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ogilvy mein kampf

Le Mein Kampf d’Adolf Hitler détourné par la propagande antiraciste

14/04/2016 – BERLIN (NOVOpress) : La réédition de Mein Kampf, d’Adolf Hitler a donné des idées à la branche berlinoise de l’agence de publicité new-yorkaise Ogilvy. Utilisant le même graphisme que la réédition qui s’est déjà vendue à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires en Allemagne, avec la couverture barrée d’un bandeau rouge avec le titre en lettres gothiques, elle vient de lancer ses propres Mein Kampf ! Mais des Mein Kampf bien particuliers puisque ce sont des « Mein Kampf against racism ».

ogilvy-mein-kampf-2Onze ouvrages ont été mis en vente, tirés à chacun à mille exemplaires, écrits – ou du moins signés – par onze auteurs différents, parmi lesquels un survivant d’un camp de concentration, Mosche Dagan, une ancienne réfugiée afghane, Wana Limar, devenue présentatrice de télévision, ou Irmela Mensah-Schramm, « chasseuse de tags néo-nazis » : lorsqu’elle croise un de ces infâmes graffitis, « elle extrait alors de sa besace un chiffon imbibé de dissolvant, un grattoir ou une bombe de peinture noire. Et systématiquement elle efface, désintègre ou recouvre l’objet de son indignation. Avec pour seule récompense la sensation du devoir accompli »…

Mais tout cela, c’est pour la galerie. Car le vrai but de l’opération est de stopper la route aux idées nationales et identitaires, qui n’ont strictement rien à voir avec le national-socialisme. A commencer par celles portées par l’Alliance pour l’Allemagne (AFD), comme le reconnaît à mots à peine couverts Tim Stuebane, directeur de la création à Ogilvy Berlin : « En raison d’une constante augmentation du nombre de réfugiés et d’immigrés, nous sommes confrontés en Allemagne à une montée de l’extrémisme et du racisme. Lors des dernières élections, un parti d’extrême droite a récupéré 24 % des voix. Tout cela est dangereux pour l’avenir du pays. »

Ich bin MuslimaCette opération de publicitaires militants (« En tant que communicants, il est de notre devoir de prendre part à la lutte contre la montée de l’extrême droite en Allemagne » dit encore Stuebane) se prolonge par le versement de 1 euro sur chaque exemplaire vendu au mouvement Gesicht Zeigen, présenté comme une organisation non gouvernementale « qui combat pour la justice sociale » et qui est en fait un mouvement militant d’extrême gauche « Für ein weltoffenes Deutschland » : « Pour une Allemagne ouverte sur le monde », ou, comme dirait Google traduction, qui est plus abrupt : « Pour une Allemagne cosmopolite ». Gesicht Zeigen milite « gegen Rechts » (« contre le droit ») dans le soutien complet aux migrants et autres clandestins.

Le financement permet à Gesicht Zeigen (« Montre votre visage ») de mener de vastes campagnes de propagande en faveur d’une Allemagne multiculturelle et multiethnique, comme celle qui, jouant elle aussi sur la persécution des juifs, associe en différents visuels de célébrités outre-Rhin le « Ich bin Jude » aux « Ich bin migrant », « Ich bin Türke » et autres « Ich bin Muslima »…

Pour mesurer la force de frappe de cette opération de propagande, il suffit de savoir qu’Ogilvy, de son nom complet Ogilvy & Mather Worldwide, est la propriété de WWP, entreprise dont le siège social est à Jersey et qui est « le plus important réseau d’agences de publicité et de communication mondial », employant « environ 179 000 personnes dans 3 000 bureaux à travers 111 pays »…

Eric Zemmour

Pour Eric Zemmour, « le PSG, c’est Gugusse of Benetton »

14/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Eric Zemmour s’est fait tonton flingueur ce matin sur RTL pour commenter la défaite du PSG en Ligue des champions : « C’est le terminus des prétentieux, le retour à la maison mère des gugusses de Montauban, les gugusses les mieux payés du monde, des gugusses de tous les pays du monde », a-t-il ironisé, ajoutant : « Le Paris Saint-Germain, c’est gugusse of Benetton ; »

Ce passionné de football a tout particulièrement soigné Zlatan Ibrahimovic, « en tête de gondole des gugusses » et qui est « arrogant avec les faibles du championnat de France et minable avec les grands d’Europe », mais qui n’est finalement « que l’arbre qui ne cache pas la forêt : tous les autres sont à mettre dans le premier autocar pour Montauban » – Laurent Blanc inclus.

Car le PSG qui a failli, c’est « le PSG avec son équipe sans joueur français ou presque, le PSG avec son argent qatari et son panel cosmopolite » : « Le PSG, assène l’éditorialiste, c’est la revanche ironique du droit du sol sur le droit du fric. » A comparer avec ces équipes françaises qui, autrefois, perdaient aussi, mais qu’on aimait parce que « c’étaient nos petits gars : ils étaient de notre chair et de notre sang »…

Premières rencontres du Carrefour de l'horloge : entretien avec Henry de Lesquen

Premières rencontres du Carrefour de l’horloge : entretien avec Henry de Lesquen

12/11/2015 – PARIS – (NOVOpress) À l’occasion des premières rencontres du Carrefour de l’horloge qui se tiendront à la maison de la chimie samedi 14 novembre (cliquez ici pour vous inscrire) et dont le thème est « Patrie et libertés : penser autrement pour redresser la France », NOVOpress a souhaité s’entretenir avec son président, Henry de Lesquen.


NOVOpress – Le Club de l’Horloge devient le Carrefour de l’Horloge, simple changement de nom ?

Henry de Lesquen – C’est un changement dans la continuité. Le Club de l’Horloge, cercle de pensée politique créé en 1974, continue sous un nouveau nom pour manifester sa volonté de renouveau. Nous avons pris comme devise une belle formule de la tradition indo-européenne mise au jour par le professeur Jean Haudry : « Pensée, parole, action ». La pensée doit commander la parole, qui doit guider l’action. Cela signifie que nous n’entendons nullement nous départir de ce qui fait depuis toujours notre vocation essentielle, le développement d’un corps doctrinal pour la droite. Mais nous allons améliorer la diffusion de nos idées, la rapidité avec laquelle elles pénètrent la société. Nous nous adaptons à l’univers du numérique, qui est pour nous une grande chance. Avec Internet et les réseaux sociaux, nous pouvons atteindre directement un large public diversifié, dont beaucoup de jeunes enthousiastes, sans être occultés par les media du système.

Nous n’entendons nullement nous départir de ce qui fait depuis toujours notre vocation essentielle, le développement d’un corps doctrinal pour la droite.

NOVOpress – Le Carrefour de l’Horloge s’est fixé pour objectif de rassembler la droite. Sur quelles valeurs ? De où à où sur l’échiquier politique actuel ?

Henry de Lesquen – Non seulement nous pensons que le clivage droite-gauche n’est pas dépassé, mais nous l’avons démontré… Depuis ce que Paul Hazard a appelé la crise de la conscience européenne et qu’il a daté de la période 1680-1715, la gauche, expression idéologique de l’utopie égalitaire, s’est imposée dans le champ métapolitique. La droite réunit tout ce qui s’oppose à la gauche. Nous n’avons pas d’ennemi à droite. On ne peut cependant concevoir d’action politique commune qu’avec ceux qui acceptent la démocratie et qui veulent, comme nous, rendre au peuple le pouvoir dont l’oligarchie cosmopolite l’a dépouillé.

La gauche a profondément évolué depuis trente ans. Elle s’est éloignée de son pôle collectiviste, avec la chute du communisme, pour devenir radicalement cosmopolite. Le cosmopolitisme, voilà l’ennemi ! Il veut détruire à la fois les frontières matérielles entre les peuples, grâce à l’immigrationnisme et au libre-échangisme, et aussi les frontières morales que constituent valeurs et traditions, d’où le mariage homosexuel, la théorie du genre, le non-art dégénéré, l’abolition de la peine de mort… Les valeurs et principes susceptibles de rassembler la droite, nous les avons mises en exergue des premières rencontres du Carrefour de l’Horloge, qui auront lieu samedi prochain 14 novembre à Paris : ce sont la patrie et les libertés. Formulation incontestable et rassembleuse. Pour nous, au cœur de la nébuleuse idéologique qu’il faut regrouper, il y a un noyau doctrinal : le national-libéralisme. J’ai pu en tracer les linéaments sur Internet grâce à un groupe de militants dévoués, compétents et dynamiques, qui ont créé le site lesquen2017.com.

La gauche a profondément évolué depuis trente ans. Elle s’est éloignée de son pôle collectiviste, avec la chute du communisme, pour devenir radicalement cosmopolite.

NOVOpress – Patrie et libéralisme semblent parfois antinomiques à de nombreux observateurs politiques. Les échanges débridés et massifs ne se font-ils pas au détriment de la souveraineté du pays ? Faut-il commencer par recouvrer sa souveraineté pour retrouver la liberté d’expression gravement mis en cause en France ou plutôt « forcer » la chape de plomb liberticide pour permettre aux forces politiques qui ont la France au cœur d’agir ?

Henry de Lesquen – Nous croyons au contraire que la liberté des individus est une richesse pour la nation. La France ne sera économiquement forte que si elle garantit le droit de propriété et restaure la liberté d’entreprise. Cependant, il faut appliquer la préférence nationale dans tous les domaines, non seulement aux hommes, mais aussi aux marchandises. On sait depuis Frédéric List qu’un certain protectionnisme favorise la création et l’innovation. C’est ce que l’on peut appeler le syndrome des Galapagos : lors de son voyage autour du monde, Darwin a découvert que les espèces de pinson s’était multipliées sur cet archipel parce qu’il était isolé du continent… Il y a en économie des effets de groupe et de voisinage, fondés sur une identité partagée. C’est pourquoi le cosmopolitisme, fourrier d’une mondialisation débridée, appauvrit l’humanité en étouffant sa créativité.

S’agissant de la souveraineté, la première des mesures à prendre est de rétablir la primauté de la loi française sur le droit international. Mais le rétablissement de la liberté d’expression par l’abrogation des lois liberticides (loi Pleven de 1972, loi Gayssot de 1990 et autres lois antiracistes) ne doit pas tarder. Du reste, il faut également affirmer la liberté de discrimination, tout aussi fondamentale.

NOVOpress – Quelle place pour notre identité dans tout cela ?

Henry de Lesquen – La souveraineté est une idée creuse si elle n’est pas fondée sur une identité préservée. Il ne suffit pas à cet égard de défendre et de promouvoir la langue française, bien que ce soit très nécessaire, il faut aussi et surtout rétablir l’unité de la nation en combattant l’islamisation de la société et sa mélanisation, c’est-à-dire l’explosion des populations de race congoïde (noire), car la France est un peuple de race blanche, comme l’a dit excellemment le général  de Gaulle dans ce passage qu’a cité Nadine Morano. D’où l’importance d’engager le plus tôt possible une grande politique de réémigration.

La souveraineté est une idée creuse si elle n’est pas fondée sur une identité préservée.

NOVOpress – Vous avez réuni un plateau original de personnalités de droite. Quels seront les thèmes de leurs interventions ? Pouvez-vous nous donner quelques détails pratiques pour nos lecteurs qui souhaiteraient participer à cette rencontre ?

Henry de Lesquen – Nous nous retrouverons samedi prochain 14 novembre à la Maison de la Chimie (28 rue Saint-Dominique, Paris 8e) autour du thème général « Patrie et libertés, penser autrement pour redresser la France »). Il y aura huit intervenants : Charles Beigbeder (« Liberté d’entreprise et enracinement »), François Billot de Lochner (« La liberté d’expression »), Eric Branca (« La comédie du pouvoir autour de la question de la souveraineté »), Ivan Blot (« La démocratie directe »), Christian Harbulot (« La France est-elle encore une puissance ? »), Henry de Lesquen (« Rassembler la droite »), Julien Rochedy (« L’Etat contre le peuple »), Christian Vanneste (« Comment défendre l’identité nationale ? »). Christian Vanneste ouvrira les débats à 10 heures. Je les conclurai.

Les premières rencontres du Carrefour de l’Horloge sont ouvertes à tous. Entrée libre. Inscription en ligne ou sur place. Accueil-café à 9 h 30, début des rencontres à 10 heures, fin à 18 heures. Trois tables rondes, pour que les interventions soient suivies d’un large débat avec les participants. Venez nombreux !


Commission européenne : Juncker, c’est Barroso en pire, forcément !

Commission européenne : Juncker, c’est Barroso en pire, forcément ! Par Bernard Mazin

« Un parangon de la super-classe mondiale prête à brader les histoires et les identités nationales à une idéologie dominante fondée sur le cosmopolitisme, le règne de la fonction marchande, la « gouvernance «  planétaire et, bien entendu, la démocratie sans le peuple. »

C’est un truisme de dire que les institutions européennes, ça ne marche plus depuis bien longtemps, et, bien évidemment, en raison inverse du nombre des membres de l’Union. Mais dans cet édifice vermoulu, la Commission est sans aucun doute l’élément le plus inacceptable au regard des règles élémentaires de la démocratie.


En dix ans de présidence de José Manuel Barroso, même si l’on ne se faisait aucune illusion sur le fond, on avait toutefois eu le temps de se mithridatiser, et le personnage, digne d’un diplomate florentin de la Renaissance, avait au moins le mérite de préférer les solutions de compromis à l’affrontement direct, et de caresser dans le sens du poil les ego des dirigeants des Etats membres.

Telle n’est pas la voie choisie par son successeur, l’inénarrable Jean-Claude Juncker (photo), qui a pris ses fonctions le 3 novembre, et qui s’est déjà illustré par de tonitruantes déclarations visant notamment le président du Conseil italien, Matteo Renzi, et le premier ministre britannique David Cameron.

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Henry de Lesquen : "Oser dénoncer le cosmopolitisme comme l’ennemi des nations"

Henry de Lesquen : « Oser dénoncer le cosmopolitisme comme l’ennemi des nations »

21/11/2013 – 13h00
PARIS (NOVOpress) – Les 23 et 24 novembre, le Club de l’Horloge organise sa 29ème Université annuelle dont le thème est « Le cosmopolitisme, idéologie dominante mondiale ». Novopress a rencontré Henry de Lesquen, le président du Club de l’Horloge, à cette occasion.

Henry de Lesquen, vous êtes président du Club de l’Horloge. Pouvez-vous nous dire quel est son rôle dans le débat public d’aujourd’hui ?

Le Club de l’Horloge est un cercle de pensée politique indépendant des partis. Depuis sa création en 1974, il a développé un corps de doctrine pour la droite à travers ses conférences, colloques, universités annuelles, ouvrages de commission, en associant à ses travaux les meilleurs esprits de la France et de l’étranger. Il a l’ambition d’être une boussole idéologique et il l’a effectivement été. Songez que c’est lui qui a lancé plusieurs notions centrales du débat public, telles que la préférence nationale, l’Europe des nations, la superclasse mondiale, la réinformation…

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Agenda : 29ème université annuelle du Club de l'Horloge

Agenda : 29ème université annuelle du Club de l’Horloge

19/11/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
A-t-on le droit de refuser l’immigration ? Doit-on admirer l’art contemporain ? D’où vient la vogue de la théorie du genre ? Faut-il accepter le mariage homosexuel ? Quelle est la source des assauts contre notre identité et notre souveraineté ? Telles seront les questions, parmi d’autres, abordées à l’occasion de la 29ème université annuelle du think tank de droite « Le Club de l’Horloge« , le samedi 23 et le dimanche 24 novembre 2013. En présence d’Henry de Lesquen, Michel Leblay, Yvan Blot, Jean Violette, Philippe Baccou, Pierre Millan, Albert Salon, Jean-Louis Harouel, Jean-Yves Le Gallou (Polémia)…

Plus d’informations disponibles sur le site du Club de l’Horloge : www.clubdelhorloge.fr

Crédit photo : loungefrog via SXC (cc)

Les douze champs de bataille de la guerre contre le cosmopolitisme

Les douze champs de bataille de la guerre contre le cosmopolitisme

Une réflexion stratégique d’Henry de Lesquen.

L’idéologie dominante se manifeste sous différents aspects
– « le grand remplacement » (la substitution de population) ;
– « le grand effacement » (la non transmission de l’histoire et de la mémoire identitaire) ;
– « le grand dérangement » (la rupture des traditions, la dénaturation du mariage). Ces différents aspects sont en cohérence les uns avec les autres, ce ne sont que des expressions particulières de l’idéologie cosmopolite imposée par la superclasse mondiale. Pour y faire face la lutte contre le cosmopolitisme doit s’inscrire dans une bataille d’ensemble, cohérente dans ses actions. Et unir dans un combat commun adversaires du « mariage gay », de l’immigration-islamisation et de la perte de souveraineté.
Polémia.

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Ouverture du musée des Arts et traditions populaires au politiquement correct

Ouverture du musée des Arts et traditions populaires au politiquement correct

05/06/2013 – 18h00
MARSEILLE (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Dans un passé révolu, le Musée national des arts et traditions populaires présentait d’une manière très poétique et mystérieuse une vision synthétique de la société française traditionnelle, rurale et artisanale. On retrouvait trois mille ans de civilisation rurale européenne, les villages autour de leurs églises et le cadre de vie quotidien qui a progressivement disparu au XXe siècle. Ce musée a été transféré de son emplacement dans le bois de Boulogne près de Paris, à Marseille.

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"Le XXIe siècle ou la tentation cosmopolite" - Entretien avec l'auteur du livre

« Le XXIe siècle ou la tentation cosmopolite » – Entretien avec l’auteur du livre

Entretien avec le Dr Bernard Plouvier, propos recueillis par Fabrice Dutilleul.

Vous abordez dans votre livre des thèmes très divers, tels les origines de l’Homo sapiens, le domaine territorial de la race blanche, dite « caucasienne », les constantes de la société humaines et les variables culturelles, mais également l’ambiguïté du « libéralisme » et du « melting pot » des USA, l’expérience mondialiste et l’économie globale qui permet aux ploutocrates de confisquer les États… Le titre de cette collection « Nouveau siècle, nouveaux enjeux » semble parfaitement s’appliquer au thème de ce livre ?

Nous autres, Européens autochtones, vivons indéniablement une période de « fin de civilisation », qui ressemble à s’y méprendre à celle vécue par les contemporains de la fin de l’Empire romain d’Occident. Cette constatation, assez peu réjouissante, mérite à la fois que l’on établisse un bilan des réalisations anciennes et que l’on apporte quelques réflexions comparatives sur les valeurs qui s’estompent et celles qui émergent.

Au Ve siècle, l’enrichissement général des citoyens de l’Empire romain avait conduit au relâchement de l’effort collectif et deux nouvelles religions moyen-orientales – la chrétienne et celle des adorateurs de Mithra – avaient supplanté le culte des dieux de l’État. De nos jours, la fraction la plus inventive de l’humanité contemporaine s’est lancée dans la course effrénée aux petites joies individuelles, au lieu d’œuvrer comme auparavant pour la collectivité.

Au Ve siècle, le pouvoir spirituel avait asservi puis anéanti la puissance politique. De nos jours, les maîtres de l’économie écrasent les autres pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire, médiatique et même spirituel.

Consommer est devenu le but suprême de l’existence des individus, ce qui comble d’aise les maîtres du « village terrestre » peuplé d’hédonistes (les travailleurs) et de psychopathes (les parasites sociaux).

L’économie globale et la mondialisation de la vie économique et culturelle sont deux notions nées aux USA durant la IIe Guerre mondiale. Du fait de l’implosion des sociétés communistes, elles sont devenues la réalité quotidienne de presque tous les peuples de la planète : rêve pour les uns, cauchemar pour les autres… c’est affaire de sensibilité et d’idéal.

Il est évident que Franklin Delano Roosevelt, le grand concepteur, n’aurait nullement apprécié notre monde où les grands actionnaires des multinationales et des trusts nationaux d’Asie manipulent, du fait de la toute-puissance de l’argent, les pantins de la politique et des media.

Quelle est votre définition du « cosmopolitisme », un mot qui, au XVIIIe siècle, à l’époque des Lumières, représentait le nec plus ultra : cela revenait alors, pour l’élite, à s’informer des autres cultures que celle de son pays d’origine ?

Le cosmopolitisme à la sauce mondialiste équivaut au mixage des cultures et au brassage des populations, de façon à liquider l’option nationale, jugée pernicieuse. L’Europe est ainsi envahie d’extra-Européens, souvent incultes, toujours faméliques et avides, également nantis pour la plupart d’une religion médiévale, c’est-à-dire grosse de l’expression d’un fanatisme anachronique, mais également porteurs d’un racisme revanchard dont l’expression est évidente, sauf pour les pitres qui façonnent l’opinion publique et ceux qui font semblant de nous gouverner.

La propagande mondialiste reflète, c’est évident, les choix de nos maîtres, qui leur sont dictés par leur intérêt. Le grand village terrestre ne doit plus être composé que d’individus qui consomment beaucoup, au besoin à crédit, et pensent gentiment ce qu’imposent les fabricants d’opinion publique.

Dans leur désir d’uniformiser l’humanité, pour augmenter la rentabilité du négoce en facilitant le travail des producteurs, des distributeurs et des revendeurs de biens de consommation, nos maîtres font l’impasse sur de nombreuses données génétiquement programmées de l’espèce humaine, non susceptibles d’éducation ou de rééducation. En outre, il nient allègrement une évidence : la profonde inégalité des êtres humains et des civilisations passées.

Par intérêt également, ils autorisent le développement de conduites sociales aberrantes pour peu que cela leur fournisse un marché lucratif (pornographie, conduites addictives, coutumes alimentaires absurdes conformes à des préceptes religieux antiques ou médiévaux).

Que cela envahisse le continent phare du melting pot, celui des trois Amériques (pour reprendre une expression rooseveltienne), ne nous regarde pas en tant qu’Européens, mais il est grotesque de le tolérer dans notre continent, qui fut le continent civilisateur durant deux millénaires et demi.

Pourquoi ne pas aimer ce monde nouveau, apparu il y a une vingtaine d’années, lors de l’effondrement des sociétés communistes et du triomphe de l’american way of life ?

Dépourvus de culture historique et philosophique, nos nouveaux maîtres créent une société mono-culturelle, multi-raciale parfaitement artificielle, qui ne peut en aucun cas créer une civilisation stable, donc durable, ni innovante au plan intellectuel et spirituel.

L’étude des espèces animales démontre que l’égoïsme et l’individualisme sont nocifs à moyen terme pour l’espèce, mais aussi pour les individus. Sans discipline, sans hiérarchie fondée sur les qualités et les mérites individuels, sans cohésion du groupe fondée sur l’utilité sociale, il ne peut y avoir de sécurité donc de survie, encore moins d’expansion pour l’espèce considérée.

Ce qui effare le plus un observateur européen contemplant la société actuelle est de constater que les Européens de souche ont, par veulerie et par esprit de facilité, renoncé à leur histoire. De la position de civilisateurs de la planète, ils sont passés en un demi-siècle au statut de colonisés, achetant des produits de médiocre qualité et d’infime durée de vie, fabriqués le plus souvent en Asie, et se gavant d’une sous-culture élaborée aux USA et au Japon.

L’étude de quelques grandes civilisations européennes défuntes démontre que l’homogénéité ethnique est l’une des conditions fondamentales de l’implantation, puis du rayonnement d’une civilisation originale. La perte du sens de l’effort collectif, l’incorporation de populations ou de croyances issues d’autres continents sont les conditions idéales pour amener la dégénérescence, puis la mort d’une civilisation, c’est-à-dire l’instauration d’un nouvel « âge des ténèbres ».

On ne peut guère compter sur le milieu des universitaires, où règnent en maîtres le conformisme et le misonéisme, ni sur les media, par définition aux ordres du Pouvoir, pour provoquer une réflexion critique chez nos contemporains, alors même que l’avenir de l’Europe dépend essentiellement de la prise de conscience de l’originalité et de la richesse de leur passé par les Européens de souche, qui seuls doivent décider de l’avenir du continent et de sa race.

Dr Bernard Plouvier – Le XXIe siècle ou la tentation cosmopolite – Edition de L’Æncre, collection « Nouveau siècle, nouveaux enjeux », dirigée par Philippe Randa.

«Le cosmopolitisme ou la France» de Pierre Milloz

«Le cosmopolitisme ou la France» de Pierre Milloz

Tel est le titre du dernier livre publié par Pierre Milloz, qui fut l’auteur du fameux rapport sur le coût de l’immigration, le premier du genre. Cette fois cet auteur traite un sujet plus vaste. Il montre que la Vè République, rompant avec la ligne suivie par tous les régimes qui l’ont précédée, n’a pas pour politique d’affirmer la personnalité française face au monde extérieur. Depuis les années 1970, ses gouvernants successifs s’efforcent au contraire, au nom de l’idéologie cosmopolite et de la fraternité universelle, d’estomper cette personnalité française, comme si son objectif était de fondre le pays dans l’humanité.

La préférence nationale : une évidence de la monarchie et de la République

La manière dont elle a éliminé la notion de « préférence nationale » est révélatrice. De tous temps, dans tous les pays, il a paru naturel de favoriser les nationaux par rapport aux étrangers. En France une telle préférence a toujours existé.

Elle portait sur les droits politiques qui étaient tout naturellement réservés aux Français.

Elle portait aussi sur les droits civils. On n’évoquera ici que l’un des exemples cités par P. Milloz. celui de l’article 11 du Code Civil. Cet article est très intéressant car il pose explicitement le principe de la préférence nationale : il n’accorde à l’étranger d’autres droits civils que ceux dont, en vertu d’un traité, peut jouir le Français dans la nation dont relève le dit étranger. Autrement dit, en l’absence de réciprocité diplomatique, le Code Civil dénie tout droit civil à l’étranger.

La préférence portait enfin sur les droits publics et semi-publics (droit d’aller et venir, de travailler, de participer à la vie sociale etc. comme les nationaux). L’auteur fait ici un inventaire des innombrables textes qui depuis le XIVè siècle se sont succédé pour maintenir les étrangers dans une situation minorée (et surtout pendant la Révolution et la IIIè République).

Après 1945 l’idée cosmopolite a commencé à s’imposer

«Le cosmopolitisme ou la France» de Pierre MillozOr après 1945 l’idée cosmopolite a commencé à s’imposer. Dès 1948, la Cour de Cassation donnait de l’article 11 du Code Civil une interprétation qui revenait à l’abroger puisqu’elle décidait contre la lettre même du texte qu’ « il est de principe que les étrangers jouissent en France des droits qui ne leur sont pas spécialement refusés ».

Dans le domaine des droits publics, le retournement fut plus grave car il touche à l’âme de la Nation : en 1972 intervenait la loi Pleven, présentée comme une loi antiraciste, mais qui, sous prétexte de prohiber les discriminations, assimile le patriotisme au racisme et interdit de distinguer entre un Français et un étranger. Or interdire de distinguer entre les membres et les non-membres d’un groupement, supprimer la frontière entre le dedans et le dehors, confondre l’intérieur et l’extérieur, c’est condamner le groupement à se dissoudre dans le monde. Et en attendant la France est un pays où préférer un compatriote est un délit qui vous conduit en correctionnelle !

En matière de droits politiques aussi, le principe de la préférence nationale fut abandonné et c’était la première fois dans notre histoire : les étrangers citoyens d’un Etat de l’UE et résidant en France participent depuis 1992 à l’élection de certains de nos parlementaires (directement pour le Parlement européen, indirectement pour le Sénat).

Abandon des politiques démographiques et naturalisations massives

P. Milloz montre aussi que cette volonté de dissoudre la spécificité française s’est manifestée dans les domaines de la démographie et de la nationalité.

Le vieillissement de la population française appelait dès la fin du XIXè siècle un effort de redressement auquel la IIIè République ne se consacra qu’en 1939 avec le Code de la famille. Ce Code dont les ambitions natalistes étaient avérées eut dans les 15 années qui suivirent la fin de la guerre des résultats remarquables. Malheureusement la Vè République en affaiblit la vigueur dès les années 1960 : le pourcentage des prestations familiales sur le PIB qui était de 3,4% en 1950 était descendu à 2,2 en 1970 et à 1,9 en 2002, soit une diminution de 45%.

Renonçant donc à la politique énergique du Code de la Famille, nos gouvernants s’efforcent de combler notre déficit démographique en se tournant vers l’étranger. La politique des naturalisations en est une première manifestation. Limitées autrefois à quelques unités (Ancien Régime) ou à quelques milliers (débuts de la IIIè République), les naturalisations furent multipliées de 1927 à 1939 : on atteignit alors le chiffre de 50.000 par an que le régime de Vichy, qui en avait entrepris un examen rétroactif, entérina pour 97%. De 1945 à 1981, les gouvernements s’en tinrent au même ordre de grandeur. La présidence Mitterrand accrut un peu ce chiffre qu’elle porta à 62000 par an. Mais ce sont les présidences de Jacques Chirac qui bouleversèrent les données du sujet puisque la moyenne annuelle fut portée à 132.000 (avec des pointes à 168.000 en 2004 et 155.000 en 2005), soit trois fois et demi le chiffre du général de Gaulle, plus du double de celui de Mitterrand. Immigration de peuplement et « intégration »

L’accueil fait à l’immigration actuelle est une autre manière d’atténuer la spécificité française. M. Milloz montre que le mot immigration couvre des réalités différentes. La France avait affaire avant la guerre à une immigration de travail où les femmes ne représentaient qu’une minorité, d’un effectif modéré et comprenant des populations de culture et de religion voisines des nôtres. Autant d’atouts propres à favoriser l’assimilation des arrivants.

Aujourd’hui il s’agit au contraire d’une immigration de peuplement où les femmes font la moitié des arrivants, dont les entrées annuelles atteignent le double de celles d’avant-guerre et dont la proximité culturelle ethnique et religieuse est faible. Et surtout on peut dire qu’il s’agit d’un de ces mouvements tectoniques de populations comme il s’en produit dans l’histoire de l’humanité. Comme on a vu les Germains poussés par les Asiatiques menacer Rome ou les Européens déferler sur les Amériques, on voit aujourd’hui le continent africain très peuplé et relativement pauvre chercher tout naturellement dans une Europe peu peuplée un espace de vie meilleure. Il appartiendrait aux Européens d’aider l’Afrique à se développer jusqu’à éliminer la tentation du départ.

Mais l’idée cosmopolite refuse cette analyse. Elle prétend interpréter l’immigration des quarante dernières années comme elle interprétait les modestes arrivées de Belges, d’Italiens, de Polonais et elle entend l’encourager : le décret Chirac de 1976 instituant le droit au regroupement familial est de ce point de vue symbolique d’une politique cosmopolite de l’immigration.

C’est une politique qui ne prétend même plus rechercher l’assimilation des arrivants et souhaite seulement leur « intégration », sans jamais clairement définir cette notion et qui a pour ligne directrice d’accepter la submersion progressive de la population ancienne par une population nouvelle et la substitution future de la seconde à la première : il apparaît que d’ores et déjà les immigrés, seconde génération comprise, représentent quelque 20% de la population résidente.

L’idéologie cosmopolite : libérer l’homme en l’arrachant à son enracinement

Quelle est donc l’ultima ratio de cette idéologie cosmopolite ? Selon P. Milloz, le cosmopolitisme n’a pas spécifiquement la nation comme objectif, il ne l’atteint qu’au titre d’une ambition plus large. Il veut libérer l’homme en l’arrachant à son enracinement, en l’extrayant de son clan, en le soustrayant aux impératifs des traditions et des normes reçues des générations antérieures. Il appelle l’homme à mettre en valeur ce qu’il a de commun avec ses semblables et qui fait sa singularité et sa noblesse dans la création : sa capacité de jugement, la liberté qu’il a d’échapper aux programmes dont il est porteur. Pour jouir de cette liberté, il lui faut échapper à la diversité des usages, notamment nationaux, et ainsi atteindre à l’universel.

Quoi qu’il en dise, le cosmopolitisme vise ainsi une dépersonnalisation de la société des hommes : la nation n’est pas seule visée par cette pensée, le sont aussi bien d’autres aspects de l’activité humaine. P. Milloz montre notamment comment l’idée cosmopolite peut influer sur la création artistique (musique, architecture, peinture) en la privant de tout enracinement et en la portant à l’abstraction.

Cette forme de pensée, si on revient à l’organisation sociale, a pour objectif fondamental d’obtenir le déracinement (qu’elle estime libérateur) de l’homme en rompant le lien de filiation ou plus exactement en contestant la signification que l’humanité attribue depuis ses origines à ce lien, c’est à dire en brisant la solidarité entre les générations. P. Milloz cite entre autres une phrase d’un conseiller de l’actuel président de la République très représentative de ce courant de pensée et qui contribue à expliquer l’évolution de la politique de la France depuis une quarantaine d’années : « En République, la filiation est juridique et non biologique ».

L’ouvrage de P. Milloz original par ses recherches historiques l’est donc aussi par le souci d’expliquer la politique contemporaine par une analyse de la philosophie cosmopolite.

Guillaume Bénec’h

*** Pierre Milloz Cosmopolitisme ou la France, éd. Godefroy de Bouillon, 2011 – 236 pages, 24 €

[box class= »info »] Source Polémia. [/box]

Le décalogue de l'idéologie dominante

Le décalogue de l’idéologie dominante

[box class= »info »]En fêtant son élection de 2007 au Fouquet’s, entouré des patrons des multinationales du CAC 40, Sarkozy n’a pas commis une erreur mais un aveu : la droite de gouvernement n’est rien d’autre que le syndic des intérêts de l’oligarchie dominante dont elle partage l’idéologie. Nous publions ici un extrait de l’intervention sur « La droite et l’idéologie de la super-classe mondiale » que Jean Violette a prononcée au Club de l’Horloge. L’intégralité de ce remarquable texte de réflexion est disponible en pdf (voir en fin d’article).  [/box]

Les principales composantes de l’idéologie dominante sont les suivantes : cosmopolitisme + libre-échange mondialiste + droits de l’homme.

Credo et tabous

Cette idéologie repose sur un credo : des formules toujours répétées par l’ensemble du système et qui tendent à devenir des tabous :

  • les nations et les frontières sont dépassées ; les problèmes contemporains ne peuvent être réglés que par une gouvernance mondiale ; les Etats sont trop étriqués pour y faire face ;
  • le protectionnisme c’est la guerre ; plus le commerce et la banque sont libres de toute entrave étatique plus ils procurent la paix et la prospérité ;
  • l’initiative privée est toujours plus efficace et plus économe que l’action des Etats ;
  • l’immigration (de peuplement) est une chance pour la France (ou pour l’Europe) ; il n’y a aucune relation entre insécurité et immigration, entre chômage et immigration ; la France a toujours été un pays d’immigration ; nous sommes tous des immigrés ;
  • les races humaines, les différences humaines ou entre les sexes n’existent pas : elles ne sont que le produit arbitraire de la culture. Elles ne sont que de peu d’importance pour la société. Par contre la diversité et le métissage sont un atout ;
  • toutes les cultures se valent (mais la nôtre est quand même plus mauvaise) ; toutes les religions sont respectables (sauf le catholicisme que l’on peut critiquer et moquer sans être accusé de « cathophobie ») ;
  • tous les hommes ont les mêmes droits imprescriptibles ; les étrangers sont, chez nous, chez eux (F. Mitterrand) ; tous les étrangers sont nos frères ;
  • il faut lutter contre toutes les discriminations, contre toutes les exclusions (seule l’exclusion par l’argent est légitime…) et contre le “racisme et la xénophobie” ;
  • il ne faut pas confondre islam et islamisme ; l’islam est une religion comme les autres tout à fait compatible avec l’Europe (l’Europe ne doit pas être un « club chrétien » pour J. Attali) ;
  • nous avons une dette morale vis-à-vis de l’Afrique et des Noirs en particulier.

Ces tabous constituent une idéologie, c’est-à-dire un discours au service (…) [du pouvoir, mais] qui s’enracine dans l’utopie égalitaire, constructiviste et cosmopolite, c’est-à-dire dans une vue du monde (…) ; [une vue du monde aux antipodes des] valeurs et des principes de la droite. » (Jean Violette) Ces tabous sont aussi des préjugés mortels : rappelons-nous le mot de Toynbee selon lequel les sociétés meurent par suicide non par meurtre.

La communication de Jean Violette est structurée en trois parties, suivies d’une conclusion :

– Pourquoi la droite de gouvernement a-t-elle adopté l’idéologie de la super-classe mondiale ? (p.2) ;
– En se ralliant à la nouvelle idéologie dominante la droite de gouvernement a cependant commis deux erreurs fatales (p.8) ;
– La droite oligarchique se condamne donc à la marginalisation politique (p.14).

On peut lire le texte intégral, en pdf en cliquant ici.

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Crédit photo : Jef-Infojef. Licence CC.

[Tribune libre] Le cosmopolitisme, c’est la guerre

[Tribune libre] Le cosmopolitisme, c’est la guerre

« Le nationalisme, c’est la guerre ! », avait lancé le socialiste François Mitterrand, président de la République française de  1981 à 1995, lors d’un discours prononcé au parlement européen le 17 janvier 1995. La Première Guerre mondiale, et la Seconde qui n’est que le prolongement de la première, ne démentent pas cette déclaration. « En Allemagne, en France et en Angleterre les passions nationalistes avaient été portées au rouge par la presse à la veille du conflit et atteignirent pendant la guerre une intensité quasi pathologique », écrit à ce sujet Dominique Venner, historien et directeur de La Nouvelle Revue d’Histoire, dans son livre intitulé « Le Siècle de 1914 ». Celui-ci y explique comment l’Europe a été incontestablement la grande perdante de ces deux conflits mondiaux : « C’est à 1914 et 1918 qu’il faut revenir pour comprendre les conséquences de 1945, la soumission de l’Europe à l’influence opposée de l’URSS et des USA, la décolonisation, le chaos mondial, la destruction de l’ancienne sociabilité européenne, l’américanisation des mœurs et des mentalités, la déconstruction de l’art et de la pensée, la révolution des années 60, le terrorisme et jusqu’aux déferlantes de l’immigration ».
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