Tag Archives: Christine Lagarde

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Christine Lagarde exhorte l’Europe à accueillir davantage d’immigrés

12/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La directrice du FMI a appelé les pays les plus riches de l’Union européenne à accueillir davantage de « migrants ». Selon elle, l’invasion migratoire pourrait tout simplement être bénéfique pour la croissance du Vieux Continent…

Christine Lagarde a ainsi écrit :

Certains pays ont accepté d’accueillir un large flot de réfugiés et ont fait tout leur possible pour leur fournir de la nourriture et un abri. D’autres, spécialement parmi les pays avancés, doivent voir comment ils peuvent élargir leur approche pour accueillir plus de réfugiés.


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Air France : un grand gâchis !

07/10/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La France est en crise. Ceci n’est malheureusement plus un scoop ! Cette réalité s’invite jour après jour dans notre quotidien et le népotisme de nos « élites » autoproclamées ne fait rien pour arranger les choses, comme le montre une fois de plus le cas Air France. Par Vincent Revel

Le 15 septembre 2015, Manuel Valls recevait un courrier signé par l’ensemble des syndicats représentant les salariés d’Air France. Par cette lettre, les représentants syndicaux tenaient à dénoncer les difficultés de l’entreprise « au regard de sa situation économique et de la concurrence internationale à laquelle les compagnies françaises doivent faire face. » Ils désiraient aussi avertir le gouvernement que le personnel d’Air France était à bout et que plus personne au sein de la Compagnie ne comprenait les actions politiques de la France en regrettant le manque de « soutien franc et massif des pouvoirs publics. »
Face à la concurrence déloyale des compagnies étrangères, provenant surtout d’Asie et du Golfe persique, « l’annonce de l’octroi de nouveaux droits de trafic aux compagnies du Moyen-Orient cet été » fut considérée comme une trahison par l’ensemble du personnel Air France. Avant même que les négociations ne débutent pour le plan Perform 2020, des menaces de licenciements étaient annoncées par la direction de la compagnie. La responsabilité des pilotes, en refusant toutes les négociations sur des heures supplémentaires non payées, ajoute certainement à la confusion dans cette période trouble pour Air France.
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Christine Lagarde lèche-babouche (Présent 8281)

Christine Lagarde lèche-babouche (Présent 8281)

27/01/2015 – RIYAD (NOVOpress)
Après les condoléances appuyées de François Hollande au nouveau roi Salmane, c’est Christine Lagarde qui a rendu hommage samedi au roi Abdallah d’Arabie saoudite, décédé la veille. Un hommage honteux. Scandaleux. Au cours duquel la présidente du FMI est allée jusqu’à saluer ce « grand leader » qui « était, de manière discrète, un grand défenseur des femmes » !

Une véritable provocation

Une du numéro 8281 de "Présent"

Une du numéro 8281 de « Présent »

Une véritable et insupportable provocation quand on sait que sous cette tyrannie wahhabite, fondée sur l’application la plus stricte de la charia, les femmes sont, de leur naissance jusqu’à leur mort, sous la tutelle permanente et légale des hommes. Pour étudier, se marier, voyager, pratiquer l’une des très rares professions qu’elles ont le droit d’exercer, subir une opération chirurgicale… Rien ne se fait sans l’autorisation du père, du mari, du frère, de l’oncle ou encore du fils. Et puis, il y a la liste interminable des interdits : activité sportive, conduite automobile… Pensez qu’il aura fallu attendre 2013 pour que ces dames soient autorisées à faire… du vélo ! Et encore : à condition d’être accompagnées d’un homme de leur famille et dans les zones de faible affluence.

Barbarie institutionnalisée

Dans ce beau pays où la plupart des bâtiments ont une entrée pour les hommes et une autre pour les femmes, les violences conjugales sont quasiment impunies. Et gare à celles qui tombent entre les mains de la sinistre Muttawa : flagellations, lapidations et même décapitations sont monnaie courante.

Une barbarie dont les femmes, d’ailleurs, ne sont pas les seules victimes : pour avoir défendu la liberté d’expression, considérée comme « une insulte à l’islam », le blogueur Raif Badawi a ainsi été condamné en novembre 2014 à dix ans de prison, une amende de 1 000 riyals et 1 000 coups de fouet. Il s’est d’abord vu infliger, le 9 janvier dernier, devant une mosquée de Jeddah, les 50 premiers coups de fouet et devait en recevoir 50 autres vendredi. Mais en raison d’une cicatrisation lente de ses premières plaies, la seconde flagellation a dû être reportée…

Franck Delétraz

Crédit photo Une : Chard pour Présent (c).


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La déflation risque de créer de nouveaux problèmes à l'économie globale

La déflation risque de créer de nouveaux problèmes à l’économie globale

21/01/2014 – 16h40
PARIS (NOVOpress) – La déflation, c’est quoi exactement ? Il s’agit de la baisse continue du niveau de prix des actifs, ce qui se traduit par une diminution de l’indice des prix à la consommation. Les actifs retenus sont de trois sortes : les biens et les services, les actifs immobiliers et mobiliers, autrement dit les titres tels que des actions et obligations. L’explication des grands cycles de déflation est marquée par plusieurs aspects : Le premier est la montée de l’endettement des entreprises et des ménages qui nourrit la croissance des créances douteuses des banques. Le second est la liquidation des dettes, qui d’une part assainit les bilans bancaires, mais qui ralentit considérablement la distribution de nouveaux crédits aux entreprises. Le troisième point qui découle du second se traduit par une forte aggravation des faillites des entreprises les plus fragiles et une augmentation du chômage. On entre alors dans le cercle vicieux de l’économie, où la faiblesse de la consommation nourrit celle de l’investissement et engendrer une croissance économique molle.

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Bienvenue en Ripoublique : Christine Lagarde sur la sellette…

Bienvenue en Ripoublique : Christine Lagarde sur la sellette…

20/04/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress/Bulletin de Réinformation)
– Alors que l’ouragan Cahuzac continue de décoiffer la « gauche morale », un sérieux grain est attendu à droite : Christine Lagarde pourrait en effet à son tour connaître quelques sérieux ennuis avec la justice. L’ancienne ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy et par ailleurs successeur du « porc » Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international, va en effet devoir s’expliquer devant la Cour de Justice de la République (CJR) sur son arbitrage lié à la vente par le Crédit Lyonnais des parts détenues dans Adidas par Bernard Tapie (photo à l’époque de l’arbitrage, Nicolas Sarkozy et sa ministre Christine Lagarde).

Cet arbitrage avait permis à l’homme d’affaires d’empocher 403 millions d’euros, en provenance de fonds publics, donc des contribuables.

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Cette semaine un vrai festival judiciaire pour l'UMPS

Cette semaine un vrai festival judiciaire pour l’UMPS

23/03/2013 – 18h40
PARIS (NOVOpress/Bulletin de Réinformation) – Le 25 février dernier, Jérôme Cahuzac, Ministre délégué au Budget, déclarait sur iTélé : « (…) la stabilité fiscale impose de trouver six milliards d’euros. On les trouvera dans les poches des uns et des autres, de tout le monde (…) ». Cahuzac qui entendait ainsi, sans état d’âme, faire les poches des Français de toute condition, est depuis mercredi sous le coup d’une information judiciaire du Parquet de Paris pour « blanchiment de fraude fiscale ». Alors qu’il envisageait très sereinement de demander toujours plus d’efforts à nos compatriotes qui croulent déjà sous les impôts et les taxes, c’est au contraire la larme à l’œil qu’il a démissionné.

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Grèce : où est l’argent ?

Grèce : où est l’argent ?

30/05/2012 – 08h00
ATHÈNES (NOVOpress) —
Alors que les Grecs s’apprêtent à revoter lors des nouvelles élections législatives qui auront lieu le 17 juin, Christine Lagarde, patronne du Fonds Monétaire International a jeté de l’huile sur le feu avec les propos qu’elle a tenus lors d’une interview au Guardian vendredi. Elle y affirme en substance que la solution évidente aux problèmes que rencontre actuellement la Grèce, serait que les Grecs paient leurs impôts.

Christine Lagarde, patronne du Fonds Monétaire InternationalLe simplisme de la proposition a de quoi étonner de la part de la patronne du FMI, organisation internationale qui on le rappelle, participe à la troïka (avec la Banque Centrale européenne et la Commission de Bruxelles) qui élabore depuis 2010 les différents plans d’aides à la Grèce. Pourquoi déverser des aides de plusieurs centaines de milliards s’il suffisait pour les grecs de payer leurs impôts ?

Il est temps de sortir les calculettes et de faire les comptes.

Nous allons nous limiter aux chiffres depuis le début de la crise des dettes souveraines, sans revenir sur les fonds structurels d’aide européenne que la Grèce reçoit depuis son adhésion à l’UE en 1981, soit environ 141 milliards (dont 70 milliards d’aide au secteur agricole). La renégociation de ces aides est d’ailleurs en cours à la demande des pays nouveaux entrants d’Europe orientale, les fonds structurels européens continuant à être versés de manière trop dissymétrique, toujours en faveur de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne.

En 2010 le premier plan d’aide à la Grèce a couté 73 milliards d’euros aux États membres de l’UE (dont 16,8 milliards à la France). Il s’agissait d’un engagement bilatéral entre les États de la zone euro. Au même moment, fut créé le FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui peut prêter aux États en difficultés et émettre des obligations. Il est financé aux deux tiers par les membres de l’Eurogroupe et un tiers par le FMI. Il a prêté à la Grèce en 2010, 173 milliards d’euros (145 milliards provenant des États et 28 milliards du FMI).

Dans le même temps, la Banque centrale européenne a racheté « en douce » et dans la plus grande opacité des titres de dette grecque pour un montant estimé de 45 milliards d’euros.

Il a également été décidé d’alléger à hauteur de 100 milliards les créances de la Grèce détenues par les banques, en échange de quoi les États européens s’engageaient à recapitaliser leurs banques exposées sur la dette grecque. Montant de l’opération : 106 milliards dont 8,8 milliards rien que pour la France.

La Banque centrale européenne a également émis des LTRO (long term refinancing operation) à hauteur de presque 1.000 milliards. Il s’agit d’émettre des prêts à trois ans pour donner des liquidités aux banques à des taux très avantageux (donc de créer de la monnaie par le crédit). Environ 80 milliards d’euros de ce dispositif ont été prêtés aux banques grecques afin qu’elles puissent le reprêter à un taux plus élevé à l’État grec.

La Banque centrale européenne ne peut pas pallier à toutes les urgences, il existe donc un autre dispositif, l’ELA (Emergency Liquidity Assistance). Ce « soutien exceptionnel à la liquidité bancaire » est du ressort des banques centrales et permet d’agir rapidement en cas de blocage du marché interbancaire. Il est théoriquement exceptionnel mais la Banque centrale grecque en fait une utilisation régulière (elle n’est pas la seule, l’Espagne aussi s’y met ces dernières semaines). Ce dispositif doit permettre de refinancer en urgence des établissements bancaires au bord de la faillite en émettant des liquidités.

Au bout du compte c’est la BCE qui paie la facture. Depuis le début de la crise des dettes souveraines ces interventions « exceptionnelles » ont alourdi la facture de 300 milliards d’euros, dont 100 milliards pour la Grèce.

Une autre soupape déguisée du système est le système TARGET2, qui est le système de paiement interbancaire en temps réel des établissements de la zone euro (banques privées et banques centrales). Il est géré par trois banques centrales : la France, l’Allemagne et l’Italie. En jouant sur les lignes de trésorerie (notamment lors du règlement des importations) les pays déficitaires peuvent décaler leurs paiements et se financer sur les pays excédentaires. Là encore ce système fonctionne dans la plus parfaite opacité. Impossible d’avoir une vue d’ensemble des transactions. Une étude allemande tendrait à démontrer que le passif des banques centrales déficitaires pèserait à hauteur de 320 milliards sur les lignes de compte de la Bundesbank. Quant à la France et à l’Italie, impossible d’avoir ne serait-ce qu’une estimation.
En additionnant tout cela , on arrive à un total de 577 milliards d’euros. Théoriquement donnés pour aider « les Grecs ».

Le montant de la dette publique grecque est de 360 milliards d’euros. Elle devrait donc être apurée et payée depuis… Que les Grecs paient ou non leurs impôts. Sont-ils si mauvais élèves que ça d’ailleurs, comme on nous le répète jusqu’à la nausée depuis trois ans ?

Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mario Draghi - Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (crédit : European Parliament - cc).

Si l’on se base sur les statistiques d’ELSTAT (l’institut de la statistique grec), les recettes fiscales seraient en moyenne de 90 milliards d’euros annuels, ce qui représente 40% du PIB. C’est dans la moyenne (la France est à 42% par exemple). Évidemment certains douteront de la véracité des chiffres d’ELSTAT. La Grèce a déjà triché par le passé en truquant le montant de sa dette lors de son adhésion à l’Euro. Elle avait fait appel aux bons conseils de Mario Draghi (actuellement directeur de la Banque centrale européenne) et de la banque Goldman Sachs qui lui avaient créé des instruments financiers sur mesure (swaps de change permettant de décaler le paiement des intérêts d’emprunts) pour lever des fonds hors bilan et ainsi camoufler le montant réel de la dette. Mais depuis, les chiffres semblent avoir été trafiqués dans l’autre sens : une enquête préliminaire est actuellement menée par le parquet d’Athènes. Les chiffres du déficit 2009 auraient été gonflés à la demande du gouvernement pour faire accepter aux Grecs le premier plan d’austérité.

Un chiffre très intéressant ressort néanmoins des statistiques d’ELSTAT : le déficit budgétaire, hors charge de la dette, ne serait que de 2,1% du PIB. Quant on sait que le taux d’intérêt d’emprunt des obligations sur la dette grecque est passé, suite à des attaques spéculatives de 4,84% en 2010 à 41,41% aujourd’hui, l’on comprend vite où est passé tout l’argent : au remboursement de la dette, donc des banques.

À méditer, à l’heure où l’UE s’apprête à débloquer une nouvelle tranche « d’aide à la Grèce » pour environ 100 milliards d’euros…

Spoutnik, pour Novopress

[box class= »info »]Richard SulíkSource : Richard Sulík – Solidarita s Gréckom vyjadrená v peniazoch – richardsulik.blog.sme.sk, économiste et homme politique slovaque, fondateur du parti Liberté et Solidarité (SaS). En savoir plus : fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Sul%C3%ADk[/box]
Crédit photo en Une : tom.tziros (2008) via Flickr (cc)

La crise ! Quelle crise ?

“La crise ! Quelle crise ?” par Éric Letty [vidéo]

[box class= »info »]Article extrait de « Monde&Vie » du 17 septembre 2011, disponible en kiosque ou à commander ici[/box]

Alors que je m’entretenais récemment avec un ami, âgé d’une quarantaine d’années et cadre dans une grande entreprise, de « la crise », de la nouvelle dégringolade de la bourse, des menaces qui planent sur les banques françaises et sur les Etats eux aussi menacés, je fus étonné de l’entendre s’exclamer: « Et moi qui croyais que c’était fini ! »

Finie, la crise ? Comment avait-il pu le croire ? Peut-être, après tout, en se fiant aux déclarations de Christine Lagarde du 20 août 2007 : « Je pense qu’on a le gros de la crise financière derrière nous »; du 20 septembre 2008: « Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous »; du 19 février 2010: « La récession est derrière nous » ; ou encore du 9 septembre 2010: « La reprise est engagée en France. Le pays est désormais dans l’après-crise. »

Si gouverner, c’est prévoir, force est de constater que l’ancien ministre de l’Economie ne gouvernait alors rien.

Elle n’a pourtant pas l’air d’une « rigolote », paraît au contraire sérieuse et, contrairement à tant d’autres ministres, elle n’est même pas issue de ce sérail politique que nos concitoyens soupçonnent à bon droit d’être un ramassis de propres à tout, bons à rien, nourris dans la carrière grâce à l’argent public.

Or, à peine devenue directrice générale du Fonds Monétaire International, l’ancien ministre de l’Economie annonce, en s’appuyant sur les travaux des économistes de l’institution qu’elle dirige désormais, qu’il est urgent de recapitaliser les banques européennes; et rectifie le tir quelques jours plus tard, au G7, en déclarant que l’analyse du FMI a été « mal rapportée » (par elle-même…?) à la suite d’une « fuite », qu’il ne s’agissait d’ailleurs que d’un document de travail et en tout cas, « ni d’un stress-test, ni d’une estimation des besoins en capital du secteur bancaire européen. »

En somme, tout va très bien madame la marquise, nous ne sommes pas entrés « dans une nouvelle phase dangereuse », il n’est donc pas urgent de recapitaliser les banques et le FMI nous a fait une farce. – Au fait, l’opposition de l’Europe, des banques et du Medef n’a-telle vraiment aucune part à ce revirement ?

Au reste, qui recapitaliserait ? Un secteur privé qui assiste à la chute des valeurs des banques ? Ou des Etats déjà surendettés – et dont les contribuables, notamment en France, subissent une pression fiscale déjà considérable ?

Je ne voudrais pas donner l’impression d’en vouloir particulièrement à Christine Lagarde. Je me souviens avoir entendu Nicolas Sarkozy lui-même, alors ministre de l’Economie, regretter lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2005 que les ménages français ne fussent pas prêts à s’endetter davantage pour augmenter la croissance et citer en exemple les ménages américains (vidéo ci-dessous) : trois ans plus tard éclatait la crise des subprimes aux Etats-Unis… Une fois encore, gouverner, c’est prévoir.

A cet égard, je fais mienne la conclusion de l’éditorialiste du Monde, qui écrivait récemment: « On ne reprochera pas aux ministres des finances du groupe des sept vieilles puissances industrielles (le G7) réunis le week-end dernier à Marseille d’avoir été francs: ils ne comprennent pas les marchés. »
Eric Letty

Vidéo : Sarkozy vante les subprimes puis retourne sa veste après la crise des subprimes et reproche aux autres d’avoir fait ce qu’il avait dit de faire !

La crise ! Quelle crise ?

La crise ! Quelle crise ?

Vous avez dit : « croissance ... négative »

Vous avez dit : « croissance… négative »

[box class= »info »]L’hyperclasse dominante est prise à son propre piège de contrôle de la pensée par les mots qu’elle a interdits.[/box]

Le site du Figaro titre ce matin, 11 août 2011 : « France : risque de croissance négative ».

Or dans sa toute dernière édition, le dictionnaire de l’Académie stipule :

CROISSANCE n. f. XIIe siècle. Dérivé du radical du participe présent de croître.
Le fait de croître, de grandir.
1. Développement d’un organisme jusqu’à maturité. La croissance des plantes.
2. Accroissement en étendue ou en importance ; développement.

Pour toute personne sensée, la « croissance négative » est un concept inintelligible. Un oxymore. Il reflète pourtant tout à fait explicitement la désastreuse incapacité des dirigeants occidentaux à analyser la crise actuelle, car ils n’ont plus les mots pour la décrire.

Le système repose en effet structurellement sur la croissance : croissance de la consommation bien-sûr, mais croissance de tout. La croissance est la clé de voûte de tout ce système car elle assure l’équilibre dans la fuite en avant sur laquelle il est fondé. La croissance permet notamment de créer la monnaie pour assurer les dépenses non financées. La croissance, nous dit-on, permettra de rembourser les dettes. Alors l’endettement n’est pas si grave puisqu’il sera effacé lorsque la croissance reviendra.

Mais voilà, la croissance se fait attendre. Pas grave, nous rassure-t-on, elle reviendra de toutes façons, alors les dettes ne sont pas un vrai problème. Mais la croissance ne revient toujours pas. Ah si ! elle est là, mais elle est … négative !

Cette expression date de 2008, et fut lancée par Christine Lagarde. A l’époque quelques rares journalistes avaient malgré tout été interpellés par cet oxymore, notamment Thomas Legrand dans son édito politique du lundi 6 octobre 2008 sur France Inter.

Cette invention géniale a valu à Christine Lagarde d’être promue au FMI car elle n’a pas particulièrement brillé par ses résultats en tant que ministre de l’économie.
Les certitudes ont la vie dure : la croissance reviendra, c’est sûr. Elle est juste négative en ce moment, mais c’est normal, c’est une crise cyclique. Ainsi trois ans après, Le Figaro persiste, et continue de se rassurer, et de rassurer ses lecteurs, avec la même chimère paradoxale.

Il y a quelque temps, il ne fallait pas affoler Billancourt. A présent il ne faut pas affoler les marchés et les consommateurs.

Georges Gourdin pour Novopress France

Christine Lagarde : nomination au FMI dans un cliquetis de casseroles

Christine Lagarde : nomination au FMI dans un cliquetis de casseroles

En octobre 2007, le Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais, décide d’abandonner la procédure de justice traditionnelle dans le différend qui oppose le Crédit lyonnais et Bernard Tapie, au profit d’un « arbitrage », une procédure privée de règlement des litiges. Christine Lagarde, ministre de l’économie depuis juin 2007, intervient personnellement dans la composition du « tribunal arbitral » en y nommant trois « juges-arbitres ».

En juillet 2008, le « tribunal arbitral » se prononce en faveur de Bernard Tapie et condamne le CDR à verser 285 millions d’euros à l’homme d’affaires controversé, dont 45 millions au titre de « préjudice moral ». Une décision qui soulèvera l’indignation du Front national ainsi que de nombreux députés de l’opposition, et dont Marine Le Pen saisira le président de la Cour des Comptes.
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