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Macron

Emmanuel, roi de la Jungle : les migrants votent pour Macron

11/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’hebdomadaire Minute, cela ne fait aucun doute : Emmanuel Macron est le candidat des migrants et le symbole de l’alliance libérale-libertaire entre Jacques Attali et Daniel Cohn-Bendit. Avec Macron, « la gauche immigrationniste a trouvé son messie », écrit Philippe Martin, dont nous publions ci-dessous l’article.

En hébreu, Emmanuel signifie « dieu est avec nous ». Il est l’autre nom du messie. Pour les associations qui vivent de l’immigration et des migrants, Emmanuel Macron est l’inattendu, la divine surprise. Alors que tout semblait perdu pour la gauche en avril prochain, il est celui qui redonne l’espoir, celui qui multiplie les intentions de vote. « La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont été à la hauteur de nos valeurs communes ; elles ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant », a proclamé le prophète la semaine dernière.

Message reçu en un temps record. Dimanche dernier, Pierre Henry lui a apporté son soutien. Dans un tweet, il a salué « l’engagement en faveur des réfugiés » d’Emmanuel Macron et sa position en faveur « d’une Europe laïque ». L’influent patron de France Terre d’Asile n’est pas n’importe qui. Il est la quintessence de cette myriade d’associations et de groupuscules qui vivent de l’immigration, via les subventions publiques, et qui, de fait, permettent l’installation, précaire ou non, de l’immigration clandestine et son flux incessant.

Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, licencié de philosophie, Pierre Henry est un ancien militant et élu socialiste. Membre du comité exécutif européen pour les réfugiés et exilés, il a siégé également à l’Office français de l’immigration et à l’Office des migrations internationales. En d’autres termes, Pierre Henry est un homme du système en place, une personnalité habituée à fréquenter les décideurs européens. Si le banquier Macron œuvrait dans le secteur de la libre circulation des capitaux, lui a toujours travaillé dans celui des libres migrations humaines. D’un côté, la fortune anonyme et vagabonde, de l’autre la foule anonyme des vagabonds et autres déshérités de cinquante ans de décolonisation.

Ce rapprochement ne surprendra que les naïfs. L’ascension subite d’Emmanuel Macron, passé de l’anonymat au gouvernement, puis du gouvernement au statut de troisième homme de la présidentielle, relève de la seule décision de ceux qui nous gouvernent vraiment, que ce soit à Bruxelles ou à la Bourse. Alors que l’Allemagne de Merkel annonce vouloir mettre fin au salaire minimum pour mieux intégrer les réfugiés, il est désormais évident que le flux migratoire est indispensable à la finance internationale pour transformer l’Europe en un magma tiers-mondisé enfin exploitable au même titre que n’importe quel pays d’Afrique. Macron ne disait pas autre chose lorsqu’au plus fort de la vague migratoire de 2015, le 7 septembre, il s’enthousiasmait ainsi : « (l’arrivée des réfugiés) est une opportunité économique car ce sont des femmes et des hommes qui ont aussi des qualifications remarquables » ! Trois mois plus tard, c’était Cologne…

En rejoignant Emmanuel Macron, Pierre Henry se retrouve en compagnie de deux symboles : Christine Lagarde, présidente du FMI, Daniel Cohn-Bendit, le septuagénaire soixante-huitard. La liberté du fric et celle du slip. On peut y ajouter Jacques Attali, le prophète du nomadisme, Claude Perdriel, fondateur du « Nouvel Observateur », Roland Castro, grand architecte mitterrandien. Dernière recrue en date, Carla Bruni ! Celle qui évoquait avec répulsion « le vieux sang pourri des Français » s’est découvert une passion pour l’homme de Rothschild.

Cet aréopage souligne à merveille la ligne revendiquée haut et fort par Emmanuel Macron : le libéralisme de gauche. De gauche, pour faire bien, et puisqu’il y a une case de vide sur l’échiquier, libéral, car quand même, on est là pour les affaires. Un libéralisme qui hait les frontières et méprise les peuples. Un libéralisme qui, sous des formes diverses, dirige l’Europe depuis plus de trente ans. Un libéralisme qui est le vieux monde et dont Macron n’est qu’une vergeture.

Dans ce contexte, qu’importe la primaire socialiste opposant les paléo-ringards aux néo-ringards, qu’importe le recul de Fillon dans les sondages, et celui de Marine Le Pen, qu’importe les querelles intestines du Front national, davantage que Mélenchon, Macron est l’homme de l’Internationale, la seule qui existe, celle de l’argent. Dans cette élection, il apparaît comme l’ennemi absolu de la France, de sa souveraineté, de son identité, comme l’ennemi mortel de la véritable Europe.

Au moment où l’Amérique s’est donnée comme chef un Trump, où Poutine commande à la Russie, le choix par les Français d’un Macron ressemblerait fort à une épitaphe sur 2 000 ans d’histoire.

Philippe Martin

Article paru dans Minute n° 2804 du 11 janvier 2017

Cohn-Bendit : encore un Français de papier (Présent 8362)

27/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Nous avons donc depuis quelques jours un nouveau compatriote : Daniel Cohn-Bendit. C’est le ministre de l’Intérieur en personne qui l’en a informé, le 21 mai, quarante-sept ans après, jour pour jour, où, en mai 1968, un autre ministre de l’Intérieur prenait un arrêté d’expulsion contre « Dany le Rouge ». C’était l’époque où l’émeutier professait avec Lénine « qu’un prolétaire n’a pas de patrie » ; aujourd’hui il en a deux, la France et l’Allemagne. Il aurait pu être naturalisé beaucoup plus tôt, comme son frère Gaby, mais il voulait échapper au service militaire. Il est devenu français, en quelque sorte, par le sang versé, pas le sien, mais celui des CRS et des gendarmes mobiles agressés par les pavés sous lesquels il n’y eut jamais que l’égout anarchiste et non point de plage.8362-P1
Normalement, au cours d’une cérémonie à la préfecture, il est rappelé aux nouveaux Français leurs droits et leurs devoirs, ils doivent aussi chanter la Marseillaise. On lui a épargné cette épreuve, car entonner le chant national en eût été une. Il a confié au Point que, s’il pleure en écoutant l’hymne européen, il ne peut toujours pas chanter la Marseillaise. Sur Canal +, il a même fustigé ceux qui l’ont fait le 11 janvier ! « Qu’un sang impur abreuve nos sillons, Cabu aurait dit : “Mais qu’est-ce que c’est que ces cons-là ?” » Pour ce qui est du drapeau français, il clamait en mai 1968 qu’il était « fait pour être déchiré ». Cela est pour le moins fâcheux pour un Français, même de fraîche date. Mais tout est relatif !
Aujourd’hui, le socialiste Jean Zay entrera au Panthéon, malgré les protestations de dizaines d’associations d’anciens combattants et de résistants qui refusent que la patrie soit « reconnaissante » à un homme qui, dans Le Drapeau, appelait l’étendard sous lequel des millions de héros sont morts « cette saloperie tricolore », « cette immonde petite guenille », « de la race vile des torche-culs », un drapeau qu’il avouait « haïr férocement ». À côté de ça, le rouquin ferait presque figure de patriote…
Cohn-Bendit n’attache pas plus d’importance que ça au fait de devenir français, « C’est un jeu », dit-il, car il restera « cosmopolite jusqu’au bout ». Mais alors pourquoi ? Son fils Bela, fan de l’équipe de France de foot, l’y a incité, apparemment plus Français que son père, il avait les cheveux bleu-blanc-rouge lors de France-Brésil. Encore l’échec d’une éducation ! Ce n’est pas comme ça que son père l’a élevé, ni pour que son fils se teigne les cheveux aux couleurs du drapeau qu’il a fait brûler en mai 1968, les jeunes sont ingrats…
A-t-il des regrets ? lui a-t-on demandé. Oui. « Trois pages que j’ai écrites » dans Le Grand Bazar, racontant comment, dans une crèche où il travaillait, il se laissait tripoter le sexe par des bambins, lui faisant de même à leur égard. Il en était toujours au « il est interdit d’interdire ». Notez que ce ne sont pas ces actes qu’il regrette, mais de les avoir révélés.
Le ministre de l’Intérieur nous dit que cet homme-là a été jugé digne de recevoir la nationalité française, quoique ni lui ni personne n’eût été affecté s’il était resté allemand puisque, de toute façon, depuis longtemps, sans être français il est chez nous comme s’il était chez lui. Il n’est pas fier d’être français ; rassurons-le, nous ne sommes pas fiers non plus qu’il le soit, nous en avons honte.

Guy Rouvrais

Daniel Cohn-Bendit : « il faut ouvrir les portes européennes »

Pour régler le problème de l’immigration clandestine, Daniel Cohn-Bendit a sa solution : « Ouvrons les portes de l’immigration ! »

22/04/2015 – Paris (NOVOpress)
Régulièrement Daniel Cohn-Bendit livre son humeur à la radio comme d’autres livrent des pizzas : souvent, rapidement et à chaud. Il a ainsi donné son avis sur les drames qu’engendre le rêve d’eldorado européen chez les Africains, en premier lieu les noyades qui se multiplient à cause des embarcations surchargées des passeurs peu scrupuleux.

Selon Daniel Cohn-Bendit, les responsables sont les gouvernements qui ferment les frontières, pas les passeurs. Pour lui, il faut donc ouvrir grandes les portes de l’Europe et accepter l’invasion migratoire pour éviter des morts en Méditerranée…

Crédit photo : European Parliament via Flickr (cc)


[Tribune libre] SOS : Homme cherche féministe qui sommeille en lui

[Tribune libre] SOS : Homme cherche féministe qui sommeille en lui

Déjà que j’ai du mal à me rappeler nombre de dates pour des événements personnels, là, j’avoue, j’ai pas réagi immédiatement à cette histoire du 8 mars. D’autant que, même si je lis les « féminins », je ne suis pas un grand fan de Marie-Claire, pour tout dire.

Mais l’avantage du buzz (et de la télé, mea culpa…) c’est de relayer rapidement une info essentielle. Et c’est ainsi que j’ai su que le 8 mars c’était la journée internationale de la femme et qu’accessoirement donc Marie-Claire avait décidé d’illustrer le combat féministe en faisant porter des talons aiguilles à… 8 représentants de la gent masculine. Et de sacrés représentants je l’avoue.

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Cohn-Bendit : « Il faut en finir avec les Verts ! »

[Lecture] Cohn-Bendit : « Il faut en finir avec les Verts ! »

En finir avec les Verts ? Qu’on se rassure, ce mot d’ordre n’est pas de Daniel Cohn-Bendit – l’ancienne icône de Mai 68 devenu le héraut de la mondialisation libérale sous l’étiquette d’EELV – mais de son frère Gabriel, qui vient de publier aux Editions Mordicus « A bas le Parti vert! Vive l’écologie », un petit pamphlet réjouissant et tonique.

Installé à Saint Nazaire depuis près d’un demi siècle, aujourd’hui âgé de 75 ans, Gabriel Cohn-Bendit aura eu en effet un parcours politique et idéologique passablement original : un passage en 1956 au Parti communiste, puis un stage chez les trotskystes, qui sera suivi d’un séjour au PSU, avant d’entrer au groupe « Socialisme ou barbarie » pour aboutir finalement chez les Verts – avant de les quitter. Celui qui se définit comme « un intermittent du spectacle politique » appelait en janvier dernier toute la gauche à se rassembler derrière DSK. Comme il l’a avoué, lucide, à Libération : « Tous les principes auxquels j’ai cru pendant 20 ans se sont effondrés les uns après les autres ».

Professeur d’allemand, il participe en 1981 à la création du lycée expérimental de Saint Nazaire – expérience d’éducation alternative et utopiste à l’origine de multiples polémiques – où il enseignera jusqu’en 1997.

Total non conformiste, G. Cohn-Bendit va prendre dans les années 1980 des positions sur la Seconde Guerre mondiale et la déportation qui sentent le souffre et qui lui vaudront des conflits avec la LICRA, allant même jusqu’à cosigner un livre « intolérable intolérance » avec l’avocat Eric Delcroix. S’il admet aujourd’hui s’être fourvoyé il déclare : « Je ne renie en rien mon point de vue sur l’impérative liberté d’expression ».

En 2002 il dénonce Lutte ouvrière, le parti d’Arlette Laguiller – « qui n’est pas une sainte » -comme étant une secte dirigée par un gourou, avec un fonctionnement hallucinant de moines soldats. Il n’épargne pas non plus le facteur Besancenot dont il décrie le goût du secret et l’angélisme alors qu’il se prétend héritier de Trotsky « qui ne fut que le précurseur de Staline ».

Cécile Duflot : pour G. Cohn Bendit "une carriériste forcenée"

Aujourd’hui c’est donc à EELV « qui n’est plus qu’un cache sexe pour les Verts » que s’en prend l’enseignant nazairien. Qualifiant dans le quotidien Sud Ouest Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé de politiciens « carriéristes forcenés, l’exemple des récentes négociations avec le PS est un cas d’école», il estime que ceux-ci ne cherchent qu’à obtenir des députés et des mairies qu’ils distribueront aux plus obéissants. La candidature à la présidentielle d’Eva Joly -« pas plus mauvaise que les autres » – est, selon lui, inutile. Quant au fonctionnement non démocratique du parti de madame Duflot, Gabriel Cohn Bendit multiplie à plaisir les anecdotes – ainsi en Bretagne, lors des dernières Européennes, la candidate qui suivait la tête de liste Yannick Jadot, quoique arrivée largement en tête fut écartée par le « politburo », les votes n’étant que « consultatifs » (sic).

Le frère de “Dany” accuse EELV d’avoir ruiné l’engouement des Français pour l’écologie en avalant plus ou moins de couleuvres. Sur la sortie du nucléaire Gabriel Cohn Bendit regrette que le débat ne s’articule qu’entre pro et ayatollahs anti nucléaire et qu’il se laisse confisquer par des sectes intégristes. Pour lui la sortie « de suite ou dans un délai de 5 ou 10 ans est totalement utopiste…. on n’a pas besoin d’une prédiction mais d’une stratégie il est temps que la France commence sa révolution énergétique en ne se laissant pas enfermer dans une dépendance mono énergétique ».

Gabriel Cohn Bendit milite aujourd’hui pour une nouvelle formation politique « débarrassée des oripeaux sectaires congénitaux » d’EELV en se demandant « comment en sommes nous arrivés là ? » De désillusions en désillusions, « Gaby » finira peut être par trouver les bonnes réponses… C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Novopress Breizh

Crédit photo : Michel Briand Licence CC.