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Éric Zemmour : « La CGT n’est plus rien, ne représente plus rien »

21/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour est revenu ce jeudi 21 avril sur l’affiche de la CGT qui dénonçait des violences policières, mais qui a choqué les policiers et Bernard Cazeneuve.

On la dirait sortie d’un musée. Une affiche dans une exposition consacrée à mai 68. On imagine les ateliers de création gauchistes du quartier Latin. Sartre et Beauvoir qui viennent en voisins et amis.

Néanmoins, Éric Zemmour estime que les temps ont changé, notamment du côté d’une CGT « à l’époque appuyée par ses millions de travailleurs syndiqués et qui négociait la fin de la grève générale avec le premier ministre Georges Pompidou. On était entre gens sérieux, responsables« .

Enfin, pour Éric Zemmour :

La CGT n’est plus rien, ne représente plus rien. Demain elle sera supplantée par la CFDT qui déjà monopolise l’attention du gouvernement socialiste.



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Polémique sur la revalorisation du salaire des fonctionnaires

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a annoncé une hausse de 1,2 % du point d’indice servant à calculer les rémunérations des fonctionnaires. Cette déclaration survient après une réunion de négociation des syndicats, réunion prévue de longue date, mais repoussée à cause des remaniements.

Que revendiquaient les syndicats ?
Ils réclament, après ces six années de gel, une augmentation importante du salaire des fonctionnaires. Leur point d’indice est gelé depuis trop longtemps, dans un contexte, disent-ils, où le gouvernement n’a cessé de faire l’éloge des policiers et du personnel hospitalier, largement mis à contribution au moment des attentats. « Il y a donc urgence à traduire dans la rémunération la reconnaissance de l’action quotidienne des fonctionnaires ».

Quelle était la situation salariale des fonctionnaires depuis 2010 ?
En réalité, le salaire moyen brut des agents de l’État a augmenté en moyenne de 0,2 % par an en termes réels. Cette faible évolution doit être relativisée, car elle est liée aux nombreux départs à la retraite. Mais ce chiffre cache d’importantes disparités. Les agents en poste depuis deux années de suite, par exemple, ont connu une légère augmentation, mais le pouvoir d’achat des retraités n’a cessé de baisser.

La nouvelle est accueillie bien fraîchement
Inutile de dire que les syndicats auraient espéré mieux. Les fonctionnaires, eux, n’apprécient pas d’être les boucs émissaires de leurs compatriotes vindicatifs pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par mois. De son côté la droite ne perd pas l’occasion de s’engouffrer dans la brèche pour dénoncer la majorité, pointant une mesure infinançable. Cette revalorisation représentera un surcroît de dépenses de quelque 2,4 milliards d’euros par an pour l’État, les collectivités locales et les hôpitaux publics. Pour rappel, en 2014, la masse salariale publique s’était élevée à 278 milliards d’euros pour 5,64 millions de personnes, soit près du quart de la dépense publique, selon la Cour des comptes.

La gauche voudrait-elle racheter son électorat de fonctionnaires ?
Une remarque que l’on ne peut s’empêcher de faire.

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Mobilisation de la jeunesse contre la loi travail

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jour de colère, acte II. Après les manifestations du 9 mars dernier, des lycées et des universités ont été bloqués jeudi à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées au projet de loi Travail, et des milliers de jeunes sont dans la rue.

Le gouvernement pourtant avait pourtant remanié son projet face à la levée de boucliers générale, se disait désormais confiant d’avoir une majorité.
En réalité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent bien maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière, à peine plus d’un an avant la présidentielle. Hier, on comptabilisait 200 lycées mobilisés, dont 40 à Paris, soit deux fois plus que la semaine dernière. Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne, ont été fermés sur décision de l’administration.

Qu’attendent tous ces jeunes ?
Certains réclament le retrait du projet, d’autres seulement des modifications, notamment sur les motifs de licenciements économiques ou sur le plafonnement des indemnités aux Prud’hommes. Mais dans les discussions place de la Nation, il est finalement peu question de barèmes d’indemnités ou de forfait-jours. Les élèves ont simplement « pris goût » à la rue, dit un lycéen.

Cependant, un point en particulier a convaincu une partie des syndicats étudiants : la garantie jeunes pour tous.
Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi. Il existait depuis 2013 déjà, mais était limité à un nombre restreint de jeunes de 18 à 25 ans. Ce dispositif dure un an et consiste en un accompagnement social, une aide financière et des formations et stages pour des jeunes sans diplômes, recrutés par les missions sur un critère de motivation et d’engagements. Cette garantie va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation.

Pour les contestataires comme l’Unef, « les soi-disant mesures jeunes, c’est de l’enfumage, ça ne mérite pas d’arrêter la mobilisation », car il n’y a pas « l’investissement budgétaire » adéquat pour les 900 000 jeunes concernés.


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Face aux grèves, le gouvernement fait le gros dos

27/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Encore une série de grèves et de manifestations, mardi, à l’appel des professionnels du syndicalisme : les habituels fonctionnaires-prébendiers étant venus se greffer aux « musclés » chauffeurs de taxi. Tous s’étaient promis — selon la formule consacrée — de lutter contre l’austérité et pour le service public, l’emploi et les salaires.
Avec environ 10 % dans la fonction publique d’État dehors, ce fut un démarrage « prometteur », ne manquant pas la traditionnelle prise en otage des Français. Mais on est resté loin encore des degrés de nuisance observés par le passé. Pour le « mardi noir », on repassera…

Les manifestants étaient ils « unis dans la diversité » ou ont ils manifesté séparément ?
Il n’y a à ce jour pas eu de conjonction des différents mouvements. Mais — signe des temps — on a pu voir le meilleur défiler au milieu du pire. Certains fonctionnaires de l’Éducation nationale ont été soucieux de faire porter leurs voix contre les réformes en cours, fossoyeuses de nos jeunes générations et de la culture.
Mais ce sont bien évidemment les actions, résolument violentes, des chauffeurs de taxi qui ont attiré toute la lumière, ces derniers n’en finissant plus de dénoncer la concurrence des VTC, sans qu’aucune solution viable n’ait, à ce jour, pris corps.

Certaines mesures avaient pourtant d’ores et déjà été mises en place récemment
Mais elles n’ont pas satisfait les intéressés. Les éleveurs bénéficient par exemple de plans d’aide. Mais c’est l’organisation du marché, avec ses prix bas et ses grosses marges qui leur font grief. Quant aux chauffeurs de taxi, les solutions de compromis ne leur suffisent pas : ils demandent la suppression pure et simple des VTC — ce qui n’est pas une revendication audible — ou alors un gros chèque…

A chaque problème sa commission, à chaque grève sa concertation ?
Manuel Valls s’est empressé d’annoncer la tenue d’une concertation, se tenant courant février et devant aboutir dans les trois mois suivants.
Le Front National a quant à lui publié un communiqué dénonçant « le choix du pourrissement » joué par le gouvernement : « C’est ainsi que des conflits traînant depuis des mois voire des années ressurgissent aujourd’hui et ressurgiront encore demain… ».


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Les zombies de gauche manifestent pour les clandestins

21/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que partout, même au sein des instances européennes, on estime qu’il fait stopper le flux de clandestins, l’extrême-gauche en redemande.

Syndicats (CGT, Union syndicale Solidaire, etc.), associations de soutien aux « sans-papiers » (Droits devant, le DAL…), politiques sur le retour (Ensemble !, composantes du Front de gauche), thuriféraires de la cause palestinienne, la clique habituelle a rassemblé 900 personnes selon la police pour venir en soutien aux sans-papiers.
Alors que les Français n’en veulent pas, que les pays les uns après les autres prennent des mesures pour freiner l’invasion migratoire, que même l’UE y songe, les zombis de la politique continuent leurs défilés à base de slogans éculés, en mode « France open-bar » pour les clandestins : régularisation de tous les clandestins etc. Seule nouveauté, ils appellent aussi à la levée de l’état d’urgence, dont leur manifestation, autorisée, n’aura cependant pas eu à souffrir.
Notons que par ailleurs, la manifestation des musulmans contre le terrorisme avait rassemblée, elle une centaine de personnes, dont un certain nombre des mêmes associations vues hier.

Comme quoi les slogans creux et les manifestations artificielles font de moins en moins recette, c’est déjà ça.

C.D.


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La conférence sociale pour l’emploi se tient aujourd’hui au Palais d’Iéna

19/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le gouvernement présente la conférence sociale pour l’emploi comme « le moment où le gouvernement échange avec les acteurs concernés pour définir la feuille de route de la prochaine année ». Par ailleurs, elle a pour but d’inscrire « les actions de chacun dans un mouvement cohérent ». Concrètement elle consiste en une succession de tables rondes portant la sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité, puis sur transition énergétique, COP21 : les enjeux pour l’emploi, la croissance verte et la formation et enfin sur Nouvelle-France industrielle et transformation numérique.

L’événement s’annonce particulièrement important
Ouvert par le président de la République en personne, clôturé par le Premier ministre, la mise en scène ne manque pas. Cette journée doit rassembler plus de 300 personnes : syndicats, employeurs et collectivités territoriales.

Cet étalage ne suffit pourtant pas à faire l’unanimité
C’est le moins que l’on puisse dire. Moins de la moitié des Français est convaincue de l’utilité de cette démonstration. Jean-Claude Mailly, patron de la CGT, y est allé de son coup de gueule, estimant « qu’on s’emmerde » dans ces grandes conférences sociales. En réaction à la grave crise sociale à Air France, la CGT a même décidé de boycotter cette conférence. Il faut dire que ce ne sont pas des discours qui vont ramener l’emploi.


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Air France : les voyous cégétistes impunis ?

16/10/2015 – FRANCE (Présent 8463)

Que s’est-il passé au siège d’Air France le 5 octobre ? Pas grand-chose, quasiment rien… Certes, sur tous les écrans de télévision du monde on a pu voir des dirigeants de la compagnie aérienne agressés, frappés à coups de poing, recevant des projectiles, la chemise et les vêtements déchirés.
Sans doute, cinq de ceux qui ont commis ces faits ont été mis en examen pour « violences aggravées », mais cela, c’est l’apparence. La réalité ? C’est le chef de l’État lui-même qui nous l’a révélée mardi.
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Après avoir souligné que, à Air France comme ailleurs, « la violence peut être destructrice », il a déploré « la brutalité » qui s’y est manifestée. Il aurait dû mettre le mot au pluriel, car il y en eut deux selon lui : « … pas simplement la brutalité dans des mouvements, mais aussi la brutalité d’un certain nombre de décisions qui peuvent être celles des patrons. »
La brutalité du PDG d’Air France, c’est l’annonce des 2 900 licenciements, celle des cégétistes, c’est leur riposte. C’est la vieille antienne marxiste sur la violence capitaliste qui justifie la violence révolutionnaire. Mélenchon et Besancenot ont dit la même chose que le chef de l’État avec plus de véhémence.

Ainsi, les agresseurs des cadres dirigeants ne sont pas des coupables, mais des victimes usant de légitime défense. Et dire que Manuel Valls avait traité de « voyous » ces héroïques résistants à l’horreur capitaliste ! On veut espérer pour lui que la CGT ne le poursuivra pas pour injure à l’égard de cette avant-garde cogneuse du prolétariat en marche.

Le président a parlé de « brutalité », peut-être est-il allé un peu loin trop vite… Car Le Monde nous révèle « de source policière » – autrement dit le ministère de l’Intérieur – que les enquêteurs concluent qu’il s’agit davantage d’une « bousculade » ayant dégénéré que d’un « lynchage ». Quant à la chemise déchirée, on apprend, toujours de la même source, que les « vêtements ont pu être arrachés aussi bien par les manifestants que par les vigiles qui tentaient d’exfiltrer les deux hommes ! » Donc, les cadres ont été seulement un peu bousculés et les vigiles, de grands maladroits, ont pu, par inadvertance, les déshabiller à moitié… Pas de quoi fouetter un syndicaliste ! Ces individus ont été mis à pied temporairement par Air France, qui a poussé la répression jusqu’à les priver de salaire pendant ce temps, les capitalistes sont décidément impitoyables !

Ils doivent être jugés en décembre, le chef de l’État a déjà écrit leur plaidoirie, il suffira à leurs avocats de le citer. Ils sont pratiquement assurés de l’impunité, comme dans la plupart des autres cas tout aussi violents et scandaleux : ou les casseurs ne sont pas poursuivis ou les plaintes sont retirées pour renouer « le dialogue social ».

Détail savoureux, le directeur long-courrier, Pierre Plisonnier, que l’on a vu la chemise déchirée, n’est autre que le fils de Gaston Plisonnier, dirigeant du parti communiste pendant des décennies, assurant l’intérim de Marchais malade. Décidément les cégétistes ne respectent plus rien, pas même le fils d’un vieil apparatchik du parti !

Guy Rouvrais

Xavier Broseta, Executive Vice President for Human Resources and Labour Relations at Air France, is evacuated by security after employees interrupted a meeting at the Air France headquarters building in Roissy

Cinq salariés de chez Air France interpellés

13/10/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les images avaient fait grande sensation la semaine dernière. Le DRH d’Air France et celui du hub de Roissy quittant une réunion avec les grévistes la veste arrachée et la chemise en lambeaux.

Depuis lors, les commentaires des uns et des autres ont été très nombreux
La majorité de la caste politique critique sans retenue la violence observée ce jour-là. Jean-Luc Mélenchon, chef de file du Parti de gauche a, lui, fait figure d’exception. Il a dénoté la violence silencieuse quotidienne que subissent les employés d’Air France.

Hier matin, cinq salariés soupçonnés d’être les auteurs des violences contre les cadres dirigeants de la compagnie aérienne ont été arrêtés
Les vidéos des chaînes d’information en continu avaient permis d’identifier une dizaine de suspects. Hier, dès l’aube, quatre suspects ont été interpellés à leur domicile et un autre plus tard dans la matinée. Il s’agirait, selon des sources policières, de syndicalistes qui travaillent au sol pour la branche cargo d’Air France, mais ne sont pas élus syndicaux.
Ces employés risquent bien évidemment des licenciements pour faute lourde. Air France devait envoyer les premières lettres préalables à des licenciements dans la journée d’hier. Ils risquent aussi des poursuites pénales.

Des réactions se sont immédiatement fait entendre
La CGT, syndicat auquel appartiennent les cinq interpellés, a dénoncé, je cite : « Une tentative d’intimidation ». Le secrétaire général de la CGT, Didier Fauverte, a annoncé, « Ça ne va pas calmer les choses. Je pense qu’il y aura d’autres salariés appartenant à d’autres syndicats qui seront mis en cause. Tout ça va continuer à faire bouillir la cocotte ».
Certains députés, comme Cécile Duflot, ont pris la défense des syndicalistes.


Défilé de la CGT en 2010

Premier mai. Les syndicats, combien de divisions ?

03/05/2014 – France (NOVOpress)
Les syndicats ont donc organisé leur traditionnel défilé unitaire en ordre dispersé. Pas grave, ne défendant plus les intérêts des Français, ils n’intéressent plus grand monde.

Ah, les beaux défilés unitaires ! Tellement unitaires que ce sont trois cortèges qui ont battu le pavé parisien. À ma gauche, la CGT, la FSU et l’UNSA défilent côte à côte contre l’austérité. À ma gauche aussi, la CFDT organise un carnaval (pardon, un « festival »), histoire d’attirer les jeunes, avec concerts, tables rondes et espaces relaxation. À ma… gauche encore, FO, décidée à défendre, dans l’esprit du 11 janvier « la démocratie » et « les libertés de pensée et d’expression », sur fond de montée croissante du Front national. Chacun de son côté, mais dans l’unité continentale, puisque les mots d’ordre du défilé CGT sont repris au niveau européen par la confédération des syndicats. « Solidarité internationale des travailleurs pour la paix, le progrès et la justice sociale. Non à l’austérité en Europe » affiche la banderole de tête du défilé CGT/FSU/UNSA.

Sans rentrer dans les querelles de chiffres, notons tout de même que la CGT a revendiqué 110 000 manifestants à travers la France (65 000 de source policière) et 12 000 à Paris (environ 8 500 selon la préfecture). C’est moitié moins que l’an dernier, où le syndicat parlait de 210 000 personnes ayant défilé en France dont 65 000 à Paris (99 000, dont 15 500 dans la capitale selon les chiffres du ministère de l’Intérieur).
Quelques constats s’imposent donc :

  • • Le premier mai attire de moins en moins de monde, quelle que soit la météo.
  • • Selon un récent sondage, moins d’un Français sur deux (45 %) juge qu’ils sont utiles et seuls 31 % pensent qu’ils sont représentatifs des salariés. Cela fait encore pas mal d’optimistes quand ont sait que seulement 7,7 % de la population active est syndiquée en France, dont les 3/4 viennent de la fonction publique !
  • • De l’aveu même de Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, il y a trop de syndicats en France.

« Le syndicalisme français pâtit à la fois de sa division et de la multiplication de ses acteurs ».

Bref, les syndicats sont trop nombreux, non représentatifs et défendent essentiellement leurs bastions dans la fonction publique. Leurs querelles et divisions ne visent qu’à se disputer la manne publique et les nombreux avantages associés au statut d’organisation représentative. Ajoutons qu’ils tètent tous, peu ou prou, aux mêmes mamelles idéologiques politiquement correctes. En conséquence, aucun ne se penche sérieusement sur les vrais problèmes des travailleurs Français qui sont :

  • • Précarisés dans leur emploi (quand ils en ont un) par les mesures libérales prises par tous les gouvernements depuis trente ans.
  • • Pour les plus modestes, fragilisés dans leurs revenus par la pression à la baisse sur les salaires qu’exercent l’immigration et le chômage de masse.
  • • Attaqués dans leur identité et leur mode de vie à la fois par les immigrés et par l’oligarchie mondialiste.

Tant que les syndicats ne prendront pas en compte ces faits, les Français continueront à les bouder et ce sera tant mieux, car nous n’avons que faire de ces organisations qui nuisent aux travailleurs français pour défendre leurs intérêts propres.

Crédit photo : anw via Flickr (CC)


 

 

 

Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)

Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)

03/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Une nouvelle boule puante pour la Centrale ! Après la rénovation à grands frais de son logement de fonction et de son bureau qui avait fait grincer des dents la CGT et ses membres, ce n’est plus une ni deux mais trois « casseroles » qui collent aux basques du numéro un de la CGT, Thierry Lepaon.

Déjà ébranlé par les révélations sur les travaux de rénovations de son appartement (105 000 euros) et de son bureau (62 000 euros), Thierry Lepaon est à nouveau sur la sellette. Cette fois, selon des informations parues dans L’Express, le successeur de Bernard Thibault aurait touché des indemnités de départ pour passer de la CGT… à la CGT.

Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)D’un poste à l’autre

Avant d’accéder au poste de secrétaire général de la confédération début 2013, Thierry Lepaon occupait le poste de secrétaire général du comité régional CGT de Basse-Normandie. Appelé à de plus hautes fonctions, et pour être libre de s’asseoir dans le fauteuil de son prédécesseur, il négocie une rupture conventionnelle avec sa direction et perçoit des indemnités de départ de la part de la région CGT Basse-Normandie qui l’employait.

Une transaction confirmée par l’intéressé qui n’y voit rien d’anormal. « Je changeais d’employeur », s’est-il justifié, alors que dans les deux cas il s’agissait de passer de la CGT à la CGT. Quant au montant de cette indemnité perçue, c’est le trou noir, l’amnésie totale. Il ne s’en souvient plus. D’autant plus que « ce n’était pas grand-chose, puisqu’il n’avait que cinq ou six années d’ancienneté », affirme-t-il. Comme quoi Alzheimer fait des ravages à tout âge.

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Eric Zemmour

Pour Éric Zemmour : La CGT est coincée entre la CFDT et le FN

08/11/2014 – FRANCE (NOVOpress)
La CGT peine à sortir de la crise dans laquelle l’a plongée l’affaire de l’appartement de son numéro un. « En d’autres temps, on n’aurait guère tiqué. La CGT a l’habitude de bien traiter sa nomenklatura », explique Éric Zemmour dans sa chronique RTL du 6 novembre dernier. Mais voilà, les temps changent. « Et pas toujours en bien, doit se dire Thierry Lepaon ». Pour le journaliste, on ne lui pardonne rien « parce qu’il ne compte plus ».

Les effectifs de la centrale syndicale ont fondu comme neige au soleil. « La CGT n’est plus depuis belle lurette la courroie de transmission du Parti communiste d’antan, et l’argent de Moscou n’arrondit plus les fins de mois », poursuit Éric Zemmour, qui note que la classe ouvrière a été « disloquée et marginalisée par des décennies de désindustrialisation, de délocalisation et d’immigration ».

Seule la droite française, quand elle est au pouvoir, fait encore semblant d’en avoir peur et lui donne le rôle du méchant dans un savant théâtre d’ombres », analyse le journaliste. Depuis l’avènement de Hollande, le partenaire officiel c’est la CFDT. Mais l’autre souci de la CGT, ce sont ses troupes « qui votent avec leurs pieds en faveur du Front national ». Marine Le Pen a d’ailleurs aligné sa politique sociale (retraite à 60 ans, augmentation du Smic…) sur les revendications cégétistes.


Paris : la mairie du 20ème face à la montée du communautarisme

Paris : la mairie du 20ème face à la montée du communautarisme

27/09/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Le directeur des services techniques de la mairie du 20ème arrondissement de Paris, réputée pour employer de nombreux extra-européens, vient de tirer la sonnette d’alarme : « Les agents n’ont pas à avoir d’échanges entre eux, ni avec les usagers, dans une autre langue [que le français]. Aucune manifestation de communautarisme n’a lieu d’être dans la mairie ». Des propos de bon sens qui ont bien entendu soulevé un concert d’indignations à la CGT ainsi que chez les élus Front de gauche et communistes. De leur côté, les agents de la mairie se défendent de telles pratiques…

Photo Une : façade de la mairie du 20ème arrondissement de Paris. Crédit : LPLT via Wikipédia (cc)

[Mémoire ouvrière] La presse ouvrière : « La Vie ouvrière » 1909 - 1914

[Mémoire ouvrière] La presse ouvrière : « La Vie ouvrière » 1909 – 1914

01/07/2014 – PARIS (NOVopress)
La Vie ouvrière est une petite revue bimensuelle dont le premier numéro paraît le 5 octobre 1909. Ce numéro, tiré à 5.000 exemplaires, est envoyé sous plis à la main par une poignée d’amis réunis dans un petit appartement privé. Cent dix livraisons seront publiées par la suite entre 1909 et juillet 1914 sous une couverture grise qui deviendra vite fameuse. Le chef de file de l’équipe de rédaction est Pierre Monatte, fils d’un maréchal-ferrant, correcteur à l’imprimerie confédérale et membre du comité des Bourses. Autour de lui, Alphonse Merrheim, Picard et Nicolet du bâtiment ou encore Voirin des cuirs et peaux constituent le « noyau » de la publication. Griffuelhes, Jouhaux, Yvetot promettent leur collaboration.

Rappelons que l’année 1909 symbolise pour la CGT et le syndicalisme dans son ensemble, une perte d’influence sans précédent liée à une grave crise d’incertitude et de transformation. Les échecs répétés des deux grandes grèves générales de 1906 et 1908 ont largement entamé le moral des travailleurs. La grève de Draveil-Vigneux en mai/août 1908 subit une répression brutale qui conduit à la mort de 6 militants et fait plusieurs centaines de blessés. Les principaux dirigeants de la CGT sont arrêtés.
Le secrétaire général Griffuelhes, objet d’attaques violentes dans son propre camp, démissionne le 2 février 1909.

"La Vie ouvrière"

« La Vie ouvrière »

Depuis 1900, la CGT possède son propre journal, La Voix du peuple. Mais simple outil militant, celui-ci n’a pas la force d’une publication intellectuelle de débats, d’idées et d’analyses théoriques. C’est dans cette période de remise en cause que quelques dirigeants syndicalistes révolutionnaires optent pour une formation de militants neufs et une orientation cohérente du mouvement. Le vivier des militants anarchistes et allemanistes semble ne plus porter ses fruits.

L’orientation de la revue est simple : « (…) tous, nous sommes unis sur le terrain syndicaliste révolutionnaire et nous nous proclamons nettement antiparlementaires. Tous aussi, nous croyons qu’un mouvement est d’autant plus puissant qu’il compte davantage de militants informés, connaissant bien leur milieu et les conditions de leur industrie, au courant des mouvements révolutionnaires étrangers, sachant quelles formes revêt et de quelles forces dispose l’organisation patronale, et… par-dessus tout ardents ! »

Disciple de Fernand Pelloutier, Monatte a fait ses armes au sein de deux journaux du monde syndical : L’Action sociale et La Révolution d’Emile Pouget qui ne vivra que 2 mois. Monatte, totalement désintéressé et voué à la cause, est un passionné de lecture et d’une très grande culture.

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Julien Sanchez, maire de Beaucaire, et les staliniens (Présent n° 8128)

Julien Sanchez, maire de Beaucaire, et les staliniens (Présent n° 8128)

Julien Sanchez, maire de Beaucaire, et les staliniens (Présent n° 8128)« Et ce sont eux qui sont chargés d’éduquer nos enfants » !

Ils ne serrent pas la main des « fachos ». Ils ne s’assoient pas à côté des « nazis ». Voilà à peu près le niveau de « débat » qu’ont opposé les profs cégétistes (à majorité féminine) du lycée professionnel Paul-Langevin de Beaucaire (Gard) au maire (FN) et à ses adjoints lors du conseil d’administration du lycée, le premier depuis l’élection de Julien Sanchez (photo). Il a répondu à Présent.

« Lorsque nous sommes entrés », déclare Julien Sanchez, « les enseignants ont immédiatement fixé leurs chaussures pour ne pas croiser notre regard ». Ambiance.

Puis ils ont refusé de serrer la main que leur tendait Stéphane Vidal, adjoint au maire, celle du maire et conseiller régional Julien Sanchez, et celle de Chantal Sarrailh, adjointe au maire.

« Et ce sont eux qui sont chargés d’éduquer nos enfants, en leur apprenant notamment à dire bonjour…» commente ironiquement Julien Sanchez.

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[Mémoire ouvrière] La CGT et la crise syndicale de 1909/1914

[Mémoire ouvrière] La CGT et la crise syndicale de 1909/1914

09/06/2014 -PARIS (NOVOpress)
C’est à partir de 1909 que la CGT, et le syndicalisme dans son ensemble, va connaître une grave crise d’incertitude et de transformation. Les échecs répétés des deux grandes grèves générales de 1906 et 1908 signent la fin du romantisme révolutionnaire et des tenants de « l’action directe ». Après Guérard et Pelloutier, les anarcho-syndicalistes Victor Griffuelhes et Emile Pouget se révèlent tragiquement incapables de faire coïncider la grève générale (devant conduire à la révolution) et l’action syndicale quotidienne. La grève de Draveil-Vigneux en mai/août 1908 subit une répression brutale qui conduit à la mort de 6 militants et fait plusieurs centaines de blessés. Les principaux dirigeants de la CGT sont arrêtés.

Le secrétaire général Griffuelhes, objet d’attaques violentes, démissionne le 2 février 1909. Nommé en mars, Louis Niel lui succède mais pour peu de temps. Son attitude lors de la grève des postiers en mars/mai 1909 lui coûte sa place. Les syndicalistes révolutionnaires lui préfèrent Léon Jouhaux qui est intronisé le 2 juillet 1909 sur proposition de Griffuelhes.

A cette époque, Jouhaux apparaît encore comme le représentant de la tendance syndicaliste libertaire, « hostile à tout compromis avec l’Etat et le patronat ». Mais la CGT reste tiraillée entre syndicalistes révolutionnaires – partisans de l’autonomie ouvrière – et réformistes.

De leur côté, Alphonse Merrheim, secrétaire de la fédération des métaux, et Pierre Monatte, du syndicat des correcteurs, reprennent à leur compte les idées de Pelloutier (décédé en 1901) et axent leurs efforts sur la culture personnelle et la formation des syndicalistes. « Tous, nous croyons qu’un mouvement est d’autant plus puissant qu’il compte davantage de militants informés, connaissant bien leur milieu et les conditions de leur industrie, au courant des mouvements révolutionnaires étrangers, sachant quelles formes revêt et de quelles forces dispose l’organisation patronale », peut-on lire dans La Vie ouvrière.

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Procès du comité d’entreprise d'EDF-GDF : entre emplois fictifs et financement du Parti communiste

Procès du comité d’entreprise d’EDF-GDF : entre emplois fictifs et financement du Parti communiste

07/06/2014 -PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Alors qu’une procédure a été lancée, il y a 10 ans maintenant, ce n’est que cette semaine que s’est ouvert le procès autour du détournement de fonds du comité d’entreprise d’EDF.

Avec un budget annuel de 400 millions d’euros, le comité d’entreprise de la société semi-publique EDF, dénommé « Caisse centrale des activités sociales » (CCAS), est l’un des plus importants de France. La Cour des comptes avait alerté sur les pratiques dispendieuses de l’organisme. Les fonds de la structure auraient été utilisés pour financer des prestations de service au profit du Parti communiste français, ainsi que des emplois fictifs mis à disposition de la CGT et du même PCF. On relèvera notamment le financement de la traditionnelle fête de l’Huma entre 1997 et 2005 pour un coût avoisinant 1,2 million d’euros.

Qui trouve-t-on parmi les prévenus ?

Seize entités sont impliquées dans cette affaire, notamment la CGT, la société du journal L’Humanité, et la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin. Cette dernière est soupçonnée d’avoir bénéficié d’un emploi à la CCAS alors qu’elle exerçait son activité au Parti communiste. Ce qu’elle nie, reconnaissant cependant « ne pas avoir beaucoup mis les pieds à la CCAS car j’étais sur le terrain, au parlement, à l’Unesco, dans des colloques, le but étant d’avoir toujours un coup d’avance ».

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[Mémoire ouvrière] La motion Griffuelhes, dite Charte d'Amiens - Par Pierre Taburet

[Mémoire ouvrière] La motion Griffuelhes, dite Charte d’Amiens – Par Pierre Taburet

26/05/2014 – PARIS (NOVOpress)
Novopress consacre une série de publications à la mémoire ouvrière et aux luttes sociales comme éléments structurants de notre identité. Voir les précédents articles ici et ici.


Si la création de la CGT en 1895 obéit à un besoin d’unité et de regroupement, sa véritable orientation ne va clairement être définie qu’en octobre 1906 lors de l’adoption de la motion présentée lors du 15e congrès national corporatif  réuni à Amiens. Notons que le terme « charte » n’apparaîtra véritablement qu’après la première guerre mondiale, les congressistes lui préférant celui de motion ou d’ordre du jour. C’est Hubert Lagardelle qui le premier parlera en 1912 de charte constitutive du syndicalisme.

Au matin du 8 octobre 1906, plus de 300 délégués se trouvent réunis dans le préau de la salle des écoles  de Noyon, ornée pour l’occasion de seulement quelques drapeaux rouges (en Une image de la plaque apposée à l’entrée de l’école). Dès les premiers jours de débats, les discussions sont vives « et les passions ardentes qui animent les congressistes et dont chacun guette, pour ainsi dire, l’explosion, à chaque détour de la discussion, éclatent alors ». « Première escarmouche dont il ne faut pas trop s’émouvoir ! » écrit  non sans humour l’Humanité dans son édition du 9 octobre.

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