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Les données grotesques du Monde sur le vote des couples homosexuels

12/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Le ridicule ne tue ni les sondeurs ni certains journalistes. Dans sa dernière livraison, Le Monde nous enseigne que 32,45 % des homos « mariés » entre eux ont voté Front national aux élections régionales de décembre dernier. Pas un centième d’électeur de plus, ni de moins. Le même article nous apprend que le FN est donc quasiment à égalité avec la gauche qui, elle, récolterait les suffrages de 34,66 % auprès de la même clientèle électorale.

Bigre ! On ne peut qu’être pantois d’admiration face à une telle précision scientifique ; à ce tarif-là, on ne saurait tarder à connaître le comportement électoral des charcutiers dont le fond de commerce est menacé par la progression de la viande halal ou celui des coiffeurs qui souffrent de l’inefficacité de la finastéride sur les chauves précoces.

En réalité, les chiffres sont la traduction à la deuxième décimale près d’un échantillon de… 725 couples auprès de qui un sondage a été effectué. Hormis le fait que n’importe quel observateur remarquera qu’un échantillon aussi faible n’a pas de signification, on n’a guère de réponse à la question suivante : est-ce qu’il arrive que, quelquefois, dans un couple homo, les deux ne votent pas de la même façon ?

C’est peut-être là qu’il faut chercher l’explication à un autre mystère, car les 32,45 % ne correspondent à rien : 235 couples correspondraient à un pourcentage compris entre 32,41 % et 32,42 % mais 236 à un peu plus de 32,55 %. A moins bien sûr que le Cevipof, auteur de l’étude sur laquelle s’appuie Le Monde, ait inventé une nouvelle notion : le couple homo… monoparental.

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Les électorats des partis de droite partagent un même désir de retour de l’autorité

17/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) s’est penché sur le besoin d’autorité des Français, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017. Les résultats sont pour le moins surprenants.

Qu’entendre exactement par ce besoin d’autorité ?
Celui-ci peut recouvrir plusieurs formes. Du renforcement du pouvoir exécutif à l’augmentation des moyens de la police et de la sévérité des juges, il semble investir tous les domaines de la vie des Français.
Il faut dire que les circonstances s’y prêtent, entre la faillite d’une Union européenne et d’un l’État français dans la lutte contre le terrorisme, contre l’immigration incontrôlée et contre le chômage. C’est ainsi que le CEVIPOF a pu constater une triple augmentation de la demande d’autorité régalienne, sécuritaire et identitaire.

Sur le plan politique, cela traduit-il la nostalgie de la monarchie gaullienne ?
On peut d’ores et déjà présumer que la campagne électorale sera centrée sur l’autorité. C’est par conséquent la droite, qui l’incarne traditionnellement, qui va devoir relever le défi et trancher la question libérale. D’autant qu’une campagne axée sur ces thèmes peut se révéler stratégiquement payante. En effet, le besoin d’autorité transcende les classes sociales. L’écart entre les catégories professionnelles supérieures et défavorisées est minime selon l’étude. Ainsi, « la demande d’autorité moyenne n’oppose pas les professions en fonction de leur rang social », même si la demande identitaire est plus forte pour les classes sociales les plus pauvres.

L’étude semble contredire l’effacement apparent du clivage droite-gauche
l’Étude montre un continuum entre les différents électorats de droite sur la question de l’autorité. Si le Front National est le parti avec les sympathisants qui réclament le plus d’autorité, l’électorat LR/UDI ou DLF en est très proche. La distinction est nette avec les électorats des divers partis de gauche. L’existence d’une différence de degré et non de nature entre les électeurs du Modem et du FN laisse la porte ouverte à de nombreuses reconfigurations électorales.

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Le vote FN progresse dans la fonction publique

12/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Selon une étude du Cevipof, concernant les choix politiques de la fonction publique, 51,5 % des policiers et militaires voulaient voter pour le Front National avant les élections régionales, contre 30 % en 2012. Dans la fonction publique hospitalière, ce vote passe de 19 à 26 % quand chez les professeurs et enseignants, il reste sous les10 %. Sur le total de la fonction publique, il passe de moins de 20 % en 2012, à 24,6 % en 2015. Le Cevipof en conclut que cela « conduit à relativiser l’argument selon lequel le vote FN serait la marque politique des salariés précaires ou en danger de perdre leur emploi comme des personnes peu diplômées ».

L’incapacité de l’Europe à gérer efficacement le problème de l’immigration – par Vincent Revel

69% des Français pensent qu’il y a trop d’immigrés

26/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)
OpinionWay a révélé les résultats de son « baromètre de la confiance politique ». Cette étude annuelle réalisée pour le centre de recherches de Sciences Po (Cevipof) permet de mieux connaître l’état de l’opinion publique française.

Et le divorce semble profond entre les Français et les représentants politiques. C’est ainsi que 59% disent n’avoir confiance « ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays ».

Cette étude montre également une suspicion en hausse à l’égard de l’islam.

Par ailleurs, pour 69 % des Français, « il y a trop d’immigrés » (20 points de plus qu’en 2009). Et pour 50% d’entre eux, « il faudrait rétablir la peine de mort » (18 points de plus en cinq ans).