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Belgique : on ferme

24/02/2016 – EUROPE (Présent 8553)

La Belgique a peur de voir son territoire envahi du côté sud. Pourtant la France ne songe pas à l’annexer !
Ce n’est pas des Français dont elle se protège, mais des migrants, lesquels, si la jungle de Calais est évacuée, vont s’installer outre-Quiévrain, ce qui a d’ailleurs commencé : appliquant eux aussi le principe de précaution, une trentaine d’individus ont déjà été arrêtés à Adinkerke. Les autorités belges ont donc décidé de fermer leurs frontières. Les contrôles seront réalisés « systématiquement sur les lieux stratégiques connus pour les passages » a indiqué le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon.
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Contrairement à ce qu’imagine son homologue français, Bernard Cazeneuve, ceux qui veulent aller en Grande-Bretagne à tout prix ne vont pas se rendre dans un centre d’hébergement dans les Causses ou à Romorantin, mais vers un autre port du Nord. C’est donc la crainte de voir les maux de Calais s’exporter vers le port de Bruges-Zeebrugge, d’où partent les ferries à destination de la Grande-Bretagne, qui justifient la décision de Bruxelles.
Il s’agit aussi de faire taire la rumeur qui se répandait dans la jungle selon laquelle les Belges seraient plus « ouverts » que les Français, rumeur qui serait le fait des passeurs afin de pouvoir continuer leur coupable activité de l’autre côté de la frontière.

Ce n’est pas de gaieté de cœur que le chef du gouvernement belge a pris cette mesure à l’encontre de son plus proche voisin avec qui les échanges sont permanents et amicaux. Cela montre que la Belgique n’est pas dupe du discours de notre ministre de l’Intérieur pour résorber cet abcès sur la côte calaisienne, elle ne veut pas faire les frais de cette impuissance.
Ceux des « migrants » qui parviendraient à passer à travers les mailles du filet et interceptés en Belgique, où ils ne voudraient pas demander l’asile, se verraient notifier un « ordre immédiat de quitter le territoire » et seraient raccompagnés à la frontière française par la police belge. Retour à l’envoyeur !

Il s’agit d’une dérogation « temporaire » aux règles de Schengen, a précisé le ministre de l’Intérieur belge. C’est la formule que tous les pays emploient pour rester dans le cadre de la légalité européenne qui ne prévoit qu’une fermeture temporaire et exceptionnelle. Mais quand déjà sept pays de l’espace Schengen ont fermé leurs frontières et pour le même motif, petit à petit ce seront les États qui les maintiennent ouvertes qui deviendront l’exception… avant de s’y rallier.

En effet, quand un accès est fermé, les passeurs et leurs clients en ouvrent un autre, ce qui conduit le pays victime de cette situation à reprendre lui aussi le contrôle de ses frontières. Quant au caractère « temporaire » ni en Belgique, ni ailleurs, il n’y a de date butoir. Son gouvernement a indiqué que cette fermeture « durera autant que nécessaire », c’est-à-dire très longtemps, car la crise dite des « migrants » est encore devant nous.

Les chefs d’État et de gouvernement ont beau proclamer qu’il faut tout faire pour conserver « Schengen », ce n’est qu’une imprécation stérile. La liberté de circulation se réduit chaque jour davantage, « Schengen » devient une coquille vide. Mieux vaudrait le constater et déclarer ces accords caducs au lieu de cet acharnement même pas thérapeutique.

Guy Rouvrais

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La Slovénie utilisera l’armée pour se protéger de l’invasion migratoire

24/02/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La Slovénie est le dernier pays des Balkans sur la route de l’invasion migratoire. Le flux de pseudo-réfugiés est d’une telle densité que le Parlement slovène a voté une mesure exceptionnelle et temporaire. Pour une durée de trois mois, l’armée slovène est autorisée à participer aux côtés des forces de l’ordre à la gestion des immigrants illégaux : les militaires pourront même arrêter les groupes indésirables et les remettre à la police, voire faire usage de la force si la sécurité des citoyens l’exige.

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Invasion migratoire : à qui profite le crime ? Réponse à 6 milliards d’euros

24/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Sans aller chercher très loin, les premiers profiteurs de l’invasion migratoire qui frappe l’Europe sont évidemment les passeurs, qui auraient, selon Europol, engrangé entre 3 et 6 milliards d’euros en 2015 grâce au trafic de clandestins.

Les réseaux criminels de passeurs de clandestins auraient amassé entre 3 et 6 milliards d’euros en 2015 selon Europol. L’office européen de police indique que ce ne serait qu’un début, ce montant pourrait doubler, voire tripler, si l’invasion migratoire continue à son rythme actuel, soit 140 000 « migrants » entrés en Europe depuis le début 2016.

« La lutte contre le trafic de migrants est une des principales priorités de l’UE dans le but de contrer la crise des réfugiés », a déclaré le Commissaire européen chargé de la Migration, Dimitris Avramopoulos, présent à Europol. De belles déclarations que l’on aimerait voir suivies d’effet, par exemple une politique dissuasive vis-à-vis de ce trafic d’êtres humains. Raccompagner systématiquement les naufragés recueillis par les navires européens à leur point de départ constituerait par exemple un premier pas, une réponse policière, voire militaire face aux complices de cette invasion un second.

En effet, Europol dit posséder des informations sur près de 40 000 personnes soupçonnées d’implication dans le trafic de migrants. Les suspects sont originaires de plus de 100 pays, mais proviennent majoritairement de Bulgarie, Égypte, Hongrie, Irak, Kosovo, Pakistan, Pologne, Roumanie, Serbie, Syrie, Tunisie et Turquie. Qu’est-il fait contre ces personnes ? A priori, pas grand-chose. Pas étonnant donc qu’Europol prévoie aussi que le flux de « réfugiés » et « migrants » ne semble pas devoir se tarir cette année.


Non les frontières ne sont pas fermées !

27/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Une bonne image vaut 1000 mots. Cette vidéo amateur, tournée à la frontière franco-italienne, montre quels fermeture des frontières est surtout dans les discours… 

Publié le
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Le grand retournement, par Jacques Sapir

Source : RussEurope
Il est désormais clair que nous sommes en train de vivre, en France, un retournement d’importance des conceptions politiques. On peut parler ici d’un grand retournement.

Ce retournement, nous l’avons payé de 132 morts, de dizaines de blessés. C’est un prix atroce. C’est un prix qui aurait pu, et qui aurait dû, être évité. Car, les causes de ce retournement s’annonçaient par de multiples indices et ce depuis des années. La responsabilité de ce prix incombe ici uniquement à notre personnel politique qui n’a ni su, ni voulu, voir les réalités, quoi qu’il en dise. Mais, au-delà, on peut penser que si l’on avait tenu compte du référendum de 2005, si l’on avait su écouter le peuple, il est possible que ce prix ait été moins lourd, voire qu’il eut pu être évité.
Il faudra, en son temps, débattre des responsabilités dans les attentats qui ont eu lieu ce vendredi 13 novembre. Aujourd’hui, il importe de prendre conscience du grand retournement auquel nous assistons.

Retournement vis-à-vis de l’Europe
Ce retournement, c’est d’abord la prise en compte de l’impuissance, voire de la nocivité, des institutions de l’Union européenne. Nous avons vu, dès 2013, que dans la lutte contre les fanatiques et les terroristes la France était seule, ou peu s’en faut. La prise d’otage de Bamako ce vendredi 20 novembre confirme l’importance de cette région dans la stratégie des groupes terroristes. En même temps que Paris était ensanglanté par les attentats du vendredi 13 novembre, le groupe criminel Boko Haram et ses divers supplétifs ensanglantaient le Nigéria, comme ils le font hélas régulièrement depuis des mois. On a peu parlé de ces attentats, mais ils ne sont pas moins cruels, pas moins inacceptables que ceux qui ont endeuillé Paris. La France porte donc seule en Europe le poids de cette lutte quotidienne. Nous voyons aujourd’hui que les mêmes pays dont les dirigeants parlent si fort de fédéralisme ont refusé la mise en commun des renseignements qui, peut-être, auraient pu empêcher que les attentats du 13 novembre aient lieu.
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