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Milan : Mada Kabobo, le clandestin « inexpulsable » qui tue les passants à coups de pioche

Milan : Mada Kabobo, le clandestin « inexpulsable » qui tue les passants à coups de pioche

11/05/2013 – 21h30
MILAN (NOVOpress) - Un mort, quatre blessés, dont deux grièvement, massacrés à coups de pioche. [Mise à jour du 14/5/13 : les deux personnes gravement blessées sont mortes à leur tour.] On trouve parmi eux tous les âges et presque toutes les situations : un employé de supermarché de 24 ans qui rentrait du travail, un jeune homme de 19 ans qui vendait des journaux avec son père, un ouvrier de 50 ans, un retraité de 64 ans, un chômeur de 40 ans qui vivait avec sa vieille mère : leur seul point commun est d’être tous Italiens de souche. Ce sont les victimes faites ce matin dans les rues de Milan par Mada ‘Adam’ Kabobo, clandestin ghanéen de 31 ans.

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Italie : un maire de la Ligue du Nord inaugure la plus grande mosquée de Ligurie

Italie : un maire de la Ligue du Nord inaugure la plus grande mosquée de Ligurie

21/03/2013 – 15h30
ALBENGA (NOVOpress ) – Nous sommes à Albenga, dans la province de Savone, en Ligurie. Le 3 mars, a eu lieu l’inauguration de la nouvelle mosquée, 750 mètres carrés au sol, la plus grande de Ligurie, une des plus grandes d’Italie. Rien de bien étonnant puisque la communauté musulmane d’Albenga est la plus nombreuse de la région : 2.500 musulmans sur 25.000 habitants, et en pleine croissance. Forcément, les 40 m2 concédés aux musulmans en 1994 par le maire communiste de l’époque n’étaient plus suffisants. Comme le note le quotidien en ligne indépendant   Linkiesta, en 1994, en Italie, « ce n’est que le début. L’immigration n’a pas encore explosé. Mais beaucoup d’immigrés commencent à arriver d’Afrique du Nord. Ils s’installent. Ils travaillent. Ils fondent des familles. Ils prennent aussi la nationalité italienne ». Les musulmans se rassemblaient le vendredi sur la place San Francesco, en plein centre-ville. Ça faisait du désordre, ça dérangeait les commerçants. La nouvelle grande mosquée permet de « résoudre une situation difficile ». Bref, le scénario classique.

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Emballement politico médiatique autour de la disparition de Stéphane Hessel

Emballement politico médiatique autour de la disparition de Stéphane Hessel

01/03/2013 – 20h00
 PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – De nombreuses personnalités ont signé une pétition pour demander que les cendres de Stéphane Hessel (photo à coté de François Hollande) reposent au Panthéon

Ainsi d’Eva Joly, des historiens Pascal Blanchard et François Durepaire ou encore de l’ex‑maire UMP de Versailles Etienne Pinte. Mélenchon soi‑même a déclaré ne pas être en reste sur cette proposition, soulignant hier, je cite : « Le Panthéon de la République peut nous permettre de mettre en scène (sic !) cet homme et à travers lui le comité (resic !) national pour la résistance ».

Stéphane Hessel fait donc consensus pour tous les immigrationnistes, de l’extrême gauche à la pseudo‑droite

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Le Secours catholique fait la promotion de l’islam radical

Le Secours catholique fait la promotion de l’islam radical

12/01/2013 –  12h00
PARIS
(NOVOpress) – La Une du mensuel du Secours catholique, « Messages », met en valeur une musulmane noire semi voilée, dans les bras d’une jeune femme blanche. Le message est clair : promotion du métissage outrancier et de l’islam radical en France. Alors que les chrétiens n’ont jamais été autant persécutés en terre d’islam qu’aujourd’hui, la revue du Secours catholique préfère consacrer un dossier complaisant au « dialogue interreligieux » pour « installer la fraternité au cœur de la cité » au détriment du respect de l’identité française.

Plutôt que de se mobiliser contre l’islamisation, François Soulage, président du Secours catholique, veut fustiger les « replis nationalistes dangereux pour le maintien de la cohésion sociale à laquelle nous sommes tant attachés », souligne-t-il dans l’éditorial du numéro de janvier. Confusion mentale classique qui condamne les conséquences et non les causes du mal. Un mensuel donc orienté très à gauche, proposant également à la page 14 un article sur un  « cercle du silence » en faveur des immigrés clandestins de Calais.

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Violeurs étrangers en Italie : les comptes fantastiques des immigrationnistes

Violeurs étrangers en Italie : les comptes fantastiques des immigrationnistes

22/12/2012 — 12h00
MILAN (NOVOpress) – « Il était horrible, sans dents, le visage défiguré par des cicatrices ». C’est ainsi qu’une des dernières victimes de viol à Milan, une commerçante de 42 ans, a décrit son agresseur, Mohamed K., 32 ans, un clandestin irakien déjà condamné pour vol et pour coups et blessures. La semaine dernière, alors qu’elle était sortie voir une amie pour régler leurs préparatifs de Noël, Mohamed K. l’a poursuivie dans la rue, rattrapée dans un jardin public où elle avait tenté de se réfugier, jetée par terre, rouée de coups, et violée sur place aux cris de « Sale pute italienne », avant de s’enfuir en lui volant son portefeuille. Le carabiniers ont pu le retrouver et l’arrêter – il avait encore le portefeuille sur lui. La victime est à l’hôpital.

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Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

26/10/2012 — 16h00
ROME (NOVOpress) —
De plus en plus fort ! Les « garde-côtes » italiens ne se contentent plus d’aller remorquer les clandestins pour les amener au port, ils vont les chercher jusque dans les eaux libyennes.

À l’initiative de cette opération, l’abbé Mosè (Mussie) Zerai, un prêtre conciliaire érythréen demeurant au Vatican, responsable de l’agence Habeshia pour la Coopération et le Développement. L’agence Habeshia  se consacre à « la solidarité en faveur des demandeurs d’asile, réfugiés, bénéficiaires de protection humanitaire présents en Italie », à « la lutte contre le racisme, les discriminations et la marginalisation sociale », et à la défense « des libertés fondamentales reconnues par les conventions internationales, en particulier la Convention européenne des droits de l’homme ».

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Italie : Tartuffe-Riccardi veut intensifier la lutte contre le « racisme » sur Internet – Par Flavien Blanchon

Italie : Tartuffe-Riccardi veut intensifier la lutte contre le « racisme » sur Internet

Italie : Tartuffe-Riccardi veut intensifier la lutte contre le « racisme » sur Internet – Par Flavien Blanchon Andrea Riccardi (photo), fondateur de la puissante communauté catho-conciliaire Sant’Egidio, est la caution morale du gouvernement Monti, au sein duquel il occupe le ministère de la Coopération internationale et de l’intégration. François Hollande, la semaine dernière, l’a nommé commandeur de la Légion d’honneur. Autant dire que Riccardi est comme Tartuffe de

Ces gens qui, par une âme à l’intérêt soumise,
Font de dévotion métier et marchandise,

Et veulent acheter crédit et dignités
À prix de faux clins d’yeux et d’élans affectés,

Comme Tartuffe, Riccardi a deux visages. Un visage généreux et humanitaire, pour les immigrés, de préférence clandestins. Après la régularisation masquée à laquelle il vient de procéder, le quotidien Libero a pu titrer ironiquement : « Comme il est bon Riccardi : 800.000 immigrés en plus ».

Si l’on vient pour me voir, je vais aux prisonniers
Des aumônes que j’ai partager les deniers.

                    il se vint l’autre jour accuser
D’avoir pris une puce en faisant sa prière,
Et de l’avoir tuée avec trop de colère.

 

Mais Riccardi sait aussi être impitoyable, avec les Italiens qui n’acceptent pas d’assez bon gré l’invasion de leur pays.

C’est à vous d’en sortir, vous qui parlez en maître:
La maison m’appartient, je le ferai connaître,

                        Monsieur, sans passion :
Ce n’est rien seulement qu’une sommation,
Un ordre de vuider d’ici, vous et les vôtres,
Mettre vos meubles hors, et faire place à d’autres,
Sans délai ni remise, ainsi que besoin est.

Juste dix jours après avoir lancé la régularisation de centaines de milliers de clandestins, Riccardi s’est rendu hier à la synagogue de Rome pour annoncer le durcissement de la censure contre « les sites Internet à contenu raciste, xénophobe et antisémite ».

« Je présenterai, a déclaré Riccardi, une proposition pour endiguer la haine raciale, ethnique, religieuse, antisémite, répandue au moyen d’Internet. Nous adopterons des mesures qui frappent tant ceux qui propagent ces messages que les visiteurs non occasionnels de ces sites. Je pense que nous arriverons aussi à la possibilité de bloquer ces sites web ».

« L’idée, a-t-il expliqué, est d’employer des instruments utilisés pour combattre d’autres délits sur Internet et qui ont démontré leur efficacité : cela permettrait à la police postale de bloquer les sites racistes et de poursuivre aussi le visiteur non occasionnel de ces pages honteuses ».

La porte, on le voit, sera ouverte à tous les arbitraires : quels seront les critères d’un site « raciste » ? À partir de quand est-on « visiteur non occasionnel » ? Avec un aplomb extraordinaire, Riccardi a justifié ces atteintes à la liberté individuelle par « l’attentat qui a eu lieu à Toulouse », et dont il s’est bien gardé de nommer le perpétrateur. Selon lui, « on ne peut se contenter de pleurer après chaque massacre et ensuite d’oublier ses larmes. Les larmes doivent devenir des engagements effectifs à lutter contre ceux qui sèment la haine, parce que la prédication du mépris et de la haine est gravissime et germe avec les années ».

Réagir à la tuerie de Mohamed Merah en fermant les sites Internet qui critiquent l’immigration, et, pour faire bonne mesure, en jetant en prison les Italiens qui les fréquentent, la logique est imparable.

Faut-il citer le dialogue de Dorine et de Madame Pernelle ?

- S’il le faut écouter et croire à ses maximes,
On ne peut faire rien qu’on ne fasse des crimes;

Car il contrôle tout, ce critique zélé.

– Et tout ce qu’il contrôle est fort bien contrôlé
.

Ou plutôt celui de Dorine et d’Orgon ?

- Te tairas-tu, serpent, dont les traits effrontés…?
– Ah! vous êtes dévot, et vous vous emportez ?

– Oui, ma bile s’échauffe à toutes ces fadaises,

Et tout résolûment je veux que tu te taises
.

La comédie de Tartuffe-Riccardi est en tout cas encore loin du dernier acte.

Flavien Blanchon pour Novopress

Extraits du Tartuffe de Molière.
Image en Une : illustration ancienne du Tartuffe de Molière, domaine public via Wikipédia. Crédit photo de Riccardi : Presidenza della Repubblica, reproduction autorisée.
Evêque

[Lu sur le net] Immigration : Les positions controversées de l’évêque auxiliaire de Bordeaux

A la veille des élections législatives, dix-huit organisations chrétiennes viennent de publier un véritable fascicule de propagande sur l’immigration, dont de nombreux passages reprennent les prises de position de l’extrême-gauche en France.

Intitulée « A la rencontre du frère venu d’ailleurs », cette brochure est signée par plusieurs personnalités de l’Eglise catholique, dont l’évêque auxiliaire de Bordeaux, Mgr Laurent Dognin. Ce document à unique visée politique (il ne comporte rien concernant l’évangélisation des étrangers) a pour but de « vaincre les réticences » concernant « l’accueil des autres ».

Souvent proches de la gauche et de l’extrême-gauche, les signataires considèrent « qu’à l’heure d’internet, tout doit pouvoir circuler ». Développant une vison très marquée idéologiquement, le texte défend l’idée que l’immigration est une « chance » pour la France, que « l’islam est adapté au contexte français » et que « l’intégration fonctionne ». Médiatisé par la conférence des évêques de France, les promoteurs de ce texte demandent aux chrétiens de s’engager, et notamment de « rejoindre les cercles du silence », ou « d’accompagner les migrants à la préfecture afin de les aider dans leurs démarches administratives ».

Le journal Témoignage Chrétien apporte cependant quelques éclaircissements sur la sortie de cette brochure de propagande à quelques jours des élections. La très forte proportion de catholiques ayant voté pour Nicolas Sarközy ou Marine Le Pen a effrayé nombre d’évêques en décalage, une fois de plus, avec leurs ouailles (selon une étude de l’IFOP, 45 % des catholiques pratiquants ont votés Nicolas Sarközy au 1er tour et 27 % des catholiques de moins de 35 ans, Marine Le Pen). Il fallait donc « réagir ».

Pour François Soulage, président du Secours Catholique, « approuvé par les évêques, ce document très pédagogique voudrait offrir aux fidèles un outil de réflexion et des pistes pour agir dans le sens d’un meilleur accueil. A la veille des élections législatives, il voudrait aussi éclairer les chrétiens sur les véritables enjeux de l’immigration. Dans ce domaine, les idées du Front national sont proprement inacceptables ». Comme il le reconnait, « nous prenons de fait une position politique ».

Pourtant, la position de l’Eglise est plus subtile que celle développée par ces soit disant « représentants » des chrétiens. Le Catéchisme de l’Eglise catholique, loin de suivre la vulgate marxiste précise : « Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges ».

Monseigneur Laurent Dognin ferait mieux d’éclairer Guy Aurenche (cosignataire et président du CCFD) sur les positions de l’Eglise, et lui demander des explications concernant un appel qu’il lançait il y a quelques années « Nous demandons aux responsables de l’Eglise un changement de discours dans le domaine de la bioéthique et de la morale familiale, conjugales, sexuelle », plutôt que de prêter son nom à une bataille politique.

Tribune Libre de Bertrand Lescure pour Infos-Bordeaux

Venise : « un monument à l’immigré inconnu »

Venise : « un monument à l’immigré inconnu »

05/05/2012 – 18h30
VENISE (NOVOpress) –
Régulariser massivement les clandestins, de manière à inciter toujours plus d’Africains et d’Asiatiques à se livrer aux passeurs qui leur font miroiter l’Eldorado européen ; puis profiter des drames qui se produisent inévitablement pour culpabiliser les Européens de souche – comme si c’était de leur faute à eux ! – et obtenir encore plus de régularisations, qui, à leur tour, relancent le trafic d’êtres humains. Voilà la machine meurtrière de l’immigrationnisme.

Le journaliste Massimiliano Melilli est de ceux qui ont fait toute leur carrière sur l’immigration clandestine. Auteur de plusieurs livres pour faire pleurer dans les chaumières (comme Je m’appelle Ali : vivre en immigrés en Italie, ou Malades de frontière : journal de voyage parmi les migrants) ou, au contraire, faire trembler le bourgeois (Europe au fond à droite : « reportage sur l’Europe des races et de la suprématie blanche » avec croix gammée en couverture), il tient le blogue « Vénétie métissée »  sur le Corriere del Veneto.

Melilli s’est emparé jeudi du dernier drame de l’immigration clandestine. Trois jeunes Afghans s’étaient introduits à bord d’un ferry provenant de Grèce et s’étaient cachés sous un camion, en slips, pour entrer clandestinement en Italie. La ruse est classique. L’un d’entre eux est mort, par asphyxie ou à cause de l’excès de chaleur. Son cadavre a été découvert à l’arrivée au port du Lido. Faute de papiers d’identité, la police n’a pu découvrir que le nom qu’il employait durant la traversée : Ali. Il avait apparemment dans les seize ans.

Melilli ne remet évidemment pas en question son idéologie, alors même que la crise économique, en Vénétie même, rend de plus en plus difficile aux immigrés de trouver du travail. Il écrit sans honte que le drame « nous fait confronter une réalité que nous ignorons, jusqu’à ce que la rubrique des faits divers nous donne l’occasion d’en parler : le phénomène de l’immigration. Lequel en Vénétie signifie presque toujours travail et intégration, mais parfois aussi douleur et mort ». La solution ? « Concevoir et réaliser en Vénétie un monument au migrant inconnu [comme il en avait été construit un à Lampedusa en 2008, avec les résultats que l’on sait, NdT]. Il nous servirait d’avertissement à nous tous, laïcs et catholiques. Il serait utile pour nous empêcher d’oublier en période de crise le mot solidarité ».

 « En n’oubliant pas la victime de seize ans, conclut pompeusement notre journaliste, nous nous rappellerons à nous-mêmes que l’on peut mourir pour avoir suivi un rêve : une vie meilleure ». Le rêve que vendent les passeurs, avec la collaboration, intéressée ou idéologique ou l’une et l’autre à la fois, des immigrationnistes européens.

Saint François d’Assise, patron de l’immigration ?

Saint François d’Assise, patron de l’immigration ?


06/09/2011 – 12h00
ASSISE (NOVOpress) –
C’est désormais dans trois semaines, le 27 octobre, qu’aura lieu la rencontre interreligieuse internationale convoquée par le pape Benoît XVI à Assise pour célébrer les 25 ans de celle qui avait été organisée dans cette même ville par Jean Paul II, en octobre 1986. Il n’est pas de notre ressort de traiter des aspects théologiques de cette initiative, et moins encore de prendre parti entre les catholiques qui la critiquent et ceux qui la défendent.

Ce qu’on doit relever, en revanche, c’est la manière dont cette rencontre, avant même qu’elle ait eu lieu, est d’ores et déjà exploitée par la fraction la plus immigrationniste de l’Église catholique. On l’a vu en septembre lors de la rencontre internationale de la Communauté Sant’Egidio, « Bound to live together : Religions et cultures en dialogue », qui s’est placée « dans l’esprit d’Assise » pour exalter le multiculturalisme et dénoncer « la peur de la diversité ».

Mgr Giancarlo Bregantini, archevêque de Campobasso-Bojano, président de la commission de la Conférence épiscopale italienne pour les problèmes sociaux et le travail, a été encore plus direct mardi, jour de la Saint-François, dans la basilique même d’Assise, lors de la messe solennelle pour la remise de l’huile de la lampe votive sur le tombeau du saint. Dans son homélie, il n’a pas craint de parler d’immigration en propres termes. « Dans la réalité croissante de l’immigration, s’est-il écrié, ni la peur ni les refoulements ne feront la route du futur. Mais accueillir avec confiance, étudier les autres cultures, rencontrer le sultan : voilà les armes du saint d’Assise. Et elle sont aujourd’hui encore nos armes invincibles pour un dialogue entre générations, entre régions d’Italie, et entre peuples et religions différents. C’est ainsi que nous sentons déjà la joie des cantiques qui monteront au Ciel le 27 de ce beau mois, sous la conduite du pape Benoît, en merveilleux écho de 25 ans de dialogue interreligieux ».

Saint François d’Assise, bien sûr, était allé voir le sultan d’Égypte, Malik al-Kâmil, en 1219, lors de la cinquième croisade, pour le convertir au christianisme ou, à défaut, pour subir le martyre.

Saint François d’Assise, patron de l’immigration ?

Tableau sur bois de Fra Angelico. Saint François d’Assise devant le sultan et l'épreuve du feu (1429).

Voici, par exemple, comment l’épisode est raconté par saint Bonaventure, au chapitre IX de sa Vie de saint François :

« il prêcha avec un tel courage, une telle force et une telle ardeur au soudan [sultan] le Dieu en trois personnes et Jésus-Christ sauveur de tous les hommes, qu’en lui s’accomplissait clairement cette promesse du Seigneur : Je mettrai en votre bouche des paroles et une sagesse auxquelles vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire. En effet, le soudan voyant le zèle admirable et la vertu du serviteur de Dieu, l’écoutait volontiers et le pressait avec instance de prolonger son séjour auprès de lui; mais François, éclairé d’en haut, lui dit : “Si vous voulez vous convertir à Jésus-Christ, vous et votre peuple, je demeurerai de grand coeur avec vous. Mais si vous hésitez à abandonner la loi de Mahomet pour la foi du Sauveur, faites allumer un grand feu : je le traverserai avec vos prêtres, et vous serez à même de juger alors quelle est la croyance la plus certaine et la plus sainte, et celle qui mérite l’adhésion de vos coeurs.” — “Je ne pense pas, répondit le soudan, qu’aucun de nos prêtres consentît pour la défense de sa foi à s’exposer au feu ou à subir quelque autre genre de tourment.” En effet, il avait vu un de ses prêtres, homme de zèle et déjà avancé en âge, prendre la fuite, en entendant les propositions de François. Alors le saint ajouta : “Si vous voulez me promettre pour vous et pour votre peuple d’embrasser la foi de Jésus-Christ dans le cas où je sortirai sain et sauf du milieu des flammes, je les traverserai seul. Si le feu me fait sentir ses ardeurs, vous l’attribuerez à mes péchés ; mais si la puissance du Seigneur me protège, vous reconnaîtrez que le Christ est la vertu et la sagesse de Dieu, qu’il est le Dieu véritable et le Sauveur de tous les hommes.” Le soudan déclara qu’il n’osait accepter une telle proposition dans la crainte de voir son peuple se soulever. »
Finalement, « reconnaissant qu’il n’aurait aucun succès auprès de cette nation et qu’il ne pouvait obtenir l’objet de ses désirs, averti par une révélation du ciel, François revint en Europe ».

L’historien John Tolan, a consacré en 2007 un livre très intéressant, Le Saint chez le Sultan, à suivre les échos de l’épisode jusqu’à nos jours  : ou comment un événement historique dont on ne sait presque rien est devenu un mythe. Il y a noté la transformation récente de saint François d’Assise en précurseur du dialogue interreligieux. Et il a conclu : « Dans un monde hanté par la violence interreligieuse et les prévisions apocalyptiques de nouveaux chocs de civilisations, je risque d’être perçu comme pédant si j’insiste sur les bases fragiles de cette image d’un saint œcuménique et ennemi des croisades. Mais ces auteurs des XXe et XXIe siècles ne font pas autre chose que leurs devanciers : créer un saint à la mesure de leurs exigences idéologiques.»

Créer un saint à la mesure de ses exigences idéologiques, cela ne s’appelle-t-il pas l’instrumentalisation ?