d’affreux historiens réactionnaires. Dimitri Casali, qui lutte depuis des années contre l’épuration des manuels scolaires, est leur bouc-émissaire favori. L’entretien publié dans CQFD n° 125 (octobre 2014) sous le titre : « Histoire, il faut prôner le désordre » est édifiant. Trois partisans du désordre dénoncent ainsi « le roman national édifiant, basé sur un continuum identitaire » et appellent de leur vœux des programmes « qui croisent l’histoire sociale, l’histoire par en bas, le genre, l’histoire connectée, l’immigration, les circulations ». Du Peillon chimiquement pur, rehaussé par Najat ! Vous vous demandez encore à quoi tient le succès des écoles hors contrats ?

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[Vu de gauche] revue de presse été 2014

[Vu de gauche] revue de presse été 2014

30/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses … et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Numéro été 2014 d'"Alternative libertaire"

Numéro été 2014 d' »Alternative libertaire »

Où l’écologie radicale est dans tous les esprits et dans tous les kiosques

Alternative libertaire  (AL) consacre une double-page intéressante à la dénonciation de la « transition écologique » et du green business, rappelant la nécessité d’une écologie conséquente face à ces éco-tartufferies. Décidément, l’écologie intégrale ou radicale est présente dans tous les esprits en cette année 2014 ! Depuis les Veilleurs, dont l’un des fondateurs Axel Rokvam vient de co-publier un essai particulièrement dense sur le sujet, jusqu’aux anarchistes d’Alternative libertaire. Avec lucidité, ces derniers ne se cachent d’ailleurs pas des paradoxes à résoudre tel que « la difficulté à concilier écologie et défense de l’emploi dans le système capitaliste ». Difficulté à laquelle se sont frottés nombre de pères de l’écologie radicale et qui ne peut être résolue sans une destruction totale du système économique actuel et son rédécoupage en petites entités de production sur le modèle de l’artisanat. C’est toute la démarche des socialistes « de guilde » tels que William Morris. Vous découvrirez mieux ce dernier, presque inconnu en France, dans le consistant dossier consacré par La Décroissance aux pères fondateurs du courant du même nom, numéro estival qui a déjà fait l’objet d’une recension positive dans les colonnes de Novopress.

Une lutte antifasciste de plus en plus consternante

Alors que l’oligarchie mondialiste renforce de plus en plus sa pression, certains perdent encore leur temp à lutter contre … le fascisme. Ainsi AL se félicite d’une manifestation d’opposants au nouveau maire frontiste d’Hayange et évoque « un vote de détresse plus que d’adhésion » tout en soutenant que « la progression de ce parti repose sur l’isolement, la peur et le désespoir ». On croirait entendre un expert TF1 ou lire l’une de ces fines analyses auxquelles Erwan Lecoeur nous a habitué. Vous avez dit « idiots utiles » ? Vous n’avez pas fini de vous étrangler. La commission antifasciste d’AL semble en effet vouloir prendre les armes « face à une extrême droite qui multiplie les attaques dans la rue [sic] (…) et dont les discours sécuritaires, racistes et xénophobes sont légitimés dans les actes depuis des décennies par les médias bourgeois et les dirigeants libéraux [resic] « . Consternant. CQFD (n°124) consacre une double page à un entretien avec Stéphane François intitulé « La Nouvelle Droite dans la face » et dont il ressort que la Nouvelle Droite est … à l’opposé de la caricature qui en est faite dans les milieux antifascistes. Il serait temps de voir les choses en face, non ?

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