Tag Archives: Conseil national de transition, Libye

BHL se fait virer deux fois de la tribune à Benghazi

BHL se fait virer deux fois de la tribune à Benghazi [vidéo]

Nicolas Sarkozy avait mis Bernard-Henri Lévy dans ses valises pour sa récente visite éclair en Libye.

Le « philosophe » a tout fait pour apparaitre sur la tribune lors du discours de Nicolas Sarkozy le 15 septembre à Benghazi, en présence de David Cameron et Moustafa Abdel Jalil, président du Conseil national de transition (CNT). Mais à chaque tentative BHL se fait éjecter, même quand il est caché derrière des lunettes noires.
Vu dans le Petit Journal de Canal+.

La Libye va-t-elle devenir un supermarché des armes ?

La Libye va-t-elle devenir un supermarché des armes ?

19/09/2011 – 20h00
TRIPOLI (NOVOpress) – C’est la question que l’on peut se poser. En tout cas, c’est un sujet de forte inquiétude pour la coalition occidentale qui mène la guerre en Libye aux côtés du Conseil national de transition, le CNT.

En effet, de nombreuses quantités d’armes conventionnelles circulent depuis l’ouverture des dépôts d’armements libyens et la fourniture d’armes par l’Otan aux rebelles du CNT.

De plus, les services secrets occidentaux constatent que les différentes factions rebelles mettent des armes de côté.

Mais surtout la Libye est devenue un supermarché pour tous ceux qui ont besoin d’armes : affairistes, tribus, intermédiaires d’Al-Quaïda au Maghreb islamique…

Ainsi, des officiels américains affirment qu’un petit nombre de missiles sol-air sont arrivés au Mali début septembre.

Kiosque Courtois du samedi 17/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 17/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Jean-Yves Le Gallou qui remplace aujourd’hui Henri Dubost.

Novopress a publié dès ce samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre « Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo » de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

Rebond de la crise financière, rififi à l’UMPS, dynamisme des mouvements populistes, gesticulations internationales, remous entre l’Egypte et Israël,… voici la chronique d’une semaine ordinaire.

Rebond de la crise financière

Durant toute la semaine les bourses ont été chahutées. Il faut dire que les nouvelles inquiétantes se sont accumulées :

– Démission du chef économiste de la Banque centrale européenne ; l’Allemand Jürgen Starck a ainsi voulu marquer son désaccord avec le rachat par la BCE d’emprunts d’Etat détenus par les banques.

– Nouvelles grèves et manifestations en Grèce contre le plan d’austérité.

– Déclaration du ministre allemand de l’économie, le libéral Philip Rösler, n’excluant plus une faillite ordonnée de la Grèce, pour sauver l’euro.

– Dégradation par l’agence Moodys des notes de la Société Générale et du Crédit agricole. Mise sous surveillance négative de la BNP.

Les roucoulades économiques Sarkozy-Merkel et les engagements du patron de la BCE ont un peu calmé la situation… mais pour combien de temps ?

En tout cas l’indépendance de l’Europe a souffert avec les propositions chinoises d’achat de la dette en échange de nouvelles concessions commerciales. Et la participation du secrétaire au Trésor américain au sommet européen de Wroclaw en Pologne. C’est l’incendiaire qui propose ses services aux pompiers…

Kiosque Courtois du samedi 17/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Rififi à l’UMPS

A quelques mois de l’élection présidentielle la bataille de boules puantes a commencé.

L’étrange Robert Bourgi, un libanais chiite, a fait des révélations fracassantes sur les mallettes africaines de Chirac et Villepin. Révélations évidemment démenties par les intéressés. En tout cas, un lancement en fanfare pour le dernier livre de Pierre Péan : « La République des mallettes. »

Si la Chiraquie en prend pour son grade, le clan Balladur-Sarkozy n’est pas en reste

Dans le cadre de l’instruction sur l’attentat de Karachi le juge Van Ruymbeke a mis en examen le milliardaire Ziad Takieddine.

Cet homme d’affaires libanais, proche de l’UMP, aurait servi d’intermédiaire dans une vente de sous-marins au Pakistan, dans les années 90, avec à la clef 33 millions d’euros de rétro commissions occultes. Thierry Gaubert, un neuilléen proche de Sarkozy, aurait accompagné plusieurs fois Takieddine dans une banque suisse pour y retirer des fonds pour la campagne de Balladur.

Il n’est pas exclu que cette dernière affaire soit suffisamment explosive pour qu’on ait cherché à la dissimuler derrière un écran de fumée médiatique. Un écran de fumée qui s’appellerait Robert Bourgi…

Kiosque Courtois du samedi 17/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le PS aussi est à la fête…

Eh oui, cette fois c’est le puissant président du Conseil Général des Bouches du Rhône, Jean-Noël Guérini (photo) qui est mis en examen pour associations de malfaiteurs. Arnaud Montebourg a mis en cause Martine Aubry et déclaré : je cite «  c’est un fait unique dans l’histoire que nous ayons des élus aussi puissants qui soient accusés de telles ignominies. J’ai prié Mme Martine Aubry de prendre des mesures. Elle a refusé de le faire et elle a même protégé Monsieur Jean-Noël Guérini. » Un rafalage en règle !

Ça bouge chez les populistes

Marine Le Pen a été très présente dans les médias cette semaine. Dans la foulée de ses journées de rentrée tenues à Nice. Une occasion pour elle de recentrer son discours sur l’immigration. Et d’afficher de nouveaux soutiens : l’avocat médiatique Gilbert Collard et le souverainiste Paul-Marie Couteaux.

L’ancien patron des Renseignements généraux, Yves Bertrand, lui a aussi apporté un soutien indirect .Il a déclaré- je cite : « Ce que je souhaite, comme citoyen et comme ancien serviteur de l’Etat, c’est qu’on en finisse avec la diabolisation du FN et que Marine Le Pen puisse pleinement participer au débat public. »

Le Bloc identitaire a aussi tenu son université d’été.

Kiosque Courtois du samedi 17/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Dans le Var devant 150 personnes dont beaucoup de jeunes. Invité surprise du dimanche, le députe européen italien Mario Borghezio a défini le mouvement identitaire européen comme  « la seule voie de renouveau possible pour notre continent et sa civilisation ». Arnaud Gouillon a annoncé lui qu’il arrêtait son tour de piste présidentiel. Les adhérents du Bloc identitaire seront directement consultés pour définir la position de leur mouvement à la prochaine élection présidentielle. Fabrice Robert, président des identitaires, a aussi déclaré : « Nous voulons surtout développer notre mouvement au niveau de la base. Nous préférons empêcher la création d’une mosquée que faire 2 % à une élection ! »

Terminons ce panorama…

Christine Boutin a présidé le congrès du parti chrétien démocrate à Lyon. Quant à Carl Lang, du Parti de la France, il a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle.

Guéant promet de s’occuper de la délinquance roumaine…

Le ministre de l’Intérieur a visité les Champs-Elysées qui concentre selon la police je cite, « toutes les formes de la délinquance roumaine » à Paris : vols à la tire ou dans les distributeurs automatiques de billets de banque, cambriolages et vendeurs à la sauvette.

Selon Claude Guéant, 10 % des personnes déférées à la justice à Paris sont de nationalité roumaine, et 50 % des personnes roumaines interpellées sont mineures. Le ministre désire, je cite, « passer à la vitesse supérieure pour le retour des présumés délinquants dans leur pays d’origine. Je ne stigmatise rien ni personne, c’est une réalité judiciaire, il y a une montée très importante de la délinquance roumaine. » Fin de citation.

Evitons effectivement de stigmatiser les Roumains : d’abord parce la vérité oblige à dire qu’il s’agit généralement de Roms. Et qu’ensuite ce n’est pas le gouvernement roumain qui s’oppose au retour au pays des mineurs délinquants mais le Conseil constitutionnel français !

Les dernières doses du vaccin H1N1 vont être détruites

La destruction des doses périmées est prévue pour fin novembre. Pour rappel, le gouvernement avait acheté 94 millions de doses pour lutter contre l’épisode de cette grippe H1N1 pendant l’hiver 2010. Finalement, l’alerte mondiale de pandémie qui avait été déclenchée est rapidement retombée. On annonçait une terrible maladie et cette grippe H1N1 a causé la mort de 246 personnes en France contre 6000 pour la grippe normale.

Certes ce sont 246 vies humaines de trop, mais l’État a dépensé 400 millions d’euros pour acheter puis détruire ces doses. De l’argent qui est allé directement dans la poche de l’industrie pharmaceutique.

Application Iphone : juif ou pas juif ?

Si vous êtes propriétaire du fameux téléphone d’Apple, c’est la question que vous pose cette nouvelle application. Vous saurez que Patrick Timsit est juif, mais aussi Marylin Monroe et même, oh surprise de taille, Dany Boon ! Bref, la judaïté pour les non-initiés. Pour 79 centimes d’euros : la moitié du prix d’un café selon Johann Lévi, l’auteur de l’application, qui ne précise pas s’il figure sur la liste.

Un argument commercial qui n’a convaincu ni SOS Racisme qui va porter plainte, ni l’Union des Etudiants Juifs de France, ni même Alain Jacubowicz de la Licra, qui se dit « horrifié ».

Que nos auditeurs se rassurent : les maîtres censeurs ont obtenu gain de cause : l’application a été retirée de la vente en France.

Un binational à la tête de l’Office français de l’Immigration et de l’intégration

L’avocat Arnaud Klarsfeld a été nommé président de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration par décret du Président Sarkozy.

Binational franco-israélien Arnaud Klarsfeld avait choisi d’effectuer son service militaire en Israël. Autant dire que la double nationalité a encore de beaux jours devant elle…

 Nouvelles du monde

La visite de Paul Kagamé suscite des remous en France

Le président ruandais, proche des milieux anglo-saxons, a été reçu trois jours en grandes pompes en France.
Une visite qui, comme celle de Kadhafi, il y a trois ans, a provoqué un certain malaise.
Malaise du côté de l’armée française injustement accusée par Kagamé d’avoir couvert le génocide des Tutsis en 1994.

Malaise du côté d’Africains et notamment de Congolais. Plusieurs dizaines d’entre eux ont bloqué le boulevard périphérique parisien avec des banderoles proclamant « Kagamé assassin ». Pour ces Africains Kagamé est responsable de la seconde guerre du Congo qu’il a lancée en 1996. Une guerre qui a fait quatre millions de victimes. Un bilan cinq fois supérieur à celui du génocide de 1994.

Sarkozy accueilli triomphalement en Libye

Le président de la République, s’est offert jeudi un petit bain de foule à Bengazi, en compagnie du Premier ministre de sa Gracieuse Majesté, David Cameron. « C’est extrêmement émouvant de voir les jeunes Arabes se tourner vers deux grands pays d’Occident pour leur dire merci, s’est exclamé le chef de l’Etat, poursuivant : Ce qui prouve que l’affrontement entre l’Occident et l’Orient n’est pas du tout une fatalité ». Un discours que notre président aurait sans doute quelques difficultés à tenir au Tremblay-en-France. « C’est aux Libyens de construire l’avenir, c’est aux Libyens de choisir leurs dirigeants, c’est pas à nous », a encore dit Nicolas Sarkozy dans une syntaxe approximative. Rappelons au président qu’il n’y a pas à proprement parler de « Libyens ». La Libye n’est en effet qu’un conglomérat de tribus hostiles. Kadhafi fédérait celles de Tripolitaine, à l’ouest du pays, alors que le CNT regroupe celles de Cyrénaïque, à l’est, avec le soutien des islamistes.

“Occupy Wall Street”S’inspirant des « révolutionnaires » égyptiens et des « indignés » espagnols, des Américains s’apprêtent à lancer ce samedi 17 septembre leur propre mouvement de contestation sociale

Il s’agit d’un mouvement  qui s’appelle « Occupons Wall Street ». A l’origine de cette initiative le journal et la fondation Adbusters qui dénonce le caractère antidémocratique du système américain. Le journal qui regroupe un réseau d’artistes, d’écrivains et d’activistes appelle Barack Obama à créer une commission présidentielle chargée de freiner l’influence de l’argent sur les élus à Washington. Leur intention est de rassembler plus de 20.000 personnes sur la célèbre place boursière pour y dresser un camp pendant plusieurs mois. Le but de cette manœuvre est de signifier le ras-le-bol légitime de la population américaine face à la corruption du monde politique et la mainmise des grandes entreprises financières sur l’oligarchie américaine.

Le Vatican balance entre retour à la tradition et sujétion à la doxa mondialiste

Benoit XVI a proposé à la Fraternité Saint-Pie X de signer un document doctrinal en vue d’une réconciliation.

Mais le Vatican a affirmé par la voix de Monseigneur Veglio, Président du Conseil Pontifical pour les Migrants,– je cite – « le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité ». Ces mots ont été prononcés à l’occasion d’assises interreligieuses à Munich. Une concession au politiquement correct peu conforme à la chronologie des faits : car c’est le multiculturalisme qui a précédé le réveil identitaire européen.

Regains de tensions entre l’Egypte et Israël

Le Premier ministre égyptien Essam Charaf a jugé hier que le traité de paix signé en 1979 avec Israël, le premier ratifié entre l’Etat hébreu et un pays arabe, je cite, n’était pas « sacré ». Ces déclarations surviennent sur fond de tensions entre Israël et l’Egypte. La semaine dernière, l’ambassade d’Israël au Caire a été attaquée lors d’une violente manifestation. Trois personnes ont été tuées et un millier d’autres blessées dans les affrontements avec les forces de l’ordre. L’ambassadeur d’Israël en Egypte a dû rentrer précipitamment dans son pays. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait néanmoins cherché à minimiser la portée de cette attaque pour les relations bilatérales,

 

Racisme en Libye : les populations noires victimes d’exactions

Racisme en Libye : les populations noires victimes d’exactions

07/09/2011 – 17h00
TRIPOLI (NOVOpress) —
  Comme le révélait Novopress il y a quelques jours devançant une nouvelle fois les médias mainstream, la Lybie est devenue le théâtre d’exactions racistes depuis la chute du régime de Kadhafi.

Le CNT promettait pourtant par la voix de son controversé dirigeant Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil une transition pacifique qui épargnerait la population de règlements de comptes. Mais un air de vendetta souffle actuellement sur le pays où travailleurs et migrants noirs sont devenus les boucs émissaires des rebelles du CNT chers à Bernard-Henri Levy. Accusés de compromission avec le régime de Mouamar Kadhafi, les subsahariens sont victimes d’arrestations arbitraires mais surtout de violences auxquelles prendraient également part des civils. Ce climat de représailles est savamment entretenu par les partisans du CNT qui font reposer sur les travailleurs et migrants noirs des soupçons d’alliance avec le colonel Kadhafi au début du soulèvement.

1 à 2 millions de travailleurs subsahariens se trouvaient sur le sol Libyen avant la révolte. Aujourd’hui si l’on en croit les chiffres avancés par la Fédération internationale des droits de l’homme, ce chiffre ne serait plus que de 6 000. Et comme le souligne Sarah Leah Whitson, directrice du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord d’Human Rights Watch «il ne fait pas bon avoir la peau foncée en ce moment à Tripoli». Des violences condamnées par les chefs d’Etats africains comme le Nigéria qui a demandé expressément à la France et au Royaume uni « de faire cesser ces meurtres ».

En ruine suite à l’ingérence de l’Otan dans le conflit interne au pays, la Libye risque de connaitre de nouveaux débordements comme ceux connus par l’Irak après la condamnation à mort de Saddam Hussein.

Libye [exclusif] : sur fond de traité de paix avec Israël, Kadhafi aurait-il pu faire libérer Gilad Shalit ?

Libye [exclusif] : sur fond de traité de paix avec Israël, Kadhafi aurait-il pu faire libérer Gilad Shalit ?

06/09/2011 – 03h00
TRIPOLI (NOVOpress) —
Ultime coup de poker de Kadhafi ? Selon le quotidien pan-arabe Asharq Al-Awsat, dans une interview exclusive accordée au ministre israélien adjoint pour le développement du Néguev et de la Galilée, le politicien druze Ayoob Kara, le colonel Mouammar Kadhafi aurait proposé à Israël la libération du soldat Gilad Shalit, détenu par le Hamas depuis 5 ans. Préliminaire à un traité de paix entre la Libye et Israël, l’offre de Mouammar Kadhafi était également motivée par une intervention de Tel-Aviv auprès de la communauté internationale, afin de faire cesser les attaques de l’OTAN contre la Libye.

Ayoob Kara a ainsi déclaré « j’ai des amis communs avec Saif al-Islam Kadhafi, en Autriche. Il a étudié à Vienne un certain nombre d’années, et mes amis qui étaient ses camarades de classe ont intercédé en sa faveur. Le personnage principal dans la médiation a été David Lasar [membre du Parti autrichien de la liberté] qui est un citoyen juif autrichien qui a pris contact avec nous. »

Ayoob Kara, membre du Likoud, député à la Knesset et ministre adjoint pour le développement du Néguev et de la Galilée

Ayoob Kara, membre du Likoud, député à la Knesset et ministre adjoint pour le développement du Néguev et de la Galilée. Crédit photo : Wikipedia Commons

Kara a également révélé que Kadhafi lui a envoyé une invitation officielle à se rendre en Libye afin de discuter de cette proposition, et qu’il a personnellement voulu se rendre en Libye, mais a été empêché de le faire par les autorités israéliennes pour des raisons de sécurité. Pour cette raison, le vice-ministre israélien a demandé à son ami autrichien de visiter la Libye à sa place. David Lasar, qui est également conseiller municipal de la ville de Vienne, s’est donc rendu en Libye où il a rencontré Saif al-Islam Kadhafi et lui a parlé en détail de l’offre libyenne pour obtenir la libération de Gilad Shalit et de signer un traité de paix avec Israël. Kara a affirmé que Saif al-Islam Kadhafi a même exprimé sa volonté de visiter personnellement Israël – après la libération de Gilad Shalit – et de prendre la parole devant la Knesset, de la même manière que le président égyptien Anouar Sadate en 1977.

Kara a précisé à Asharq Al-Awsat que l’offre libyenne avait été prise très au sérieux à Tel Aviv, qui a demandé à Kadhafi de la formuler par écrit. La situation à Tripoli l’a toutefois empêché de le faire, l’avancée des rebelles décidant les autorités israéliennes à cesser toute communication. En réponse à une question sur la capacité du régime de Kadhafi à obtenir la libération de Gilad Shalit, Kara a déclaré que « nous avons également posé cette question et la réponse que nous avons reçue était que Saif al-Islam et son père ont des relations très poussées avec le chef du Hamas, Meshal Khalid, et avec les autorités syriennes. » Il a ajouté que « il n’y avait aucun doute qu’il [Saif al-Islam] pouvait parler en toute confiance [pour la libération de Shalit] dans ce contexte. »

Répondant à une question concernant ce qu’attendait précisément le régime de Kadhafi en échange, Kara a révélé que « ils voulaient que les forces de l’OTAN cessent leur guerre. Ils ont également demandé à Israël d’intervenir [pour le compte de la Libye] aux États-Unis, ce qui aurait influencé ses alliés en Europe et mis un terme à l’offensive de l’OTAN. » Quant à savoir si Tel Aviv pouvait accepter de telles demandes, Kara a rétorqué à Asharq Al-Awsat que « nous étions de toutes façons intéressés à libérer Shalit et à signer un traité de paix avec un pays arabe. »

Interrogé pour savoir si il était politiquement viable pour Israël de soutenir un régime qui poursuit une politique de violence à l’égard de son propre peuple, le vice-ministre israélien a souligné que « notre politique n’est pas de nous immiscer dans les affaires intérieures des États. Aussi cette question aurait été en effet discutée par le gouvernement avant une prise de décision. Nous n’avons pas atteint ce stade, l’offre est arrivée trop tard. » Kara a également indiqué que Tel Aviv n’est pas actuellement en rapport avec le leader libyen déchu, bien que lorsqu’il lui a été demandé si Israël sait où est Kadhafi aujourd’hui, il ait refusé de répondre.

Crédit photo en une : U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jesse B. Awalt/Released. Légende : Mouammar Kadhafi au 12ème sommet de l’Union Africaine, le 2 février 2009 à Addis-Abeba
[box class= »info »]Voir (en anglais) : jpost.com et asharq-e.com[/box]

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

03/09/2011 – 13h00
DAMAS (via Info-Syrie.fr) — Comme prévu, l’Union européenne a confirmé, ce vendredi 2 septembre, l’embargo sur toutes les importations de pétrole syrien sur son territoire, confirmant aussi, par la même occasion, son alignement sur la diplomatie américaine. Les fédéralistes gémissant sur l’absence d’une réalité et d’une volonté politique européenne commune pourront se consoler : leur Europe existe au moins pour relayer, de la Syrie à la Libye en passant par la Yougoslavie, la Géorgie, la Côte d’Ivoire, le Soudan, l’Iran, les volontés et mots d’ordre du département d’État de Washington.

Cette décision était attendue, s’inscrivant dans le « jeu » de mesures économiques prises ou annoncées par les Américains et leurs seconds pour mettre à genoux le régime – en accroissant les difficultés de la population : c’est, ni plus ni moins, une façon « libérale » de pratiquer l’ingérence – et la subversion.

Cette décision européenne n’est certes pas anodine : 95% des ventes de pétrole syrien se faisaient avec les pays de l’Union européenne. On estime qu’entre un quart et un tiers des recettes syriennes pourrait être compromis par l’embargo sur le pétrole. Celui-ci, pour être précis, concerne non seulement l’achat, l’importation et le transport du pétrole et des produits dérivés, mais aussi les services financiers et d’assurance liées aux transactions.

Toutefois, l’embargo est, en quelque sorte, « à la tête du client » des Syriens : l’Italie a obtenu en effet de ses partenaires européens que les contrats de livraison de pétrole syrien actuellement en cours, et impliquant deux compagnies pétrolières nationales italiennes – Syria Petroleum et Sytrol -, soient honorés jusqu’au 15 novembre. Et, par ailleurs, les experts es-blocus économique de l’Union ont décidé de surseoir, pour un temps indéfini, à la mesure d’interdiction de tout investissement européen dans le secteur pétrolier syrien : les « droits de l’homme » et la « démocratie » c’est bien, mais les affaires demeurent les affaires, surtout en ces temps de crise.

Peut-être les Européens, et singulièrement les Français, espèrent-ils, à plus ou moins brève échéance, s’abreuver désormais en pétrole à la « source » libyenne, leur opération « humanitaire » et « pro-démocratie » en Libye s’assimilant chaque jour d’avantage à une opération de captation de ressources énergétiques.

Le salut économique viendra-t-il de l’Est ?

Pour en revenir à la Syrie, quelle parade peut-elle trouver  à cette décision, qui frappe un pays fragile économiquement, où 12% de la population était, selon une estimation de 2006, en dessous du seuil de pauvreté, et où le taux de chômage atteignait un peu plus de 8% en 2010 – selon un site de documentation de la CIA ?

Voici dix ans, la Syrie occupait le 29ème rang mondial avec une production de 26 millions de tonnes de pétrole brut. Toutefois, ses exportations sont passées, entre 2005 et 2011, de 285 000 barils/jour à 155 000/jours, et n’occuperait plus que le 56e rang des exportateurs pétroliers cette année – ces chiffres-estimations étant eux aussi de la C.I.A. !

Ce qui est certain c’est que le pays était, au moment où a éclaté la crise politique, en pleine restructuration de son économie, avec la modernisation de ses infrastructures, notamment portuaires. Il connaissait aussi un taux de croissance appréciable :  2,2% en 2009. Les principaux secteurs économiques étaient, outre l’industrie pétrolière, l’agro-alimentaire, le bâtiment, la métallurgie, ainsi qu’un important secteur artisanal produisant vêtements, tapis et produits en cuir, les exportations reflétant l’activité de ces différents secteurs.

Mais c’est surtout le secteur touristique qui a connu une véritable explosion, passant de 1 276 000 touristes en 1996 à près de 7 500 000 en 2010. Naturellement, cette activité a été frappée de plein fouet par les six mois de troubles.

Le pétrole est donc une part importante de la richesse de la Syrie. Avec le gaz : tout récemment un accord pour la construction d’un « gazoduc islamique » a été conclu entre Damas, Bagdad et Téhéran (voir notre article « Syrie/Irak/Iran : un gazoduc très politique » , mis en ligne le 27 juillet). Un partenariat  qui pourrait, symboliquement, témoigner d’une réorientation de l’économie syrienne vers « l’Est », c’est-à-dire, outre l’Iran et l’Irak, des nations ayant jusqu’à présent soutenu diplomatiquement la Syrie, et en concurrence économique avec le bloc occidental, comme l’Inde et la Chine. Enfin, on voit mal la Russie laisser « tomber » son allié historique et principal au Proche-Orient, surtout après le raid stratégico-économique » de l’OTAN sur la Libye et son pétrole.

De toute façon, les mesures de rétorsion économiques ont toujours davantage pénalisé les populations qu’abattu les régimes : l’Irak en est le plus récent, le plus notable et le plus désolant exemple. L’Union européenne a certes tiré une assez grosse cartouche contre Damas, mais on peut penser que c’est une des dernières. Car que faire de plus : la guerre ?

Crédit photo : Dayr az Zawr, par Richard Messenger (Flickr)

Militantisme : retour au réel - Magazine Rébellion N° 49

Militantisme : retour au réel – Magazine Rébellion N° 49

Militantisme : retour au réel - Magazine Rébellion N° 49Editorial
L’été meurtrier

Société
La France cachée.
La colère du prolétariat français couve

Alternative économique
Autocentrer le développement.
Pour en finir avec la mondialisation néolibérale

Militantisme
Organisation et autonomie. L’engagement militant
>Petit guide militant sre
>Alain de benoist sur le militantisme…
>La bibliothèque de base du militant

Contre-société
Le concept de base autonome durable (BAD)

Philosophie
Costanzo preve. Histoire critique du marxisme

Chroniques livres
>Rendez-vous au manoir. Jean Parvulesco
>Lectures pour Frédéric II. Luc-Olivier d’Algange
>Orientations rebelles. Georges Feltin-Tracol

Edito

Le chiffre croissant de la criminalité n’est plus un mystère dans la société capitaliste où la perte de référence humaine, morale, constitue le meilleur mode d’être pour l’autoreproduction du modèle de la globalisation en marche. Toutes les déviances sont ainsi exploitables de diverses manières et dans des intentions multiples par les autorités du pouvoir oligarchique en place. Ce dernier ne manque pas lui-même d’appliquer les recettes des voyous afin de perpétuer son règne. Ainsi avons-nous récemment assisté, d’une part, à une gigantesque tentative de braquage à Tripoli de la part des pays intervenant militairement contre le pouvoir de Kaddafi et qui s’il réussissait serait probablement le casse du siècle et d’autre part, à un carnage en Norvège attribué à un jeune et riche franc-maçon classé à l’extrême droite politique, qui tel un « Rambo » aurait à lui seul fait exploser un bâtiment public puis doué d’un sens aiguisé de la mobilité aurait ensuite mitraillé quelques dizaines de malheureux jeunes de ses compatriotes. A chaque évènement de ce type, des flots de désinformations viennent obnubiler les consciences déjà passablement engourdies de nos contemporains afin de donner une version officielle de justification et d’interprétation erronée de la réalité.

Sans prétendre posséder toutes les clefs de lecture du réel, il ne nous paraît pas impossible de démonter les rouages essentiels de la mascarade médiatique commise par l’idéologie dominante. Sur fond de manipulation de réseaux islamistes formés par la CIA, il y a longtemps que les Etats-Unis favorisent la sécession de la Cyrénaïque aux dépens de Tripoli. Avec les soubresauts récents en Egypte et le renversement du régime de Moubarak et face à une situation que l’armée égyptienne ne pourrait peut-être pas à long terme maintenir, il s’agirait de « sécuriser » la frontière du côté de la Libye avec un appui potentiel du fameux CNT, ce qui permettrait aux Etats-Unis d’avoir un pied supplémentaire au niveau stratégique dans la région, au titre de protecteur d’Israël. Par ailleurs, bien évidemment, la question du contrôle des ressources pétrolières lybiennes n’est pas étrangère à l’intervention otanesque en cours et permettrait de contrer la Chine qui commençait à beaucoup investir dans le pays. La France elle-même se trouve avec « Total » directement en concurrence avec les compagnies italiennes, ce qui peut expliquer la prudence du gouvernement italien au sujet de l’agression militaire en Libye. Au-delà, il faut surtout souligner l’indépendance de la politique de Kaddafi sur le continent africain. Kaddafi « initia un mouvement destiné à refuser le dollar et l’euro, et appela les nations arabes et africaines à utiliser à la place une nouvelle monnaie, le dinar or. Kadhafi suggéra d’établir un continent africain uni, avec ses 200 millions de personnes utilisant cette monnaie commune… Cette initiative était perçue négativement par les Etats-Unis et l’Union Européenne, le Président français Nicolas Sarkozy qualifiant la Lybie de menace pour la sécurité financière de l’humanité. » (1). De cette façon se verrait mis en cause le système des pétrodollars garantissant la domination de l’économie étasunienne malgré les hausses du prix du pétrole demandés par l’OPEP. Ensuite, ce que l’on nous a présenté comme le gel des avoirs de Kaddafi n’est en fait que la mainmise sur les 30 milliards de dollars de la banque de Libye auxquels les États-Unis avaient accès. A cela s’ajoute la décision d’Obama de viser tout ce qui appartient au gouvernement libyen en sus de la Banque Centrale de Libye. Pure rapine! Ajoutons que ces sommes avaient été affectées par la Libye à des projets importants en Afrique. (2). A partir du moment où la Banque Centrale Africaine sise à Abuja au Nigeria imprimerait de l’argent africain, cela mettrait également fin à la prédominance du franc CFA. Fureur du capitalisme français et de son commis de Président! Aux armes, il faut monter au braquage! Quel scandale que l’existence de cette Banque centrale libyenne, société nationale à 100% et au service d’une régulation financière adossée aux exigences de croissance économique et de stabilité financière d’un pays souverain. Cela aurait pourtant dû séduire tous les moralisateurs de la finance internationale et aurait pu être envisagé comme modèle vertueux… Mais enfin la tentation est trop grande pour la maffia oligarchique, d’autant que « selon le FMI, sa banque centrale renferme environ 144 tonnes d’or dans ses coffres » (3), ce qui évidemment pousse à une urgente « intervention humanitaire« . (4).

Certes, cela n’est guère nouveau : « est-ce que le marché mondial aurait jamais vu le jour sans crimes nationaux? Et les nations mêmes se seraient-elles formées? » (5) K. Marx. Il est donc possible d’envisager le crime sur le plan de la division sociale du travail comme le fit Marx. Ce que ce dernier ne pouvait entrevoir est l’utilisation du terrorisme à plus ou moins grande échelle avec effet médiatique garantie, manipulation de l’opinion publique, afin de couvrir les pires exactions des puissances oligarchiques en train d’unifier un monde unipolaire. On utilise ainsi l’extrême droite, l’extrême gauche, les islamistes, des individus plus ou moins instables, on retourne tout ce beau monde dans tous les sens à en donner le tournis et plus personne n’y voit goutte. Il suffit alors de faire surgir de la situation le message recherché. Ne serait-ce pas le cas dans l’affaire du meurtrier norvégien évoqué au début de notre éditorial? Ce descendant des vikings, adepte semble-t-il, de rites fort peu odiniques tombe à point pour lancer une nouvelle campagne contre un « fascisme » scandinave entrant en concurrence avec le terrorisme « islamiste » tout aussi meurtrier. « Le criminel produit un effet tantôt moral, tantôt tragique, c’est selon ; ainsi rend-il ‘service’ aux sentiments moraux et esthétiques du public. » (6). Ici, bien sûr, l’indignation du public mais aussi l’interrogation sur la possibilité pour un tel pays, indépendant de l’Otan, de l’UE, critique de la politique israélienne, favorable à la création d’un Etat palestinien, de couver en son sein l’existence d’un tel psychopathe, graphomane sur Internet et digne d’Erostrate dans sa folie criminelle. Car de nos jours le meurtrier terroriste utilise Internet, il y fignole son discours, fait part de sa « doctrine » sous l’œil vigilant de toutes les polices. Qui ne voit que toutes les forgeries en deviennent possibles?

Lorsque le système spectaculaire est intéressée à la chose, il prône la théorie du complot (le fascisme, l’islamisme, l’antisémitisme, le spectre du communisme arrangés à diverses sauces menaçant la démocratie) tout en distillant l’idée que ceux qui essaient de déjouer ses manœuvres obscures sont victimes de l’illusion complotiste. En conséquence toute compréhension critique du réel s’en trouve verrouillée. Il nous semble utile de dire que ce phénomène s’inscrit dans l’opacité produite par l’incapacité dans laquelle la conscience aliénée se trouve d’expliquer un monde lui étant hostile, étranger. Au stade du capital absolu, l’idéologie produite schizophréniquement tend à cristalliser une représentation totalisante, uniforme de l’histoire humaine dans la globalisation des pratiques et des consciences. Ce schéma de justification de la réalité s’avère simpliste et monolithique dans sa présentation spectaculaire au public. Aussi peut-on croire y voir à l’œuvre la présence sous-jacente d’un seul déterminisme agissant : la main invisible d’un complot quelconque (dans l’esprit du psychopathe norvégien c’était, semble-t-il, l’islamisme et le marxisme). Ce dont ne se privent pas les personnalités instables, utilisables alors à souhait pour des opérations de déstabilisation effectuées par des services aux visées tactiques et stratégiques rationnellement calculées.

Pour sortir de cette nasse mentale déréalisante, l’effort minimum nécessite de s’inscrire dans une démarche de critique et de rejet du capitalisme, y compris de ses fausses alternatives ayant la vie dure (réformisme social-démocrate, dichotomie droite/gauche, marxisme idéologisée, gauchisme, nationalisme nostalgique, etc.) critique dont les sources sont déjà anciennes tout en tenant compte des nouveaux aspects de celui-ci à mettre à jour. Toute autre analyse débouche sur une scotomisation du réel (processus faisant disparaître du champ de la conscience certains aspects de celui-ci). C’est la tâche que nous essayons de mener à bien.

NOTES

1> Peter Dale Scott. Article reproduit dans Les dossiers du BIP. N° 142. Cit. p. 17. Ed. Démocrite, 6, rue du Haras, 61140 Juvigny s/s Andaine.

2> Ibidem. p.18.

3> Ibidem. p.18.

4> Mais celle-ci ne s’adresse pas à tous. Selon la fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH) au sujet de la guerre en Lybie : « les exactions à caractère raciste – assassinats, viols, lynchages, pillages – commises à l’encontre des Tchadiens, Nigériens, Soudanais, Nigérians dans la zone libérée par les rebelles du Conseil national de transition (CNT) sont à ce point ‘massives et systématiques’ qu’elles peuvent être qualifiées de ‘crimes de guerre relevant de la Cour pénale internationale (CPI)’. En cause : l’assimilation mortelle Noir = mercenaire de Kaddafi, mais aussi, en filigrane, le rejet viscéral du tropisme africain du ‘Guide’ honni. » C’est le très consensuel Jeune Afrique, n° 2634, p.6, qui l’écrit à propos des charmants garçons que le gouvernement français arme et soutient fébrilement comme il l’avait fait pour les sbires de Ouattara en Côte d’Ivoire avec l’approbation unanime de notre courageuse « gauche » et l’absolution de B-H-L…

5> Marx. Œuvres. Economie. Tome II, p. 400. Ed. Gallimard.

6> Ibidem, p. 400.

[box class= »info »] Magazine Rebellion. [/box]

Guerre en Libye : contrat pétrolier secret entre la France et le CNT

Guerre en Libye : contrat pétrolier secret entre la France et le CNT

01/09/11 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Loin des beaux discours démagogiques sur la démocratie et la « liberté des peuples », les vraies motivations de la guerre sarkozyste en Libye commencent à apparaître.

En effet, la France aurait conclu un accord secret avec le Conseil national de transition lui attribuant 35% du pétrole libyen en échange de son soutien à la rébellion.

C’est le quotidien Libération qui révèle aujourd’hui cette information soigneusement tenue secrète par le gouvernement français. Le journal affirme s’être procuré une lettre du CNT envoyée le 3 avril dernier à l’émir du Qatar, dans laquelle le Conseil précise avoir signé « un accord » attribuant 35 % du total du pétrole brut à la France en échange du soutien « total et permanent » à l’organe politique suprême de la rébellion libyenne.

L’intervention de l’armée française achetée à coup de barils de pétrole, voilà qui ternit sensiblement l’image de « noble croisade humanitaire et démocratique » que Nicolas Sarkozy avait voulu donner de cette expédition militaire.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré « ne pas avoir connaissance d’une telle lettre », tout en jugeant « logique » que les pays ayant soutenu les rebelles soient privilégiés dans la reconstruction de la Libye.

Racisme anti-Noirs : élément moteur de la rébellion libyenne

Racisme anti-Noirs : élément moteur de la rébellion libyenne [vidéo]

31/08/2011 – 18h30
TRIPOLI (NOVOpress) —
Contrairement à la presse française (à l’exception de Novopress) qui n’évoque guère ces faits dérangeants, la presse anglophone se fait largement l’écho de la chasse aux Noirs ouverte par les troupes rebelles en Libye. Comme le souligne horrifié le journaliste de gauche britannique Richard Seymour dans les colonnes du Guardian, une des motivations expliquant le succès de la rébellion est la xénophobie dont sont victimes les Africains que le colonel Kadhafi a fait venir en grand nombre à la fois pour servir de soutiers à bas prix pour son économie et comme chair à canon de ses forces de répression. Images à l’appui avec cette vidéo.

Des Noirs massacrés par des rebelles libyens

Des Noirs massacrés par des rebelles libyens

29/08/2011 16h00
TRIPOLI (NOVOpress) – Le bloggeur congolais Alex Engwete publie des nouvelles du continent noir qui tranchent sur les informations aseptisées de la presse occidentale, trop paralysée par le politiquement correct pour oser rendre compte de ce qui se passe.

Dans un post bien informé, Alex Engwete rapporte des assassinats de Noirs par les rebelles libyens sous couvert de chasse aux mercenaires venus du sud du Sahara.

Il semble que les populations arabes profitent de ces moments d’anarchie pour régler des comptes avec une population nombreuse attirée par les largesses du colonel Kadhafi.

L'Iran a soutenu les « rebelles » libyens

L’Iran a soutenu les « rebelles » libyens

28/08/11 – 15h20
TEHERAN (NOVOpress)
– Nouveau coup dur pour l’image « démocratique et laïque » de l’insurrection libyenne et du CNT (Conseil National de transition) : la République islamique d’Iran de Mahmoud Ahmadinejad, elle aussi, aurait activement soutenue le mouvement insurgé.

« L’Iran a fourni discrètement de l’aide humanitaire à la rébellion libyenne avant la chute de Tripoli« , a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi.

« Avant la chute de Kadhafi, nous avions des contacts avec de nombreux groupes rebelles et nous avons envoyé sans faire de bruit trois à quatre livraisons d’aide médicale et humanitaire à Benghazi« , a-t-il ensuite ajouté

Ces affirmations sont confirmées par le fait que le chef du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, a envoyé une lettre de remerciement au président iranien pourtant régulièrement présenté comme le « diable » dans les pays occidentaux.

L’Iran a également « félicité le peuple musulman libyen » après l’entrée des rebelles à Tripoli.

Un soutien qui renforce les inquiétudes concernant le futur poids des islamistes radiaux dans le gouvernement de la Libye.

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

[box class= »info »] Communiqué de Bernard Lugan, 26 août 2011 [/box]

Première remarque : personne ne regrettera le « guide satrape » libyen, ni les attentats qu’il commandita pas plus les provocations devant lesquelles cédèrent avec faiblesse tant de responsables politiques mondiaux. Pour autant, la chasse à l’homme, « mort ou vif », lancée contre lui et ses fils, prime à l’appui, par certains de ceux qui, hier encore, rampaient à ses pieds est insupportable autant que nauséabonde. Elle en dit long sur l’ « ancrage » éthique des futurs responsables libyens…

Cette mise au point étant faite, venons-en aux considérations politiques. Le CNT (Conseil national de Transition) qui a fini par l’emporter grâce à l’Otan étant un volapuk idéologique, l’avenir de la Libye paraît bien sombre. En effet :

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan – Il s’est agi au départ du mouvement d’une dissidence régionaliste arabo-musulmane née en Cyrénaïque, donc à l’est du pays, renforcée d’une manière opportuniste et tout à fait artificielle par le soulèvement de la minorité berbère vivant dans le djebel Nefusa, à cheval sur la frontière tunisienne, donc à l’ouest. A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, rien n’est parti de la capitale, mais de deux régions excentrées.

– L’épicentre de la « révolution » fut la région de Benghazi qui avait des comptes à régler avec le régime depuis la féroce répression d’un précédent soulèvement islamiste. Cette Cyrénaïque dissidente à l’époque ottomane, rebelle durant l’Impero italien et insoumise depuis les années 1990, présente plusieurs originalités : elle est le fief des partisans de l’ancienne monarchie islamo-senoussiste, le phénomène jihadiste y est fortement ancré et la contestation y a reçu le renfort des mafias locales dont les ressources étaient coupées depuis plusieurs mois à la suite de l’accord italo-libyen concernant la lutte contre les filières de l’immigration africaine clandestine.

– Toujours à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, et cela a constamment été caché à l’opinion française afin de ne pas écorner l’image « positive » des insurgés, ce soulèvement fut extrêmement violent. Il fut en effet, dans certaines villes tombées aux mains des rebelles, accompagné de la mise à mort d’une manière cruelle et rappelant les méthodes des islamistes algériens, des partisans du régime et parfois même des membres de leurs familles.

– Ce fut donc dans une atroce guerre civile que la France s’immisça pour des raisons officiellement éthiques. Sans son intervention, le colonel Kadhafi aurait repris le contrôle de la situation.

A la date du vendredi 26 août, l’avenir de la Libye est pour le moins incertain. Le CNT qui a annoncé qu’il allait quitter Benghazi pour venir s’installer à Tripoli demande des sommes astronomiques à la « communauté internationale » pour reconstruire le pays prospère qu’il vient de détruire. Pour mémoire, avant les « évènements », la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Politiquement, la tâche qui attend ce mystérieux CNT est immense. Reconnu par la France comme « le seul représentant légitime des populations libyennes » le 10 mars 2011, soit à peine 5 jours après qu’il se fut lui-même pompeusement auto proclamé « seul représentant du Peuple libyen », il s’agit d’un mélange instable et explosif rassemblant des monarchistes senoussistes, des républicains laïcs, des islamistes jihadistes, des islamistes modernistes, des démocrates, des fédéralistes berbères et d’anciens responsables du régime ayant fait défection au gré de leurs intérêts fluctuants. Sa première tâche va être de prendre en compte les véritables rapports de force existant en son sein. Ensuite, il va lui falloir, et cela très rapidement, tenter de trouver une solution constitutionnelle permettant de concilier les constantes tribales, régionales et religieuses avec la définition d’un véritable Etat libyen. Comment s’organisera la Libye de demain ? Là est en effet toute la question. La Tripolitaine et la Cyrénaïque se combattront-elles, partageront-elles le pouvoir ou bien l’une l’emportera t-elle sur l’autre ? Comment va réagir la minorité berbère quand elle constatera qu’elle aura une fois de plus été flouée ?

Avant de se lancer dans cette guerre les autorités françaises ont-elles pris en compte l’hypothèse de l’apparition de guerres tribales et claniques, comme en Somalie ? Ont-elles bien évalué le risque islamiste, éventualité qui ouvrirait un espace inespéré pour Aqmi qui prospère déjà plus au sud dans la région du Sahel ? Vaincre dans une guerre aérienne et électronique sophistiquée un dictateur usé et anachronique dont l’état-major était incapable de coordonner la moindre action militaire interarmes et dont les blindés à bout de souffle manœuvraient quasiment au fanion, presque comme en 1916, est une chose. Gérer une situation géopolitique instable née de cette guerre va en être une autre…

Bernard Lugan

[box class= »info »] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

*** Photo en haut de l’article, crédit B.R.Q., licence Creative Commons

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli – Par Manlio Dinucci

Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux qui témoignent que le soldat a été tué par un raid de l’OTAN. En moins de cinq mois, informe le Commandement conjoint allié de Naples, l’OTAN a effectué plus de 20 mille raids aériens, dont 8 mille d’attaques par bombes et missiles. Cette action, déclarent au New York Times de hauts fonctionnaires étasuniens et OTAN, a été décisive pour resserrer l’étau autour de Tripoli.

Les attaques sont devenues de plus en plus précises, détruisant les infrastructures libyennes et empêchant ainsi le commandement de Tripoli de contrôler et d’approvisionner ses forces. Aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser Hellfire, qui est lancé à 8Kms de l’objectif, utilisé aussi en Libye par les avions télécommandés étasuniens Predator/Reaper.

Les objectifs sont repérés non seulement par les avions radar Awacs, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les Predator italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés -indiquent au New York Times les fonctionnaires OTAN- par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, « grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN », de transmettre d’importantes informations au « team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper ». De plus, rapportent les fonctionnaires, « la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays ont déployé des forces spéciales sur le terrain en Libye ». Officiellement pour entraîner et armer les rebelles, en réalité surtout pour des tâches opérationnelles. […]

[box class= »info »] Source et suite sur Mondialisation.ca. [/box]

Damas : l’ambassadeur américain obligé d’écourter son ingérence [vidéo]

Damas : l’ambassadeur américain obligé d’écourter son ingérence [vidéo]

25/08/2011 – 18h15
DAMAS (via InfoSyrie.fr) — Les relations syro-américaines étant ce qu’elles sont, on ne risque pas de les dégrader davantage. C’est ce qu’ont dû se dire les manifestants qui, à Damas, mardi 23 août, ont réservé un accueil chaud – ou frais, c’est selon – à l’ambassadeur Robert Ford, bien connu désormais pour sa participation – pas très diplomatique – aux manifestations des opposants radicaux de Hama, le 8 juillet dernier.

Depuis d’ailleurs, il continue de porter les encouragements d’Obama-Clinton aux opposants aux quatre coins du pays. Et c’est toujours dans le cadre de cette « diplomatie d’ingérence », que Mr Ford était venu apporter son soutien à une réunion d’avocats proches de l’opposition à l’hôtel Cham. Las, au sortie de la dite réunion, Robert Ford s’est retrouvé nez à nez avec un groupe de supporteurs de Bachar al-Assad. Ceux-ci, qui brandissaient une affiche à l’effigie du président syrien, ont copieusement conspué l’ambassadeur-déstabilisateur, recyclant avec beaucoup d’à-propos le vieux slogan « US go home ! » et proclamant vigoureusement leur amour conjoint de Bachar et de la Syrie.

Ford a vite été contraint au repli dans son 4×4 vitres-blindées-et-fumées sous la protection de ses bodyguards, serré de près par les manifestants qui ont pu symboliquement plaquer l’affiche de Bachar sur le pare-brise du véhicule diplomatique.

D’un ambassadeur US à l’autre

La télévision syrienne, c’est de bonne guerre psychologique, s’est emparée de l’incident. Nous mettons en ligne ci-dessous le reportage, hélas réservée prioritairement aux arabophones : on y voit un des manifestants raconter les péripéties de l’incident, puis on voit Ford circonspect à la sortie de l’hôtel Cham, avant de regagner précipitamment sa voiture, escorté vigoureusement par les « bacharistes ».

On sait que les Américains n’apprécient guère qu’on touche, même symboliquement, à leurs diplomates et aux signes extérieurs de leur puissance. L’administration Obama n’avait pas beaucoup aimé les jets de pierre contre son ambassade de Damas en juillet dernier, nul doute qu’elle condamnera vigoureusement la « reconduite » de Ford à sa voiture à défaut d’y pouvoir trouver un prétexte convaincant pour une intervention armée. La fin du reportage de la télévision syrienne devrait d’ailleurs, à cet égard, apaiser un peu cette blessure d’amour-propre diplomatique, puisqu’on a droit à une interview de l’ancien ambassadeur américain en Irak Edward Peck, présent à Damas dans le cadre de la visite d’information – ou de réinformation – organisée dans la capitale syrienne et à Hama par les autorités et des des décideurs économiques syriens du 20 au 22 août. Peck, dont nous allons mettre en ligne l’entretien qu’il nous a accordé en cette circonstance, est un opposant résolu à la politique arabe – et syrienne – de son gouvernement. On voit donc que même au pays d’Hillary Clinton et de Paul Wolfowitz, il y a encore des personnalités courageuses pour essayer de sauver l’honneur perdu de la diplomatie américaine.

[box class= »info »]Auteur : Louis Denghien / Article reproduit avec l’aimable autorisation de infosyrie.fr[/box]

Libye : l'entrée au capital se décompte comme suit...

Libye : un ticket de 1 milliard d’euros pour « entrer au capital »…

25/08/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) —
Selon le journal Die Welt, dans une dépêche datée du 24 août, le montant total des opérations de guerre menées en Libye dépasserait le milliard d’euros.

Le « ticket » se partage comme suit. États-Unis : le coût de leurs opérations militaires est chiffré à 618 millions d’euros à la fin du mois de juillet ; Royaume-Uni : le Secrétaire britannique de la Défense Liam Fox avait parlé en juin d’un montant d’environ 300 millions d’euros ; France : seulement 160 millions d’euros pour 4 mois de présence…

Les États-Unis ont expliqué qu’ils avaient réalisé et financé la majeure partie du travail de renseignement. Ils ont également pris à leur charge avec le Royaume-Uni les premières vagues d’attaques qui ont été lancées à partir de sous-marins et de navires de guerre, pendant lesquelles 112 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés, à un prix unitaire de 1,5 million de dollars.

Le Comité National de Transition libyen sera-t-il en mesure de récompenser à leur juste participation les actionnaires de l’aventure ?

Photo©Piotr Bizior

Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil souhaite être jugé - crédit photo : Foreign and Commonwealth Office

Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil souhaite être jugé

24/08/2011 – 09h15
TRIPOLI (NOVOpress) — Le bourbier libyen dont Alain Juppé prédisait une issue courte n’a pas fini de faire parler. Certes, si l’on en croit le concert unanime des annonces diffusées par les médias occidentaux, la chute de Mouammar Kadhafi serait une question d’heures. Loin d’obtenir un satisfecit pour avoir déposer l’ex-ami des chefs d’États occidentaux, les guerroyeurs de l’OTAN vont désormais faire face à plusieurs dilemmes dont le principal sera d’installer une personne capable de pérenniser « le vent démocratique » (sic) qui souffle sur la Libye. Une mission qui s’annonce ardue tant ce pays risque d’assister à des règlements de compte inévitables même si le CNT s’en défend. Mais surtout, quel rôle jouera désormais le très célèbre chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil, adoubé par les Sarkozy et consorts, dont le pédigrée est entaché par une collaboration de quatre années avec le régime de Kadhafi ?

Voulant certainement couper l’herbe sous le pied de ses détracteurs, il s’est dit « prêt à comparaître devant la justice pour avoir coopéré par le passé avec le colonel Kadhafi » lors d’une conférence de presse à Benghazi, retransmise par des chaînes arabes. Une annonce qui révèle la fragilité latente de la coalition formée par le CNT dont les murs pourraient rapidement se lézarder sur la question de la personne la plus chevronnée pour diriger le pays. Ainsi comme le mentionne Kamran Bokhari, analyste chez STRATFOR, aucun homme ne fait l’unanimité dans les rangs des insurgés. La quête du pouvoir, sous contrôle américain évidemment…, pourrait opposer le dissident Ali Tarhoun ou l’actuel Premier ministre du gouvernement des rebelles et ancien responsable chargé du développement sous Kadhafi, Mahmoud Jibril. Ou comment, selon la formule, faire du nouveau avec de l’ancien. Après les bombardements meurtriers de l’Otan, la Libye est un pays exsangue qui pourrait rapidement s’exposer à un scénario comme celui que connait actuellement l’Irak, aujourd’hui en proie à une véritable guerre civile après la victoire des forces alliées de l’OTAN en 2003.

[box class= »info »]Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil – Photo : Foreign and Commonwealth Office[/box]

Chute de Tripoli : les bobards du Conseil national de transition [vidéo]

Chute de Tripoli : les bobards du Conseil national de transition [vidéo]

23/08/2011 14h40
TRIPOLI (NOVOpress) – Qui croire ? Tout le monde nous annonçait la chute de Kadhafi, l’arrestation de certains de ses fils, que le peuple libyen recouvrait enfin sa liberté (avec l’aide de l’OTAN non seulement dans les airs, mais semble-t-il également au sol)… Las, certains de ces bobards proclamés avec vigueur par les rebelles du du Conseil national de transition (CNT) sont rapidement tombés tel un soufflet.

Premièrement, les forces loyales au colonel Kadhafi résistent. Même si les rebelles affirment contrôler 80 % de Tripoli (principalement la vieille ville), ils ont perdu le contrôle de la place Verte reprise suite à une offensive des forces pro-Kadhafi. De plus, ces mêmes forces ont réussi à lancer au moins un missile scud de la ville de Syrte (la ville d’origine de Kadhafi et qui est fidèle à ce dernier), en direction de Misrata contrôlée par le CNT. D’où les déclarations de Gérard Longuet, le ministre de la Défense, ce matin sur France Inter, où il s’est montré moins enthoutiaste que lundi.

Mais surtout le plus gros bobard du CNT a été l’annonce de la capture de Seïf al-Islam, l’un des fils de Kadhafi. Non seulement, contrairement aux allégations du CNT, la Cour pénale internationale n’a jamais eu la confirmation de la capture de Seïf al-Islam, mais ce dernier a pu paradé librement. La preuve en images.

Mais cette insurrection ne fait pas perdre le sens du commerce à certains. Comme en témoignent les sites de vente en ligne américains qui proposent d’afficher leur soutien aux rebelles libyens en mettant à disposition de tout un chacun la panoplie complète du rebelle de Misrata…

Soutien aux rebelles lybiens