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TPP

Échéances pour le Trans-Pacific Partnership (TPP). Ce qui attend les Européens

Source : europesolidaire.eu

En poussant de toutes ses forces, diplomatiques, économiques voire militaires pour imposer la négociation du Trans-Pacific Partnership (TPP) à une série d’États asiatiques dominés par Washington, Wall Street et le Pentagone, Obama s’est montré ce qu’il a toujours été, une marionnette dans la main des oligarchies américaines.

Ces négociations se sont déroulées dans le secret quasi absolu, sans aucune consultation populaire et sous le contrôle exclusif des lobbies voulant imposer la loi d’un espace dominé par eux à des populations qui spontanément l’ont toujours refusée. L’objectif annoncé officiellement par Obama est « d’ouvrir les marchés, protéger les travailleurs et l’environnement, faire progresser le leadership américain en Asie ».
Mais le peu que l’on sait dorénavant du Traité sera qu’il ne servira en rien la protection des travailleurs et de l’environnement, non plus qu’une croissance mieux répartie socialement aux États-Unis mêmes. Il ne servira qu’à renforcer l’emprise des grandes compagnies et des banques américaines, non seulement sur l’Asie, mais sur la société américaine en tout premier lieu.
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La négociatrice européenne en chef pour le TTIP : «  Je ne reçois pas mon mandat des peuples européens »

13/11/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Cecilia Malmström est Commissaire européenne au commerce, chargée de finaliser le TTIP avec les Américains. Interrogée sur l’opposition que suscite le traité transatlantique dans l’opinion publique européenne, elle a été claire : « Je ne reçois pas mon mandat des peuples européens ».

Cecilia Malmström, en sa qualité de Commissaire au commerce de l’Union européenne est la responsable des négociations pour le TTIP du côté européen. Elle a reçu John Hilary, directeur de l’ONG britannique War on Want (Guerre contre le Besoin) qui l’a interrogée sur l’opposition suscitée par le traité partout en Europe. La réponse de la commissaire a eu le mérite de la clarté :
« Je ne reçois pas mon mandat des peuples européens ».

Le démenti publié peu après ne faisait en fait que confirmer le propos :
Je n’ai pas dit cela. Ce que j’essayais d’expliquer, c’est que le mandat pour négocier le TTIP et les autres traités de commerce est donné par le conseil des ministres (…) le mandat ne peut être changé que par l’ensemble des États membres. Ce n’est pas de ma responsabilité.

Une preuve de plus du caractère hautement démocratique des institutions européennes. Quant au TTIP, s’il est négocié hors de tout mandat des peuples européens dans le plus grand secret, c’est assurément pour notre bien.

séance du parlement européen durant laquelle le vote sur le TAFTA a été reporté

Le président du Bundestag se rebiffe contre le traité transatlantique

Le président du Bundestag se rebiffe contre le traité transatlantique

Source : Boulevard Voltaire
Norbert Lammert menace de dire NON au traité et fait les gros titres de toute la presse outre-Rhin.

Lorsque nous n’entendons plus parler du traité transatlantique en France (TAFTA), sauf par la présidente du FN et par Jean-Luc Mélenchon, pas très relayés par les médias, il faut bien le dire, en Allemagne, il en va tout autrement. C’est la nouvelle du jour ! Le président du Bundestag, Norbert Lammert, menace de dire NON au traité et fait les gros titres de toute la presse outre-Rhin. Tout cela parce qu’une délégation de parlementaires allemands avait récemment exigé, à l’ambassade américaine de Berlin, de consulter les documents des négociations. Ce qui leur a été refusé !
Pour le lecteur français, je souligne que Norbert Lammert est le numéro deux de l’État allemand.

Depuis plus de deux ans, l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique négocient presque en catimini le nouveau traité transatlantique. La Commission européenne met à disposition beaucoup de documents, mais les détails sont réservés uniquement à quelques privilégiés. Norbert Lammert, le président du Bundestag, a désormais soumis sa décision à plus de transparence dans les négociations. « Il est hors de question que le Bundestag ratifie un contrat commercial entre l’Union européenne et les États-Unis, pour lequel il n’aura pu accompagner ou influencer les options », a déclaré le politicien CDU.

Lammert serait tombé d’accord avec Juncker pour que les documents de négociation, en particulier leurs résultats, soient soumis à tous les États membres, à leurs gouvernements, mais aussi à leurs Parlements. « Et je serai intransigeant », a lancé le président du Bundestag. La France semble absente de ces revendications justifiées. Avec le ministre des Finances, Sigmar Gabriel (SPD), Norbert Lammert estime que l’actuel accès limité, au sein des ambassades américaines, est indiscutable, aussi bien au gouvernement qu’au Parlement.

Les négociations sur le traité transatlantique ont commencé en juillet 2013. Cette création d’une zone de libre-échange doit servir au développement économique entre les deux côtés de l’Atlantique, qui verrait l’abolition des douanes et autres obstacles au commerce. Des esprits critiques craignent néanmoins une érosion des droits sociaux, environnementaux, des consommateurs et, par-delà, un affaiblissement des institutions démocratiques. 250.000 personnes avaient manifesté à Berlin le 10 octobre dernier contre ce traité controversé.

Dernièrement, c’est la chancelière Angela Merkel qui avait promu le traité auprès du syndicat IG Metall. Notons que, sur cette question, comme sur celle de l’immigration massive, Merkel est en total décalage avec son peuple qui vient de se réveiller devant la folie migratoire de leur dirigeante. Elle semble de plus en plus isolée, qui menace aujourd’hui de faire capoter l’union entre la CDU et la CSU.

Hildegard von Hessen am Rhein

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200 000 Allemands défilent contre le TAFTA !

12/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
C’est décidément le réveil du peuple allemand ! Après le succès des manifestations anti — invasion migratoire, c’est au tour du TAFTA d’être dans le collimateur de nos voisins, qui se sont levés en masse contre le traité de libre-échange transatlantique.

Les Allemands secouent la goug !
La République Fédérale, était jusqu‘alors perçue comme la bonne élève de la mondialisation, d’autant plus aux ordres de Washington et Bruxelles que le pays était un bénéficiaire économique du système. Mais trop, c’est trop, et les Allemands ne semblent plus décidés à se laisser endormir par la puissance de leur économie et le mirage de l’euromark. Après le succès des dernières manifestations de PEGIDA et le retournement de l’opinion face à l’invasion migratoire brutale encouragée par Angela Merkel, c’est au tour du TAFTA/TTIP et du CETA (son pendant Canada/UE) d’en prendre pour son grade chez nos cousins germains.

La fronde contre le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, ce traité discuté dans la plus grande opacité par Bruxelles et Washington a rassemblé environ 200 000 personnes à Berlin (150 000 selon la police, 250 000 selon les organisateurs. C’est la plus grande manifestation qu’a connue le pays depuis de nombreuses années.
L’ampleur de la contestation allemande se mesure également sur Internet : la pétition en ligne « Stop TTIP and CETA », remise mardi à Bruxelles, a rassemblé plus d’un million et demi de signatures outre-Rhin. C’est presque la moitié du total recueilli (3,2 millions de signatures), trois fois plus qu’au Royaume-Uni, cinq fois plus qu’en France, vingt-deux fois plus qu’en Italie.

Les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance états-unienne de l’État et des citoyens allemands a été un déclencheur fort pour les Allemands, mais c’est sans doute l’affaire Vattenfall qui a été pour eux le plus grand révélateur : ce groupe énergétique suédois traîne en effet l’État allemand en justice pour sa décision d’arrêt du nucléaire devant une juridiction arbitrale basée à Washington. Vattenfall réclame 4,7 milliards d’euros de dommages et intérêts à l’État allemand devant l’un de ces fameux tribunaux privés qui permettent aux entreprises de contester les décisions des États, et que le TAFTA entend généraliser.