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Traité transatlantique, on nous en dit si peu qu'il doit y avoir beaucoup à cacher.

Traité transatlantique : on nous en dit si peu

10/03/2015-PARIS (NOVOpress)
Traité transatlantique, dit TAFTA, on nous en dit si peu qu’il doit y avoir beaucoup à cacher.

« Transparence toujours insuffisante », « question sensible de la coopération réglementaire », « tribunaux d’arbitrage dans la balance », sur son blog « Contre la cour », Magali Pernin fait un point salutaire sur l’avancée des négociations sur le TAFTA.

Du 2 au 6 février dernier, après plus de cinq mois de pause causée par le renouvellement des institutions européennes, les négociateurs transatlantiques se sont de nouveau réunis.

Ce huitième cycle de négociations s’est tenu à Bruxelles et a abordé l’ensemble des domaines qui seront couverts par l’accord, hormis la protection des investissements qui, nous le verrons, suscite encore des débats. Malgré cette pause officielle des négociations, le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis a néanmoins connu une actualité remplie ces derniers mois.

Pour lire la suite et s’informer sur la complexité et les enjeux de ce traité dont on sait si peu, on peut se rendre sur le blog « Contre la Cour » de Magalin Pernin.

Pour Jean-Michel Apathie, Christiane Taubira élue femme de l’année par « Elle » c’est faire « commerce de la bêtise »

28/11/2013 – 17h20
PARIS (NOVOpress) –
Pour l’une de ses chroniques sur RTL, Jean-Michel Apathie a tenu pour le moins des propos surprenants. Interrogé sur le fait que le magazine Elle a fait de Christiane Taubira sa femme de l’année 2013, le journaliste n’est étonnamment pas allé dans le sens du vent et ne s’est pas félicité comme la plupart de ses confrères d’un tel choix. Au contraire, pour lui, le choix de Elle est d’une bêtise sans nom, ajoutant même que Christiane Taubira est nullement victime…

Publié le
Un nom qui vaut de l’or

Un nom qui vaut de l’or

19/06/2013 – 17H30
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Grâce à une manœuvre astucieuse, Bernard Arnault, PDG de LVMH, est parvenu à s’emparer de 22% du capital de la société Hermès sans que les actionnaires familiaux (Famille Dumas, Puech, Guerrand) voient le coup venir.

Afin d’empêcher l’intrus de poursuivre son offensive et de s’emparer du contrôle de l’entreprise, une partie de ces derniers s’est regroupée, en décembre 2011, au sein de la holding H51 qui détient la majorité du capital. Celle-ci est présidée par Julie Guerrand, « membre de la sixième génération de la famille Hermès.

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Ker-Pinault et la chouette

Ker-Pinault et la chouette

10/04/2013 – 08H00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
On avait connu Pinault SA, Pinault-Printemps en 1992, Pinault-Printemps-Redoute en 1994, puis PPR en 2005 ; le groupe fondé par François Pinault deviendra, le 18 juin prochain, « Kering », avec, en logo, une chouette stylisée, oiseau fétiche de celui-ci.

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Panneaux photovoltaïques: la Chine accusée de « dumping »

Panneaux photovoltaïques: la Chine accusée de « dumping »

11/02/12 – 20h00
BRUXELLES (NOVOpress) 
– Nouvelle exemple des joies de la mondialisation et du grand marché « libre et ouvert » : les équipementiers européens se sont vu dépouillés en quelques années de près de 80 pour cent du marché de l’Union Européenne par des entreprises chinoises aujourd’hui accusées d’avoir pratiqué du « dumping » tarifaire.
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La gare Saint-Lazare change : une évolution symbolique de notre temps

La gare Saint-Lazare change : une évolution symbolique de notre temps

La gare Saint-Lazare, qui remonte à Louis-Philippe, est l’une des plus anciennes et des plus importantes de Paris pour le trafic de voyageurs. Mais elle n’avait pas fait l’objet d’une rénovation depuis les années 1970. Aujourd’hui c’est chose faite. On l’a « pensée comme un véritable lieu de vie ouvert sur la ville et ses transports, accessible à tous », nous dit la SNCF. Traduisons la novlangue.

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Une gare transformée pour le doux commerce

La gare, dont le hall et le quai transversal ont été rénovés, est désormais dotée d’un nouvel « espace commercial » : en clair, elle est devenue un centre commercial ! Les travaux ont été conduits par Klepierre, spécialiste des centres commerciaux. C’est dire.

La gare accueille désormais 80 boutiques environ, bien éclairées grâce à la rénovation de la verrière : des boutiques du genre de celles que l’on trouve partout ; on y vend des fringues, de la restauration rapide, de l’audiovisuel et il y a des supérettes. Le genre de marchandises qui sied à une société déracinée, dans un monde « globalisé ».

Mais les quais, qui voient chaque jour se déverser 450.000 voyageurs, n’ont par contre pas changé depuis le siècle dernier.

Chaque matin on piétine donc pour s’extirper de son train et sortir de la gare. Mais que l’on ne s’inquiète pas : la SNCF va de l’avant puisque le doux commerce entre en gare !

Certes, il y a toujours un haut-parleur pour expliquer qu’en raison d’une avarie de matériel, d’un accident de personne (variante : un accident grave de voyageur), ou d’un mouvement social, tel ou tel train ne fonctionne plus. Mais pas de panique : les usagers, que l’on remercie pour leur « patience et leur compréhension » vont sans doute aller faire un tour dans les boutiques pour patienter. Et on a d’ailleurs rénové la salle d’attente.

Les distributeurs automatiques ont pris la place des guichets d’antan. Dans ce monde minéral et automatisé il fallait libérer le hall, en effet, pour accéder aux commerces.

Et puis les écrans, les vrais dieux Lares de notre temps, sont partout, qui remplacent avantageusement les agents de la gare, car en général eux ne suivent pas les fameux « mouvements sociaux ».

Metropolis, mais en vrai

C’est le soir que l’on apprécie vraiment ce « lieu de vie ouvert à tous ». Et la nuit plus encore.

Le matin, en effet, la ressource humaine du système économique, en majorité autochtone, est en retard ou pressée : elle fait de son mieux pour sortir au plus vite de la gare. Elle se précipite vers les bus ou les métros, en attrapant au passage le dernier journal gratuit que lui tendent une armada de gentils distributeurs ambulants, qui font beaucoup d’efforts pour que chacun soit ainsi bien « informé ». Pas le temps de musarder dans les boutiques !

Les usagers descendent en foule solitaire, leur MP3 vissé dans les oreilles, dans les sous-sols, comme dans le sinistre film de Fritz Lang, Metropolis. Mais ce n’est plus du cinéma.

La diversité c’est mieux le soir

La gare s’anime vraiment le soir : car c’est le moment où les « jeunes » et les allogènes, qui ne sont manifestement pas du matin, prennent possession des lieux. Ils s’installent sur les escaliers, hurlent dans leurs portables et palabrent en matant les meufs.

Assurément ils enrichissent le quotidien des voyageurs, avec leurs tenues bariolées, leurs casquettes mises à l’envers, leurs chaussures Nike rutilantes, leurs scooters vrombissant ou leurs éclats de voix.

Ils apportent aussi une note d’optimisme, car en les regardant (pas trop quand même : on ne sait jamais ce qui pourrait se passer s’il y avait un réfugié tchétchène parmi eux…) ou en les entendant rire à pleines dents, on n’a pas l’impression de voir les victimes du chômage et de la discrimination dont nous parlent toujours d’un air contrit les médias.

Peut-être sont-ce des intermittents du spectacle employés par la SNCF pour nous faire voir la vie avec exotisme ?

Une Babel moderne

Après une journée de travail, les usagers ont donc la joie de devoir zigzaguer entre les cannettes de bière, les « jeunes » ou les clochards, pour franchir les escaliers, que manifestement la SNCF ne considère plus comme faisant encore partie de l’emprise de la gare. C’est sans doute un « lieu de vie » qu’il faut respecter !

Il faut aussi éviter les fumeurs qui s’agglutinent aux portes : on appréciera d’ailleurs que dans ces gares conçues au XIXe siècle pour évacuer vers le haut la fumée des locomotives à vapeur, on ne puisse plus fumer aujourd’hui qu’à l’extérieur…

En soirée, la gare se métamorphose pour notre plaisir en grand aéroport international, les avions et les hôtesses en moins.

La gare devient le lieu de rencontre de tous les peuples de la terre : une Babel de notre temps, qui doit ravir les bobos. On y entend tous les idiomes, on y croise toutes les tenues et des bambins de toutes les couleurs, avec une nette dominante africaine cependant. On n’a plus l’impression d’être à Paris.

Merci à la SNCF de nous faire voyager de par le vaste monde pour le prix d’un modeste billet ! Pardon : d’un modeste abonnement – si possible annuel – payé d’avance, car le billet de train est devenu chose rare de nos jours. Ce n’était pas « rentable ».

Bienvenue dans le meilleur des mondes

Mais il y a quand même toutes sortes de policiers et vigiles dans cette gare « lumineuse et transparente » et cet espace d’échange : police nationale, gendarmes, police ferroviaire, police du métro, etc., tous pareillement vêtus, genre ninja mais sans cagoule, et en général constitués en patrouilles mixtes, diversité oblige : un blanc patibulaire, un black (pour parler gentiment aux blacks sans doute) et une femme.

Sans oublier les braves militaires de Vigipirate qui déambulent, fusil à la main, l’air absent. Il y a aussi les contrôleurs de la SNCF qui ne se déplacent qu’en groupe et qui présentent désormais une remarquable diversité de coiffures, d’accoutrements ou d’ethnies, sans doute pour s’adapter à la clientèle du soir.

Dans ce lieu de vie, on nous explique que tout bagage abandonné sera détruit ou qu’il faut surveiller nos affaires car des « pickpockets sont susceptibles d’opérer dans cette gare ». Tant pis pour vous on vous aura prévenus, semblent vouloir dire ces annonces, qui déchargent par avance la SNCF de toute responsabilité.

Comme tout cela est rassurant ! On se sent tellement chez soi dans ce temple du voyage et du commerce qu’on a vraiment envie d’être ailleurs : c’est sans doute cela la magie du voyage.

Merci la SNCF !

Michel Geoffroy

[box class= »info »] Source : Polémia – 6/07/2012 [/box]

Image : La nouvelle gare Saint-Lazare concentre désormais un espace de 10.000 m² de commerces

« Garanti non halal » (Suite)

« Garanti non halal » (Suite) – Par J.H. d’Avirac

Article du site de la Fondation Polémia reproduit avec son aimable autorisation.

[box class= »info »] L’enthousiasme, les commentaires et les questions qui ont suivi, sur l’ensemble du Web, la parution de notre dernier article « Garanti non halal » : l’affichage est possible immédiatement ! nous conduisent à préciser les points suivants : [/box]

– Oui, le marquage, l’étiquetage ou l’estampillage « Garanti non halal » est légal et peut être immédiat dès lors qu’il n’est pas mensonger.

– Oui, ce marquage peut être évidemment étendu au « Non casher » ou aux mentions « Abattage non rituel » ou « Abattage après étourdissement », mention plus générale mais de notre point de vue moins explicite vis-à-vis du grand public.

– Oui, un commerce, par exemple une boucherie ou un restaurant, pourrait, sur sa vitrine, sur son enseigne ou sur son menu, faire figurer la mention « Viandes garanties non halal » si, et seulement si, la totalité des produits carnés commercialisés bénéficient en permanence d’une traçabilité irréprochable et démontrable.

– Oui, l’utilisation du principe de marquage « Garanti non halal » peut être étendu à des produits autres que les viandes traditionnelles crues, particulièrement pour les plats composés ou cuisinés et les conserves.

– Enfin, c’est bien sous l’impulsion du consommateur que ce marché considérable va émerger et que la filière va devoir s’adapter. Nous savons depuis la crise de la vache folle que plus de 70% des Français sont très sensibilisés (40%) ou sensibilisés (30%) aux risques alimentaires et aux questions de traçabilité. Pour 66% des Français (CREDOC 2011), l’Etat doit veiller à la sécurité des produits alimentaires. D’après TNS Sofres (étude 2011), 45% des Français considèrent même qu’un prix plus élevé pour un produit de qualité, bien tracé, n’est pas illégitime !

J.H. d’Avirac

Image : Toujours pas de « Garanti non halal » (image introuvable !)

[box class= »info »] Source : Polémia – 3/03/2012 [/box]

« Garanti non halal »: l'affichage est possible immédiatement !

« Garanti non halal »: l’affichage est possible immédiatement !

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class= »info »] J.H. d’Avirac est attaché au terroir français. C’est aussi un bon praticien des méthodes de marketing. Il propose une méthode contre le tout halal. L’affichage à la base d’une « garantie non halal » proposée par les professionnels. Et exigée par les consommateurs vigilants.
Polémia
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Le tout halal, un nouveau scandale sanitaire

L’onde de choc poursuit son œuvre, l’émission de France 2 largement et judicieusement relayée par Marine Le Pen est une bombe qui jette le trouble : à la fois chez le consommateur médusé et abusé mais aussi parmi les professionnels des filières viande pris la main dans le pot de harissa. Au Salon de l’Agriculture, c’est l’obsession du moment : panique du public ; défaut de crédibilité de la filière ; manque de traçabilité ; problèmes bactériologiques majeurs (listeria, salmonelles, e-Coli…) ; souffrances animales ; taxes religieuses imposées au consommateur à son insu…

L’affaire est scandaleuse, à la fois gravissime et extrêmement complexe, contraire aux règles de la laïcité comme aux droits des consommateurs. Le plus extraordinaire est qu’une dérogation accordée exceptionnellement pour des pratiques religieuses minoritaires s’impose nolens volens comme règle à la majorité !

En première analyse on ne voit pas comment sortir à court terme de cette impasse et de ce scandale comparable à celui de l’ESB (vache folle), tant les habitudes de la filière viande au nom du moindre coût et de la rationalisation à tout va se sont ancrées dans le système ; le tout avec la complicité active des ministres s’opposant à l’obligation d’étiquetage.

L’étiquetage à la base : un avantage concurrentiel

Pourtant une voie est d’ores et déjà possible pour tous les opérateurs commercialisant avec une traçabilité irréprochable (il en existe tout de même sur le territoire national et pas seulement sous les signes officiels de Qualité) : un marquage « GARANTI NON HALAL ».

Cet étiquetage présent sur les emballages sous forme d’estampille ou plus discrètement dans la liste des ingrédients est envisageable IMMEDIATEMENT pour tous les produits sur lesquels aucun doute ne subsiste (ce sera bien là le critère d’analyse de la Direction des fraudes qui bien évidemment ne pourrait accepter qu’il y ait en la matière tromperie du consommateur que le Code du commerce protège.)

Ainsi dès demain une viande issue d’un abattoir provincial ne pratiquant pas l’abattage rituel peut clairement se prévaloir de cette indication « garanti non halal », rassurant ainsi le consommateur et engrangeant du même coup des parts de marché additionnelles. Dans le contexte actuel, c’est ce qu’on appelle un avantage concurrentiel !!!

Alors, amis bouchers, A VOS ETIQUETTES !!!

Et vous, clients, exigez-le de vos bouchers. Ou sinon, changez votre pratique !

J.H. d’Avirac
1/02/2012

Voir aussi : « Garanti non halal » (Suite) – Par J.H. d’Avirac

Image : référence de la certification hallal, mais il n’existe pas encore de référence certification non halal.
[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Les indicateurs du transport maritime sont au rouge

Les indicateurs du transport maritime sont au rouge

06/02/2012 – 14h35
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Le Baltic Dry Index est un indice boursier qui traduit l’activité dans le domaine du transport de matières sèches sur les principales routes maritimes du globe.

Peu connu du grand public, cet indice constitue un bon indicateur de l’activité mondiale, car 90% des échanges internationaux se font par fret maritime et sont généralement planifiés plusieurs mois à l’avance.

Son comportement est en effet directement lié aux commandes de transports et traduit, de fait, l’orientation des échanges avec six mois d’avance.

Alors que le Baltic Dry Index avait déjà chuté de 62 % entre juin 2009 et juin 2011, il connaît une chute plus spectaculaire encore aujourd’hui : en trois mois, l’indice a perdu près de 67 % de sa valeur.

Cela veut dire que les compagnies maritimes perdent de l’argent par tonne transportée et que les demandes de transport de marchandises sont en chute libre. Des chiffres qui tendent à accréditer des perspectives d’activité, et par voie de conséquence, des plus pessimistes.

Crédit photo : Simon Greter/Wikipédia sous licence Creative Common

Cynisme marchand : même étiquette mais qualité moindre pour les pauvres !

Cynisme marchand : même étiquette mais qualité moindre pour les pauvres !

12/10/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– L’amoralité et le cynisme de la logique marchande semblent désormais sans limites. En effet, de récents rapports démontrent que l’industrie agro-alimentaire utilise des ingrédients meilleur marché et de moindre qualité pour leurs produits destinés aux populations les moins favorisées, tout en conservant un étiquetage identique.

Ainsi, en Europe, les fleurons de l’industrie agro-alimentaire utilisent des produits bas de gamme pour leurs exportations vers les pays de l’Est et, en France, par exemple, les taux de sucre des sodas sont plus élevés en Outre-Mer qu’en métropole. En Guadeloupe ou en Martinique, un Fanta Orange contient ainsi 40% de sucre de plus que la même boisson achetée à Paris, sans pour autant que le consommateur en soit informé.

Une situation si généralisée, et pour une fois véritablement discriminatoire, qui a conduit le député de Guadeloupe Victorin Lurel à déposer une proposition de loi visant à lutter contre ces scandaleuses pratiques de l’industrie agro-alimentaire.

Au niveau européen, c’est la députée roumaine Elena Oana Antonescu qui s’est élevée contre ces pratiques, en s’appuyant sur une enquête menée en avril dans divers pays européens et démontrant que des grandes marques telles que Coca-Cola ou Nescafé proposaient, sous le même emballage, des produits de qualité extrêmement variable en fonction du pays d’Europe dans lequel ils sont vendus.

L’hypocrite défense des géants de l’agro-alimentaire consiste certes à admettre que les recettes varient, mais surtout à arguer qu’il s’agit là d’une simple « adaptation aux goûts locaux ». C’est en effet bien connu, les pauvres préfèrent les produits médiocres et riches en sucre favorisant leur obésité…

[box class= »info »]Crédit photo : Fimoculous sous licence Creative Common[/box]

Petits renoncements entre amis (et grandes lâchetés entre dhimmis) [tribune libre]

Petits renoncements entre amis (et grandes lâchetés entre dhimmis) [tribune libre]

[box class= »info »] Par Grégory Pons de « Business Montres & Joaillerie, La Lettre internationale des marchés horlogers ». [/box]

Quelques marques suisses ont commencé à retirer les croix de leurs logos pour ne pas froisser la sensibilité de certains islamistes au Proche-Orient : une reculade éthiquement choquante et stratégiquement inepte, à court comme à long terme…

••• « HARO SUR LA CROIX SUISSE »
(À PROPOS DU CHEMIN DE CROIX DE CERTAINES MARQUES)…

Petits renoncements entre amis (et grandes lâchetés entre dhimmis) [tribune libre]La fameuse croix blanche sur fond rouge est l’emblème national depuis le XIXe siècle, mais, sur tous les champs de bataille européens, cette flamme servait de ralliement aux soldats confédérés depuis le XIVe siècle. Dénué de toute connotation religieuse précise, la croix blanche sera interdite en Suisse par Napoléon Bonaparte, quand les Français avaient annexé la « République helvétique » (1798-1803), parce qu’il était un symbole de l’Ancien régime. C’est aujourd’hui le seul drapeau carré du monde (avec celui du Vatican)…

••• PLUS FORTS QUE NAPOLÉON BONAPARTE, certains Etats musulmans n’ont même plus à occuper militairement la Suisse pour bannir la croix rouge ! « Haro sur la croix suisse » : un reportage de la TSR (vidéo ci-dessous) vient de nous révéler comment Swatch, Tissot ou Victorinox avaient effacé la croix suisse de leurs produits pour les vendre en Arabie séoudite. Ce qui revient à accepter la posture morale du dhimmi, dénomination des non-musulmans qui ont conclu avec les Musulmans, dans les pays d’Islam, un « traité de reddition » (dhimma), qui les maintient en état de médiocre infériorité, mais avec la vie sauve, pourvu qu’ils adoptent un profil bas (voir la notice Wikipedia à ce sujet). Ce reportage de la TSR montre d’ailleurs à quel point la « police religieuse » du royaume wahhabite est assez indifférente à cette histoire de croix suisse, mais aussi à quel point le Swatch Group avait largement intériorisé cette « dhimmitude » en prenant les devants et en pratiquant l’autocensure préalable…

 

••• LA QUERELLE EST SANS GRAVITÉ, si ce n’est qu’elle révèle pour le moins une grande lâcheté morale, et, au pire, un renoncement instantané à son identité pour de basses raisons commerciales. Pas beau du tout ! Une attitude confortée par les autorités commerciales suisses, qui en viennent à considérer – contre toute évidence historique – que la croix suisse pourrait être une « signe religieux » capable de choquer dans certains pays. A ce stade, on devrait aussi supprimer ce symbole suisse de la queue des avions, sur la couverture des passeports et sur les plaquettes de chocolat [qui se vendent d’ailleurs avec la croix suisse dans les supermarchés arabes, sans provoquer d’émeutes islamistes !]

••• CETTE DÉMISSION IDENTITAIRE est une pente savonneuse sur laquelle il y aurait péril à s’engager. Il y a quelques jours, des propagandistes islamistes (groupe Second@s Plus) réclamaient d’ailleurs, en Suisse même, l’abandon de la croix sur le drapeau national suisse ! Leur leader, Ivica Petrusic exigeait logiquement l’adoption du drapeau de l’ancienne République helvétique : c’est dire à quel point il se situe déjà dans une logique d’occupation. Ce qui fait de ceux qui céderaient à ce genre d’injonctions, en Suisse comme ailleurs, de simples « collabos » : on sent d’ailleurs dans le film de la TSR la tentation d’un chantage sur le thème « Des croix suisses chez nous contre des minarets chez vous ». Pas beau du tout…

••• LA QUESTION DES « CROIX HORLOGÈRES » EST RÉCURRENTE : déjà en 2004, dans son n° 2 (page 2), Business Montres mettait en garde contre les délires d’un « politiquement correct » qui poussait à enlever les croix des écoles et des armoires, en attendant de le faire des logos horlogers. Nous y sommes… et le cirque ne fait que commencer…

Patek Philippe pourrait (devrait ?) ainsi retirer de ses codes identitaires la croix de Calatrava, qui était le symbole de la Reconquista espagnole et de quelques-unes des plus sanglantes défaites militaires jamais infligées aux Musulmans. On sait que les monarques de la dynastie séoudienne adoraient les Patek Philippe à leur effigie : il n’est plus du tout évident que leurs descendants, plus intégristes wahhabites que jamais, tolèrent de voir leurs augustes portraits sous le signe de cet insigne des maudits Croisés…

Vacheron Constantin pourrait (devrait ?) se passer de la croix de Malte qui signe ses montres : on fête ces jours-ci l’anniversaire de la fameuse bataille de Lépante (7 octobre 1571), terrible défaite navale infligée aux Musulmans de la Sublime Porte, à l’issue de laquelle les chevaliers à la croix de Malte avaient humilié le sultan ottoman en laissant traîner ses drapeaux islamiques dans la mer. Imaginons un instant qu’un ouléma un peu chatouilleux en prenne ombrage ? En fait, Vacheron Constantin a déjà fait retirer cette croix de Malte sur les marchés musulmans (Business Montres du 7 octobre, info n° 8 sur ce « Coup de gueule »)…

Rolex pourrait (devrait ?) mettre à l’ombre sa couronne comtale : n’était-elle pas celle des nobles Croisés en Palestine, ou encore celle de Roland, héroïque défenseur du défilé de Roncevaux contre les guerriers basques islamisés, le 15 août 778, dans les Pyrénées françaises ? Au passage, il faudra mettre en veilleuse la Chanson de Roland

Le Swatch Group pourrait (devrait ?) modifier définitivement son propre logo, marqué de cette infâmante croix suisse, qu’il attache également aux logos de Swatch ou de Tissot…

[…]

Après, il ne restera plus qu’à bannir le porc de toutes les cantines horlogères, pour ne pas risquer que les montres soient contaminées par des molécules en provenance de cet impur rhallouf. En revanche, croissants obligatoires pour le petit déjeuner. Et on interdira plus tard les chaussures dans les manufactures, pour purifier les ateliers [à l’image des mosquées] de toute présence potentielle de cochon…

Ensuite, on calera les montres GMT sur le fuseau horaire wahhabite de La Mecque. On remplacera les timbres des répétitions minutes [à trop forte connotation campanaire chrétienne] par des simulations micro-mécaniques du muezzin dans son minaret [de quoi relancer l’industrie des boîtes à musique]. Au passage, on débaptisera Sainte-Croix pour ne pas offenser les clients des montres qui y seraient réalisées. Et ainsi de suite : comme disait Pierre Dac (ou le Sapeur Camember), « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites »…

••• LA VEULERIE IDENTITAIRE N’EST JAMAIS PAYANTE, surtout dans une confrontation avec des cultures qui valorisent le rapport de force : toute concession formelle et toute forme de courtoisie respectueuse des différences est interprétée comme un recul et comme une démission. Il est dès lors vain de céder, puisqu’un effort de fermeté s’avère toujours payant. Ce n’est pas en retirant les croix liées à l’horlogerie qu’on vendra plus de montres : baisser son pantalon n’a jamais été une tradition horlogère bien considérée dans les vallées suisses…

[…]

Grégory Pons

[box class= »info »] Source et l’article complet sur « Business Montres & Joaillerie ». [/box]