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Mobilisation de la jeunesse contre la loi travail

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jour de colère, acte II. Après les manifestations du 9 mars dernier, des lycées et des universités ont été bloqués jeudi à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées au projet de loi Travail, et des milliers de jeunes sont dans la rue.

Le gouvernement pourtant avait pourtant remanié son projet face à la levée de boucliers générale, se disait désormais confiant d’avoir une majorité.
En réalité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent bien maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière, à peine plus d’un an avant la présidentielle. Hier, on comptabilisait 200 lycées mobilisés, dont 40 à Paris, soit deux fois plus que la semaine dernière. Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne, ont été fermés sur décision de l’administration.

Qu’attendent tous ces jeunes ?
Certains réclament le retrait du projet, d’autres seulement des modifications, notamment sur les motifs de licenciements économiques ou sur le plafonnement des indemnités aux Prud’hommes. Mais dans les discussions place de la Nation, il est finalement peu question de barèmes d’indemnités ou de forfait-jours. Les élèves ont simplement « pris goût » à la rue, dit un lycéen.

Cependant, un point en particulier a convaincu une partie des syndicats étudiants : la garantie jeunes pour tous.
Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi. Il existait depuis 2013 déjà, mais était limité à un nombre restreint de jeunes de 18 à 25 ans. Ce dispositif dure un an et consiste en un accompagnement social, une aide financière et des formations et stages pour des jeunes sans diplômes, recrutés par les missions sur un critère de motivation et d’engagements. Cette garantie va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation.

Pour les contestataires comme l’Unef, « les soi-disant mesures jeunes, c’est de l’enfumage, ça ne mérite pas d’arrêter la mobilisation », car il n’y a pas « l’investissement budgétaire » adéquat pour les 900 000 jeunes concernés.


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Hollande et Valls au chevet de la loi El Khomri

15/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François Hollande et son Premier ministre ont été en contact tout le week-end et se sont retrouvés hier soir pour finaliser un projet amélioré de la réforme du Code du travail. Manuel Valls le présentera aujourd’hui aux partenaires sociaux. Il est à noter que ce morceau à quatre mains entre le président et son numéro 2 s’est joué en l’absence de la ministre du Travail Myriam El Khomri pourtant rapporteuse de la loi. Selon le Premier ministre, il faut « Un compromis qui soit dynamique et ambitieux  corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être ».

Deux points cruciaux en question
Ce projet amélioré a pour objectif de revenir sur deux éléments de la réforme particulièrement sensible. En premier lieu, le plafonnement des indemnités prud’homales, c’est en effet ce point du projet de loi qui a agité les syndicats. La loi prévoit des indemnités largement en deçà de ce que les juges prononcent en moyenne aujourd’hui. De plus, les modalités de plafonnement retenues favorisent largement les grandes entreprises par rapport aux PME. Le second grand chantier de ce projet amélioré c’est de calmer les ardeurs des étudiants et lycéens très remontés contre la réforme du Code du travail.
• Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle ni sérieuse, mesure très critiquée par les syndicats, est abandonné. Il ne sera maintenu qu’à titre indicatif.
• Le gouvernement a décidé d’élargir la garantie jeunes, initialement limitée à 100.000 personnes d’ici 2017, à tous les jeunes sans emploi ni formation.

Une très forte mobilisation contre le projet de loi
Tout au long de la semaine, de nombreux manifestants ont battu la rue pour faire montre de leur colère. Aux prises avec une tension sociale sans équivalent depuis 2012, et les plus importants mouvements de rue depuis le « mariage pour tous », le couple exécutif est au bord du précipice. Outre les principaux syndicats, de nombreux lycéens participent aux manifestations, partout en France une centaine de lycées ont été bloqués. De nouvelles manifestations étaient prévues hier et jeudi 17 mars dans plusieurs grandes villes.

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Manuel Valls réagit à l’impopularité de la réforme sur le droit du travail

07/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Premier ministre a accordé aujourd’hui un entretien au Journal du Dimanche. Il s’est engagé à améliorer la loi en ce qui concerne le plafonnement des indemnités prud’homales et l’assouplissement des règles de licenciement économique. Ce sont en effet, les deux mesures les plus impopulaires, dont les syndicats ont demandé le retrait. Il a déclaré que : « Ces deux points feront, bien sûr, l’objet d’améliorations […], mais, ce qui serait terrible, c’est le statu quo ». En attendant, Manuel Valls a décalé de 2 semaines le passage de cette loi au conseil des ministres, le reportant au 24 mars.

Des réactions ont-elles eu lieu parmi l’opposition ?
Cette loi pourrait permettre d’argumenter contre le gouvernement de gauche, en 2017 : « Le changement, il ne viendra pas de la rue, il viendra des urnes » a déclaré Florian Philippot, député européen et numéro 2 du Front National. Cependant, il a prévenu : « Je n’irai pas manifester mercredi, nous laisserons la liberté à nos militants, électeurs et sympathisants d’y aller ou pas (…) Le changement, il ne viendra pas de la rue, il viendra des urnes, et on le verra probablement l’an prochain à l’occasion de la présidentielle et des législatives ».
La réforme du droit du travail ne serait qu’une application des directives de Bruxelles ?

Et Florian Philippot d’ajouter : « Mme El Khomri, elle ne sait pas très bien ce qu’il y a dans sa propre loi, il y a trois mois, elle ne savait pas ce qu’était un CDD (…) Je crois qu’elle est utilisée comme porte-parole, de manière assez cynique d’ailleurs, par le gouvernement et par François Hollande pour dérouler la feuille de route de Bruxelles, qui est d’une violence inouïe et qui ne va pas créer un seul emploi. Ce n’est pas en ayant un salarié Kleenex, ce n’est pas en gérant la pénurie, ce n’est pas en organisant la précarisation générale de la société française (…) qu’on va arranger les affaires de la France ».

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El Khomri, le maillon faible

03/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8559)

En plein débat sur la réforme du droit du travail, le ministre Myriam El Khomri, a dû être brièvement hospitalisée, on a parlé de « stress » parce qu’elle était lasse que des députés socialistes lui savonnent la planche pour la faire choir. En réalité, elle a bien glissé, mais dans sa baignoire, l’hygiène recelant des dangers insoupçonnés.
Quittant son lit de douleur, elle s’est donc attelée de nouveau à sa tâche, la mission impossible qui consiste à faire avaler à la gauche une réforme du Code du travail qu’applaudissent le Medef et la droite libérale. Elle a foncé sans états d’âme, le premier ministre ayant assuré qu’il « irait jusqu’au bout » malgré les cris des syndicats et les chuchotements de ses propres ministres.
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Las, à peine avait-elle repris le collier, que Valls et Hollande amorçaient la marche arrière ! Reculade ? Renoncement devant le flot des protestations ? Mais non ! Seulement, concertation avec les syndicats, explication avec les députés socialistes pour « améliorer » le texte, jure Hollande la main sur le cœur.
Pensez si la CGT va l’améliorer, qui en demande l’abrogation ! Aucun gouvernement d’ailleurs n’enterre un projet de loi ! Il le confie à une commission, il annonce une consultation nationale ou il en suspend l’application provisoirement, cela va de soi, et au bout d’un moment on n’en parle plus. Là, Valls consulte jusqu’à ce que son texte, passé à la moulinette syndicale, ne soit plus qu’un simulacre de réforme.

Myriam El Khomri ne sait plus sur quel pied danser, elle sait seulement que ce ne doit pas être dans sa baignoire. En bon petit soldat, elle s’inclinera. C’est pour cela qu’elle a été choisie. Rien ne la prédisposait à occuper ce poste clé.
Jusque-là secrétaire d’État à la politique de la Ville après avoir été chargée de l’enfance à la mairie de Paris, le droit du travail lui était Terra incognita. Il y avait sur les rangs des postulants bien plus compétents, tels Alain Vidalies ou Jean-Marc Germain. Mais ils étaient moins dociles, car ils pesaient d’un autre poids politique que Mme El Khomri. À ces hommes « forts », on a préféré ce maillon faible que Valls et Hollande peuvent soumettre à leur guise, elle suivra fidèlement leurs tours et détours.

Lors du récent remaniement, le critère pour nommer les nouveaux ministres et sous-ministres était leur capacité à avaler les couleuvres de l’Élysée et de Matignon. Voyez les écologistes, qui sans frémir, en une semaine, ont accepté de voir l’activité des centrales nucléaires prolongée de dix ans, constaté le dépôt d’un amendement du gouvernement mettant fin à la règle « pollueur-payeur » et, enfin, la décision d’un tribunal autorisant la prospection pour le gaz de schiste !

Revenons à la slalomeuse de baignoire. Elle n’a évidemment aucune autorité face aux syndicats qui savent qu’elle n’est qu’un pion sur l’échiquier du gouvernement, ils ne lui accordent donc aucun crédit. D’ailleurs, la concertation avec eux se fera autour de Valls, Myriam El Khomri n’en étant que la greffière en chef. Alors que le chômage déchire le tissu national, un ministre du travail sans autorité et déjà déconsidéré ne peut qu’aggraver de son insignifiance personnelle l’impuissance générale pour le malheur du pays.

Guy Rouvrais

Myriam El Khomri

Projet de loi El Khomri : tentatives de diversion de l’exécutif socialiste ?

02/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, nous avions abordé la question du projet de loi El Khomri à l’égard duquel le gouvernement a reculé de 15 jours sa présentation officielle en conseil des ministres. Mardi, on a assisté à des démarches visant à faire croire qu’il n’y avait pas de recul.

Expliquez-nous !
Si, d’un côté, il y a la peur d’être désavoué, notamment par les syndicats, de l’autre, la peur d’apparaître comme un gouvernement qui recule est présente. Manuel Valls a affirmé : « le recul, ce serait abandonner le texte ». En réalité, François Hollande cherche à masquer un recul, ce qui est habituel depuis plusieurs années. Les gouvernants tentent de dissimuler, quitte à adopter des postures apparemment agressives.
Ainsi, Hollande a déclaré « J’ai fait tout au long de ces années la priorité à l’emploi, je ne changerai pas, pour moi c’est l’essentiel. Il n’y a pas d’autre voie que le mouvement. Rien ne serait pire que l’immobilisme ». Certes, des paroles martiales, mais on peut se demander si elles ne masquent pas des faiblesses. Autre élément de phraséologie hollandienne : « Il vaut mieux prendre du temps pour mieux en gagner ». Bref, la rhétorique offensive quand le bateau coule…

Il s’agirait donc d’une pure stratégie de communication
Il est intéressant de noter que le malaise du ministre de Travail a fait l’objet d’un traitement médiatique au sommet. Hollande a affirmé que le malaise n’était qu’« un accident domestique » et que l’intéressée serait « sur pied dès ce soir ». Faut-il y voir une volonté d’allumer un contre-feu médiatique, quitte à se servir d’un fait banal ? La question est posée. Bref pour dissimuler une affaire — en l’espèce, un recul qui écorne une image réformiste —, on crée une autre affaire… Stratégie classique. Dans un monde médiatique, tout peut servir. Peut-être faudrait-il voir la récente polémique sous cet angle ?

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Faillite des gauches

26/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8555)

Tandis que notre pays s’enfonce dans la crise, que se creusent la dette et les déficits, que l’ombre noire du terrorisme islamique plane sur lui, les socialistes débattent âprement d’une question existentielle qui s’apparente à celle sur le sexe des anges : où est la vraie gauche ? « Nous représentons la gauche moderne », assure Martine Aubry parlant d’elle et des frondeurs, reprenant la formule de Manuel Valls qui l’appliquait à sa politique et fustigeait la « gauche passéiste ».
Réplique de l’édile lilloise : « Nous sommes la gauche progressiste. » Mélenchon explique que Martine Aubry ne fait que se rallier à ce qu’il a toujours dit, lui le porteur de la vraie croix socialiste. Ce jeu de ping-pong peut durer un moment encore, car dans cette querelle des anciens et des modernes, tout le monde veut être moderne.
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C’est la réforme du Code du travail, portée par Myriam El Khomri, qui a déclenché les hostilités et a contraint Mme Aubry à sortir de sa tranchée nordiste pour monter au front. Depuis, les vieux croyants du socialisme ne sont qu’imprécations, fulminations, condamnations, hurlant à la trahison des sublimes idéaux de la gauche. La vérité pourtant est que les socialistes ont depuis un moment déjà mis de l’eau libérale dans le vin rouge du socialisme, non par vertu, mais par nécessité, le projet du ministre du Travail aujourd’hui n’en est que la dernière manifestation.

Qui, chez les anciens comme les modernes du PS, donne toujours du socialisme la définition du dictionnaire : « l’appropriation collective des moyens de production » ? Qui fait toujours sienne la formule de Mitterrand en 1971 : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec le capitalisme celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ? En 1983, alors au pouvoir, il dut renoncer à ces billevesées pour éviter d’achever la ruine du pays par l’application du programme commun.
En 2002, loin de rompre avec le capitalisme, le gouvernement Jospin le restaura de 1997 à 2002, il fut le Premier ministre qui privatisa le plus. Rappelons que Martine Aubry et Jean-Luc Mélenchon y étaient ministres. La « trahison » vient de loin, les poulains de Hollande, Valls, Macron, El Khomri, s’inscrivent dans sa continuité en dépouillant le socialisme de ses dogmes exténués.

Mais cette faillite idéologique s’accompagne d’une autre, bien plus grave, dont Hollande est le syndic. Les socialistes ont trahi les ouvriers, les oubliés, les laissés-pour-compte de la société dont ils prétendaient être les défenseurs.
L’ancêtre du PS, c’était la SFIO : Socialistes français de l’internationale ouvrière. Il n’y a plus d’ouvriers au Parti socialiste, occupé par les bobos, les hauts fonctionnaires et les apparatchiks. Au point qu’en 2002 Pierre Mauroy, qui avait connu, dans le Nord, un socialisme ouvrier, dut lancer au candidat Jospin : « Ouvrier, ce n’est pas un gros mot ! »
Ces gens-là n’ont entendu parler du peuple que par ouï-dire. De Hollande à Mélenchon en passant par Aubry et Valls, ils sont pour les immigrés au détriment des travailleurs français dont ils ignorent la souffrance.
Et ils s’étonnent que ceux-là, leurs électeurs d’hier, se tournent vers le Front national, seul à les défendre.

Guy Rouvrais

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Désunion à gauche

25/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La maire de Lille Martine Aubry a publié une tribune incendiaire dans Le Monde, attaquant la politique gouvernementale, et visant particulièrement Manuel Valls puis François Hollande. Dans cette tribune, intitulée « Sortir de l’impasse », elle est accompagnée de plusieurs autres membres du Parti socialiste, comme Benoît Hamon, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot ou encore Christian Paul, pour aborder certains points comme la réforme sur le droit du travail, la déchéance de nationalité et la gestion de la crise migratoire. Ils déplorent au fur et à mesure toutes les mesures prises par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

En parallèle, Martine Aubry affirme qu’il existe des réponses et des réponses modernes. Pour le droit du travail par exemple, dite loi El Khomri, il y a des solutions pour que, d’une part, la compétitivité des entreprises soit améliorée, et, d’autre part, assurer davantage de protections aux salariés. Elle renchérit ensuite en scandant « La gauche progressiste et moderne, c’est nous ! Il y a une gauche réformiste, c’est nous ! »

Cette attaque frontale ne manifeste-t-elle pas une crise plus globale au sein de la gauche ?
La gauche française connaît aujourd’hui de véritables dissensions et cette tribune ne fait que les révéler. À quelques mois des campagnes électorales, les auteurs de cette tribune précisent que le problème vient du gouvernement en place et pas du socialisme, et s’en désolent pour le futur et pour la France « Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? ».
Il y a donc une opposition entre la gauche passée « Les vieilles recettes » et la gauche moderne, réaliste, qui a les solutions. Mais pour d’autres politiques, comme Michel Sapin, cette opposition anciens/modernes est pratique pour la critique, et ils estiment que les alternatives concrètes manquent encore à ce discours.

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr (CC) = Martine Aubry 2eme primaires citoyennes


Loi El Khomri : la réforme du Code du travail ne passe pas à gauche

19/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le MEDEF en a rêvé, Myriam El Khomri l’a fait, c’est le sentiment d’une bonne partie de la gauche, qui se braque à l’idée d’un passage en force de la réforme du Code du travail.

Le projet de loi de Myriam El Khomri sur la réforme du Code du travail braque la gauche. Alors que le texte n’est même pas arrivé sur les pupitres des députés, les frondeurs du PS – et pas qu’eux — mettent en garde le gouvernement tant sur le fond du texte que sur la forme.

Pour la forme, Myriam El Khomri a menacé d’emblée de recourir au 49.3. « Nous voulons convaincre les parlementaires de l’ambition de ce projet de loi. Mais nous [avec le Premier ministre] prendrons nos responsabilités. » Cette phrase, prononcée par le ministre du Travail a mis le feu aux poudres. Elle porte bien la patte de la méthode Valls, habitué à mettre une pression maximale en début de négociation et à ne pas lâcher par la suite, comme l’a montré l’adoption sans vote de la loi Macron, une grosse arête qui est restée coincée dans la gorge des députés socialistes.
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Christian Paul

Situation interne au Parti Socialiste : les frondeurs assurent le spectacle

25/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
Remous au sein du PS à l’occasion du congrès du parti, même si ma motion soutenant le gouvernement est largement en tête.

Les congrès sont rarement des périodes de stabilité et de tranquillité pour les partis qui les organisent. C’est le Parti Socialiste qui vit en ce moment ces moments de démocratie interne. Jeudi dernier avait lieu le premier tour des élections internes. Trois motions étaient en lice. C’est celle du 1er secrétaire actuel, Jean-Christophe Cambadélis qui est sorti largement en tête avec 60 % des suffrages. Sa motion était soutenue par l’immense majorité des apparatchiks du Parti et du gouvernement. (A lire aussi sur le fond de cette motion majoritaire, le billet de Maxime Tandonnet accessible dans les tweets ci-dessous, ndlr)

Mais le résultat des frondeurs montre un poids non négligeable de cette mouvance au sein du Parti socialiste
La motion menée par le député Christian Paul a obtenu environ 30 % des voix, selon le décompte officiel des résultats. De quoi donner encore un peu plus de lumière à cette frange du parti, à laquelle appartient l’ancien ministre Benoît Hamon. Ces derniers ont particulièrement critiqué la faible participation au scrutin : 70 000 votants alors que le parti de la rue de Solférino revendique plus de 130 000 encartés.

Et les frondeurs ont trouvé une figure de proue…
Il s’agit de l’ancien ministre Arnaud Montebourg. L’ancien député de Saône-et-Loire utilise depuis sa démission du gouvernement la stratégie dite des cartes postales. Ce dimanche, il s’est montré en haut du mont Beuvray, en compagnie de… je vous le donne dans le mille : le chef de file des frondeurs, Christian Paul. Même s’il n’a pas fait de discours et est resté très discret toute la journée, Monsieur Montebourg annonce avoir découvert l’aventure entrepreneuriale et vouloir se tenir éloigné du monde politique… Après cet épisode bourguignon, on aurait comme du mal à le croire…

Crédit photo : capture d’écran du parisien.tv montrant Christian Paul annonçant sa candidature comme premier secrétaire du Ps. Au second plan, Arnaud Montebourg.



Mont Beuvray : le frondeur Christian Paul tacle… par leparisien



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