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L’indemnisation chômage au bord de l’implosion

02/02/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Alors que le nombre de chômeurs n’a jamais été aussi haut, les partenaires sociaux sont priés de trouver des économies. Vite, car le système menace d’imposer sous le poids de la dette.

Le gouvernement aux abois met la pression sur les partenaires sociaux pour trouver des économies dans le régime d’indemnisation chômage. L’UNEDIC croule en effet sous le poids de ses 8,1 milliards d’euros de déficit. Sa dette a doublé en cinq ans et devrait atteindre 29 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.
En cause, la fameuse courbe du chômage qui n’a cessé de flirter avec les records, négatifs bien sûr. Rien que sur les deux dernières années, ce sont 280.000 chômeurs supplémentaires qui ont dû être pris en charge et l’on compte 3,59 millions de demandeurs d’emploi sans activité en métropole fin 2015.

Alors qu’il revient aux partenaires sociaux de définir le mode d’indemnisation des chômeurs, la ministre du Travail Myriam El Khomri s’invite dans le débat pour remettre sur la table une option controversée, la dégressivité des allocations. « Cela fait partie des choses qui seront discutées par les partenaires sociaux », a renchéri Michel Sapin, ministre des Finances. Emmanuel Macron, ministre de l’Économie en a remis une couche en précisant que « la dégressivité » des allocations chômage faisait partie des options « dont les partenaires sociaux auront à discuter ».
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Hollande a réussi à inverser la courbe… de l’emploi

23/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les chiffres sont terribles: de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés… l’Allemagne 482.000, l’Espagne 651.000, l’Italie 288.000. L’erreur? Ne pas avoir senti que le pays était à bout de taxes.

Le constat d’Eric Le Boucher est cinglant :

L’échec véritable de François Hollande est là: non pas de n’avoir pas pu inverser la courbe du chômage, d’autres ont échoué avant lui sur cette question, mais d’avoir mis un stop à la création d’emplois privés, les vrais emplois.

Il plaidera que la faible croissance l’excuse: 0,3% en 2013, 0,4% en 2014, 1,1% l’an dernier. Ce sont là des chiffres trop faibles pour abaisser le chômage. Mais pas pour créer des emplois! Contrairement à la croyance répandue dans ce pays, ce n’est pas la croissance qui fait l’emploi, c’est l’inverse: la faible croissance vient précisément de la non-création d’emplois. C’est l’emploi qui fait la croissance, c’est l’artisan qui, refusant une embauche, bloque son chiffre d’affaires et une hausse du PIB pour le pays.


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Chômage : le plan d’urgence de Hollande, coup de force ou coup de com’ ?

19/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À 16 mois de la fin de son mandat François Hollande abat ses dernières cartes pour inverser la courbe du chômage avant la présidentielle de 2017. Il a détaillé son plan d’urgence pour l’emploi lundi devant le Conseil économique, social et environnemental.

Et c’est un plan essentiellement orienté sur la formation et les aides à l’embauche
Tout à fait avec ce chiffre clé : 500 000 formations supplémentaires. Si l’État avait d’ores et déjà annoncé qu’il dégagerait un milliard d’euros pour la formation des chômeurs, il peut compter sur les partenaires sociaux qui viennent de se mettre d’accord pour faire un effort supplémentaire de 80 millions d’euros.
S’agissant des primes d’embauche, elles sont ciblées sur les petites et moyennes entreprises. François Hollande a en effet promis aux entreprises de moins de 250 salariés une prime immédiate de 2 000 € pour toute embauche à petit salaire.

S’ajoute à cela un assouplissement du temps de travail
Le chef de l’État a également annoncé que la future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements. Concrètement, les entreprises qui jusqu’alors étaient tenues de payer les heures supplémentaires 10 % plus cher pourront désormais les payer 5 % voire 2 % plus cher. Rappelons aussi que le décompte de ces heures ne se fera plus à la semaine, mais sur une, voire plusieurs années. En somme, la frontière entre les 35 premières heures et celles d’après s’estompent largement.

Ce n’est pas la première fois que les gouvernements tentent d’influencer la conjoncture au travers de telles actions
En effet, le plan présenté par Hollande n’est pas tellement susceptible d’apporter plus de résultats positifs. Car déjà l’emploi n’a qu’un lointain rapport avec la formation, mais plus généralement, car les dispositifs publics d’aide à l’embauche ressemblent déjà un maquis indéchiffrable qu’il serait opportun de simplifier plutôt que de densifier. Sans oublier que ce sont des mesures très coûteuses ; le chef de l’État les a chiffrés à plus de deux milliards d’euros.

Coup de com » donc plus que coup de force ?
Le but recherché semble en effet plus d’occuper le terrain médiatique avec des mesures consensuelles que de traiter l’emploi. D’autant que l’échéance électorale approche à grands pas pour François Hollande qui avait dès 2012 fait de la lutte contre le chômage son cheval de bataille.

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Inversion de la courbe du chômage : la valse hésitation de Myriam El Khomri

15/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

« C’est le propre des hypocrites de parler, ruser et se contredire avec tant d’imagination » disait Théophraste Renaudot
Myriam El Khomri semble être une parfaite illustration de cet aphorisme. Le samedi 9 janvier dernier, notre ministre du Travail expliquait ainsi sur France Inter que la hausse de la croissance attendue pour 2016 serait faible, de l’ordre de 1,5 %, ce qui, selon elle, serait insuffisant pour faire reculer le chômage. Il y a chaque année entre 800 000 et 850 000 entrées sur le marché du travail pour environ 700 000 départs à la retraite, rappelait-elle. Or sur l’année 2015, si les services ont gagné 75 000 postes et l’intérim 49 200, les usines ont en revanche détruit 41 400 emplois et le bâtiment 45 200. Soit un solde négatif compris entre 60 000 et 100 000 emplois. Une tendance lourde qui devrait perdurer, voire s’aggraver, en 2016.

Des propos en totale contradiction avec les déclarations du premier ministre quelques jours avant
Mercredi avant-dernier, sur BFMTV, Manuel Valls n’avait il pas affirmé qu’il « croyait » à la baisse du chômage. « 2016 doit être l’année qui poursuit le travail contre le chômage, a-t-il déclaré. Avec la situation économique que nous avons, même s’il faut faire attention au contexte, tout ce que nous faisons, oui, ça créera plus d’emplois », a martelé le premier ministre. Apparemment, Myriam El Khomri ignorait ces déclarations.

Deux jours plus tard, sur Europe 1, revirement total de la ministre…
Sans doute, sommée par son patron de retourner au charbon, Mme El Khomri nous explique alors qu’on l’avait mal comprise, et que la courbe du chômage s’inverserait bien, en 2016. « Le chômage des jeunes a diminué de 25 000 sur la dernière année, affirme-t-elle et donc la politique que nous menons produit des résultats », affirme-t-elle avec aplomb. Et la ministre de bien préciser que nous sommes dans une « phase de stabilisation ». Elle en rajoute en déclarant « compter sur la réforme du code du travail » prévu en mars, ainsi que sur le « plan d’urgence » annoncé par François Hollande.

Mme El Khomri n’en est pas à sa première bourde
Le 5 novembre dernier, devant un Jean-Jacques Bourdin goguenard, la ministre du Travail avait avoué ignorer le nombre de renouvellements possibles d’un CDD. Dans la perspective d’un remaniement gouvernemental, Myriam El Khomri n’est peut-être pas le moindre des boulets dont Hollande souhaiterait se défaire.

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Manipulation en vue des chiffres du chômage

08/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

En trois ans et demi de mandat, François Hollande n’a cessé d’annoncer une inflexion imminente de la courbe du chômage. Or cette dernière n’a cessé de monter : 1,2 million de chômeurs de plus depuis 2012, dont 680 000 de catégorie A. Ainsi qu’il l’a lui-même admis, François Hollande n’est donc moralement pas en mesure de se représenter en 2017. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser l’annonce d’un plan de formation de 500 000 chômeurs. En faisant sortir ceux-ci des statistiques, cette mesure servirait opportunément les intérêts du président.

Bernard Tapie revient en politique pour faire barrage au FN

21/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Il n’a rien perdu de son bagou et de son aplomb. C’est quatre jours à peine après avoir été condamné par la justice à rembourser plus de 400 millions d’euros que Bernard Tapie annonce son retour en politique. Dans ses cartons : un plan pour éradiquer le chômage des moins de 25 ans et l’ambition de lutter contre le FN. Et peut-être une forme de chantage déguisé à la gauche pour effacer ses ardoises et/ou obtenir un maroquin en cas de victoire de la gauche en échange de sa non-présentation aux prochaines présidentielles, candidature qui coûterait très probablement une place au second tour au candidat PS. Rappelons-nous que c’est pour uniquement pour l’empêcher de se présenter contre lui que Hollande conserve près de lui Taubira… 


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Manuel Valls cherche des mesurettes pas chères pour prétendre agir

16/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Lundi soir, le Premier ministre était sur le plateau du journal de 20 h de France 2, afin de présenter la politique du gouvernement dans les prochains mois.

Quelles sont les priorités et les mesures annoncées ?
La priorité est l’emploi. Manuel Valls a promis un plan « massif » de lutte contre le chômage qui passerait par une meilleure formation des demandeurs d’emploi. Il a également déclaré son attachement à la valeur-travail qui doit être « partagée par tous ». La renégociation de la convention sur l’assurance-chômage est également attendue en 2016 ; Manuel Valls a prévenu les partenaires sociaux qu’il faudrait « aller vite ». Il est par ailleurs question d’encourager les emplois de service tels que l’aide à domicile ou la garde d’enfants.

En sait-on un peu plus sur le contenu de ces mesures ?
On sait d’ores et déjà que le gouvernement refuse l’idée d’un coup de pouce au SMIC, en raison de ses effets néfastes sur le chômage des travailleurs peu qualifiés. Pour le reste, le Premier ministre n’a apporté aucune précision et a renvoyé au mois de janvier.

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé qu’il allait réunir régulièrement les présidents de région
Ce afin de parvenir à une meilleure concertation des politiques locales et nationales particulièrement en ce qui concerne l’apprentissage. La compétence en la matière est en effet éclatée entre État, régions et partenaires sociaux.
Rappelons que la baisse du chômage est, selon les déclarations de François Hollande, la condition principale du renouveau de sa candidature à l’élection présidentielle en 2017.

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Au lendemain des régionales, on ne change rien !

16/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8505)

C’est le changement !
Au lendemain des régionales, le Premier ministre a saisi « l’injonction » des urnes : « agir, sans relâche, plus vite » contre le chômage. À cette fin, son gouvernement va « mettre le paquet » dès janvier, car « il y a urgence », et ce grâce à « un plan massif. » On croyait que, déjà, Manuel Valls faisait tout pour l’emploi, tout le possible et même l’impossible.
Or il faut croire que, jusqu’au 13 décembre, il ne mettait pas « le paquet », il en avait encore sous le coude. Il pouvait faire plus encore, mais il attendait le verdict des régionales pour décupler d’énergie. Merci qui ? Merci le Front national qui, s’il n’avait pas conquis 6 800 000 suffrages, aurait dispensé l’hôte de Matignon de sortir de « nouvelles » mesures de son chapeau de magicien.
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Telle est la « méthode » Valls : prendre, après un événement retentissant, les décisions qu’il aurait pu adopter avant, ce qui était le cas aussi pour le terrorisme. Bien entendu, pour ce qui est de ce nouveau « plan massif » pour l’emploi lancé à la hâte dans l’affolement, il ne s’agit que de faire croire, une fois plus, que « rien ne sera plus comme avant » et que le pouvoir a « entendu le message des Français. »
Il y a trente ans que ça dure ! Depuis le « coup de tonnerre de Dreux, en 1984, à celui de 2002, en passant par les élections régionales de 1998. Droite et gauche confondues nous annoncent qu’elles ont compris et que ça va complètement changer. Familièrement, on appelle ça des promesses d’ivrogne, après une cuite carabinée, on assure que, cette fois, c’est promis juré, on ne touchera plus à la dive bouteille. Et puis…

Ainsi, quand le vent du boulet s’est éloigné, nos politiques retournent à leur mangeoire et à leurs jeux politiciens. Sarkozy et Hollande et les autres ne songeant qu’à la manière dont ils pourraient rebondir pour la présidentielle. Tout est et sera donc comme avant.

Cela leur permet d’éviter de s’interroger sur les raisons profondes de la colère des Français. Le chômage ? Certes, c’est un mal au flanc de la société française depuis trop longtemps. Mais il ne saurait à lui seul tout expliquer. Le vote Front national ne se réduit pas à une protestation contre l’impuissance du pouvoir vis-à-vis du chômage, il n’en est qu’une des composantes.
Il y a plus de trois millions de chômeurs en France et le double d’électeurs frontistes. Quand Jospin, en 2002, a été battu au premier tour par Jean-Marie Le Pen, un million d’emplois avaient été créés de 1995 à 2002, grâce à l’embellie mondiale. Aujourd’hui, au Danemark où le taux de chômage est deux fois moins important qu’en France, le parti “populiste” est le premier du pays avec 26,5 % des voix. Même chose en Suisse, où il n’y a que 3,3 % de chômeurs. La mondialisation, certes, détruit des emplois en Occident, mais elle ne fait pas que ça, elle dénature nos valeurs chrétiennes, notre identité nationale, par l’immigration légale comme illégale et le métissage des cultures.

D’où le cri des électeurs frontistes, qui n’est pas d’abord “Halte au chômage !”, mais “On est chez nous !” C’est cela que les politiciens installés ne veulent pas entendre, tout en prétendant qu’ils nous ont compris.

Guy Rouvrais

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Hébergement en France : quand les clandestins prennent la place des SDF

17/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors qu’une mobilisation politique se développe pour héberger les clandestins en France, les associations alertent contre le risque que cette attention se fasse au détriment d’une population tout aussi nécessiteuse, les SDF qui dorment dans la rue.

Déjà en juin dernier, une trentaine de sans-abri, logés au centre d’accueil de Nanterre, avaient été expulsés afin d’y accueillir des clandestins expulsés d’un camp de Paris. Plusieurs associations s’étonnent ainsi de la nouvelle capacité des collectivités locales à trouver des solutions pour héberger les clandestins.

Un responsable associatif s’étonne à juste titre :

On découvre aujourd’hui des capacités d’hébergement inutilisées, qui n’existaient pas hier. Cela nous interroge sur la transparence.

Avec le développement de l’invasion migratoire, les autres sont-ils en train de remplacer les nôtres ?


 

 

 

 

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Le chaos

15/09/2015 – FRANCE (Présent 8440)

Près de dix millions de personnes en France sont en situation de grande fragilité par rapport au logement selon la Fondation Abbé Pierre. 700 000 personnes n’ont pas de toit du tout et plus de 200 000 dorment dans la rue. Des centaines de milliers de Français et d’immigrés légaux sont sur liste d’attente pour des logements sociaux. Et là, la présidente du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, Marie-Arlette Carlotti, nous sort de son chapeau 77 310 logements sociaux miraculeusement « vacants »… Précisant qu’en raison de leur statut, les « réfugiés » (comme il convient de les considérer tous) « ne se posent pas en concurrence avec d’autres publics en grande précarité ». Une énormité de plus, on n’est plus à ça près.

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Depuis des mois, on nous serine que l’austérité est là, que les Français doivent faire des efforts, encore et encore, qu’il n’y a plus d’argent nulle part, qu’on en cherche partout, on divise les allocations familiales par deux, on alourdit les taxes, on rogne sur tout, mais Michel Sapin l’affirme : « C’est juste une question de quelques millions, à la mesure de ce que nous pouvons faire et qui ne se fera pas au détriment du reste. »

Ils nous disent absolument n’importe quoi.
Ils nous mentent à longueur de journée, totalement débordés qu’ils sont par la violence de l’invasion, paniqués par les conséquences, ligotés par leur idéologie, totalement à genoux. À l’image de Najat Vallaud-Belkacem qui affirme tout sourire que « c’est une chance pour les communes rurales puisque leurs enfants vont permettre de gonfler les effectifs des classes évitant ainsi la fermeture des écoles ». On sait en effet comme c’est une chance pour les élèves quand 70 % des effectifs d’une classe ne parlent même pas le français. Pierre Bernard le maire de Montfermeil avait témoigné à ce sujet il y a 30 ans appelant les pouvoirs publics à l’aide. À l’époque, le problème ne concernait que quelques rares secteurs en France, dont le sien, on sait comme ça a été une réussite. Là où 100 clandestins de plus posent déjà un problème, ils en font entrer au forcing 20 000, 50 000, 100 000.

Le gouvernement nous entraîne à court terme vers le chaos social, sécuritaire, terroriste, humain. Avec la complicité de l’intox médiatique quotidienne. Mais la propagande marche de moins en moins. À tel point qu’il se trouve aujourd’hui une courte majorité de Français, 51 % selon OpinionWay, pour déclarer que le Front national a raison dans sa position ferme face aux migrants. Comme le fait justement remarquer un internaute, 51 % osent le dire, mais 90 % sont d’accord. Sur cette question, une consultation nationale est une urgence.
Hollande qui connaît déjà la réponse, s’en gardera bien.

Caroline Parmentier

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Chômage : la courbe de l’esbroufe (Présent 8405)

28/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Jean-Marie Le Guen l’a assuré : « C’est une tendance vers l’inversion de la courbe du chômage. » Certes, ce mois-ci, comme tous les autres, le nombre de chômeurs a crû mais un peu moins, c’est donc une baisse de la hausse ou une diminution de l’augmentation. Tel est l’argumentaire du gouvernement devant la montée du flot des sans-emploi. Ces pathétiques acrobaties verbales brodant autour du thème « c’est moins pire qu’hier et ce sera mieux demain » sont supposées rassurer les Français !
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Le chef de l’État a donc lié une nouvelle candidature à l’inversion de cette increvable courbe. Il l’a répété une fois encore lundi soir devant la presse présidentielle : « C’est dans l’année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître. » Il est peu probable qu’il y arrive. Mais, il fait comme si… À l’évidence, il est déjà dans les grandes manœuvres électorales s’efforçant de rallier les Verts et de dissuader le Front de gauche de telle façon qu’il puisse être, dès le premier tour, le candidat unique de la gauche. François Hollande est un incorrigible optimiste mais à ce niveau et dans ces circonstances cela confine à l’inconscience. Sauf si l’on se souvient qu’il est un politicien roué, roi de l’esbroufe et prince des coups tordus. Et dans ce registre, il n’a pas dit son dernier mot…

On n’a pas fait assez attention aux propos du ministre du Travail Rebsamen, proche du chef de l’État, la semaine dernière sur Europe 1, quand on l’a interrogé là-dessus : « Il ne s’agit pas d’inverser la courbe du chômage, il faut faire diminuer le nombre de chômeurs, c’est ça qui pèse sur le moral des Français. » On a ironisé, à juste titre, sur une courbe du chômage qui continuerait de croître tandis que le nombre des chômeurs, lui, diminuerait. Mais il n’a pas dit n’importe quoi non plus : il a livré la seule manœuvre qui peut permettre à Hollande de faire croire qu’il y a moins de salariés au chômage.

Comment faire disparaître les chômeurs (sans violence physique) ? La formation : un chômeur en formation ne figure plus dans les statistiques du chômage, même si cela n’aboutit pas à un emploi, l’important est que le salarié reste dans ce parking de 2016 à 2017. C’est pourquoi, en mars 2014, le gouvernement a fait voter une loi sur la formation avec un compte personnel pour tous, à partir de 16 ans. Pour les jeunes, il y a le service civique universel, jusque-là limité à 100 000 par an, le Président a décidé qu’il serait désormais ouvert à tous les jeunes : encore des chômeurs en moins ! Et puis, on a le « classique » : la radiation massive des chômeurs des listes de Pôle emploi sous les prétextes les plus divers, on nous expliquera qu’il s’agit là d’une gestion plus rigoureuse des deniers publics. En privé, Hollande, pour sa candidature, dit qu’elle peut passer « dans un trou de souris » qui passe par un gros trou dans les statistiques du chômage, le temps de faire illusion. Mais les Français ne seront pas dupes : depuis qu’il est président, ils savent qu’il y a 600 000 chômeurs de plus.

Guy Rouvrais

Rebsamen et le contrôle des chômeurs : Sarkozy, sors de ce corps ! [Présent 8180]

Rebsamen et le contrôle des chômeurs : Sarkozy, sors de ce corps ! [Présent 8180]

03/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Après Valls et sa ridicule « danse du ventre » devant les patrons du Medef, c’est le ministre du Travail, François Rebsamen (photo), qui a fait mardi ce que ses petits camarades du gouvernement et lui-même reprochaient si violemment à la droite lorsqu’ils étaient dans l’opposition : demander le renforcement des contrôles visant les chômeurs. Une déclaration qui a, bien sûr, immédiatement suscité la colère de « la gauche de la gauche » mais a, au fond, atteint son objectif : détourner l’attention des nouveaux mauvais chiffres du chômage.

Une du numéro 8180 de "Présent"Mise en scène

Souvenez-vous. C’était en février 2012. En pleine campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy proposait de renforcer le contrôle des chômeurs, en rendant notamment obligatoire une formation qualifiante pour ceux qui n’arrivaient pas à rebondir passé un délai de quelques mois et les obliger à accepter la première offre correspondant à cette formation, sous peine d’être radiés. Une proposition qui avait déclenché illico la colère du PS, qui avait réagi dans un communiqué semblant très actuel : Sarkozy « préfère mettre en scène la culpabilisation de ceux qui subissent ses erreurs politiques, pour mieux s’en dédouaner. Avec François Hollande, nous avons conscience que notre tâche ne sera pas d’accuser ni de diviser les Français, mais bien de redresser la France. Quand Nicolas Sarkozy attaque les chômeurs, François Hollande, lui, veut s’attaquer au chômage ». Et Hollande lui-même tweetait : « Le candidat sortant pense que les chômeurs veulent rester chômeurs ? Ce qu’attendent les chômeurs, c’est du travail ! »

Et ils attendent toujours. Depuis, en effet, le candidat Hollande est devenu président. Or, après des mois de hausse consécutive du chômage, la France compte aujourd’hui un demi-million de demandeurs d’emplois en plus. Et les experts s’attendent au pire pour les mois à venir. Alors, comme le disait si bien le PS en 2012, le gouvernement met « en scène la culpabilisation de ceux qui subissent ses erreurs politiques, pour mieux s’en dédouaner ».

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