Tag Archives: corruption

rasna-warah ONU

Corruption et impunité : le livre qui accuse l’ONU

livre-corruption-onu04/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Un récent livre, UNsilenced : UNmasking the United Nations’ Culture of Cover-ups, Corruption and Impunity (AuthorHouseUk) dénonce l’impunité dont bénéficie l’ONU face à la corruption qui règne à tous les étages de l’organisme international.

Son auteur, Rasna Warah, écrivain et journaliste kényane, a été attaché de rédaction à l’ONU de 1994 à 2009. Elle connaît donc la maison de l’intérieur. Dans le cadre de sa mission, elle a pu constater que des services de l’ONU « fabriquent des données » afin de justifier leur travail au sein de l’organisme international. Preuves à l’appui, la journaliste affirme par exemple que des rapports sur les « famines » en Somalie ont été créés de toutes pièces par l’organisme international qui s’est ensuite servi de ce qu’elle appelle « l’effet CNN » pour orienter judicieusement l’action des politiques et créer ainsi un financement de masse, avec de substantiels détournements afférents.

Les agences de l’ONU profitent du malheur des populations, quand elles ne le créent pas. Ces agences ont ainsi l’habitude d’inonder les marchés africains de denrées gratuites au moment de la récolte, ce qui fait chuter les prix et incite les producteurs locaux à aller faire autre chose. Avec, au bout du compte, une dépendance accrue des populations, non seulement par rapport à ces agences, financées par le contribuable occidental, mais aussi, et c’est sans doute le but final, par rapport aux grands groupes internationaux de distribution.

Rasna Warah raconte dans son livre, comment on a tenté de la faire taire. Attaques, menaces, intimidations, humiliations publiques, tous les moyens ont été bons pour la dissuader de dénoncer publiquement les malversations dont elle a été témoin. L’ONU agit de la même manière à l’encontre de tous les lanceurs d’alerte qui la mettent en cause, affirme Mme Warah. Ainsi, d’Anders Kompass, après qu’il avait révélé de nombreux cas de viols d’enfants par des « soldats de la paix » en Afrique. Mme Warah, qui se qualifie elle‑même « de gauche » note que bien des médias refusent de critiquer l’ONU, de peur d’être assimilés à l’« extrême droite ».

8552-Chard

La gabegie du fief de Royal

23/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8552)

Quand un socialiste reprend une région socialiste qu’est ce qu’il dépiste ? Une gestion socialiste… (sur l’air de « Quand un vicomte »). À peine installé dans ses nouvelles fonctions de président de la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, Alain Rousset a découvert qu’on lui avait délicatement laissé une ardoise comaque.
8552-Une
Voilà aussi pourquoi il ne faut surtout pas que le FN prenne la moindre région et mette le nez dans la gabegie et les magouilles installées de longue date. D’habitude ça ne sort pas de la famille, mais Alain Rousset et Ségolène Royal se détestant, c’est sorti.
Dans un entretien à Sud-Ouest et La Nouvelle République du Centre, le député socialiste dévoile le bilan financier désastreux qu’il a trouvé dans la comptabilité de l’ancienne région Poitou-Charentes, gérée depuis 2004 par Ségolène Royal (puis par ses proches depuis qu’elle a rejoint le gouvernement en 2014) : plus de 137 millions d’euros de factures impayées qui « pourraient avoir des conséquences sur l’avenir de nombreuses entreprises poitevines » et qui en ont sans doute déjà eu en termes de faillites et de licenciements…

« Le directeur des finances de la collectivité a été relevé de ses fonctions manu militari », indique Alain Rousset. « Une partie des paiements, à hauteur de 50 millions d’euros, a été engagée à marche forcée », le solde devant être réglé avant la fin mars. S’agissant des emprunts structurés (dits aussi « toxiques »), Alain Rousset a précisé qu’« une négociation avait été engagée avec une structure spécialisée du ministère des Finances. » Quand on peut s’arranger…

Jean-François Macaire, qui avait pris en 2014 la suite de Ségolène Royal, a démissionné lundi soir de sa délégation financière. Tout en restant vice-président de région !
« Tout ceci est le résultat de la gestion chaotique menée par Ségolène Royal et des investissements hasardeux faits loin des compétences de la région et soi-disant placés sous le signe du volontarisme politique » dénonce Olivier Chartier, conseiller régional Les Républicains.
Il rappelle qu’il avait plusieurs fois demandé un audit à Ségolène Royal. En vain. C’est vers celle qui fut présidente de la région pendant dix ans et qui avait fait du Poitou-Charentes son fief et sa vitrine que tous les regards se tournent aujourd’hui. Incompétente à gérer une région elle est logiquement (de nouveau) devenue ministre.
Il faut dire qu’elle bénéficie d’une sacrée protection à l’Élysée.

Caroline Parmentier

8536Chard

Les socialos s’engraissent sur les logements sociaux

01/02/2016 – SOCIÉTÉ (Présent 8536)

Salaires exorbitants, primes à gogo, congés interminables… À l’heure où la plupart des Français sont contraints de se serrer la ceinture et peinent à boucler leurs fins de mois, les salariés de Paris Habitat (organisme gérant les logements sociaux de la ville de Paris, ndlr), organisme d’État, eux, ne connaissent pas la crise.
8536P1
Avantages en pagaille

À l’origine de ce scandale qui éclabousse plusieurs socialistes, dont Roger Madec, président de Paris Habitat, Pascal Cherki, membre du conseil d’administration, ou encore Patrick Doutreligne, de la Fondation Abbé-Pierre, deux rapports cités par Le Parisien. Le premier, émanant de l’Inspection générale de la Ville de Paris et daté de 2014 ; le second, rendu par la Mission interministérielle d’inspection du logement social début 2013, mais resté jusque-là confidentiel. Et l’on comprend pourquoi.

Selon ces rapports, en effet, le premier bailleur social d’IDF se montrerait particulièrement généreux avec ses 3 000 salariés, qui émargeraient en moyenne à 3 170 euros par mois et auraient vu leurs payes augmenter de 20 % en six ans. Des salaires auxquels il faudrait encore ajouter 13e mois, primes d’objectifs, primes d’intéressement et autres récompenses.
Et ce n’est pas fini : de nombreux employés pourraient même gagner près d’un mois de salaire supplémentaire en se voyant racheter jusqu’à sept jours de congé sur les sept semaines dont ils bénéficient dans l’année !

Une direction qui se gave

Mais la gabegie atteindrait surtout des sommets avec la direction : pas moins de 7 000 euros par mois pour un directeur, autour de 9 000 pour un directeur général, et entre 9 000 et 10 000 pour les directeurs généraux adjoints.
Ainsi Stéphane Dambrine, directeur général depuis 2011, aurait-il obtenu une rémunération de 14 000 euros nets par mois, en plus des avantages octroyés au reste du personnel, jusqu’à ce que la MIILOS déclare son contrat de travail « irrégulier » en 2013. Ce qui ne l’a pas empêché de conserver son parachute doré de 500 000 euros !
Quant à son adjoint Gilles Romano, rémunéré 9 000 euros par mois, il logerait tranquillou depuis 2000 dans un F4 du XIIe considéré comme un logement « intermédiaire » avec un loyer d’environ… 1 000 euros.

Franck Delétraz

philippe_kaltenbach

Extension du domaine de la corruption

25/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le sénateur socialiste des Hauts-de-Seine, Philippe Kaltenbach, a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un ferme pour corruption passive, par le tribunal correctionnel de Nanterre. Maire de Clamart au moment des faits, il avait accepté de la part d’un de ses adjoints, M. Mohamed Abdelouahed, de l’argent liquide contre une promesse d’attribution de logement social. Après avoir argué d’un remboursement de prêt, l’élu socialiste s’est dit victime d’un coup monté. Une vidéo tournée à son insu montre le contraire…

sondage_valls

Valls à la présidentielle ? 9 Français sur 10 contre !

21/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
« Vallsgate » à l’occasionne son voyage privé à Berlin aux frais de la République, passage en force de la loi Macron à coups de 49-3, déclaration de patrimoine légale, mais en revanche, tout sauf sincère ou loyale. Manuel Valls finit par agacer aussi bien à droite qu’à gauche. une chose est sûre, les Français n’en veulent pas ! un sondage JDD le montre. Il est encore temps de participer !

Lire la suite

L’Algérie, ce pays cher à nos cœurs, et à nos bourses

L’Algérie est en état de pré-faillite

18/06/2015 – MONDE ((NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le dernier message sur le site de Bernard Lugan, africaniste réputé, est consacré à l’Algérie où François Hollande a effectué sa seconde visite lundi. Ce pays, avec qui la France entretient des relations d’ambivalence, est « En état de pré faillite ».
Le président Bouteflika est moribond et le pouvoir est quasi vacant depuis longtemps. Le pays est gouverné par l’équilibre entre plusieurs clans régionaux et politiques se partageant les deux piliers de l’État, l’armée et les services de renseignements.

Le pays serait dans une situation de crise économique
Il subit aussi de plein fouet une crise économique et sociale. L’accumulation de la corruption et des détournements de fonds alimentent des scandales à répétition au sein des élites du pays. Des élites politico affairistes qui achètent le silence d’une population de plus en plus jeune et de plus en plus instable. Il faut donc craindre le pire quant à l’infiltration des réseaux islamistes au sein de cette société dont l’équilibre est vital pour notre sécurité selon Lugan.

La chute des prix du pétrole a t elle déséquilibré l’économie ?
Le système, qui jusqu’alors était stabilisé, s’effondre progressivement avec la chute des prix des hydrocarbures. En effet, l’Algérie bénéficiait d’une rente gazière et pétrolière très importante avec un baril de brut à 110 $, ce qui était le prix d’équilibre budgétaire du pétrole, selon le FMI. Actuellement, son pétrole est passé à moins de 60 $ le baril.

Quelles sont les conséquences de cette crise ?
Face à la chute de sa rente pétrogazière, l’État providence algérien est condamné à prendre des mesures impopulaires comme l’abandon de projets sociaux et la construction d’infrastructures. Il est aussi condamné à importer des biens de consommation vitaux. Comme dans les années 80, la crise politique et sociale semble alors inéluctable.


Thomas Fabius intouchable, c’est fini ?

05/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le fils du ministre des Affaires étrangères est au coeur de nombreux scandales. La justice semble enfin s’intéresser de très près à son cas.

8367-Chard

FIFA : La chute de la maison Blatter (Présent 8367)

03/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Enfin le dénouement du scandale de la FIFA

Enfin, il a démissionné ! Rattrapé par près de 40 années d’affaires, cerné par les interpellations de proches collaborateurs, celui qui, suivant l’exemple de son prédécesseur Joao Havelange, a fait de la corruption un « sport national » à la FIFA, a annoncé mardi lors d’une conférence de presse exceptionnelle qu’il renonçait à son poste de président de la Fédération internationale de foot et qu’il remettrait en jeu son mandat à l’occasion d’un congrès extraordinaire entre décembre et mars prochains.

« Nettoyer le football mondial »8367-P1

Une décision qui a immédiatement réjoui tous ceux qui aiment le ballon rond. Du « roi » Pelé, qui a demandé aux « honnêtes gens » de « nettoyer le football mondial » au monument Platini, qui a parlé « d’une bonne décision », en passant par Greg Dyke, président de la Fédération anglaise, qui s’est exclamé dans The Guardian : « Enfin, nous allons pouvoir mettre de l’ordre à la FIFA ! »
Une joie partagée par ce grand connaisseur du foot qu’est Jean-Michel Larqué, qui a rappelé très justement que la démission de Blatter était surtout motivée par les enquêtes américaine et suisse en cours : « On voit que les affaires se rapprochent de plus en plus de lui, a en effet commenté l’ancien Vert. M. Blatter sent que le danger se rapproche et il sent qu’il est temps de s’en aller… »
C’est que l’étau se resserre sérieusement autour de Blatter. Après les récentes interpellations de neuf élus de la FIFA et de cinq partenaires de l’instance mondiale du foot menées par la justice américaine enquêtant sur des faits de corruption remontant à 25 ans, après les perquisitions menées dans les locaux de la FIFA dans le cadre d’une procédure pénale suisse pour soupçon « de blanchiment d’argent et gestion déloyale » entourant les attributions des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, les révélations du New York Times, accusant son bras droit Jérôme Valcke d’être responsable d’un virement de dix millions de dollars sur des comptes gérés par l’ancien vice-président de l’organisation Jack Warner, déjà mis en cause dans un scandale de corruption, sont venues enfoncer le clou.
« Blatter est totalement responsable »
Surprise ? Pas vraiment, pour ceux qui connaissent le foot. Comme le rappelait encore très justement Larqué, « Blatter est totalement responsable (…) puisque cela fait 37 ans qu’il est à la tête de la FIFA. Pour moitié comme secrétaire général, avec un président qui lui avait montré comment il fallait faire, qui était Joao Havelange, dont on sait quand même qu’il n’avait pas toujours les mains très propres. Et pour moitié en tant que président. (…) Il est le seul responsable de la situation actuelle, (…) du clientélisme qui sévit à la FIFA, (…) des pots-de-vin qui sont distribués avant les élections, qui sont distribués pour les droits télé, qui sont distribués pour les attributions de la coupe du monde, il est le seul responsable de ce qu’est la FIFA aujourd’hui. »

Franck Delétraz

sepp_blatter

Des scandales en cascade ébranlent la FIFA

30/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un mercredi après midi
Un espion des États Unis
Qui nous venait du FBI
À purgé FIFA des canailles.

Choqué par ce scandale, Platini déblatère,
Et montre avec le doigt le président Blatter.

fifa world cup

Coupe du Monde FIFA

Le vers, depuis longtemps, grossissait dans le fruit
Corrompus, neuf adjoints d’un président pourri
Acceptaient pots de vin, monnaie, villas, médailles,
En échange de droits, ce que Platini raille…
Oui, Platini, que l’on sait opposé à Sepp
Veut que le président, à sarments pourris cep,
Dise qu’il démissionne, enfin ! Qu’il se retire !
Veut on d’un vieux monsieur crapuleux, voire pire ?

Mais l’on n’attendait pas, surprise, qu’un avis,
Dans le monde du foot, nous vienne de Russie.

Poutine, puisqu’ici il nous faut le nommer,
Voyant de qui venait la plainte déposée,
À rugi, dénonçant une main qui, dans l’ombre,
Dévoilant le scandale, à des visées plus sombres.
L’oncle Sam, selon lui, a par là décidé
D’augmenter son emprise sur un jeu de pieds.
L’Amérique, dit il, veut s’emparer de tout.
Du pétrole et du foot, et des gens comme vous.
Ils fondent un empire, et désormais aussi
Sur un sport que le peuple du monde apprécie,
Ils veulent gouverner. Poutine, lui, dit non.
Non à cette manœuvre et aux perquisitions
Non à cet espionnage en vue de dominer,
Non aux arrestations dans le but de régner…

Il n’a pas tort. Dans cette affaire
Qui fait justice et qui déterre
Des faits pour la presse à scandale ?
Une puissance qui s’étale…

Crédit photo : Sputniktilt via WikiMedias (CC) = Sepp Blatter, 8e président de la FIFA (Fédération internationale de football association)
Crédit photo : Warren Rohner via Flickr (CC) = Trophée de la coupe du monde FIFA


 

zchrist

Brésil : le peuple rassemblé en manifestations contre la gauche au pouvoir

17/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Comme nous l’avions signifié dans notre édition du 11 mars 2015, les Brésiliens sont en colère contre l’énorme scandale de corruption qui a secoué la classe politico-financière de leur pays.

Le centre gauche (PT) au pouvoir s’est vu disqualifié par un déferlement de manifestants rassemblés sous les couleurs nationales. L’explosion semble possible.

Ils étaient un million à avoir transformé, dimanche 15 mars 2015, la large artère de Sao Paulo, l’avenue Paulista, en un fleuve jaune et vert, les couleurs du maillot de l’équipe de football du Brésil, uniforme de rassemblement national quasi unanimement porté ce jour-là au cœur de la capitale économique du pays. Un flux toujours grossissant d’hommes et de femmes allant tous dans la même direction pour manifester bruyamment contre la présidente Dilma Rousseff, à la tête d’une coalition de centre gauche empêtrée dans la crise économique et le scandale de corruption Petrobras.

Ils étaient encore 45 000 à Brasilia, 80 000 à Curitiba, 100 000 à Porto Alegre, 30 000 à Belo Horizonte. Tous, plus ou moins, portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire pêle-mêle « Dilma dehors ! », « A bas la corruption ! » ou « Le Brésil n’est pas une dictature bolivarienne ».

A Recife, la marche a rassemblé sur un même pavé des électeurs déçus du Parti des travailleurs (PT, gauche), la formation de la présidente et de son prédécesseur, Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2011), et des mouvements nationalistes. A Rio de Janeiro, entonnant l’hymne brésilien, plusieurs manifestants défilant sur le front de mer de Copacabana n’ont pas hésité à réclamer une intervention militaire, le jour même où le pays commémorait le trentième anniversaire du retour de la démocratie après la fin de la dictature (1964-1985).

Au total, 1,5 million de Brésiliens sont descendus dans les rues de 80 villes, selon le décompte de la police militaire. Une marée humaine convoquée sur les réseaux sociaux et qui a mobilisé sans étiquette officielle les franges les plus larges de l’opposition. Loin, très loin devant les manifestations organisées vendredi 13 mars à l’appel de syndicats et d’organisations proches du PT pour défendre la présidente et Petrobras – 175 000 personnes, d’après les organisateurs eux-mêmes.

« Nous sommes face à un malaise profond qui survient au moment où coïncident deux crises, l’une politique et l’autre économique », explique Jorge Almeida, professeur de sciences politiques à l’Université fédérale de Bahia. La popularité de Dilma Rousseff a chuté de 19 points en février, à seulement 23 %, alors que les nuages s’accumulent sur tous les fronts. Le pays est au bord de la récession. L’inflation est proche des 8 %, les déficits publics se sont creusés et le real dévisse face au dollar. Revenant sur ses engagements électoraux, la présidente s’est aliénée une partie de son propre électorat en imposant une cure d’austérité aux finances publiques.

La suite


Brésil : l'énorme scandale Pétrobras

Brésil : l’énorme scandale Pétrobras

10/03/2015 – BRASILIA (NOVOpress)

Pétrobras est une entreprise pétrolière d’État. Le BTP (bâtiment et travaux publics) travaille avec elle sur de grands chantiers d’infrastructure, notamment ceux liés aux nouvelles réserves en eaux profondes découvertes au large du Brésil méridional.

Il y a d’un coté, des entreprises géantes du bâtiment qui forment un véritable cartel et qui surfacturent leurs prestations. Et de l’autre coté, des partis politiques qui prennent des pots de vin en contre-partie.

Le centre gauche (PT) au pouvoir depuis la prise de fonction du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) est le principal parti mis en cause. Mais les partis de centre (Parti du mouvement démocratique brésilien ou PMDB) et de droite (Parti progressiste ou PP) sont aussi impliqués. Les malversations et dessous de table auraient pour principal objectif de financer des campagnes électorales, sans exclure que certains dirigeants d’entreprise ou hommes politiques se soient servis au passage.

En rendant publique, vendredi 6 mars, la liste complète des 54 personnalités visées par le procureur général de la République dans l’affaire de corruption du géant pétrolier Petrobras, la Cour suprême de justice lève le voile sur l’ampleur des ramifications et circuits financiers occultes organisés. Ces derniers le sont de façon quasi institutionnalisée au sein des principales sphères du pouvoir brésilien.

Jamais autant d’hommes politiques de tous bords n’avaient été ainsi exposés à la vindicte publique.



Crédit photo : DR

Trafics d’êtres humains : quand les passeurs corrompent des fonctionnaires occidentaux

Trafic d’êtres humains : quand les passeurs corrompent des fonctionnaires occidentaux

18/12/2014 – La Turquie, plaque tournante du trafic d’êtres humains, et cheval de Troie de l’immigration-invasion au sein de l’Europe ? C’est ce que pourrait laisser penser un article de Ruth Sherlock, journaliste au Daily Telegraph et habituée des pays arabes. Source : telegraph.co.uk (13/12/2014) – traduit de l’anglais par Novopress.


Des trafiquants d’Istanbul corrompent politiciens, responsables policiers et gardes-frontières de plusieurs pays européens pour laisser faire un trafic qui amène sur le continent des milliers de réfugiés désespérés.

Assis dans un café de plein air très animé d’Istanbul, une grosse montre en or au poignet, le passeur ne prend guère la peine de parler bas pour parler de son activité : amener illégalement des milliers de réfugiés désespérés en Europe.

Les agences de renseignement turques étaient parfaitement au courant de ses activités, dit-il, tout comme les chefs de la police et les gardes-frontières des pays occidentaux où il envoie ses « clients » – sans qui le trafic ne serait pas possible.

« J’organise les voyages, mais il y a des gens au-dessus de moi qui gèrent l’ensemble du réseau. Ils ont des contacts de très haut niveau [dans la police et l’administration] dans les pays où nous travaillons », explique Abu Ali, trafiquant de personnes.

Lire la suite

Carte d’une France corrompue

Carte d’une France corrompue

13/12/2014 – PARIS (NOVOpress Bulletin de réinformation)
L’ONG Transparency International a ouvert une plate‑forme d’information consacrée à la corruption en France. Alors que les scandales financiers s’accumulent dernièrement, une carte dévoile 250 cas de corruption sur l’hexagone sur les 10 dernières années (image en Une), tous marqués d’une condamnation en justice.

Les coupables ? Patrons, fonctionnaires mais surtout, et avec une large avance, les maires. Sans surprise, la corruption se concentre autour des grandes villes. L’Ile‑de‑France concentre 87 cas, suivie de la région PACA puis de l’Aquitaine.

Un classement de 175 pays, du plus vertueux au plus corrompu, nous apprend que la France est classée 26e, perdant 4 places par rapport à 2013. Avec la nouvelle directive de transparence de la vie publique, il y a fort à parier que ce recul ne va pas s’arrêter en si mauvais chemin.

Crédit image : copie d’écran du site ONG Transparency International. DR.

Faouzi Lamdaoui démissionne pour se concentrer sur sa défense

Abus de biens sociaux : Faouzi Lamdaoui, le conseiller de François Hollande, contraint de démissionner

04/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le conseiller de François Hollande Faouzi Lamdaoui, ancien chef de cabinet pendant la campagne présidentielle, a été contraint de présenter sa démission. Il va comparaître en correctionnelle pour « abus de biens sociaux ». Les faits remontent aux années 2007-2008, Faouzi Lamdaoui était alors salarié d’une société de transports. Les enquêteurs l’accusent d’avoir touché plus que ce qu’il déclarait, une somme qui pourrait atteindre des dizaines de milliers d’euros. Pas de commentaire du côté de l’Elysée.

Cette nouvelle affaire survient deux semaines après la démission d’un autre proche de François Hollande, Kader Arif, le secrétaire d’État aux Anciens combattants, soupçonné de favoritisme dans un dossier d’attribution de marchés publics. L’affaire Lamdaoui pourrait s’ajouter à la liste des nombreux autres scandales qui ont touché les gouvernements de François Hollande.


Territoires, d’Olivier Norek : plongée en Seine-Saint-Denis

22/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le livre Territoires, sortit récemment aux éditions Michel Lafon, est le second roman d’Olivier Norek. Celui-ci, en bon auteur de roman noir, utilise une enquête policière comme prétexte pour plonger dans la réalité sociale et politique de la Seine-Saint-Denis. Et elle n’est guère reluisante.
Lieutenant à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quinze ans, Olivier Norek sait de quoi il parle, ce qui fait de Territoires un témoignage précieux, proche d’une enquête journalistique.

Dans la ville imaginaire de Malceny, qui ressemble énormément à celle de Saint-Denis, plusieurs gros trafiquants de drogue sont assassinés par un rival cherchant à s’emparer du marché des stupéfiants. En enquêtant, les policiers vont découvrir des kilos de drogue chez des retraités, une racaille psychopathe de treize ans, et vont faire face à des émeutes extrêmement violentes.

Et surtout, en remontant le fil des évènements, ils vont s’intéresser à la mairie de Malceny : son équipe municipale élue en achetant des voix, les amis du maire qui vivent dans un HLM de luxe, les emplois municipaux réservés à la racaille en échange de la paix sociale…

Un témoignage précieux, sur la réalité de la France des banlieues.

Olivier Norek, Territoires, Michel Lafon, 2014.

– Vous vous foutez de moi ? Vous me dites que c’est un entrepôt pour voleurs et vous leur laissez l’électricité ? Pourriez au moins la couper, ce serait un début.
– Déjà essayé. Ils ont brûlé ma voiture le lendemain.
– Et vous avez déposé plainte ?
– Non, j’ai remis le courant.
– Mouais, c’est cohérent. Mais alors, ça consiste en quoi votre job exactement ?
Vexé, le gardien répliqua sèchement :
– Je m’occupe d’un immeuble dans une cité où vos collègues ne mettent même plus les pieds. Je nettoie la cage d’escalier et le hall quand ils ne sont pas squattés et le reste du temps, je ferme les yeux sur tout. J’essaie d’énerver personne, de pas me faire péter la gueule et je dis aux locataires que je fais mon possible.
– En gros, vous foutez pas grand-chose.
– Je fais ce que je peux. Tout seul et sans votre flingue.

 

Publié le
Scandale à la mission de l'UE au Kosovo

Scandale à la mission de l’UE au Kosovo

05/11/2014 – PRISTINA (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
C’est Maria Bamieh, procureur britannique, travaillant pour la mission européenne de police et de justice au Kosovo (Eulex) qui a révélé le scandale. Elle dénonce des cas de corruption touchant au plus haut niveau de l’Eulex. A la proclamation de l’indépendance du Kosovo en 2008, l’Eulex succède à la Minuk, la mission onusienne au Kosovo, et en hérite les dossiers jugés trop sensibles pour la justice locale.

L’administration de l’Union européenne aurait en fait adopté les us et coutumes locales. Les accusations visent directement le procureur en chef de la mission et un ancien juge de l’Eulex. Ces derniers auraient accepté des pots‑de‑vin pour classer des affaires criminelles et acquitter les mis en cause. La Commission européenne a décidé de se pencher sur ce qui pourrait bien se révéler comme le plus gros scandale de son histoire.

Photo en Une : Pristina, capitale du Kosovo. Crédit photo : Zuhdi Hajzeri, via Wikipédia, (cc).

Vu sur Twitter

Soupçons de détournements de fonds au Sénat : Mediapart dévoile des noms

Publié le
L'Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014

Petits arrangements entre amis : l’Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014

Source : mediapart.fr – Mediapart a épluché la liste, désormais publique, des collaborateurs de députés, complétée de nos propres informations. En 2014, au moins 20 % des députés ont rémunéré un membre de leur famille proche.

La plupart des députés assument, bravaches. D’autres bafouillent au téléphone. D’après une enquête de Mediapart, en 2014, au moins 115 députés (sur 577) ont salarié un membre de leur famille, en CDD ou CDI, sur un temps plein ou partiel. Huit élus sont même allés jusqu’à rémunérer deux de leurs proches.

« C’est la chasse aux sorcières ou quoi ? s’étrangle Franck Gilard (UMP), quand on l’interroge sur le CDD de trois mois accordé à son fils. Avec ces histoires de transparence, tout le monde nous pisse sur les godasses ! » Le président de l’Assemblée nationale lui-même, Claude Bartolone (PS) fait travailler sa femme depuis 2012 (« Je n’ai pas embauché ma femme, j’ai épousé ma …

Lire la suite : mediapart.fr (article réservé aux abonnés)

Crédit photo : partisocialiste via Flickr (cc)